Archives du mot-clé Rico Love

Wiz Khalifa « Khalifa » @@@½


En attendant la suite de son succès en major Rolling Papers, Wiznogood Khalifa (il fallait que je la fasse un jour ou un autre celle-là, pardon pour ceux qui ne connaissent pas la BD) débute cette année 2016 avec un sixième album studio semi-éponyme. Le rappeur de Pittsburgh récemment interpellé par Kanye West sur Twitter bat le fer tant qu’il est chaud comme on dit, puisqu’il connaît un énorme succès avec le single « See You Again » (avec le nouveau chanteur pop à la mode rétro Charlie Puth), peut-être plus gros que celui de « Black & Yellow« . « See You Again« , vous voyez bien là, le morceau hommage à Paul Walker que les producteurs d’Hollywood ont fait exprès de mettre à la fin du film Furious 7 pour nous faire pleurer devant l’ultime séquence d’adieu à l’acteur.

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Kevin Gates « Islah » [deluxe edition] @@@½


Voilà le premier album de la nouvelle sensation South qu’il ne fallait pas rater ce début d’année : Islah de Kevin Gates. La jeune carrière du rappeur de Bâton Rouge est jalonnée de mixtapes, jusqu’à faire mouche avec By Any Means en 2004. Il gagne un contrat chez Atlantic Records mais ses déclarations dans les médias et sur Twitter déballant des détails gênants de sa vie personnel laissent dubitatifs. Laissons ça de côté pour le moment pour se concentrer sur ce premier album studio en major.

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« Southpaw (La Rage au Ventre) » soundtrack @@@


Le label Shady Records a eu la tâche de gérer le score inspiré du film Southpaw (La Rage au Ventre en France) avec Eminem en chef d’orchestre. C’est le single « Phenomenal » qui a sonné la charge, et la promotion, du film. Mais impossible de ne pas effacer sa tête « Lose Yourself » de la tête. La comparaison semble inévitable hein…

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Big K.R.I.T. « Cadillactica » @@@@


Le natif du Mississippi a négocié avec brio le virage du second album nous dirigeant vers l’univers d’où il vient, Cadillactica. On peut d’ailleurs faire le parallèle entre ce passage et celui de Southernplayalisticadillacmuzik au classique ATLiens des Outkast. Il semblerait que le destin de Big K.R.I.T. soit en train de se réaliser.

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Mack Wilds « New York : A Love Story » <3 <3 <3 <3 ½


Mack-Wilds-New-York-A-Love-Story

Si vous ne regardiez pas 90210 Beverly Hills : New Generation, alors vous comme moi, ne connaissiez pas Tristan Wilds, appelé aussi Mack Wilds. Le jeune acteur a sorti au début de l’Automne un album r&b produit par Salaam Remi, New York: A Love Story, et je ne le découvre qu’aujourd’hui. Non seulement les trois featurings sont prestigieux (deux membres du Wu et un beatboxer de légende) et les co-producteurs sont des monstres sacrés de la Gramde Pomme, cet album est aussi pur bijou. Ce qui m’amène à cette question : comment ce disque a-t-il pu passer à travers les radars ???

A la première chanson, la mâchoire tombe. Une composition alliant rythmes urbains et orchestre de classique, un Method Man qui débarque quelques instants comme une bourrasque, et notre Mack Wilds qui réussit cette percée dans le r&b avec assurance et talent. Qui plus est, il sait rapper, et monter dans les aigus (« Don’t Turn Me Down« , « MaGic!!!« ). Alors si vous glisser un belle mélodie avec un beat et des scratches DJ Premier, vous obtenez « Keepin’ It Real« . Ou alors Mack opte pour un sample de harpe très candide trouvé par Pete Rock sur « Art of Fallin’« . Les auteurs de l’album remettent aussi au goût du jour des instrumentaux parfois connus, comme « Burn » des Mobb Deep sur « Henny » ou alors « You, Me, Him and Her » de Jigga (The Dynasty) sur « My Crib« .

Ce n’est pas compliqué de nous séduire, il suffit simplement de faire preuve de délicates attentions, d’alterner avec un low-tempo (« Sober Up » pour le spleen, le superbe « U Can Cry To Me » avec Raekwon au premier verset), d’un peu de nostalgie pour revenir à l’essence même du rhythm’n blues new-yorkais. Jusqu’au point d’orgue, « A NY Love Story« . Difficile de décrire ce que fait ressentir ce morceau en particulier, ce sentiment d’intimité et les basses légères qui provoquent de légers frissons. C’est comme le troisième rendez-vous avec la fille qui occupe vos pensées depuis des jours ou peut-être des semaines, après ce jeu de séduction consistant à à apprendre à se connaître et se rapprocher. Et arrive ce moment de proximité, l’ouverture, le moment ou jamais où il faut arrêter de se poser les questions et faire le grand saut, quand le coeur tambourine dans la poitrine et les yeux qui ne se quittent plus. Et tout d’un coup se ferment, les lèvres se rencontrent avec une douceur infinie. Le temps se suspend alors qu’une bouffée de chaleur monte en nous et que les sensations parcourent, et quand se termine le baiser et qu’on réalise à peine ce qu’il vient de se passer, pas envie de se poser de questions à nouveau… C’est reparti pour un second plus langoureux. C’est cet instant parfait, cet instant de magie que capture cette chanson.

Pour enfoncer le clou, il reprend merveilleusement bien « Remember The Time » de Michael Jackson, un moelleux au chocolat qui terminera de faire fondre nos coeurs.

 

A$AP Ferg « Trap Lord » @@@@


A$AP Ferg a été indéniablement le rappeur le plus remarqué de l’excellente mixtape Lord$ Never Worry des A$AP Mob sortie Aout 2012. Un an après, avec entre temps le succès de leur fer de lance A$AP Rocky avec l’album Long.Live.ASAP en début d’année, Ferg est le second membre du groupe harlémite à se lancer dans l’aventure en major avec Trap Lord. Autant vous prévenir tout de suite, ce gaillard-là est bien moins lisse que les cheveux défrisés de Rocky.

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French Montana « Excuse My French » @@


Avant même d’écrire quoique ce soit: la note, évidente (voire préméditée) de ma part penseront aussi bien les lecteurs assidus que les quelques détracteurs… J’ai tout de même pris la peine de l’écouter, deux fois, cet album qui au bout d’une série interminable de mixtapes en « cheese » ou en « coke » et d’apparitions en featurings sur les albums du moment concrétise le fabuleux destin de Karim Kharbouch, dit French Montana, rappeur originaire du Maroc et découvert par Max B. Attendu depuis belle lurette Excuse My French, sorti conjointement chez Bad Boy Records et Maybach Music Group, est un disque qui plaira à qui ça plaira.

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A$AP Rocky « LONG.LIVE.A$AP » [Deluxe Edition] @@@@


Sa mère l’a beau avoir prénommé Rakim, parce qu’elle était fan de Rakim le God MC, A$AP Rocky ne semble pas avoir les caractéristiques d’un rappeur Eastcoast proprement dit, hormis ses origines harlémites. Dès sa mixtape LiveLoveASAP qui l’a conduit à un deal de 3 millions de $ chez Sony, la notion de régionalisation a totalement disparu. Grills dorés, voix screwed and chopped, rythmiques d’inspirations texanes et nouvelle-orléannaises, du swag, Rocky et son A$AP Mob (A$AP pour ‘Always Strive And Prosper’) ont été principalement influencés par le rap des Etats du Sud. Sensation de l’année 2012, A$AP Rocky concrétise ce début d’année avec Long.Live.A$AP.

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T.I. « Trouble Man: Heavy is the Head » @@@@


On s’inquiétait sérieusement pour la carrière de T.I. Ses très gros ennuis judiciaires depuis 2007 qui ont conduit à ces incessants aller-retours en prison (qui se sont achevés le 31 Août dernier) auraient pu entamer ses ambitions. Son précédent disque No Mercy, bien que certifié or, était tristement anecdotique, probablement parce qu’enregistré dans la tourmente. Mais c’est mal connaître le bonhomme. On se rappelle comment en 2004 il était revenu avec vengeance avec Urban Legend après avoir essuyé plusieurs mois derrière les barreaux et de nombreux dossiers devant la justice (agression, violation de sa probation…). C’est ce qui se passe à nouveau avec ce 8e LP Trouble Man: Heavy is the Head. Enfin presque.

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Wiz Khalifa « o.n.i.f.c. » @@@½


Eeeuuuuuuurk! Sérieusement, qui a pu valider une pochette aussi hideuse? OK Big Daddy Kane a lancé la tendance il y a plus de vingt ans en s’affichant dans une pose lascive en robe de chambre et slip léopard dans le plus pur style (voir la fameuse pochette). Mais un combo veste en fourrure piquée à Cruella d’Enfer/pantalon slim en cuir blanc rainuré de rouge… Est-ce que ce revirement vestimentaire douteux est dû à l’influence proche de la mannequin Amber Rose, l’ex-muse de Kanye West, et qui va bientôt accoucher leur enfant? Passée cette interrogation sponsorisée par Voici, place à ce qui nous intéresse : o.n.i.f.c., second album en major de Wiz Khalifa.

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Rick Ro$$ « God Forgives, I Don’t » @@@


God Forgives I Don’t est la conclusion logique d’une campagne promotionnelle qui aura duré plus d’un an. Tout a commencé peu après la diffusion de sa mixtape Ashes to Ashes, quand il annonce le titre de son cinquième album. Tranquillement, il continue de bâtir son empire Maybach Music avec ses compilations, poursuit ses tournées et grossit son catalogue de mixtapes (Rich Forever). Fin 2011, il abat deux singles fin 2011 (« You the Boss » feat Nicki Minaj et « I Love my Bitches » produit par Just Blaze) et son coeur ne bat plus par deux fois. Dieu le garde, il continue oisivement à promouvoir ses artistes, en signer d’autres, balancer des clips en carton…

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MMG presents: « Self Made, Vol.2 » @@½


MMMMMMaybach Music. Entre le Self Made volume 1 et ce volume 2, il s’est passé plein de choses. La firme allemande Maybach a annoncé la fin de production de ses limousines, Wale a sorti Ambition, Pill s’est aperçu qu’il s’est fait entubé en beauté (il n’a jamais signé de contrat chez MMG haha) et Rozay nous a fait une petite attaque cardiaque alors qu’il venait de divulguer deux nouveaux singles de God Forgives, I Don’t, son futur album. Ce nouveau volume, comme le précédent, établit un état des lieux du label de Rick Ross, enfin, de son ’empire intouchable’ et de ses têtes d’affiche : Meek Mill, Wale, Stalley. Et Omarion.

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Mary J Blige « My Life II… The Journey Continues (act I) » @@@½


Dans un mouvement Hip Hop en quête de renouveau, quelques rappeurs vétérans se sont lancés dans l’exercice périlleux des suites (ou ‘séquelles’ pour reprendre le terme américain). L’idée, pas si compliquée, est de  sortir un [‘Le nom de son classique’ II] avec toutes les références old school que cela implique, mais rares sont ceux qui s’y sont illustrés (Raekwon, et qui d’autre?). La Reine de la Hip Hop/Soul vient elle aussi de succomber à cette vogue. Seize ans après l’anthologique My Life premier du nom, Mary J Blige accouche de son successeur The Journey Continues…, divisé en deux actes dont voici le premier.

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T.I. « No Mercy » @@@


C’est foutu pour King Uncaged. A peine le roi libéré de prison qu’il y retourne en Novembre dernier pour violation de sa période de probation. Il a tout juste eu le temps de rentrer chez lui prendre une vraie douche, préparer une grosse mixtape, enregistrer une soixantaine de titres en studio, en clipper quelques extraits, faire la promo du film Takers (dans lequel il joue aux côtés de Paul Walker et Hayden Christensen), sortir en soirée début Septembre à Los Angeles avec sa femme sous l’emprise produits illicites pour se faire pécho en voiture par la LAPD. Conséquence directe : retour à la case prison pour 11 mois, l’obligeant à boucler à la va-vite son 7e album dont le nom changera en No Mercy.

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Nelly  » 5.0  » [deluxe edition] @½


Y a-t-il vraiment un quelconque intérêt à écouter un nouvel album de Nelly, franchement. Il y a eu en 2000 Country Grammar, considéré comme un classique du genre, avec des sonorités qui aurait pu être développée par la suite mais ce ne fut pas le cas. Son successeur Nellyville a connu un gros succès commercial, après c’en était fini des prods de Jay E et le rappeur de St Louis n’avait plus rien d’autre à parler que de son compte en banque et des nanas. Une fois ça va, deux fois ça saoule, 5.0 c’en est trop. C’est à se demander à quoi ça lui sert de sortir des albums, même si la réponse paraît évidente. Ecouté vite fait, aussitôt oublié.

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