Archives pour la catégorie – Années 90

Jay-Z « Vol. 3… Life and Times of S. Carter » @@@@½


Troisième et dernier volume de cette trilogie ‘Life‘ en beauté : Life & Times Of Shawn Carter. Si on considère In My Lifetime comme le passé, Hard Knock Life le présent, ce Volume 3 est indiscutablement le futur. (Note de l’auteur: cette idée de passé, présent, futur sera reprise pour la trilogie Blueprint). Une fois de plus, nous avons affaire là à l’un de ses albums les moins débattus mis à part les tubes qui en découlent. Pourtant, certains iront jusqu’à considérer cette conclusion comme son meilleur opus depuis Reasonable Doubt, sans faire l’unanimité sur la question de si cet album est un classique ou non dans la discographie de Jay-Z.  Une fois de plus, le MC brooklynite ne manquait pas d’idées et de ressources sur cet opus qui sera récompensé par une nouvelle victoire aux Grammy Awards en 2001, toujours en catégorie Best Rap Album.

Retrospective écrite en 2004 revue en 2016

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Q-Tip « Amplified » @@@@1/2


 

Un événement en cette grande année 99 : Q-Tip des Tribe Called Quest a.k.a. The Abstract se lance en solo avec Amplified. Cette annonce a suivi la dissolution de ce groupe de hip hop ultra-mythique qui a converti bon nombres de fans à la mouvance Native Tongues partout à travers le monde pendant plus de sept ans. Face à la tristesse de cette nouvelle, chacun des membres se sont trouvés d’autres occupations cette année-là, comme Phife Dawg qui a livré un album solo confidentiel et Ali Shaheed Muhammad a formé avec Raphael Saadiq et Dawn Robinson le super-groupe Lucy Pearl, connus internationalement le temps d’un disque éponyme grâce au single « Don’t Mess With My Man ».

Q-Tip, quant à lui, a gardé dans son entourage proche le producteur de génie et ami Jay Dee, avec qui ils formaient avec Ali l’équipe de production nommée The Ummah. C’est sous cette appellation qu’ils ont produit tous ensemble les deux derniers chef d’œuvres des Tribe Called Quest, Beats Rhymes & Life (1996) et The Love Movement (1998). À vrai dire, ce sont les Tribe qui ont découvert Jay Dee et lui ont permis d’étaler son immense talent en l’embauchant comme ‘ghostproducer’. Un poste d’arrière-plan qui lui a fait un peu défaut en 97, lorsqu’il a laissé entendre qu’il a produit « Got Til’ It’s Gone » de Janet Jackson. Enfin bref, ce premier album, Q-Tip l’a co-produit avec Jay Dee sous The Ummah (réduit à l’état de binôme donc), à l’exception de deux tracks produites par DJ Scratch. Piqûre de rappel.

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RZA « Ghost Dog: The way of the samurai » soundtrack @@@@@©


Souvent, un film n’est pas considéré comme « culte » sans une bande originale culte, un critère d’appréciation important au cinéma. Pour Ghost Dog (1999), il fallait vraiment quelque chose dans l’esprit du film, racontant l’histoire d’un tueur à gage afro-américain (interprété par un Forest Whitaker admirable), qui suivait un code de vie Samouraï. Un univers pittoresque qui allie arts martiaux (la voie du samouraï), anti-héros black (hérité de la blaxploitation), des personnages peu ordinaires (un glacier haïtien) et rap de rue, univers qui colle parfaitement avec celui du Wu-Tang Clan.

chronique originale écrite en 2007

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Mobb Deep « Murda Muzik » @@@@½


1999, Mobb Deep, quatrième acte. Alors que les fans de rap Eastcoast se déchirent pour savoir lequel des classiques consécutifs, Hell On Earth ou Infamous, est supérieur à l’autre, les deux lascars bre-som du Queens sortent leur troisième et dernier classique à l’intitulé tout aussi dangereux : Murda Muzik. C’était l’époque où Prodigy n’avait pas encore son flow lymphatique et Havoc était au sommet de son art, mais commençaient déjà à pointer quelques faiblesses.

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Eminem « The Slim Shady LP » @@@@½


On ne va pas trop trop s’attarder sur cette petite histoire que tout le monde connait, celle de Marshall Mathers, alias Eminem, ce blanc-bec, blond aux yeux bleus, faux-blond en plus. Il suffit de regarder son film autobiographique. Le suite que personne ne verra sur grand écran dit que Dr Dre a trouvé sa mixtape (en format K7) de The Slim Shady EP dans les bureaux d’Interscope et a appuyé sur ‘play’, un coup de folie probablement. Et voilà comment ce misérable MC de Detroit a terminé signé sur le label de Dr Dre, Aftermath Records. Celle de Dre d’histoire est plus intéressante à l’époque de cette drôle de rencontre. Il faut dire qu’en 1999 le label inscrivait dans sa discographie deux bides : la compilation ‘Dr Dre presents the Aftermath‘ et celui de ‘The Firm‘, super-groupe formé de Nas, Foxy Brown, Nature et AZ.

La signature d’Eminem est venue à point nommé pour relancer la machine, alors que Dre allait soigner le petit malade. Après quelques séances de studiothérapie, ‘The Slim Shady LP‘ allait déranger le monde entier. Une incontrôlable bête noire sortie tout droit de 8 Mile allait très vite causer des ennuis. Et sauver Aftermath Records !

Rétrospective écrite en 2004 revue en 2016

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Kurupt « Tha Street iz a Mutha » @@@@½


Un bon fan de son Westcoast doit avoir écouté au minimum une fois dans sa vie Tha Street Iz A Mutha(Fucka), le deuxième album solo de Kurupt Young Gotti. Sorti en 1999, les forces insufflées dans cet album ont éclipsé le double-album Kuruption! jugé passable, et ne sera égalé que par Space Boogie : Smoke Oddessey. Il est vrai que la moitié du DPG (ex-Dogg Pound sous Death Row), a fait très fort, ce grâce à l’apport de son acolyte Daz Dillinger qui participe au succès de cet album bien en tant que producteur exécutif.

Retrospective originale écrite en 2004 revue en 2016

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Warren G « I Want I All » @@@@½


« I want it all : money, fast cars/
Diamond rings, gold chains and champagne/
Shit, every damn thing/
I want it all : houses, expenses/
My own business, a truck, heep, and a couple a Benz’s/
I want it all : brand new socks and drawers/
And i’m ballin everytime I stop and talk to y’all »

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50 Cent « Power of the Dollar » @@@@


Drogues, clashs, embrouilles, rap, c’était la vie de 50 Cent à la fin du millénaire dernier alors qu’il trimait encore dans SouthSide Queens. Des échos de son fameux talent sont arrivés dans les oreilles des chasseurs de tête de Columbia. ‘Power Of The Dollar’ devait être officiellement le tout premier disque de Curtis Jackson, avant que celui-ci se fasse tirer dessus par neuf fois (ce que raconte l’histoire) – ce qui a entraîné sa rupture de contrat avec la maison de disque.

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The Roots « Things Fall Apart » @@@@@


La réputation des The Roots n’est plus à faire, le groupe est parmi les plus respectés du Hip Hop. Leur quatrième oeuvre a été conçue dans leur période Soulquarian, alors que Malik B a quitté la formation et Scott Storch s’affirmait en tant que co-producteur. Pour le reste, on ne change pas une équipe qui gagne : ?uestlove et Black Thought restent toujours et encore inspirés lorsqu’il s’agit de nourrir notre sens auditif et nos méninges. C’est la formule magique ‘Beats, Rhymes & Life’, comme le titre de l’album des A Tribe Called Quest. Un album toujours d’actualité, comme la pochette…

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Busta Rhymes « E.L.E. (Extinction Level Event) : The Final World Front » @@@@


Troisième chapitre discographique de Busta Rhymes avec ‘E.LE. : The Final World Front‘. Comme chaque année depuis 1996, le leader du Flipmode Squad augure un disque dont les titres laissent présager un malheur imminent. Sorti fin 1998 alors qu’il figurait parmi l’élite des rappeurs new-yorkais, ‘E.L.E.’ annonce la fin d’un cycle, d’un millénaire, ou du monde, d’après Paco Rabanne. Un monde sans futur serait plus juste si l’on s’en tient à l’introduction fort pessimiste. Et cette pochette presque prémonitoire avec cette explosion gigantesque en plein milieu de New-York si on repense aux événements du 11 Septembre. Paradoxalement, cet opus est plu est plutôt mainstream et meilleur que le précédent ‘When Disaster Strikes‘, asseyant définitivement son statut de star internationale et – ironie de l’histoire – lui valant d’être nominé dans la catégorie Meilleur Album Rap aux Grammy Awards… en l’an 2000.

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Pete Rock « Soul Survivor » @@@@@


Dans la famille ‘albums incontournables de producteurs hip hop légendaires’, je choisis ‘Soul Survivor‘ premier du nom, sorti en 1998, soit quatre ans après le dernier album sorti avec son fidèle acolyte CL Smooth. Inutile de décrire la qualité de sa musique une nouvelle fois pour passer directement à la liste exceptionnelle des invités présents de ce grand classique du Chocolate Boy Wonder gravé dans les mémoires du hip hop.

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R Kelly « R. » @@@@@


R, la 18e lettre, cela nous rappelle ce grand morceau de Rakim. R. c’est aussi le plus grand double album du rhythm & blues, si ce n’est le seul. R comme Robert, le prénom du grand R Kelly, le ‘R’ de R&B, celui qui à l’époque était propre de tout jugement, celui qu’on ne considérait que par son immense talent de chanteur/ auteur/ compositeur/ interprète. Au point que Micheal Jackson en personne lui avait demandé ses services pour la chanson « You Are Not Alone ». Et le grand Micheal Jordan pour les besoins de la bande originale de Space Jam, sur laquelle il a écrit ce grand classique « I Believe I Can Fly », orchestrant à merveille cette symphonie de violon et les chœurs gospel. R Kelly faisait partie de la cour des grands, côtoyant les personnalités les plus respectables et idolâtrées de la communauté afro-américaine, mais pas seulement : Hollywood le subventionne pour le troisième volet de Batman, avec la chanson « Gotham City », et il alla jusqu’à attirer les faveurs de Céline Dion pour un duo (pop), « I’m Your Angel ».

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Redman « Doc’s Da Name 2000 » @@@@½


Redman est ce trublion complètement barge découvert il y a plus de dix ans par Erick Sermon, la moitié d’EPMD. D’abord DJ reconverti au MCing, « l’homme rouge » est un rappeur énergique et génial capable de dénaturer n’importe quels instrumentaux, ce qui lui a valu la place dans le trio de feu Def Squad avec Keith Murray, mais aussi de faire de surprenants duos avec son comparse Methodman du Wu-Tang.

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Nate Dogg « G Funk Classics vol.1 & 2 » @@@@©


Avant même d’avoir sorti un album, Nate Dogg était devenu une véritable légende vivante de la Côte Ouest, une valeur sûre dans le rap game, LE crooner hardcore par excellence dont il fallait payer le prix pour un refrain ou un petit couplet teinté de sa voix d’or, un ténor qui a longuement participé à l’essor du G Funk et du gangsta-rap d’une manière générale. Nate était destiné à marquer l’histoire de la musique et sans doute qu’il le ferait encore aujourd’hui si des problèmes cardiaques n’avaient pas eu raison de lui, c’est dire s’il manque.

Chronique rééditée en Septembre 2016

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« Taxi » (bande originale du film) @@@@½


Quel été que cet été 98. L’équipe de France de football fait un triomphe lors de la Coupe du Monde au Stade de France, alors que personne ne les donnait gagnants. C’est grâce à une équipe soudée, consolidée autour du marseillais Zinédine Zidane, et le soutien du public qu’Aimé Jacquet et les Bleus ont pu brandir le trophée un certain 12 Juillet, avançant la date de Fête Nationale de deux jours.

Parallèlement dans les salles obscures, le film Taxi fait un triomphe au cinéma, alors que personne n’aurait parié sur un tandem d’inconnus, Samy Naceri et Frederic Diefenthal. C’est grâce à une 406 blanche tunée dévalant les rues de Marseille, et d’une bonne dose d’humour, que Luc Besson a pu signer un nouveau succès au box-office français. Dans les bacs, la bande originale du film fait également un carton monstre, alors que l’accent a été mis sur des rappeurs marseillais méconnus et d’autres venus de la capitale. Parrainée par le groupe IAM, dirigé par le maître à penser Akhenaton, et le soutien des amateurs de rap français, cette BOF de Taxi a fait platine, soit plus de 300 000ex écoulés en ce temps.

Chronique écrite en Février 2007

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