Archives du mot-clé Ol’ Dirty Bastard

Wu-Tang Clan « A Better Tomorrow » @@@½


RZA, Raekwon, Method Man, GZA, Masta Killa, Ghostface Killah, Inspectah Deck, U-God, l’esprit d’Ol’ Dirty Bastard et le « dixième homme » Cappadonna, le clan du Wu-Tang est au complet pour ce qui pourrait bien être leur dernière réunion. Un effort  collectif qui a nécessité trois ans de tractations et d’annonces, qui parallèlement a abouti à la conception d’un album unique vendu aux enchères, Once Upon A Time in Shaolin, et dont l’identité de l’acheteur ainsi que l’enchère (donnée pour sept chiffres) n’ont pas été révélés.

Lire la suite sur Now Playing Mag

Masta Killa « Sellin’ My Soul » @@½


L’un des personnages les plus discrets du Wu-Tang sort de la pénombre. Masta Killa vient d’acter sa présence dans les bacs avec une modeste galette, Sellin’ My Soul (Nature Sounds). Vu que la note attribuée à cet album fera froncer les sourcils ou les relever selon vos réactions, autant expliquer pourquoi sans le sempiternel cérémonial du paragraphe introductif.

Lire la suite Masta Killa « Sellin’ My Soul » @@½

Madlib – Medicine Show #12 « Raw Medicine (Madlib Remixes) » @@@@


Hé ben ça y est, nous y voilà au douzième et tout dernier numéro de Medicine Show de Madlib. Pour clore en beauté, le samplo-maniaque d’Oxnard nous a concocté pas mal de jolies surprises sous forme de remixes. Mais genre des remixes que personne n’aurait jamais pu imaginer, sauf lui bien entendu.

Lire la suite Madlib – Medicine Show #12 « Raw Medicine (Madlib Remixes) » @@@@

Blakroc @@@@


Non ce n’est pas l’image d’une carte postale délavée d’un hiver à Mourmansk que vous voyez à gauche, c’est la pochette de l’album éponyme Blakroc, qui n’est autre que le projet indépendant de l’année 2009. Prenez une poignée rappeurs américains, enfermez-les dans un studio avec de la musique blues-rock et voyez ce qu’il en ressort. C’est ça l’idée, celle de Damon Dash, l’ancien bras droit de Jay-Z à la grande époque de Roc-A-Fella et instigateur de Blakroc. Les Black Keys sont en charge des compositions et l’ingénieur du son Joel Hamilton, une légende des studios new-yorkais, à l’enregistrement.

Lire la suite Blakroc @@@@

Raekwon the Chef featuring Tony Starks a.k.a. Ghostface Killah « Only Built 4 Cuban Linx… pt II » @@@@½


J’aurais pu vous raconter une histoire sur Only Built 4 Cuban Linx pt 2, néanmoins cette idée était plus compliquée à réaliser que je le pensais. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé mais je ne suis pas romancier, je ne sais pas écrire de polars. L’histoire que je voulais écrire racontait le retour de Chef Raekwon (a/k/a Lex Diamond), l’homme aux 8 millions d’histoires, et son partenaire de rime Tony Starks (a/k/a Ghostface Killah) dans la banlieue de Staten Island et comment, après avoir fait acte de son expertise en criminologie et vendu ce qu’il appelait des ice-creams dans les années 90, il a su reconquérir les rues New-York en rouvrant son réseau Cuban Linx. Voilà dans les grandes lignes ce que ce chef d’oeuvre m’inspirait, un retour au tier-quar, back to business… Sans métaphores, cette suite la plus anticipée du rap game n’est pas une chimère : elle succède dignement et fidèlement le premier volet considéré par tous comme un classique Eastcoast.

Lire la suite Raekwon the Chef featuring Tony Starks a.k.a. Ghostface Killah « Only Built 4 Cuban Linx… pt II » @@@@½

N.A.S.A. « The Spirit of Apollo » @@@@1/2


L’annonce est passée aussi discrètement qu’un hoax sur la présence d’un OVNI sur Terre. Et pour cause, qui aurait pu croire que la N.A.S.A. mettrait sur pied un programme d’une telle envergure, un projet ‘bigger than Hip-Hop’ qui engloberait tout cet univers et au-delà. Nom de code de ce projet North American South America, Spirit of Apollo, ses ingénieurs dirigeant ce programme, DJ Squeak-e Clean et DJ Zegon. Notre envoyé spécial Big Ad de Streetblogger a pu obtenir des informations officielles, notamment quelques vidéos et une liste exhaustive des spationautes sélectionnés (cliquez sur le lien). Il faut le voir pour le croire, car cette compilation dépasse de loin ce que l’on peut imaginer. Ce lancement opéré le 16 Février 2009, pourrait bien rester encré dans les plus belles pages de l’histoire du hip-hop.

En savoir plus

RZA « Digi Snax » @@@1/2


RZArza digi snaxL’architecte sonore du Wu-Tang Clan, le Abbot ou encore Bobby Digital, il existe une multitude d’appellations pour ce personnage énigmatique qu’est RZA, le MC/producteur qui cumule plus de quinze années de carrière en tant que tête pensante du Wu et une aura qui englobe maintenant le monde du cinéma (les BO de Ghost Dog, Kill Bill, Dérapages et son second rôle dans American Gangster de Ridley Scott) et de l’animation (Afro Samuraï). Malheureusement pour lui, ses frères Raekwon et Ghostface se sont rebellés contre lui peu avant la sortie de 8 Diagrams en Décembre, en crachant littéralement sur le fantastique travail qu’il a fourni à la réalisation du 5e opus du Wu-Tang (lire la chronique de 8 Diagrams du Wu-Tang). Six mois après ce fiasco, le RZA revient revanchard avec Digi Snax, son 3e album sous son alter-ego Bobby Digital et son premier disque depuis Birth of a Prince en 2003, qui avait laissé des impressions mitigées entre mince inspiration et éclairs de génie. 

Comme à chaque fois que RZA sort un album, c’est la grande inconnue, on ne sait jamais à quoi s’attendre en dehors du fait qu’il est le garant de l’esprit musical du Wu. D’autant plus que là, on est supposé avoir affaire à un album de Bobby Digital, or le ‘as Bobby Digital’ ne figure pas sur l’intitulé. On nage un peu dans le flou avec cette schizophrénie sans trop savoir si sur tel ou tel titre il s’agit du RZA ou de Bobby, mais des indices laissent croire que son visage masqué gonflé d’ego prédomine. A vrai dire, des éléments nous permettaient de le prévoir déjà sur la BO d’Afro Samuraï, les cinq dernières pistes étaient réservées à des track inédites sous le pseudonyme Bobby Digital. 

Lire la suite RZA « Digi Snax » @@@1/2

Erykah Badu « New AmErykah Part One : 4th World War » @@@@


À tous les baduistes de la Terre, la reine mère Erykah arrive avec une missive pour éveiller les consciences endormies de son peuple de New Amerykah. Une nouvelle Erykah Badu, une nouvelle musique soul, une œuvre afro-américaine corps et âme dont voici la première partie sous-titrée 4th World War. Ce thème fort à méditer sert à dépeindre le vrai visage de l’Amérique moderne sous des traits sombres et ensanglantés, pointant du doigt ses plaies ouvertes par le système qui oppresse les minorités de descendants d’immigrés africains, maintenus en esclavage dans les ghettos des Etats-Unis de notre 21e siècle.

Retour en arrière pour commencer l’opus, vers les années 70, dans les années Blaxploitation. Malcom X, Martin Luther King, les Black Panthers, Jimi Hendrix,… la révolution était en marche, le rêve d’un métissage culturel, le combat contre le racisme étaient en route. « AmErykahn Promise » (réprise du morceau du même du groupe RAMP produit par l’illustre Roy Ayers) part de cette racine, de l’espoir de cette ère nouvelle, dans laquelle Erykah est née et a grandit, de cette époque pas si ‘peace & love’ pendant laquelle les communautés black ont lancé des affronts dans la volonté d’améliorer leur existence et leurs droits. « Je t’aimerai œil pour œil, dent pour dent (trad) » lance-t-elle dans ce flashback musical qui rappelle un moment clé de cette lutte pour la liberté. Trente ans plus tard, l’aube de ce rêve américain se trouve sous les ruines des archives de l’histoire, le combat continue encore sous une autre forme même si certaines choses se sont améliorées, en façade.

Lire la suite Erykah Badu « New AmErykah Part One : 4th World War » @@@@

Wu-Tang Clan « 8 Diagrams » @@@@


Décembre 2007, l’Hiver est froid et morne dans la ville natale du Hip Hop. New-York ne brille plus comme la capitale mondiale du rap game, il ne reste plus qu’un terrain délavé depuis que les vagues Dirty South ont déferlé à répétition aux Etats-Unis jusqu’aux côtes européennes. Les beefs à profusion ont remplacé l’esprit de compétition, les tensions règnent au sein de chaque camp, les pionniers tentent tant bien que mal de rester dans le coup, les MCs hot il y a quelques années se voient claquer la porte au nez par les majors et les rappeurs en perte de buzz sont condamnés à survivre sur le marché des mixtapes ou en indépendant…

La situation est critique sur la Côte Est, New York est devenue en quelque sorte un vaste champ de ruine et ses principaux représentants peinent à sortir le Hip Hop de sa profonde léthargie. L’ambiance y est tellement pessimiste et tendue, que même le grand retour du Wu-Tang Clan, l’un des plus grands groupes mythiques que la scène Hip Hop ait engendré, n’a guère pu éclaircir de son sceau le ciel voilé par cette grande dépression rapologique. Pire, cette institution reconstituée a tourné au fiasco et a subi une crise interne sans précédent…

Lire la suite Wu-Tang Clan « 8 Diagrams » @@@@

Mark Ronson « Version » @@@@


L’histoire de Mark Ronson, elle peut se résumer à la description d’un Curriculum Vitae remarquable. Cet anglais féru de Hip Hop, Soul et Rock débute comme disc-jockey à New-York, avec quelques escales sporadiques à Milan et Paris pour animer des soirées chics (Gucci, etc…). Peu à peu, notoriété faisant, il devient une célébrité dans le milieu et se lance dans la production en 2003, avec son premier essai Here Comes The Fuzz, dont était extrait le super-tube « Ooh Wee », le morceau d’ouverture du film Honey (avec Jessica Alba et Mekhi Phyfer) et le début de la vraie aventure. L’ascension se poursuit lorsqu’il contribue au lancement de Saigon avec son street-album Warning Shots, signe Rhymefest sur son label AllIDo Records, collabore avec Christina Aguilera sur Back to Basics et clou du spectacle cette année 2007, Mark provoque le succès international de la chanteuse Amy Winehouse grâce aux singles « Rehab » et « You Know I’m No Good ».
Lire la suite Mark Ronson « Version » @@@@

Method Man « 4:21… The Day After » @@@@


Voici l’interview fictive d’un businessman qui a préféré taire son nom afin de ne pas attirer modestement sur lui toute l’attention qu’il génère depuis qu’il est à la retraite. Ici, il est question de la sortie de ‘4:21… The Day After’ de Method Man, qui fait un retour en trombe après avoir essuyé de vive critiques à propos de ‘Tical 0 : The Prequel’. Des vraies questions, des semblants de réponses et surtout aucunes concessions.

Chronique originale écrite le 8 Septembre 2006

Lire la suite Method Man « 4:21… The Day After » @@@@

Rhymefest « Blue Collar » @@@@


Lorsque l’on parle généralement du son Eastcoast, on limite géographique la côte Est à la mégalopole qui part de Washington jusque Philadelphie en passant par New York et Boston. A défaut, la ville de Chicago (dans l’Illinois) se situe dans le Midwest mais le style est plutôt Eastcoast dans l’âme, avec des figures emblématiques comme Twista, Common ou encore Kanye West. Tout ce discours pour en venir au fait que la Cité du Vent est un vivier à talents qui pourrait très bien faire de l’ombre à une côte Est qui n’arrive plus à s’imposer dans le rap game.

Chronique originale écrite le 24 Juillet 2006
Lire la suite Rhymefest « Blue Collar » @@@@

Wu-Tang meets the Indie Culture @@@@


Dreddy Krueger s’est inspiré du slogan de la firme Apple ce projet avec ‘Think Differently Music’, dont l’emblême est le signe du W aux couleurs arc-en-ciel. Le concept de ‘Wu-Tang Meets The Indie Culture’ est alléchant pour ne pas dire excitant et n’a rien d’une compilation anodine: associer des membres du Wu-Tang Clan, et autres affiliés du Wu, avec la crême des rappeurs undergrounds et indépendants pour en faire des combinaisons redoutables (comme ci-dessus sur le sondage), le tout sur des instrumentaux signés par le maître RZA et son disciple Mathematics. Bien que la majeure partie du Wu-Tang n’ait pas répondu présente (Raekwon, Method Man, Ghostface, Masta Killa et Inspectah Deck out), ce qui importe c’est de voir quel mélange de couleurs rendra le meilleur contraste.

Note: probablement le side-project le plus intéressant du Wu encore à ce jour.

Lire la suite Wu-Tang meets the Indie Culture @@@@

Slum Village « Detroit Deli » @@@@


Quand on parlait de la scène rap de Detroit, les noms qui arrivaient en premier lieu étaient ceux d’Eminem, les D-12, Proof, Royce da 5’9, etc… Pourtant évoluait dans l’ombre le groupe Slum Village, propulsé en 2000 grâce à leur classique Fan-Tas-Tic vol.2 et un second album Trinity qui m’a pas remporté tous les suffrages malgré l’appui d’une major (Capitol). Pour ce troisième album studio (officiellement), les SV connaissaient leur troisième mutation. Avant Trinity, Jay Dee avait quitté Baatin et T3 pour être remplacé par un MC très doué, Elzhi. Sur Trinity, Jay Dee laisse à la place au très doué Elzhi. Là, désormais le trio est devenu un duo puisque Baatin été contraint de stopper le rap (il souffrait de schizophrénie aiguë), peu avant la conception de Detroit Deli. Restaient donc T3 et Elzhi.

Lire la suite Slum Village « Detroit Deli » @@@@

Masta Killa « No Said Date » @@@@½


Masta Killa est le dernier membre du Wu-Tang à avoir sorti son premier album, c’est pour ça que No Said Date (Nature Sounds) ce quelque chose de particulier par rapport aux autres membres du groupe. C’était un réel événement sur la planète Wu. Après onze ans de carrière rapologique et quatre albums avec le Wu-Tang Clan, voici enfin (!) donc le premier album solo de Masta Killa. Ce n’était pas trop tôt…

Lire la suite Masta Killa « No Said Date » @@@@½