Archives pour la catégorie 2002

Jay-Z « The Blueprint²: The Gift & the Curse » @@@@½


Et puis il y a eu un ‘deux’… en exposant, pour annoncer un double-CD : The Gift et The Curse. Le pari était risqué pour Jay-Z : faire tapis avec deux paires, ses couilles et ces deux galettes. Réaliser un double-album n’a cependant rien d’un coup de poker, c’est déjà un lourd travail. Le rendre fondamental est une autre affaire, c’est l’attribut des grands rappeurs ou grands groupes, et Jay-Z était au sommet du rap game. 2Pac avait All Eyez On Me, Biggie Life After Death et le Wu-Tang Forever.  Considérés comme des classiques, ils n’étaient pas parfaits non plus il faut l’admettre, il y avait dessus quelques titres bouche-trous ou qui faisaient défaut.

Malheureusement pour Jay-Z, ce ne fut pas le cas pour lui, la critique fut plus tiède qu’espéré bien qu’en termes de ventes il égalait The Blueprint premier avec plus de 2 millions de copies vendues sur le sol américain. Rétrospectivement, appeler cet album The Blueprint² et le sortir juste un an après un classique instantané a été à la fois une malédiction et, mine de rien, une bénédiction. Il serait peut-être temps de la renconsidérer aujourd’hui.

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Common « Electric Circus » @@@@


Electric Circus est un album à part dans la discographie 4 étoiles de Common. Correction, un des albums à part, parce qu’il en a deux-trois comme ça qui sortent des sentiers battus. Ce successeur du chef d’oeuvre et best-seller Like Water For Chocolate (qui s’est écoulé à plus de 700 000 exemplaires) a quasiment marqué la fin de l’aventure Soulquarian sur une note relativement étrange et expérimentale, à l’image de Phrenology des Roots sorti quelques jours avant cette fin d’année 2002. Cette sortie coïncidait avec  la signification d’Erykah Badu de mettre un terme à leur relation tantrique. Electric Circus sera aussi le dernier album de Common chez la maison de disque Geffen/MCA.

Rétrospective écrite en Novembre 2016

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Busta Rhymes « It Ain’t Safe No More » @@@@


L’insécurité était omniprésente, partout, depuis les événements tragiques du 11 Septembre 2001. Après sa nouvelle genèse, le chao régnait de nouveau dans l’esprit de Busta Rhymes après ‘E.L.E‘. ‘It Ain’t Safe No More…‘ marque une étape ténébreuse dans la carrière du rappeur, et c’est ce contraste que revêt ce sixième album solo. A la production, on retrouve producteurs à la mode (The Neptunes), compagnons de route (J Dilla, Rockwilder, Swizz Beatz et DJ Scratch) et d’autres personnages qui ne sont pas nés de la dernière pluie acide (Rick Rock et MegaHertz). Sorti en 2002, c’est aussi son second et dernier disque sur J Records, et dernier d’une série d’un album par an en moyenne.

Rétrospective écrite en 2006 revue en 2016

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Ja Rule « The Last Temptation » @@


Et là, l’album de trop. Stop les « c’est de la bombe », « c’est de la balle », « c’est de la bombe de balle »,… Pain Is Love était OK mais là c’est se moquer de nous. The Last Temptation était bien médiocre. D’ailleurs ça s’en est ressenti sur les ventes qui ont lourdement chuté. Et ce n’est pas qu’à cause de l’arrivée de son nemesis 50 Cent (avec qui il était en contentieux dans le Queens) qui est venu troubler son business. Ja Rule s’est totalement fourvoyé avec un album trop commercial, trop calqué sur deux précédents succès… Trop c’est trop.

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Snoop Dogg « Paid Tha Cost To Be Da Bo$$ » @@@


Après son nouveau classique Tha Last Meal, Snoop Dogg a quitté No Limit, le label de Master P, et sort son premier album à son propre compte sur Doggystyle Records. Comme le dit le titre de l’album, il en a payé le prix, bavé même. Et cette fois, pour ce défi de taille, il se débrouille de nouveau seul, sans l’apport de Dr Dre (!). Snoop est devenu un ‘boss’ et ne partage plus ses os à moelle. ‘Paid Tha Cost to Be Da Boss‘ marque aussi la tournure vers un Snoop plus ‘pimp’ que ‘gangsta’, et une ambiance sonore inédite de sa part. Mais les choses n’ont pas très bien commencé pour lui, puisque des copies pirates non-définitives ont commencé à circuler des mois avant sa sortie en Novembre 2002.

Rétrospective écrite en Septembre 2004 revue en Décembre 2015.

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Clipse « Lord Willin' » @@@@½


Voici l’un des duos de rappeur les plus authentiques de ce début de millénaire : les Clipse. Pourtant, au départ, aucun paramètre n’avantageait ces deux frangins natifs du Bronx pour sortir un jour un néoclassique Hip Hop : ils viennent de Virginia Beach, un bled à mi-chemin entre la Eastcoast et le Sud (casse-tête pour étiqueter entre Dirty South et Eastcoast), fréquentent des amis nerds comme Pharrell Williams et Chad Hugo, et leur signature sur Elektra a fait chou blanc. Flashback. 1999, Pusha T (anciennement sous le nom de Terrar) et Malice, premières signatures sur Star Trak (le label des Neptunes), font des apparitions sur les albums de Kelis et N.E.R.D., sortant dans la foulée le maxi The Funerals pour amplifier leur buzz. Un titre bien prémonitoire pour un album mort-né, trouvable uniquement sur Internet sous le nom de Exclusive Audio Footage. Joli gâchis. Déboires durant leur jeunesse et poissards dans les méandres de l’industrie musicale.

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DJ Jazzy Jeff « The Magnificient » @@@@@©


2016 marque les vingts de deux institutions hip-hop indépendantes : Stones Throw et BBE Records. Pour cette rétrospective, c’est le label anglais, acronyme de Barely Breaking Even, qui nous intéresse. Outre l’édition de compilations et albums de funk en tout genre, BBE était, et demeure encore, un terrain de jeu pour les plus grands artisans du beat de la planète.

Jay Dee a/k/a J Dilla (Welcome To Detroit, The Shining), Pete Rock (Petestrumentals, Soul Survivor II…), DJ Jazzy Jeff (The Magnificient et sa suite), le dinosaure Marley Marl, DJ Spinna, le russe DJ Vadim, Nicolay (Here to There), Madlib (King of Wigflip en 2008), le français Clutch Player (si si, avec le très bon Atlantic Connections All-Stars) et même Will.I.Am ! quand il faisait encore des choses bien avec les Black Eyeds Peas (entendez par là, « avant Fergie »), etc. Tous ces individus ont pour point commun d’avoir transiét par BBE Records. D’autres albums ont marqué l’histoire du label, pas que des albums de beatmakers/producteurs, par exemple Connected, le premier album de Foreign Exchange, ou bien Then What Happened de J-Live.

Chronique écrite en Novembre 2016 pour Hip Hop Info France

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Musiq « Juslisen » @@@@½


Tout droit venu de Philadelphie et fils de musicien, Musiq Soulchild possédait le cadre et le pedigree idéaux pour s’intégrer sur la scène de la musique Nusoul, aux côtés des Bilal, Erykah Badu et Jill Scott. Ce qui n’a pas manqué en 2001 avec Aijuswanaeing, son premier essai devenu incontournable grâce aux morceaux « Just Friend » et « Girl Next Door », séduisant et conciliant un public Nu et aussi RnB. Et comme il faut battre le fer tant qu’il est chaud, Musiq délaisse le Soulchild l’année suivante, transformant l’essai avec l’album de la consécration : Juslisen (‘just listen’), simplement.

Chronique originale écrite en mars 2007

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P Diddy & The Bad Boy Family present… « We invented the remix » @@@@


P Diddy & Bad Boy Records present We Invented The Remix… Oui c’est vrai, P Diddy a ‘inventé’ le remix… dans le monde du rap/r&b. Comme il le dit lui-même dans l’introduction, il n’était alors que manageur des Jodeci chez Uptown Records lorsqu’il a remixé le single de leur hit « Come and Talk To Me » qui a connu un certain succès au début des années 90. Sean ‘Puffy’ Combs a depuis toujours eu le chic de lancer des artistes à succès mais aussi des tendances pourrait-on dire. Au sujet des remixes, c’est un précurseur en la matière et là dessus, pas moyen de lui donner tort. Lui-même, lorsqu’il a sorti ce type de compilation, bon nombre de labels et maisons de disque ont repris cette idée.

Souvenez-vous en 2002 combien les bacs étaient remplis d’albums de remixes douteux à la qualité plus ou moins discutable: Destiny’s Child, Jennifer Lopez, même Nas… Mais avec P Diddy, il faut s’attendre à un bon produit commercial, c’est-à-dire qui plaît facilement tout en faisant ça bien, à partir des derniers hits de ses artistes de son label (exception faite de son amie Mary J Blige) sortis pendant l’année 2001/2002.

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Cee-Lo Green « and His Perfect Imperfections » @@@@½


Lorsque le membre influent des Goodie Mob se lance en solo, personne ne pouvait imaginer à quoi s’attendre. Cette année 2002, notre électron libre Cee-Lo Green s’émancipe du noyau de la Dungeon Family, et là, toutes les lois de la musique quantique et de la relativité allaient être redéfinies pour mieux expandre l’univers sans limite au-delà de son microcosme spirituel et créatif. Car si le Hip Hop descend généalogiquement de la Soul Music et s’est developpé à travers le monde et le temps de façon exponentielle, il est des individus autodidactes comme Cee-Lo qui la font évoluer au gré de leurs influences et de leurs envies, créant la lumière dans la paume de leur main.

Chronique originale écrite pour Rap2K.com Mai 2006.

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R Kelly & Jay-Z « The Best of Both Worlds » @@@


2Pac, Notorious BIG, LL Cool J étaient parmi les précurseurs de la fusion rap/r&b au milieu des années 90. Depuis, ce mélange parfois commercial est devenu un moyen d’adoucir la musique rap pour la rendre plus accessible, allant jusqu’à la ramollir sévèrement (on parle de Fabolous et Ja Rule?).

Pour faire un vrai album de « rap’n b » (appellons ça comme ça), il fallait le meilleur rappeur de l’an 2000 et le meilleur chanteur r&b. Qui d’autres que le King of NYC et le King du R&B pouvaient mieux représenter les deux genres? Alors pourquoi pas les combiner? C’est de là qu’est parti le concept de ‘Best of Both Worlds’ pour peut-être faire naître définitivement un nouveau genre hybride.

Chronique originale écrite sur Rap2K.

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« The Eminem Show » @@@@@


« Guess who’s back/ Back again/ Shady’s back/ Tell a friend » est-il introduit sur le méga hit « Without Me« … Oh non, pas lui encore!

Rétrospective originale écrite en 2005 revue en 2016

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De La Soul « //AOI: Bionix » @@@@½


Welcome into the Art Official Intelligence old school exploitation system V2.0

… searching database …

!!!BIONIX!!!

– please read this first –
%Après le petit succès mérité de ‘Mosaïc Thump’ grâce aux tubes « All Good » et « Oooh », sans compter l’acclamation de la critique et des hip hopeurs, sort un an plus tard ‘Bionix’ (Tommy Boy), le 2e volume de la série ‘AOI’. Ce 2e volet fait aussi suite aux événements tragiques du 11 septembre. Malheureusement, la sortie a été occultée par des albums tels que ‘Blueprint’ de Jay-Z et ‘Stillmatic’ de Nas…%
!end of text!

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