Archives du mot-clé Focus

Bishop Lamont « The Reformation – G.D.N.I.A.F.T. » @@@@


Rembobinons jusqu’en 2007. Le californien Bishop Lamont est nouvellement signé chez Aftermath, et deux chemins s’ouvraient à lui : soit succéder au turbulent The Game (éjecté au profit de 50 Cent), soit être condamné à l’enfermement en studio sans voir le fruit de son travail révélé au public. Le rappeur de Carson avait de bonnes cartes en mains, avec une apparition remarquée sur la BO du jeu True Crimes, des street-albums de qualité certifiée tels que Nigger Noize qui a fait pas mal de bruit, le très lourd The Confessional (profitant de prods de DJ Khalil) ou encore la rencontre avec Black Milk sur Caltroit. Hélas pour lui, et pour nous, la seconde porte s’est ouverte…

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« Compton » a soundtrack by Dr Dre @@@@½


Fin du suspens : Detox aura été un album mort-né. On avait évoqué sa trop longue gestation dans le tout premier numéro de Nowplaying Mag et pour être honnête, au fur et à mesure que le temps passait, on n’y croyait plus, et le docteur non plus semble-t-il. De ses propres mots, ce grand perfectionniste avouera pas plus tard que cet été ne pas avoir été satisfait de la quarantaine de morceaux enregistrés jusqu’alors pour ce qui était l’album rap le plus attendu, espéré, et fantasmé de toute la planète entière durant ces dix dernières années.

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Slum Village « Evolution LP » @@@@


Une surprise de plus en cette année 2013, ce sixième album des Slum Village. Après le décès de Baatin et le départ houleux d’Elzhi après l’excellent Villa Manifesto, annoncé comme l’ultime album du collectif de Detroit, je n’y croyais plus, me demandant plutôt si le survivant T3 allait poursuivre une carrière solo (le rappeur a sorti un EP 3Illa). Alors quand j’ai appris que les SV, formé de l’éternel pilier T3, Young RJ et le petit frère de J Dilla, Illa J, j’avoue que je suis resté perplexe et pas emballé mais…

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Xzibit « Napalm » @@@@


Comme vous j’ai fait de grands yeux ronds lorsque je me suis rendu compte que l’apparition du californien et ex-présentateur de Pimp My Ride Xzibit dans une pub pour la marque Skoda n’était pas une hallucination. Ceci coïncidait pas si étrangement avec la sortie de son septième album Napalm fin Octobre après six années d’absence.

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Skyzoo « A Dream Deferred » @@@½


Skyzoo, l’un des plus brillants lyricistes de sa génération nous gratifie d’un album sophomore, The Dream Deferred. Le natif de Brooklyn découvert par 9th Wonder poursuit son émancipation en tant que MC ainsi que son indépendance vis-à-vis de Jamla Records, en fondant notamment son propre label The Faculty sous l’égide de Duck Down Records. Arrivera-t-il à trouver ses nouvelles marques ?

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50 Cent « 5 (Murder by Numbers) » @@½


Je n’ai pas la mémoire courte: 50 Cent avait précédemment annoncé son nouvel album pour le 3 Juillet. Et on a droit à quoi ? un semblant d’album aux allures de mixtape d’une dizaine de titres seulement, mixé à l’arrache avec une couverture mal finie (c’est son fils que l’on voit dessus). Encore un moyen d’échapper à sa maison de disque par péché d’impatience ? Dans une interview, Fifty affirme qu’entre lui et Interscope tout est OK… Faudrait savoir quand même ! En plus 5 était censé être logiquement son cinquième album. Enfin bref… Quoi de neuf alors? Ben pas grand chose…

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Slum Village & Mick Boogie « The Dirty Slums » [mixtape] @@@½


L’excellent Villa Manifesto était annoncé comme l’ultime album des Slum Village, leur tout dernier. Hélas la brouille entre Elzhi et membres vivants restants l’an dernier pendant qu’il faisait la promo d’Elmatic a un peu plus enterré un groupe qui avait déjà perdu deux membres. Triste fin. Mais la vie continue et avec l’appui de Mick Boogie, T3, Illa J (le frère cadet de J Dilla) et le producteur Young RJ raniment les Slum Village le temps d’une mixtape, The Dirty Slums, avec plein de beau monde.

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Rapper Big Pooh « Dirty Pretty Things » @@@@


Après 9th Wonder et Phonte qui ont sorti leurs albums respectifs le même jour et voguent ensemble à travers les Etats-Unis, au tour de Rapper Big Pooh de poursuivre la dynamique avec Dirty Pretty Things, son troisième opus solo. Cette nouvelle sortie est indépendante sur plusieurs points, d’abord parce qu’il vient de fonder son label For Members Only, laquelle édite cet album, ensuite parce qu’il n’a collaboré aucun des deux autres Little Brother (pas même Khrysis,…). Remarquez, eux non plus ne l’avait pas invité sur leurs skeuds… et curieusement, Dirty Pretty Things pourrait bien être son meilleur.

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Jay Rock « Follow Me Home » @@@@


Autre révélation rap westcoast de cet été : Jay Rock. Son nom circule depuis plusieurs années et il a déjà eu l’occasion d’ouvrir plusieurs dates pour des poids lourds du gangsta-rap comme The Game et 50 Cent. Vu l’émulation qui entoure les rookies californiens comme Kendrick Lamar (avec qui il forme le groupe Black Hippy), Dom Kennedy et les Pac Div, Jay Rock a bénéficié de cet engouement autour génération en marche. D’autant plus que, comme c’est le cas de Kendrick, il peut compter sur des anges-gardiens renommés, à savoir Dr Dre, Snoop Dogg et DJ Quik, qui a participé au mixage de Follow Me Home, ce premier album. Game, qui sort son RED Album avant la rentrée, n’a qu’à bien se tenir…

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Marsha Ambrosius « Late Nights & Early Mornings » @@@@


Marsha Ambrosius, le destin extraordinaire d’une femme extraordinaire, c’est ainsi que l’on pourrait résumer sa carrière de chanteuse. Et même avant que sa carrière débute avec les Floetry, la chanteuse anglaise écrit en 2001 « Butterfly » pour Michael Jackson, une des plus belles chansons de Invicible. Avec son amie Natalie, elle s’installe à Philadelphie, centre névralgique du mouvement Nusoul, et sort deux albums studios des Floetry (Floetic en 2003 dont sera extrait « Say Yes » et Flo’ology en 2005).

Hélas les ambitions de la songstress (Marsha) et la floacist (Natalie Stewart) les séparent en pleine tournée en 2007 et c’est Amanda Diva qui remplace Natalie au pied levé avant que le groupe se sépare officiellement. En parallèle de ça, Marsha apparaît sur de nombreuses sorties hip-hop majeures (The Game, Busta Rhymes, Hi-Tek, Fabolous,…). Son nom est sur toutes les lèvres, avant tout parce que Marsha n’est pas qu’une simple chanteuse de refrains, elle aussi douée que polyvalente : productrice, musicienne, auteure, compositrice…

Dr Dre la signe en 2008 chez Aftermath Records mais trop occupé, le doc laisse Marsha signer sur label J Records, qui a découvert Alicia Keys, pour y sortir son premier album solo, Late Nights & Early Mornings.

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Stat Quo « Statlanta » @@@½


Statlanta, un album que l’on n’attendait plus… C’est la malheureuse histoire d’un album qui marinait depuis 2003, quand Stat Quo était la seconde signature Shady/Aftermath avec 50 Cent. Laissé pour compte toutes ces années, normal que sa sortie soit passée quasi inaperçue avec tout ce long processus de retour à l’anonymat, sans avoir eu son tour de briller. Si ce n’est des apparitions publiques sur Encore et la mixtape The Re-Up d’Eminem.

Ce trop long début de carrière en statu quo (quelle ironie!), parcellée de singles qui ne terminaient pas assez haut dans les charts et de street-albums, a enfin concrétisé ce mois de Juillet 2010 dans la discrétion la plus totale grâce à un mécène, Sha Money XL, ex-manageur et producteur des G-Unit, qui l’a signé sur sa structure Dream Big Records. Moi-même je n’étais pas au courant de la sortie de Statlanta jusqu’à ce que des reviews soient publiées sur des sites américains. Chronique d’un LP sorti six ans trop tard ? Pas tout à fait.

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Slaughterhouse (éponyme) @@@@


Ze big buzz hip-hop indé, c’est eux : Slaughterhouse. Prenez le temps de voir cette dream-team de rappeurs dont le but commun est de forcer le destin ensemble et faire en sorte que chacun soit reconnu à sa juste valeur, car ils sont liés le même point commun : ils auraient pu finir dans les poubelles des maisons de disques.

  • Joe Budden : Champion des mxitapes, le natif du New Jersey a connu le succès en début de carrière mais la direction de Def Jam le laisse moisir. Il revient début 2009 avec Padded Room, un album sombre et pessimiste.

  • Joell Ortiz : Originaire de Brooklyn, ce digne héritier des Biggie et Big Pun est repéré par Dr Dre qui le signe un temps sur Aftermath. Il sortira un street-album en indé avant de redevenir free agent. Malgré sa réputation et son potentiel, il attend son heure.

  • Royce Da 5’9 : Ce punchliner hors-pair découvert par Eminem aurait pu avoir une brillante carrière s’il ne s’était pas brouillé avec son mentor. Le temps passant, il est devenu encore plus féroce.

  • Crooked I : Longtemps prisonnier puis libéré de chez Death Row, Crooked I était un des espoirs de la Westcoast. Jamais il n’a sorti un disque, ses projets ont tous été archivés puis oubliés. Mais son talent n’a pas faiblit, bien au contraire.

Alors que le projet n’était qu’au stade embryonnaire, les tractations laissaient entendre que Saigon et Nino Bless allaient faire partie des élus. Le casting définitif est tel qu’il est affiché aujourd’hui. Effet inattendu : le super-groupe de rap Slaughterhouse a réveillé les hip-hopeurs endormis qui voient en eux ZE super groupe de rap. Un événement.

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Busta Rhymes « Back On My B.S. » @@1/2


busta-rhymes-back-on-my-bsOn ne peut pas dire que Back On My Bullshit soit bien né, encore fallait-il que sa conception fusse sous de bons auspices. Rewind vers l’année 2007, Busta Rhymes fait parler du successeur de The Big Bang. Before Hell Freezes All Over, c’était le nom de ce second album chez Aftermath Records, toujours dans une veine apocalyptique. Mais malheureusement, il fait plus parler de lui dans les rubriques à potins et judiciaires pour ses affaires d’agressions, peut-être pour tester la méthode de DMX. Mauvaise publicité pour Bus-a-bus.

Mais peu importe les démêlés avec la justice, sa maison de disque lance la promotion de Blessed; l’album a changé de nom entre temps ce qui a provoqué une seconde erreur de communication. Difficile de s’y retrouver dans ce méli-mélo quand Busta affirmait de son côté que son 8e disque sera Back On My Bullshit. Trop tard, la locomotive est lancée à pleine vitesse avec deux singles pour le prix d’un, « We Made It » avec les Linkin Park et le jumpoff « Don’t Touch Me », tout aussi dément que « Touch It ». Touche ou pas touche, Busta voit les choses en grand et force le destin quoiqu’il arrive, le docteur étant trop occupé sur sa thèse Detox. Pire, en pleine promo, il s’embrouille avec son grand patron, Jimmy Iovine. Des divergences et des problèmes de tracklisting qui ont conduit vers une cassure de contrat et son départ précipité vers une autre maison, Universal Motown.

C’est reparti pour un nouveau bordel. Contraint de devoir laisser une partie de son album, Busta Rhymes récupère une moitié du bébé, Dre gardant une partie dans du formol et le reste est éparpillé n’importe comment : « I Got Bass » ne restera qu’à l’état de clip, pareil pour « Don’t Touch Me » et c’est fort dommage. « We Made It » devient une iTunes bonus track, « G-Stro » (produit par les Neptunes) finit sur la bande-son de Fast & Furious 4 et l’album retrouve le nom qu’il a toujours voulu lui donner : Back On My Bullshit, ou B.S pour rester poli. C’est Pharrell qui a eu l’idée de ce titre, car en abrégé, ça fait BOMB. D’ailleurs, cette idée qui n’est pas la sienne est la seule vraie idée de ce disque.

Il fallait s’en tenir à cette phrase pour voir que c’était foutu d’avance. Busta avait déclaré qu’ « un album de Busta sans J Dilla n’est pas un album de Busta ». Gros problème : il n’y a pas de track produite par J Dilla. Promesse non tenue, Back On My BS n’est pas un vrai disque de Busta… C’est con, la pochette est vachement sympa.

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Marsha Ambrosius « Yours Truly » compiled by Don Cannon @@@@1/2


Truth Hurts poliment dégagée du bastion Aftermath, Dr Dre s’est retrouvé à court de diva digne de ce nom dans son roster. Jusqu’en 2004 où il jette son dévolu sur Marsha Ambrosius, chanteuse de soul originaire de Liverpool et moitié du duo Floetry. Cantatrice et écrivain d’exception (elle a co-écrit « Butterflies » pour Michael Jackson), Marsha se laisse conseiller par le docteur et commence par faire des apparitions en featurings avec des artistes américains, rappeurs (The Game, Busta Rhymes, Nas, Freeway…) ou chanteurs (Solange, Jamie Foxx, Alicia Keys). Elle finit par encrer sa signature sur un contrat la liant au label Aftermath en 2008 et prépare dans le plus grand secret son premier album solo.

Et comme pour nous faire baver intentionnellement en attendant la naissance de son premier bébé (prévu dans les horizons de 2009 voire 2010), Don Cannon a compilé sur cette mixtape baptisée Yours Truly des morceaux exclusifs jusque maintenant conservés à l’abri des oreilles indiscrètes sur les DAT cadenassés dans les studios de Dr Dre. Comme il est indiqué sur l’artwork, la majorité des productions est manufacturée par Focus, ghostproducer et collaborateur de Dr Dre depuis… Truthfully Speaking de Truth Hurts en 2001. Lui aussi a un faible pour la crème (anglaise…) des chanteuses de soul.

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DJ Warrior, Mick Boogie & Rapper Big Pooh « Rapper’s Delight » @@@1/2


Rapper Big Pooh des Little Brother va sortir le 4 Novembre chez Hall of Justus le successeur de Sleepers, Rapper’s Delight, du nom du premier tube hip-hop de l’histoire de la musique, lancé à la fin des années 70 par Sugar Hill Gang. Pour donner un avant-goût alléchant du programme de ce second disque, Big Pooh accompagné de DJ Warrior et Mick Boogie nous ont préparé un gros street-album, quelque part entre la future version officielle (qui contiendra par ailleurs d’autres invités notables comme Jay Rock, Oh No,…) et une mixtape classique. C’est un peu comme avait fait Black Milk et Bishop Lamont avec Caltroit, d’abord la mixtape puis ensuite le format physique plus tard. 

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