Archives du mot-clé Missy Elliott

A$AP Ferg « ALWAYS STRIVE AND PROSPER » @@½


Trap Lord nous avait secoué la cervelle dans tous les sens avec son ambiance de mort typique des A$AP Mob. Avec une suite qui s’appelle ALWAYS STRIVE AND PROSPER (autrement dit la signification de leur fameux préfixe A$AP) et des extraits qui en jettent (le banger « New Level » avec Future et « Let It Bang » feat Schoolboy Q), on pouvait imaginer deux scénarios  : 1) une recette similaire au premier album en plus clinquant 2) un virage mainstream assumé quitte à perdre son âme, ou à l’inverse à en récupérer une moins maléfique. Devinez quelle suggestion A$AP Ferg a choisi.

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Tweet « Charlene » @@@½


Charlene est le premier album de la soulstress depuis dix ans, autant dire qu’elle débarque d’une autre époque. Comme Mya, Tweet a choisi 2016 pour faire son retour et que ce fut laborieux ! Révélée par Missy Elliott et Timbaland au début des années 2000 sur Miss E… So Addictive et grâce à des singles comme « All Y’All » et son single « Oops (Oh My)« , elle livre un premier album Southern Hummingbird qui deviendra très vite un incontournable. Le disque suivant It’s Me Again sera un véritable flop malgré ses qualités indéniables, par conséquent la chanteuse tombera très vite dans l’oubli comme tant d’autres au milieu des années 2000 (Mya, Truth Hurts, Monica…) mais qui obtiendront un statut d’icônes malgré tout pour leur contribution mémorable au genre.

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Eve « Lip Lock » @@


L’album du rattrapage après le rendez-vous manqué Here I Am en 2007. Sa signature pour la seconde fois chez Aftermath a fait chou blanc malgré deux singles qui avaient pourtant bien tourné cet été là, « Tambourine » produit par Swizz Beatz et « Give It To You » featuring Sean Paul. Le disque était fin prêt mais Interscope l’a finalement annulé après de multiples reports. Soit… de toute façon Eve avait de quoi assurer ses arrières grâce à ses programmes TV et autres séries. Ce qui ne l’a pas empêchée d’enregistrer un quatrième disque pendant ses heures perdues, Lip Lock. Onze années sans sortir d’album, ça fait un bail! Faire un come-back est une chose, mais redevenir la rappeuse qu’elle était avant, ça restera au stade de souvenir hélas.

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Danny! « Payback » @@@@½


C’est en furetant sur le blog One Mic (qui a réouvert à mon plus grand plaisir) que je suis tombé par hasard sur le clip « Payback » de Danny! (avec le point d’exclamation) avec les gars des iLLmont. Quelle claque ce son ! Par un autre hasard, je découvre qu’il est soutenu par Okayplayer, le site mais aussi le label des Roots qui a réouvert aussi très récemment. Décidément…

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J. Cole « Cole World: the Sideline Story » @@@


Jermaine Lamarr Cole est le premier rappeur signé chez Roc Nation, le label créé par Jay-Z après son départ de la présidence de Def Jam Recordings. Forcément, tout le monde voulait savoir ce que valait ce rookie originaire de Caroline du Nord, tester à quel point il était fort, puisque Jigga l’a repéré rien qu’en écoutant sa mixtape The Come Up. Le début de l’histoire de J Cole est quelque peu commune à tous les rookies de la ‘génération mp3’… Lire la suite dans le numéro Nov/Dec 2011 de Now Playing »

Ciara « Fantasy Ride » @@1/2


J’ai failli zapper ce troisième album de Ciara. Pour être honnête, je m’en fichais au départ. Je ne gardais pas un grand souvenir de ses deux premiers disques, superficiels et commerciaux. Mais je me suis fait avoir. C’est en écoutant le jingle hebdomadaire du Grand Journal sur Canal + que j’ai découvert son nouveau single sans savoir quel était le titre et qui en était les interprètes. J’aimais bien, c’était rythmé, dans un style funk neo-eighties. Réponse sur le plateau de l’émission : « Love Sex Magic » de Ciara avec Justin Timberlake en featuring. La chanteuse y a fait un bref passage le temps de quelques questions inintéressantes et d’une danse du ventre improvisée pour la promo de son nouveau CD, Fantasy Ride. Ravi par ce hit qui fera un tabac dans les clubs non-fumeurs, j’osais espérer que cet album soit du même acabit. Au moins j’aurais essayé d’y croire…

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DJ Khaled « We Global » @@


On change tout sans rien changer, telle est la formule que nous sert DJ Khaled pour la deuxième fois depuis Listenn : une Nième compilation made in Miami avec un tas de hot singles (éphémères, pléonasme) et des combinaisons de rappeurs mainstreams. On retrouve bien entendu sur We Global (We The Best Music Group/Terror Squad/ Koch Records) la houlette de producteurs floridiens habituels, comme les Cool & Dre, The Runners, les Diaz Brothers, plus Danjahandz, des gros clients présents depuis le début comme Rick Ross, Flo Rida, Trick Daddy, Trey Songz, Bun B, Birdman, Pitbull, Akon, Fat Joe (l’unique membre originel du Terror Squad) avec au milieu de tout ça, le petit protégé Ace Hood (signé sur Def Jam), Kanye West, The Game et pour la première fois Nas, Sean Paul, Busta Rhymes et Missy Elliott. Excusez du peu encore une fois.

Oh, tiens donc ! Voyez-vous ça, il manque Lil Wayne dans les featurings, mais ce n’est pas comme s’il nous manquait, on le trouvera probablement dans le prochain album qu’on écoutera… Par ailleurs, DJ Khaled ne cache plus ses ambitions, il en veut encore et toujours plus de succès et de thunes. Comme il est dit dans l’intro « Standing to the Moutain Top », où Ace Hood termine essouflé par l’up-tempo : « I know it makes you sick, guess what, you make me rich. » Pas besoin de traduire, qu’on le supporte (difficilement) ou pas, on l’a dans le cul pour la troisième fois. On va devoir le subir encore, lui et ses abrutissants « we the best », « we takin’ over », « this for the ghetto » en rajoutant des nouveaux gimmicks du genre « we run this rap game », « we international now », blablabla… (*soupir*) Bon sinon, et à part ça ? 

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Janet Jackson « Discipline » @@@@


Le 20e anniversaire de l’immense carrière de Janet Jackson en 2006 s’est soldé par le flop consternant de 20 Y.O. (pour ’20 years old’). Moi-même j’ai complètement zappé cet album, j’en suis resté à Damita Jo qui m’avait laissé sur un ravissant souvenir en 2004. À qui la faute, à des chroniques salissantes ou une publicité peu retentissante ? Peut-être les deux. Miss Jackson annonce alors son départ par la petite porte de sa maison de disque Virgin Records, ainsi que son patron chéri, responsable à l’époque de la branche urbaine de Virgin, Jermaine Dupri. Motif de son éviction le concernant : manque de résultats probants (‘incompétence’ ai-je lu entre les lignes). S’ensuit pour ce couple un jeu des chaises musicales qui les ont menés main dans la main chez Island Urban, le label jumeau de Def Jam (avec qui ils forment Island Def Jam Music Group). JD reste le boss et le producteur, JJ l’artiste et la muse, la hiérarchie demeure entre eux du point de vue musical et il s’est instauré dans leur relation de la Discipline, le titre de son 10e album.

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Keyshia Cole « Just Like Me » @@@@


Keyshia Cole est entrée dans le carré des valeurs sûres du r&b par la grande porte, glorifiée par le platiné The Way It Is. Cette chanteuse californienne à tout pour plaire : une voix qui a du coffre, des textes qui ne laissent pas insensible, un chant maîtrisé reflétant ses émotions et des productions qui s’accordent à son caractère. Le virage de l’album sophomore n’allait pas se négocier dangereusement, Just Like You se place droit dans la continuité de son premier album, sur une autoroute mainstream élargie par une équipe de producteurs variée, allant de Bryan-Michael Cox, Scott Torch et The Runners… au légendaire Pete Rock ! Un an après sa commercialisation, ce second opus a réalisé des chiffres de ventes proche de son premier essai, si ce n’est mieux. 

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Timbaland « Shock Value » @@@1/2


Aux yeux de la planète Hip Hop et R&B, Timbaland fait partie de cette caste de producteurs géniaux et élitistes, engrenés dans une perpétuelle évolution artistique. Avec The Neptunes et Dr Dre, il est certainement l’un des rares musiciens influents à contrôler à sa guise les tendances de demain, avec la particularité d’être toujours en avance sur son temps. Pour Monsieur Tout-le-monde, il s’agit du grand manitou bodybuildé responsable des récents succès commerciaux et d’estime de Nelly Furtado (Loose) et Justin Timberlake (FutureSex/LoveSounds), celui que l’on aperçoit par intermittence dans leurs clips qui s’enchaînent sans cesse sur les grandes chaînes musicales. Maudits soient les ignorants ! Depuis plus de dix ans, Timbaland a assurément contribué à la réussite d’artistes rap et r&b (Ginuwine, la regrettée Aaliyah, Missy Elliott, Jay-Z, Bubba Sparxxx, Justin en 2002…), comptabilisé un nombre incalculable de hits successifs jusqu’en 2004, bref il a considérablement marqué son empreinte dans le hip hop en général. Sentant sa propre musique arriver à bout de souffle, Timbo a profité d’un long silence radio pour se dépasser humainement (par la musculation) et artistiquement, afin de réaliser ce retour en force magistral, le fait marquant de l’année 2006, avec une flopée de tubes invasifs et efficaces : « SexyBack » et « My Love » pour Justin Timberlake, « Maneater » et « Promiscuous Girl » pour Nelly Furtado.

Avec ce bagage de sons plus frais, plus modernes et surtout novateurs, Timbaland relance sa carrière de producteur dix ans après Tim’s Bio, avec à la clé de cette étape déterminante, ce Shock Value dont l’ultime objectif est de briser les barrières entre les courants et entrechoquer des genres musicaux. Lire la suite Timbaland « Shock Value » @@@1/2

Busta Rhymes « The Big Bang » @@@@½


La signature de Busta Rhymes sur Aftermath Records, le bastion de Dr Dre, a fait un grand boum dans le rap game il y a deux ans. La collaboration étroite entre le légendaire docteur et le MC le plus farfelu de la planète, établie sur ‘Genesis’ en 2001 avec le fracassant « Break Yo Neck », a porté son fruit, un fruit qui a mûrit pendant plus d’un an, un an d’attente (de trop) pour les fans habitués aux sorties annuelles de Busta. 2006 est l’année du phoenix et à Busta d’imploser avec ‘The Big Bang’ (Aftermath/Polydor), son septième album dont le titre inspire une certaine ambiguité : la naissance d’un univers et une grosse bombe sonique. C’est par ailleurs le troisième point de départ, si on peut dire, de la carrière solo de Busta Rhymes, et une seconde renaissance après son divorce d’avec J Records. Bus-a-Bus grossit de façon significative les rangs d’Aftermath/Interscope aux côtés de pointures de haut standing : la dream team Eminem, 50 Cent, Eve et The Game. Une nouvelle maison, un nouveau producteur à la renommée indiscutable et un homme nouveau (il a coupé ses dreads de façon symbolique) qui se veut, la trentaine passée, plus que jamais le leader de la nouvelle école.

Chronique originale écrite le 1er Juillet 2006

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Missy Elliott « The Cookbook » @@@@


Chef cuistot : rappeuse/ chanteuse/ productrice/ auteur/ interprète Missy Elliott

Apéritifs et entrées servies par le chef cuistot Timbaland
Entremets de sucrés-salés « Joy » faits maison accompagnés d’un numéro de (who ?) Mike Jones
Cocktail « Partytime » façon Timbo, spécialité dancefloor

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Notorious BIG « Duets – The Final Chapter » @@@


Notorious BIG est mort, vive les morts ! Nous sommes le Noël 2005 et Diddy décide de faire un jubilé pour célébrer Biggie Smalls en invitant le gratin du rap et des producteurs. Bon autant être franc (et pas objectif), Biggie Duets masque en réalité une compilation de remixes. L’idée du multimillionnaire patron de Bad Boy est malicieuse : reprendre des anciens couplets issus de Ready to Die et Life After Death, les mélanger avec les rappeurs et chanteurs du moment sur de tout nouveau instrumentaux récents et tadaaaaam. Le tour de passe-passe aurait pu être réussi si on avait pas deviné son secret en quelques secondes.

D’après un commentaire rédigé Décembre 2005.

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Method Man « Tical 0 : The Prequel » @@@


Après l’apocalypse de Tical 2000 – The Judgement Day, il était temps de reconstruire… Cela faisait environ depuis 2002 que le Meth’ nous promettait ce troisième opus solo, il faudra attendre deux ans de rumeurs. Le rappeur repartait de 0 avec The Prequel avec la promesse d’un album de pur Method Man. Seulement voilà, rien qu’en regardant la trackliste, le scepticisme est de rigueur, vu le nombre d’invités : environ un par morceau en moyenne. Chouette compilation ! So, how high?

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Ghostface « The Pretty Toney Album » @@@@


Sorti des quartiers de Staten Island lors de ses débuts discographiques avec le mythique Wu Tang Clan en 1993 en une entrée remarquée sur Enter The 36 Chambers, Ghostface Killah comme bon nombre de ses compères (Raekwon, Method Man, GZA, ODB…) se lance en solo avec un contrat chez Epic Records. Arrive alors en 1996 son premier  le classique Ironman (avec Rae et Cappadonna en featuring), puis en 1999 Supreme Clientele, vrai album solo cette fois, classique aussi. Pour Bulletproof Wallet (avec Raekwon en feat de nouveau), la question ‘classique ou non’ se pose toujours malgré des critiques positives.

Changement de label en 2004, Ghostface rejoint Method Man chez Def Jam. The Pretty Toney Album tombait à pic pour prouver une nouvelle fois tout le réel talent de Ghost. « Run« , avec Jadakiss et produit par RZA, présageait un album estampillé Wu, sans fioriture, dans les règles de l’art.

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