Archives pour la catégorie 2003

Westside Connection « Terrorist Threats » @@@@


Le trio Ice Cube/Mack10/Dub C se reformait après sept ans d’absence en mettant sur le marché un CD intégralement composé de missiles soniques. Suite au succès inattendu de la bombe nucléaire ‘Bow Down‘, un classique cela va sans dire, the Killer, the Gangsta et the Dope Dealer se devaient de refaire un come back en force pour redéfinir le ‘gangsta rap’. Tout trois vecteurs de ce courant qui a révolutionné le rap à la fin des années 80s grâce à Ice T et NWA, avec ‘Terrorist Threats‘, ils allaient tirer les points sur I.

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Kelis « Tasty » @@@@


À chaque album, une phase de la vie. Kaleidoscope représentait la mort de l’adolescence dans un déluge d’émotions, Wanderland l’entrée dans la vie adulte avec la découverte de l’indépendance, et sur Tasty, Kelis s’effeuille en une femme plus sexy, plus provocante, plus… épanouie et libre. Et ce troisième album, plus goûtu, une boîte de bonbons aux goûts et saveurs différentes. Miam!

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Jay-Z « The Black Album » @@@@½


« From my hard knock life time to the gift and the curse/I gave you volume after volume of my work so you can feel my truth/I built a dynasty by bein one of the realest niggas out way beyond reason yall can’t doubt/ From my blueprint beginning to my Black Album ending/If you listen close you’ll hear what i’m about » rappe Jay-Z sur « Moment Of Clarity« , produite par Eminem. Un refrain d’anthologie retraçant toute sa discographie et un parcours hors du commun : deux classiques (Reasonable Doubt et Blueprint), une trilogie, un album du Roc A Fella au complet (Dynasty), un live accoustique (MTV Unplugged), un album duo avec R Kelly (puis un second l’année d’après) et un double-album (Blueprint 2: The Gift & The Curse). Total des courses : près de vingt millions d’albums vendus.

Chronique originale écrite en 2004 revue en 2016

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G Unit « Beg For Mercy » @@@


Ecrasante. C’était un terme bien approprié pour décrire la suprématie  grandissante du « G G G G G G Unit ! » en cette annuité 2003/2004 dans le rap game. Depuis le succès monumental de 50 Cent avec Get Rich or Die Tryin’, le public hip-hop très divisé congratulait et fustigeait à la fois ce groupe qui aimait être détesté et attiser la controverse. Beg For Mercy est le premier album officiel du crew, même si la formation initiale a suivi quelques changements : Tony Yayo en prison, c’est le sudiste Young Buck (ex-protégé de Juvenile) qui le remplace au pied levé, tandis que Lloyd Banks garde le rôle du ‘baby g unit’.

Le buzz autour de ce 1er LP était hallucinant durant l’année 2003, c’était carrément la ‘G-Unitmania’. L’engouement avait une ampleur importante, mais ce que l’on pouvait constater à l’époque, c’est la domination d’Interscope dans l’industrie du rap en possédant le triangle de labels Aftermath/Shady Records/G Unit. Côté publicité, le détail important n’était peut-être pas l’autocollant (un tantinet mensonger) avec marqué dessus « produit par Dr Dre et Eminem » mais le bandana noir porté par 50 autour du cou et ses acolytes déguisés en super-gangsters. Parce qu’après leur invasion via le marché parallèle des mixtapes (50 Cent is the FutureGuess Who’s Back) et un Get Rich Or Die Tryin vendu à plus de 11 millions d’exemplaires à travers le monde, le despote

Fifty allait commanditer son 3e hold up rapologique, en emmenant cette fois ses complices.

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Outkast « Speakerboxxx & The Love Below » @@@@@©


Les Outkast ont mis les pieds dans un sanctuaire réservés aux demi-Dieu de la musique, celui du panthéon de la black music, rejoignant bien entendu les légendes du rap mais aussi de la soul, du jazz et du r&b. Depuis 1994, ils ont osé révolutionner et expérimenter un hip hop dont les ouvertures et les possibilités d’évolution quasi infinies leur ont permis de progresser de façon exponentielle d’album en album, avec à chaque fois des scores de ventes croissants pour compenser le risque entrepris.

Cette fois, ils sont allés très haut, très loin, jusqu’aux confins de la galaxie. Les Outkast se sont dédoublés pour livrer deux galettes magiques, regroupés sur un double album qui n’en pas réellement un. En réalité, le concept est plutôt l’alliance de deux albums des deux artistes respectifs : Big Boi et Andre3000. C’est un compromis jamais-vu, car à la base, cela devait être leurs deux albums solos, prévus chacun de leurs côtés. Mais au final, par un coup marketing ou idée lumineuse, il nous a été plus jouissif de nous faire profiter de ces deux opus sous un seul nom, une seule unité, l’un des meilleurs albums de hip-hop de ce troisième millénaire : Speakerboxxx & The Love Below des Outkast, premier album rap au monde sacré Album of the Year 2003 aux Grammy Awards et disque de diamants aux Etats-Unis.

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Ludacris « Chicken-n-Beer » @@@@


Nous sommes en 2003 et après deux albums et plein de singles multiplatines, Ludacris est toujours considéré ‘rappeur à featuring’, sympa comme statut… Il faut dire que c’est l’un des rares capable de voler la vedette d’un hôte dès qu’il débarque sur le dernier couplet. Beaucoup de gens ont longtemps trop sous-estimé les qualités propres du rappeur d’Atlanta et sa capacité à pouvoir faire de (très) bons albums. ‘Chicken N Beer‘, son troisième solo (officiellement), comptait bien faire taire pas mal de gueules, parce que d’abord, Luda en a une bien grande, suffisamment pour devenir un poids lourd d’Atlanta.

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The Neptunes present « Clones » @@@@


Depuis le temps que la doublette des Neptunes cartonnait grâce à leur pléthore de hits, en diagonale de N.O.R.E. à Justin Timberlake, il était temps pour eux de sortir été 2003 un catalogue de morceaux représentatifs de leur style. Une façon de marquer le coup pour nos faiseurs de tubes, Chad Hugo et Pharrell Williams, à l’apogée de leur domination aussi bien dans le rap/r&b que dans la pop/rock avec leur groupe N.E.R.D.. Alors ‘The Clones’, vraie compilation de nouveautés ou recueil d’inédits et de remixes?

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Chingy « Jackpot » @@@


Protégé de Ludacris et encore membre des Disturbing Tha Peace, Chingy est directement allé au n°1 des charts avec son hit planétaire « Right Thurr » cette année 2003. Entre deux, le jeune rappeur du Midwest avait lâché un morceau bouillant sur la bande originale de ‘2 Fast 2 Furious‘, « Gettin’ It« . Morceau que l’on retrouvera sur l’album Jackpot naturellement. J’appuie sur ‘play’ comme si je tirai sur le levier d’une machine à sous.

Chronique écrite en 2004 revue en Novembre 2016

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Madlib « Shades of Blue » @@@@@


Longtemps méconnu pour ses talents de sampleur hors-norme, Madlib, producteur vedette de la maison Stones Throw, a réalisé un coup d’éclat formidable en 2003, lorsque le prestigieux label de musique Jazz, Blue Note, lui laisse l’opportunité de revoir à sa guise des grands classiques de leur éminent catalogue. Faire du neuf avec de l’ancien, qui plus des œuvres des années 60 et 70 censées demeurer intouchables, c’est comme si on demandait les services d’un peintre fou furieux pour redessiner des toiles de Van Gogh ou Picasso. Otis Jackson Jr, de son vrai nom, est un vrai fou de Jazz et de Soul depuis sa tendre enfance, et son éthique débridée lui autorise à reconfectionner ces Blue Note Classics avec sa MPC et ses baguettes, de batteur et de maestro. Nom de ce projet : Shades of Blue. Sous-titre : Madlib Invades Blue Note. Superviseur : Peanut Butter Wolf.

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Little Brother « The Listening » @@@@½


Septembre 2005. Petite odeur de rentrée à la fac, je revois ma playlist qui va m’accompagner lors de mes trajets sur le campus. Je me suis dit que réécouter le premier album des Little Brother serait pas mal en attendant la sortie de l’imminent ‘Minstrel Show’. Donc en route pour le métro-boulot-dodo en compagnie de mon inséparable lecteur mp3 Archos, avec en sélection l’album ‘The Listening’ préalablement rippé à partir du CD original sagement installé sur mes étagères depuis plus d’un an. Je me souviens que ce n’était pas évident de le trouver dans le commerce (Fnac, Virgin), car en rupture de stock, pas même sur Amazon ! Dingue, deux ans après sa commercialisation. Finalement je l’ai dégoté d’occasion chez Gibert Musique (quel veinard), et je n’en suis pas peu fier de le posséder.

Chronique écrite en Septembre 2005 (mais ça vous l’avez deviné).

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50 Cent « Get Rich or Die Tryin' » @@@@


50 Cent dans l’underground était un clasheur hors-pair, un petit taquin qui ne manquait de descendre quelques rappeurs entre deux tirs. Lorsqu’il a sorti ‘Power Of The Dollar’ et des tas d’autres albums bootleg tels que ‘Guess Who’s Back’, il n’était encore qu’un dealer sans véritable avenir. C’est aussi l’un des premiers rappeurs à avoir conquis la rue avec grâce aux mixtapes vendues comme des petits pains.

Mais ce buzz a été d’autant plus amplifié lorsque le bulldozer Shady/Aftermath conduit par Dr Dre et son padawan Eminem ont pris 50 Cent sous leur épaule. Fort de ce coup médiatique, Curtis Jackson (pour les intimes) est devenu la coqueluche de tout le rap game. Adulé, apprécié, catapulté par une très bonne crédibilité et inversement décrié, déprécié, et décridibilisé. On retiendra surtout qu’il est « l’homme qui s’est fait tirer 9 fois dessus », plutôt que le rappeur de SouthSide (Queens) qui a repris l’avatar d’un célèbre gangster local. Tous les projecteurs sont braqués sur lui du jour au lendemain.

(Retrospective écrite en Septembre 2004)

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DMX « Grand Champ » @@@@


« Grand Champion » est un terme utilisé dans des combats clandestins de chiens. Il est attribué à celui qui gagne cinq matches d’affilée. Initialement intitulé This Is Not A Game, Dark Man X a préféré la définition citée ci-dessus pour nommer son cinquième opus, qui comme les quatre précédents, cartonnent généralement lors de leur sortie. DMX était donc de retour après le boudé The Great Drepression (3 millions de ventes quand même), gardant ce rythme d’un album par an, et prouvait qu’il était encore à la hauteur dans le rap game avec ce cinquième succès consécutif.

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Obie Trice « Cheers » @@@@


« Obie Trice, no name, ni gimmicks ». Cette simple phrase d’intro qui précédait le tubesque « Without Me » d’Eminem, le hymne des clubs pour étudiants shootés à EmTV en 2002, a complètement lancé la carrière de ce MC de Detroit tout à fait banal et sans grandes prétentions. Un « Average Man » comme il se caractérise et se présente dès le premier contact alcoolisé avec Cheers. Son destin discographique a commencé par un simple featuring sur l’odieux « Drips« , extrait de The Eminem Show, pour ensuite devenir le premier rappeur solo à signer sur Shady Records. Un gars moyen qui sait rapper et qui a eu l’aubaine d’avoir Eminem comme producteur éxécutif de son premier album solo, voilà qui peut offrir un joli destin tout tracé et calculé.

Chronique originale écrite en Juillet 2006

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Bubba Sparxxx « Deliverance » @@@@½


Premier artiste à être signé sur le label BeatClub de Timbaland, Bubba Sparxxx, l’ancien joueurde Superbowl devenu rappeur ,compte bien s’imposer sur la scène sudiste avec le successeur de ‘Dark Days Bright Nights‘, ‘Deliverance’. Tout le monde se souvient de son entrée hallucinante dans le monde du rap avec la bombe « Ugly« , et son clip tout aussi déjanté, où l’on voit ce rappeur blanc atypique dans une porcherie.

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