Archives du mot-clé Xzibit

MC Eiht « Which Way is West » @@@½


Il y a une conséquence du réchauffement climatique qui aura bien été bénéfique pour le rap, c’est le réchauffement des relations entre la Eastcoast et la Westcoast, quelles que soient les générations. Dr Dre a été l’un des premiers à tendre la main à la partie adverse avec Nas en 1996, puis il a conçu l’album du super-groupe éphémère The Firm, signé Rakim (avec qui ça n’a hélas pas fonctionné), Busta Rhymes,… La suite on la connaît et elle a été riche en collaborations.

Le docteur n’a pas été le seul artiste californien à basculer occasionnellement vers l’Est mais il faut dire que sa connexion avec DJ Premier sur Compton été 2015 en a surpris plus d’un, avant de remettre ça sur « The Documentary 2 » de The Game. Trop tard me direz-vous cette coopération entre 2 producteurs des plus emblématiques de leurs côtes respectives mais c’était important de le faire. Les voyages de Primo sur la côte pacifique avaient d’autres motifs professionnels comme cet album avec MC Eiht annoncé de longue date, Which Way iz West. G-G G-Gyeah!

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KXNG Crooked « Good vs. Evil » [deluxe edition] @@@@


Les rappeurs de Slaughterhouse se rebiffent en 2016, pour préparer le terrain avec leur troisième album? C’est ce qu’on espère tous ardemment. Deux d’entre eux ont déjà sorti l’artillerie lourde cette année : Royce Da 5’9 a tué massivement avec Layers et récemment Joe Budden a tout laminé sur son passage avec Rage & The Machine. Au tour de KXNG Crooked f/k/a* Crooked I de sortir le lance-grenade avec Good vs Evil, autre grosse surprise.

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Bishop Lamont « The Reformation – G.D.N.I.A.F.T. » @@@@


Rembobinons jusqu’en 2007. Le californien Bishop Lamont est nouvellement signé chez Aftermath, et deux chemins s’ouvraient à lui : soit succéder au turbulent The Game (éjecté au profit de 50 Cent), soit être condamné à l’enfermement en studio sans voir le fruit de son travail révélé au public. Le rappeur de Carson avait de bonnes cartes en mains, avec une apparition remarquée sur la BO du jeu True Crimes, des street-albums de qualité certifiée tels que Nigger Noize qui a fait pas mal de bruit, le très lourd The Confessional (profitant de prods de DJ Khalil) ou encore la rencontre avec Black Milk sur Caltroit. Hélas pour lui, et pour nous, la seconde porte s’est ouverte…

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« Compton » a soundtrack by Dr Dre @@@@½


Fin du suspens : Detox aura été un album mort-né. On avait évoqué sa trop longue gestation dans le tout premier numéro de Now Playing et pour être honnête, au fur et à mesure que le temps passait, on n’y croyait plus, et le docteur non plus semble-t-il. De ses propres mots, ce grand perfectionniste avouera pas plus tard que cet été ne pas avoir été satisfait de la quarantaine de morceaux enregistrés jusqu’alors pour ce qui était l’album rap le plus attendu, espéré et fantasmé de toute la planète entière durant ces dix dernières années. Tant d’années où la Californie est devenue un désert médical en quelque sorte. Dans le fond, Dr Dre n’a pas tort d’avoir provoqué cet avortement volontairement : nous aurions été déçus de toute manière. Si l’on s’en tient aux instrumentaux que l’on a pu entendre dans les publicités pour ses casques Beats et les deux singles « Kush » (finalement très bon) et l’impardonnable « I Need a Doctor », il était fort à parier que la déception aurait été au rendez-vous. Puis il y a eu l’arrivée de Kendrick Lamar chez Aftermath, la vente de Beats à Apple contre un chèque de neuf (9!) zéros…

Et il fallait quand même qu’un petit miracle se produise. Après tout, D’Angelo est bien parvenu à faire son grand retour après quinze longues années de patience donc tous les espoirs pouvaient être permis à ce niveau-là. Il fallait juste l’occasion idéale de se faire remarquer au bon endroit et au bout moment. Et cette occasion-là elle tombait à pic : le biopic Straight Outta Compton racontant sur grand écran l’histoire sulfureuse des N.W.A. Une super-production hollywoodienne mettant en scène le groupe le plus dangereux du monde vingt sept ans après la sortie de l’album qui a donné son nom au film et qui avait embrasé Los Angeles à l’époque. Les retrouvailles avec Ice Cube et DJ Yella, trente ans de souvenirs qui ressurgissent depuis ce ghetto de Compton qui les a vu grandir et exploser au grand public… Dr Dre ne pouvait pas rester sans rien faire face à ce moment quasi historique. Surtout que son deal avec Apple Music lui apportait un support immédiat pour sortir un nouveau projet d’envergure préparé dans le plus grand secret sur la plateforme de la Pomme, à la manière dont Beyoncé et Drake ont mis à disposition leurs derniers albums, c’est-à-dire avec un certain effet de surprise. Ce qui n’a pas manqué puisque rien, aucune info n’a filtré jusqu’à ce que Ice Cube vende la mèche dix jours avant la sortie officielle sur iTunes. Seize ans après 2001, sort le troisième album de Dr Dre, baptisé du nom de son berceau, Compton (écrit aussi Compton : a soundtrack by Dr Dre). Alleluia !

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Demrick (with Cali Cleve) « Losing Focus » @@@@


Le nom de Demrick ne vous dit pas grand chose, mais peut-être que vous le connaissiez sous son ancien blase, Young De. Et ce Young De, ce n’est pas un rappeur né de la dernière pluie. Est-ce que ça parle à quelqu’un l’album de Tangled Thoughts de Philly 2 Cali, sorti en 2007 (et que j’avais même chroniqué pour Rap2K) ? Hé bien Demrick était l’un des deux rappeurs de ce groupe soutenu par Kurupt du Dogg Pound.

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Apollo Brown & Ras Kass « Blasphemy » @@@@


Mello Music Group n’en finit plus de nous régaler cette année en proposant tous les mois au moins une nouvelle sortie. Comme pour le second album des Diamond District March On Washington, cette collaboration entre le vétéran californien Ras Kass et l’autre producteur-maison du label Apollo Brown était attendue de pied ferme.

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Tony Touch « The Piece Maker 3: Return of the 50 MC’s » @@@@


Revenons en arrière, autour des années 2000. Les mixtapes étaient encore des objets physiques rares et recherchés, sous forme de cassettes ou CDs, puis converti en mp3, disponible de manière pas très légale… Beaucoup de DJs, et de rappeurs (50 Cent en est le parfait exemple), ont profité de ce nouveau marché parallèle en forte expansion dans le rap game pour balancer de vraies exclus avant tout le monde. Ce produit self-made était…

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Xzibit « Napalm » @@@@


Comme vous j’ai fait de grands yeux ronds lorsque je me suis rendu compte que l’apparition du californien et ex-présentateur de Pimp My Ride Xzibit dans une pub pour la marque Skoda n’était pas une hallucination. Ceci coïncidait pas si étrangement avec la sortie de son septième album Napalm fin Octobre après six années d’absence.

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Apathy « Honkey Kong! » @@@@


A tous ceux qui préfèrent la philosophie hip-hop Eastcoast, Honkey Kong d’Apathy est votre album de la rentrée 2011. Ce troisième album de la « langue d’Alien » s’annonce dangereux, non seulement parce qu’Apathy le demi-Dieu à lui seul enterre la moitié des MCs vivants mais parce qu’il s’est entouré de poids lourds armés jusqu’aux dents : Vinnie Paz, Xzibit, Celph Titled, Action Bronson, Steele des Smif-N-Wessun et le contingent entier de l’Army of Pharaohs. Et je ne parle pas des producteurs…

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Termanology & Statik Selektah are « 1982 » @@@½


Statik Selektah et Termanology sont nés au début du mouvement Hip Hop, vers 81-82, ils ont grandi avec et l’ont vécu de l’intérieur en plein âge d’or, comme tous ceux de la génération 80. Cette paire bostonienne formant le projet 1982 est somme toute classique, un MC et un producteur/DJ, dont l’objectif est plus facile à dire qu’à faire, c’est-à-dire d’effectuer un retour au sources du hip-hop eastcoast tout en imposant chacun leurs empreintes comme l’ont fait avant eux des figures mythiques comme les Gangstarr, Kool G Rap & DJ Polo, Eric B & Rakim…

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Snoop Dogg « More Malice » @@½*


Bon, entre nous, Malice N Wonderland est l’un des albums les plus foireux de Snoop (lire la chronique). Il a tenu personnellement à s’affranchir de toutes directives artistiques, il sort un truc à la Snoop Dogg & Friends. Il n’en reste pas moins un businessman calculateur, car juste après cette sortie était déjà programmé More Malice.

Présent dans les bacs depuis fin Mars, ce disque n’est pas une réédition avec des morceaux supplémentaires en CD bonus (comme Refill d’Eminem), simplement l’extension en question de quelques inédits accompagné d’un film co-starring Jamie Foxx, DJ Quik et Xzibit. Mais c’est qu’il a de supers idées marketing le Snoop !

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B-Real « Smoke N Mirrors » @@@@


Bientôt vingt ans après les premiers tours de vinyls des légendaires Cypress Hill, leur frontman B-Real se lance en solo, enfin ! C’était prémédité dès le départ mais il aura fallu deux putains de décennies, quelques featurings épars, notamment sur les albums des D12 (le fameux « American Psycho » orchestré par Dr Dre) et le single « Vato » de Snoop Dogg, plus une trilogie de mixtapes The Gunslinger pour que le MC latino-californien saisisse l’opportunité de faire cavalier seul avec Smoke N Mirrors, accompagné d’une armada de soldats de la Côte Ouest : Xzibit, Snoop Dogg, Sen Dog, Kurupt, Too Short et j’en passe. La musique est une affaire de famille.

Et ce qui paraît dingue, c’est que ce poids lourds de B-Real n’a pas signé en major malgré un CV à l’argumentaire impressionnant, il a opté pour une signature en distribution en indé chez… Duck Down Records. Damn, Duck Down ! Le label de Buckshot et du Bootcamp Clik ! Preuve que le marché underground se porte en très bonne santé, idem pour ce premier album tant attendu qui montre bien que la Westcoast possède encore des ressources inestimables.

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Hi-Tek « Hi-Teknology²: The Chip » @@@@½


Producteur affilié à Rawkus Records durant son apogée, Hi Tek a su très vite faire reconnaître ses talents de beatmaker en signant des instrumentaux pour Mos Def et Talib Kweli principalement, sur des œuvres telles que Black StarReflection Eternal ou lesSoundbombing. La première page de ce très beau chapitre fut conclue avec Hi-Teknologyvers la mi-2002, dont certains nostalgiques de cette époque glorieuse n’hésitent pas à qualifier de classique. Les années passent et Hi-Tek part vers d’autres horizons, guidé par son ambition en continuant d’affiner son style et en côtoyant les membres du staff G Unit et la ligue de sous-traitants à la solde de Dr Dre (avec Focus et Scott Storch). Une montée en puissance aussi discrète soit-elle qui lui a valu d’être signé sur le prestigieux label underground Babygrande, qui cumule les meilleures sorties de cette année 2006 (Jedi Mind Tricks, Bronze Nazareth, Army of the Pharoahs…). Bilan du fruit de ses derniers travaux avec Hi-Teknology2 : The Chip, prêt à passer un second palier dans sa carrière.

Chronique originale écrite le 11 Novembre 2006

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The Game « Doctor’s Advocate » @@@@½


Après avoir crée un engouement hors du commun avant la sortie de son premier album The Documentary (sorti sur Aftermath/G Unit Records), The Game n’a pas pour autant cessé de faire parler de lui après la sortie de ce disque qui a connu un énorme succès : environ 400 000 exemplaires vendu le jour de sa sortie aux USA, pour finir double platine et finalement comptabiliser plus de 4 millions d’albums vendus dans le monde. Lui, le nouveau protégé de Dr Dre, lui qu’on nomme déjà comme le nouveau représentant de la Westcoast, est devenu en l’espace de quelques semaines la coqueluche des médias. Il faut dire qu’il y avait matière à se pencher sur son cas, la presse n’ayant cessé de suivre ses péripéties au jour le jour depuis la querelle naissante avec 50 Cent peu après la sortie de Documentary (et qui continue encore de nos jours).

Eté 2005, la nouvelle tombe : 50 Cent, qui l’avait pourtant pris sous son aile et contribué à son succès, annonce à la radio qu’il ne faisait plus partie du crew des G-Unit. S’ensuivit alors de nombreuses tensions et représailles à distance, comme la première fois où le slogan fédérateur ‘G-Unot’ fut lancé lors du festival Summer Jam, sans parler des multiples diss-tracks à l’encontre de Curtis Jackson et sa bande. La réaction du camp adverse fut réciproque. Et ce n’est pas cette pseudo-réconciliation lors de donations de fonds pour diverses associations qui changera la donne. Mais qui sème le vent récolte la tempête… C’est un peu ce que The Game va finir par s’apercevoir à force de chahuter tout le monde et de lancer des campagnes nuisibles sur 50 Cent, vu que celui-ci est aussi lié au label Aftermath.

Chronique originale de Bobby Milk co-écrite par moi le 24 Novembre 2006

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Xzibit « Full Circle » @@½


Libéré de son contrat en major, Xzibit publie son sixième Full Circle en indépendant chez Koch Records. Est-ce que le rappeur hardcore a capitalisé grâce au succès de son émission Pimp My Ride sur MTV ? Rien n’est moins sûr… Le retour à case départ est douloureux pour mister X to the Z.

D’après un commentaire publié le 6 Décembre 2006

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