Mary J Blige « Strength of a Woman » @@@@


Aux dernières nouvelles, Mary J Blige a envoyé chier son mari (qui la trompait) en Juillet dernier après treize ans de mariage. Pas un nombre porte-bonheur pour elle, et -coincidence- Strength of a Woman est son 13e album. Mais on a de la chance, l’album est bien « bien ». Hip-Hop et Soul ne sont pas prêt de divorcer tant que la Reine sera là. Gloire à Mary Jane!

C’est pourtant à reculons que je me suis lancé dans l’écoute de cet album, et la surprise n’en fut que plus agréable. Mary J Blige rassure, et assure grave, dès les premières seconde avec « Love Yourself » avec un bon vieux sample Soul cuivré bien rustique. Bon, ça fait un peu golri que la grosse tête Kanye West pose en featuring sur un titre qui s’appelle « Love Yourself » mais son couplet étonne par sa sobriété. Pas de folie, ni d’excès, ni d’autotune, juste un vrai couplet de rap, sur un sample très Soul. Mais il ne vole pas la vedette à Mary J Blige, impossible, tellement elle rayonne sur Strength of a Woman. De « Thick of It » jusqu’au downtempo dramatique « Thank You » (qui parle de la trahison de son ex-mari), la chanteuse fait vibrer sa voix et nos coeurs avec une interprétation plus soul vocalement, plus mature dans ses paroles pleines d’ondes positives et de bons sentiments, mariant une vibe très 90s et avec des instrumentaux très modernes (signés par ces noms qui ne vous diront rien, B.A.M. et DJ Camper). C’est très réussi, du Rhythm’n Blige si on puit dire. Même le morceau « Glow Up » avec DJ Khaled (arg), Quavo (ok) et Missy Elliott (YES!!) glisse tout seul, qui l’eut cru. À l’écriture, Mary est entourée de Jazmine Sullivan, Trey Songz et Rico Love sur quelques titres.

Et c’est au moment où l’on se dit que, chouette, Strength of a Woman ne verse pas dans le r&b synthétique ou la pop raplapla que… patatra, ce qui devait arriver arriva. « Survivor » passe encore, ça ne verse pas trop dans la flotte. Par contre « Find The Love » s’écoute en cinq secondes une fois qu’on a calculé ce mariage arrangé avec de cette espèce d’eurodance tropicale qu’on entend sur 50% des playlists de radios généralistes à fortes audiences. Idem pour « Smile« , litanie pop au piano ultra-formaté chargé d’émotion, le grand classique. Donc pour résumer, les morceaux 9 à 11, on les éloigne le plus possible. Heureusement, les choses reprennent leur cours avec « Telling the Truth », avec à la production ces petits génies canadiens que sont Kaytranada et la bande BadBadNotGood. C’est doux, léger et rythmé, tout ce qu’on aime. Et pour le morceau-titre « Strength of a Woman« , le légendaire Teddy Riley vient ériger Mary J Blige sur un piédestal, cette Femme forte qui refuse maintenant d’être triste pour se montrer sous un jour plus radieux. Enfin, « Hello Father » achève cet opus par un acte de Foi avec ces même saveurs nineties modernisées. Queen Blige is back!

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