Archives du mot-clé Cappadonna

Wu-Tang Clan « A Better Tomorrow » @@@½


RZA, Raekwon, Method Man, GZA, Masta Killa, Ghostface Killah, Inspectah Deck, U-God, l’esprit d’Ol’ Dirty Bastard et le « dixième homme » Cappadonna, le clan du Wu-Tang est au complet pour ce qui pourrait bien être leur dernière réunion. Un effort  collectif qui a nécessité trois ans de tractations et d’annonces, qui parallèlement a abouti à la conception d’un album unique vendu aux enchères, Once Upon A Time in Shaolin, et dont l’identité de l’acheteur ainsi que l’enchère (donnée pour sept chiffres) n’ont pas été révélés.

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Adrian Younge presents « Twelve Reasons To Die » featuring Ghostface Killah @@@@@


Très prolifique par les temps qui courrent, Ghostface Killah s’est associé avec le compositeur Adrian Younge pour nous offrir Twelve Reasons to Die. On vous explique en 12 points vitaux pourquoi cet album conceptuel unique en son genre, qui se veut une sorte d’expérience cinématographique, caresse la perfection.

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Inspectah Deck + 7L & Esoteric « Czarface » @@@@


Une collaboration – une fois encore – totalement inédite et dont personne n’aurait pu soupçonner que cela se produirait un jour : Inspectah Deck, membre de l’arrière-garde du Wu-Tang Clan, et le duo 7L & Esoteric, faction intégrée au sein du super-groupe Army of Pharaohs depuis 2006 (surtout Esoteric). La jonction des ces trois représentants hip-hop a abouti à ce projet baptisé Czarface (Brick Records), emballé dans une une pochette-surprise façon Comics SF pour intriguer les auditeurs rap qui apprécient ce genre de référence. Parce que oui, des surprises il y en a, et des bonnes.

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Wu Block @@@@


Wu-Block est ce projet cross-over annoncé depuis deux ans, réunissant les personnalités du Wu-Tang, super-groupe mythique depuis 1993 et véritable institution rap qu’on ne présente plus, et un autre collectif venant du Yonkers, les D-Block, qui ne sont autres que The Lox, trio de rappeurs découvert par Puff Daddy en 97 et qui a connu des fortunes diverses avec les Ruff Ryders dans les années 2000. Tous ensemble, ils créent l’événement cet Automne avec un opus rap new-yorkais street et hardcore.

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Blastah Beatz « Graduate Studies » @@@@


Blastah Beatz est un nom qui revient sporadiquement dans les crédits d’instrus de rappeurs américains. Il se fait connaître début 2009 en réalisant quelques instrumentaux pour Padded Room de Joe Budden, puis plus tard Kool G Rap et d’autres encore qui se retrouvent sur cet album Graduate Studies. Une des particularités de ce beatmaker repéré par Sha Money XL est qu’il est franco-portugais, mais ce n’est pas tout.

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Madlib – Medicine Show #12 « Raw Medicine (Madlib Remixes) » @@@@


Hé ben ça y est, nous y voilà au douzième et tout dernier numéro de Medicine Show de Madlib. Pour clore en beauté, le samplo-maniaque d’Oxnard nous a concocté pas mal de jolies surprises sous forme de remixes. Mais genre des remixes que personne n’aurait jamais pu imaginer, sauf lui bien entendu.

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Wu-Tang « Legendary Weapons » @@@½


Derrière cette sortie sertie de l’emblème du Wu se cache en réalité un intéressant side-project du Wu-Tang, et non un nouvel album officiel du crew de Staten Island. Dans les faits, Legendary Weapons renouvelle l’expérience très réussie de Chamber Music paru durant l’été 2009, dont le principe est de créer un album possédant l’ambiance asiatique et soul typique du Wu-Tang mais avec des producteurs externes : Lil Fame (moitié des groupe hip-hop hardcore M.O.P.), Bob Perry et Noah Rubin.

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Ghostface Killah « Apollo Kids » @@@@


Plus les années passent, plus Ghostface Killah se raccroche à ses racines underground. Paradoxal de la part d’un rappeur signé chez Def Jam ? Pas tout à fait car si on veut sortir un album strictement hip-hop dessus (autrement dit sans aucun single radio), la condition est de devoir tourner le dos à toute promotion associée.

C’est le choix qu’a opté Ghostface s’il voulait conserver son intégrité en tant que MC et s’il a décidé que Apollo Kids (titre repris d’un des standards de Supreme Clientele) aborde un retour aux sources du son Wu-Tang sans l’aide de RZA, qu’il en soit ainsi. Connaissant son caractère bien trempé, mieux vaut ne pas chercher à négocier. Le plus important est que ça plaise aux supporters de la première heure.

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KRS-One & True Master « Meta-historical » @@@


Depuis 2007, KRS-One entreprend de plus en plus d’albums en commun pour prolonger sa longévité dans le rap game, au lieu d’albums solo – pas si officiels – passant totalement inaperçus à moins d’êtres mis en évidence dans les bacs (Maximum Strength). En 2007 ce fut avec son meilleur ennemi  Marley Marl (relire la chronique de Hip Hop Lives) et en 2009 Survival Skillz avec Buckshot (lire la chronique).

Et après sa collabo avec True Master (producteur de l’ombre du Wu-Tang) parue chez Fat Beats Records, dont il est question dans cet article, est programmé pour 2011 le très anticipé Return of the Boom Bip réalisé par DJ Premier.

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Inspectah Deck « Manifesto » @@@


C’est toujours un événement en soi lorsqu’un des piliers du Wu-Tang débarque dans les bacs, même lorsqu’on évoque le nom d’Inspectah Deck. Brillant au sein du Wu (son légendaire couplet qui débute « Triumph »), en featuring (since 1998) et sur les derniers projets de ses semblables (notamment sur Chamber Music et le monumental « House of the Flying Daggers »), sa discographie demeure en demie-teinte, excepté The Movement que la plupart des Wu-listeners considèrent comme son meilleur à ce jour.

Au départ conçu pour être la suite de Resident Patient (davantage considéré comme un street-album), Manifesto (Traffic Entertainment) rattrape quatre années d’attente avec une vingtaine de tracks inégales. A prendre ou à laisser.

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Raekwon the Chef featuring Tony Starks a.k.a. Ghostface Killah « Only Built 4 Cuban Linx… pt II » @@@@½


J’aurais pu vous raconter une histoire sur Only Built 4 Cuban Linx pt 2, néanmoins cette idée était plus compliquée à réaliser que je le pensais. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé mais je ne suis pas romancier, je ne sais pas écrire de polars. L’histoire que je voulais écrire racontait le retour de Chef Raekwon (a/k/a Lex Diamond), l’homme aux 8 millions d’histoires, et son partenaire de rime Tony Starks (a/k/a Ghostface Killah) dans la banlieue de Staten Island et comment, après avoir fait acte de son expertise en criminologie et vendu ce qu’il appelait des ice-creams dans les années 90, il a su reconquérir les rues New-York en rouvrant son réseau Cuban Linx. Voilà dans les grandes lignes ce que ce chef d’oeuvre m’inspirait, un retour au tier-quar, back to business… Sans métaphores, cette suite la plus anticipée du rap game n’est pas une chimère : elle succède dignement et fidèlement le premier volet considéré par tous comme un classique Eastcoast.

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U-God « Dopium » @@@


Je me rappelle quand j’ai vu U-God, c’était dans un hôtel parisien, à la rentrée 2007. Le Wu-Tang entamait leur tournée européenne pendant laquelle ils commençaient la promo de leur cinquième album 8 Diagrams. On attendait à l’entrée, les journalistes des divers magasines, de choper les grosses têtes de files du Wu pour une interview juteuse. Sauf Method Man qui a loupé son avion, ni Raekwon qui a mystérieusement disparu après l’appel des journalistes hip-hop. Certains chanceux ont pu avoir RZA, Ghostface, GZA ou Inspectah Deck.

Et personne n’a demandé U-God. Parce que c’était le vilain petit canard du groupe ? Toujours est-il que je garde en mémoire cette image de lui, en train de manger un bout tout seul dans le salon de l’hôtel, sans que personne y prête attention, comme un parfait inconnu. Sauf pour moi bien entendu. Parmi tous les membres du Wu-Tang Clan, U-God a sûrement la plus mauvaise discographie. Quand Mathieu (alias Raging Bull) m’avait fait écouter « Jenny », tiré de son second album : affreux de chez affreux cet espère de morceau bâtard qui ressemblait à de l’électro-pop de cave.

C’est avec méfiance – je crains les otites – que j’ai été écouté Dopium (Frank Radio/ Babygrande) mais c’est presque en rigolant que je vous dirai que ce disque est relativement bon ! La troisième c’est la bonne, c’est écoutable et même mieux, appréciable. Sérieux !

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Wu-Tang Clan « 8 Diagrams » @@@@


Décembre 2007, l’Hiver est froid et morne dans la ville natale du Hip Hop. New-York ne brille plus comme la capitale mondiale du rap game, il ne reste plus qu’un terrain délavé depuis que les vagues Dirty South ont déferlé à répétition aux Etats-Unis jusqu’aux côtes européennes. Les beefs à profusion ont remplacé l’esprit de compétition, les tensions règnent au sein de chaque camp, les pionniers tentent tant bien que mal de rester dans le coup, les MCs hot il y a quelques années se voient claquer la porte au nez par les majors et les rappeurs en perte de buzz sont condamnés à survivre sur le marché des mixtapes ou en indépendant…

La situation est critique sur la Côte Est, New York est devenue en quelque sorte un vaste champ de ruine et ses principaux représentants peinent à sortir le Hip Hop de sa profonde léthargie. L’ambiance y est tellement pessimiste et tendue, que même le grand retour du Wu-Tang Clan, l’un des plus grands groupes mythiques que la scène Hip Hop ait engendré, n’a guère pu éclaircir de son sceau le ciel voilé par cette grande dépression rapologique. Pire, cette institution reconstituée a tourné au fiasco et a subi une crise interne sans précédent…

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Ghostface Killah « The Big Doe Rehab » @@@@½


Comme Amy Winehouse, Ghostface Killah part en cure, mais une cure un peu spéciale : une cure d’oseille. En réalité, The Big Doe Rehab narre l’histoire d’un rêve de grandeur, celle d’un mec de la banlieue de Staten Island qui possède le temps d’un séjour surréaliste le succès et la célébrité, les liasses de billets verts, les nanas canons,… Imaginez le glorieux délire. Triple chaînes en or autour du cou, poing américain ‘Ghost’ en diamant incrusté, costar blanc immaculé, parka en fourrure, bref la panoplie vestimentaire est des plus clinquantes. L’épate rejoint l’égo lorsque Ghostface se permet de faire décaler la sortie de 8 Diagrams du Wu-Tang Clan qu’il juge merdique. Grosse tête, publicité, coup de gueule ou affaire de goût ? Personne ne sait vraiment. Pendant tout ce remue-ménage, le légendaire Kid Capri ouvre les hostilités avec « We Celebrate », une ôde au Hip Hop festif en reprenant une boucle ultra-connue des Rare Earth.

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Ghostface Killah « FishScale » @@@@½


Dur de ne pas rester impatient et impassible face à certaines nouvelles sorties. Tout le monde était visiblement pressé d’écouter le ‘FishScale’ (Def Jam/ Barclay) de Ghostface, son premier album produit sous l’ère Shawn Carter alias Jay-Z. Le buzz a été conséquent effectivement, et les facteurs qui y ont contribué étaient nombreux: le street-album ‘Put It On The Line’ de Ghostface Killah & Trife Da God, l’annonce d’une collaboration future sur disque avec MF Doom, l’énorme street-single « Be Easy » (produit par Pete Rock) et son refrain accrocheur, … Mais avant toutes choses, l’envie d’écouter un brillant MC au talent indéniable de part ses performances et son charisme.

Chronique originale écrite le 22 Avril 2006

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