Archives du mot-clé Karriem Riggins

Karriem Riggins « Headnod Suite » @@@@


Karriem Riggins n’est pas du genre producteur superstar, très loin de là, et pourtant il a collaboré avec beaucoup d’entre eux, de stars du hip-hop et de la soul, et pas que. Jugez-en un peu, ce vieil ami de J Dilla a joué de la batterie ou créé des beats pour Madlib, Roy Hargrove, Slum Village, Erykah Badu, Paul McCartney (ne cherchez pas d’intrus), Elzhi, Kaytranada, Kanye West et récemment, il a été le maître d’oeuvre du dernier bijou de Common, Black America Again. Voilà pour la remise à jour du résumé de ses collaborations.

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Nick Grant « Return of the Cool » @@@@


Carte d’identité : Nick Grant, 27 ans, originaire de Caroline du Sud. Job : rappeur. Références : souhaite qu’on le compare un jour à Jay-Z et Nas. Nom de l’album : Return of the Cool. Producteurs : Organized Noise, DJ Khalil, Karriem Riggins, Don Cannon… Manager : le boss de Grand Hustle Records. Major : Sony.

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Common « Black America Again » @@@@½


Les élections américains du 8 novembre 2016 ont été annonciatrices de lendemains difficiles pour les communautés noires et hispaniques aux Etats-Unis. Barack Obama, premier président noir, donnera son siège du bureau ovale à un milliardaire septuagénaire xénophobe et sexiste, pro-arme, pro-vie, adoubé par le KKK, désavoué par son propre camp républicain et sans expérience du monde politique. Certains artistes, comme A Tribe Called Quest qui fait son grand retour, ont senti le vent tourner dans la mauvaise direction. Common, le vétéran de Chicago, ne faillit pas à l’appel et se dresse avec un onzième album plus soul et revendicatif que jamais.

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Kaytranada « 99.9% » @@@@½


Il existe des producteurs discrets et peu bavards qui font parler d’eux par la forte admiration que suscite leur travail. Ils sont des milliers à réaliser des remixes qu’ils diffusent sur soundcloud, des EP sans prix bien souvent, à avoir l’opportunité de collaborer avec des noms influents ou émergents, mais seuls quelques-uns reviennent avec insistance et constance. Alors avec cette publicité gratuite on finit par s’y intéresser, la curiosité conduisant à écouter ces fameuses prods, et là tout s’enchaîne : on est happé immédiatement la vibe, le phénomène s’explique comme une évidence face à tant de talent, et puis à notre tour on devient le maillon de cette chaîne en relayant ces rares élus pour les soutenir jusqu’à l’arrivée tant désirée d’un album. 99,9% du chemin a été fait pour le canadien Kaytranada.

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J Dilla « The Diary » @@@


Comme pour Pimp C, le label Mass Appeal nous offre l’occasion d’avoir en possession (encore) un nouvel album posthume de J Dilla dix ans après sa disparition. À ce rythme-là, il a déjà doublé 2Pac si on compte depuis Jay Love Japan en 2007 puisque The Shining était conçu de son vivant et Ruff Draft une réédition, sachant que le dernier ouvrage en date était l’album instrumental Dillatronic. Sans parler des productions que pas mal de rappeurs ont pu récupérer, notamment son jeune frères Illa J avec les Yancey Boys. Mais à la différence de Jay Stay Paid et Rebirth of Detroit, The Diary n’est autre que l’édition d’un opus solo qui devait sortir autour de 2002-2003 chez MCA Records, Pay Jay.

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Elzhi « Lead Poison » @@@@½


Les albums solos d’Elzhi sont aussi rares que ceux de Dr Dre, mais rareté et exception vont souvent de pair. Son premier vrai album, le MC de Detroit affilié aux Slum Village le sort en 2008, The Preface, produit intégralement par Black Milk. Il y aura aussi l’extraordinaire mixtape Elmatic deux ans après, l’une des meilleures de ce siècle. Puis Elzhi connaît une traversée du désert après avoir quitté l’aventure SV, et surtout la dépression. Il appellera ses fans à l’aide pour sa campagne Kickstarter afin de financer son second album, Lead Poison, et l’attente en valait franchement la peine.

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Kanye West « The Life of Pablo » @@@½


Je veux vous parler du plus grand artiste rap de tous les temps, d’un album magnifique, de l’oeuvre de toute une vie, le pinacle d’une carrière, l’achèvement ultime après la construction d’une famille avec une femme vertueuse, de quelque chose d’absolument grandiose, qui fait battre notre coeur.
Ce n’est pas du tout l’objet de cette chronique.
Non en vrai, je vais plutôt parler d’un album conçu dans la précipitation dont on pouvait suivre les étapes de ce puzzle comme un programme de Twitter-réalité, et dont l’auteur est un homme avec un immense trou noir entre les fesses et un melon capable de provoquer une éclipse solaire, tout ça pour au final faire la quête pour les Illuminatis.

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M.E.D. « Classic » @@@@½


Définition du mot ‘classique’ dans le rap en 2011 : terme abusé et galvaudé depuis plusieurs années par bon nombre de rappeurs vaniteux en pleine promotion de leurs nouvelles sorties.
Avant que ça ne devienne un non-sens, le terme référentiel de ‘classique’ était une distinction majeure, la reconnaissance de l’immense valeur artistique d’un album par le public et les critiques. Usuellement, on dit d’un album que c’est un classique parce qu’il a marqué les esprits lors de sa sortie (à grande ou petite échelle) et cette considération, ce caractère culte durable et unanime rend cette pièce incontournable au sein d’un genre musical et même en dehors. Un classique, quel qu’il soit, a une portée culturelle et historique.
Histoire de remettre les pendules à l’heure, le rappeur M.E.D. donne sa version d’un Classic estampillé Stones Throw.
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Madlib – Medicine Show #11 « Low Budget Hi-Fi Music » @@@½


Ce 11e numéro du Medicine Show paru en Janvier 2011 marque le retour de Madlib avec du matériau brut 100% indie hip-hop. Principalement des démo, mixes rares et enregistrements inédits sortis de ses placards. Tous les MCs de Stones Throw et autre satellites du label indépendant (Oh No, Strong Arm Steady, Roc C, MED, Guilty Simpson…) sont classés entre quelques instrumentaux typiques de Madlib. Nota : le dessin de la pochette est très original.
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Madlib – Medicine Show #7 « High Jazz » @@@@


On connaît Madlib comme un producteur de indie hip-hop de renom. Un autre de ses talents incroyables est qu’il est aussi un très bon jazzman, ce n’est pas vraiment une nouveauté mais c’est important de le signaler. En 2001 déjà, il s’était converti au jazz contemporain par le biais de son groupe le Yesterday New Quintet. Puis si le légendaire label Blue Note lui a laissé le champs libre pour remixer avec maestria son catalogue en 2003 pour Shades of Blue (lire la chronique), ce n’est pas non plus par hasard. High Jazz, le septième volume de sa série des Medicine Show, poursuit cette lancée en modernisant le Jazz avec une pointe de musique électronique.

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Erykah Badu « New AmErykah part two : Return of the Ankh » @@@@½


Une femme sait se faire attendre. Erykah nous a fait languir deux longues années depuis 4th World War (lire la chronique), avec cette promesse d’une suite : Return of the Ankh (Control Freaq Records/ Universal Motown). C’est-à-dire que durant ce hiatus, notre déesse de la NuSoul a mis au monde son troisième enfant, fruit de son union avec Jay Electronica.

Quant aux adeptes du baduisme, ils trouveront de la nourriture pour leurs esprits avec cette offrande divine, en commençant par la contemplation des détails de l’illustration de son livret entre psychédélisme, symbolisme et vieille SF, sur laquelle Erykah Badu est une androïde en cours d’émancipation.

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Madlib The Beat Konducta « WLIB AM: The King of the Wigflip » @@@1/2


Pete Rock, Jay Dee/J Dilla, Will.I.Am, Marley Marl, DJ Jazzy Jeff, King Britt, DJ Spinna, Foreign Exchange, Nicolay, Clutch Player, DJ Vadim… Il y en a eu des producteurs, méconnus ou illustres, européens ou américains, qui se sont succédés chez le label anglais BBE Records.

Dernier arrivant et pas des moindres, Otis Jackson Jr alias Madlib, connu aussi sous les alias The Beat Konducta a.k.a. Quasimoto ; Madlib, un crate-digger de génie, producteur féru de soul, jazz et musique du monde, et par-dessus tout, un acteur immanquable de la scène indie alternative, reconnu également en ‘major level’ pour ses travaux pour Ghostface, Talib Kweli et Nu AmErykah d’Erykah Badu. Et pour la première fois de sa carrière, le voilà qu’il livre un album portant le tampon BBE et l’écusson Beat Generation (gage de qualité premium), WLIB AM: King of the Wigflip. 

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Erykah Badu « New AmErykah Part One : 4th World War » @@@@


À tous les baduistes de la Terre, la reine mère Erykah arrive avec une missive pour éveiller les consciences endormies de son peuple de New Amerykah. Une nouvelle Erykah Badu, une nouvelle musique soul, une œuvre afro-américaine corps et âme dont voici la première partie sous-titrée 4th World War. Ce thème fort à méditer sert à dépeindre le vrai visage de l’Amérique moderne sous des traits sombres et ensanglantés, pointant du doigt ses plaies ouvertes par le système qui oppresse les minorités de descendants d’immigrés africains, maintenus en esclavage dans les ghettos des Etats-Unis de notre 21e siècle.

Retour en arrière pour commencer l’opus, vers les années 70, dans les années Blaxploitation. Malcom X, Martin Luther King, les Black Panthers, Jimi Hendrix,… la révolution était en marche, le rêve d’un métissage culturel, le combat contre le racisme étaient en route. « AmErykahn Promise » (réprise du morceau du même du groupe RAMP produit par l’illustre Roy Ayers) part de cette racine, de l’espoir de cette ère nouvelle, dans laquelle Erykah est née et a grandit, de cette époque pas si ‘peace & love’ pendant laquelle les communautés black ont lancé des affronts dans la volonté d’améliorer leur existence et leurs droits. « Je t’aimerai œil pour œil, dent pour dent (trad) » lance-t-elle dans ce flashback musical qui rappelle un moment clé de cette lutte pour la liberté. Trente ans plus tard, l’aube de ce rêve américain se trouve sous les ruines des archives de l’histoire, le combat continue encore sous une autre forme même si certaines choses se sont améliorées, en façade.

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Peanut Butter Wolf « 2K8 B-Ball Zombie War » @@@@


NBA 2K8 soundtrack

Au tour de Peanut Butter Wolf, producteur et patron du label indépendant Stones Throw, de s’occuper de la bande-son de la franchise NBA 2K8, en partenariat avec Decon et 2K Sports. Avis à tous les férus de hip-hop alternatif et de genres nouveaux, 2K8 B-Ball Zombie War est la soundtrack de jeu vidéo de basketball la plus décalée et la plus zarbi qui existe. Qui plus est, si vous êtes un abonné de la maison Stones Throw, vous aurez droit à une ration d’exclusivités signées Guilty Simpson, MED, Madlib,, Percee P, J-Rocc… enregistrées ou compilées spécialement pour l’occasion.

Je crois que le mieux pour détailler ce disque, c’est de dévoiler le tracklisting en y rajoutant des annotations. (J’avais déjà utilisé ce schéma pour Peacemaker 2 de Tony Touch en 2004 mais la chro n’a jamais été publiée ni sauvegardée).

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Consequence « Don’t Quit Your Day Job » @@@@


Connu depuis son apparition au sein des Tribe Called Quest sur Beats, Rhymes & Life en 96, Consequence a réapparu en 2002 sur le terrain saturé des mixtapes (dont Take’Em To The Cleaners et A Tribe Called Quence) avant de signer chez l’écurie G.O.O.D. Music de Kanye West. Des apparitions discrètes et confidentielles pour cet homme de l’ombre qui aurait dû éclater au grand jour depuis longtemps, en tout cas bien avant son couplet sur « Gone », extrait de Late Registration. Une mise en avant tardive, dont seule la persévérance a permis de porter le labeur à son terme avec Don’t Quit Your Day Job !, premier album major de ce cousin de Q-Tip.

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