Archives du mot-clé Rapsody

Talib Kweli & Styles P « The Seven » [EP] @@@@


Pas évident de faire parler de soi quand on sort le même jour que DAMN. de Kendrick Lamar. Sauf quand on parle des efforts conjugués de deux MCs Eastcoast renommés, à savoir Talib Kweli et Styles P. Certes, chacun ont connu une carrière solo rétrogradée dans le cercle indépendant et qui les ont éloigné d’un public plus large, s’y raccrochant tant bien que mal ces dernières années grâce multiples apparitions un peu partout en featuring. Ils proposent un EP 7-titres logiquement intitulé The Seven, une double claque qui nous ne fait pas perdre notre temps.

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Ab-Soul « Do What Thou Wilt. » @@@


Regardez-le bien dans les yeux sur la pochette car ce n’est pas tous les jours que le Black Lip Pastor se sépare de ses lunettes de soleil qu’il pleuve qu’il neige ou qu’il vente. Ce n’est pas pour une histoire de style ou de coquetterie qu’Ab-Soul porte constamment des lunettes de soleil, mais à cause d’une hyper-sensibilité à la lumière. Et avec le temps, il n’y a pas que sa vue qui s’est assombrie, Do What Thou Wilt. est un album incolore.

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Rapsody « Crown » [EP] @@@@


Faites place, faites place pour Rapsody! Quatre ans que nous sommes dans l’attente d’un successeur à The Idea of Beautiful, alors forcément un EP gros comme un pain complet se transforme en merveilleuse offrande. Mais avant tout, Crown signale avant tout que la rappeuse adoubée par 9th Wonder prépare le terrain pour 2017 en se fixant un objectif élevé mais atteignable : le trône.

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Musiq Soulchild « Life on Earth » @@@½


Musiq Soulchild is back… en indépendant. Fini les contrats avec les maisons de disque, notre chanteur néosoul s’est débarrassé des contraintes de formatages qui l’ont conduit au mal-aimé Musiqinthemagic en 2011. Pour Life on Earth, son 7e opus, Musiq s’est associé au producteur expérimenté Warryn Campbell et son label My Block Records.

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Anderson .Paak « Malibu » @@@@½


Deux voies s’offrent à vous pour la chronique de Malibu d’Anderson .Paak :

lire l’article de @evidji pour Now Playing Mag dans laquelle j’ai rédigé la présentation du chanteur ;
– ou démarrer directement ma  review en cliquant sur le lien ci-dessous vous invitant à en savoir plus.

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Murs & 9th Wonder « Brighter Daze » @@@½


MEGASURPRISE!

Murs et 9th Wonder s’étaient quittés en 2012 avec The Final Adventures, un au-revoir qui avait brisé mon grand coeur de hip-hoper. Hé bien sachez que le duo a fait un retour totalement inattendu le jour de la Saint Sylvestre 2015 avec une douzaine nouveaux morceaux disponibles gratuitement et ça s’appelle Brighter Daze. Idéal pour bien commencer l’année avec une note d’espoir.

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Talib Kweli, 9th Wonder « Indie 500 » @@@½


Un rappeur engagé et réputé de New-York, plus un producteur extrêmement apprécié, un projet commun ambitieux rassemblant pas mal de figures de rap underground, le tout emballé dans un très chouette artwork (pour ceux qui aiment le sport automobile), voilà l’alléchante fiche descriptive d’Indie 500.

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« Prey for the Poor » an Add-2 joint @@@½


C’était écrit, c’était prévu, mais il était temps qu’Add-2 sorte son premier album ! Ce MC de Chicago cumule maintenant dix ans d’expérience dans la musique hip-hop et presqu’autant de mixtapes (dont Save.Our.Souls en 2012 qui avait retenu toute mon attention), avec au terme de cette décade de labeur donc, la concrétisation avec Prey for the Poor chez Jamla Records, label de 9th Wonder. Ça commence par un jeu de mot (‘pray’ – ‘prey’ qui signifie ‘proie’), c’est bon signe.

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Statik Selektah « Lucky 7 » @@@@


Après être tombé sur le bon numéro à la roulette avec le très bon cru What Goes Around il y a moins d’un an, le producteur de Boston Statik Selektah retente sa chance en 2015 avec Lucky 7, parce qu’aussi son septième album-compilation et qu’il sort le 7/7. Chanceux d’en arriver à ce niveau d’influence dans le rap Eastcoast voire au-delà? En réalité, la part de chance est négligeable, seul le travail forcené a payé le concernant, ça fait des années qui bosse dur alors le voir placer des prods sur – au hasard – B4.Da.$$ de Joey Bada$$ en début d’année n’est pas tant perçu comme une consécration mais plutôt comme une confirmation de ses talents de beatmaker. Ce nouveau millésime sera-t-il aussi incontournable que son auteur?

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Kendrick Lamar « To Pimp a Butterfly » @@@@@


Aout 2013, le couplet de Kendrick Lamar sur « Control » de Big Sean crée un énorme séisme qui a secoué tout le rap américain comme cela n’est pas arrivé depuis très longtemps. Son but : devenir le numéro 1, en se couronnant lui-même Roi de la Côte Est. Culotté, sans parler du name-dropping, suscitant des réactions de toute part. Et après, « que de la gueule » ? Détrompez-vous, To Pimp a Butterfly est l’oeuvre d’un artiste qui a les épaules d’un leader-né, une oeuvre plus Noire qu’il n’y parait. Il n’y a qu’à regarder la pochette renversante de l’album pour le comprendre.

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Vous ne prendrez pas sa liberté de penser…

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Il est encore difficile de prendre la mesure une semaine après sa sortie -avancée d’une semaine- du potentiel immense de ce second album en major de K dot, et il faudra bien plusieurs mois, voire plusieurs années pour se rendre compte de son impact, déjà très important, à tous les niveaux, culturel comme commercial en battant des records de lecture en streaming notamment. Ce qui est certain, c’est que le rappeur de Compton est parti dans une dimension bien plus vaste, musicalement comme sur le plan socio-politique. L’idée de To Pimp a Butterfly a germé après la sortie Good Kid, m.A.A.d. City qui l’a propulsé comme le prince incontesté de la Westcoast. Le succès à gérer, la pression qui devient plus écrasante, puis le contexte très tendu aux Etats-Unis avec ces bavures policières envers des afro-américains qui ont embrasé les rues comme les esprits de toute une communauté, parallèlement à une résurgence de l’histoire de l’esclavage.

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On perçoit un début de réponse à la formule « To pimp a butterfly » dès le premier morceau « Wesley’s Theory » (en référence à l’acteur Wesley Snipes inculpé pour évasion fiscale), lorsque raisonne un sample de soul « every nigger is a star ». Kendrick Lamar porte sa vision de l’industrie du divertissement qui fait miroiter monts et merveilles pour l’attirer et mieux l’influencer, le système qui lui répond dans le second couplet. Entre les deux versets, les bons conseils de son mentor Dr Dre lui viennent en aide. Kendrick Lamar expliquera à la fin du disque le sens de cet album, de la formule « to pimp a butterfly », par le fait que le système veuille détourner le talent d’artistes afro-américains, vu métaphoriquement comme un papillon. Je reviendrai plus tard sur ce dernier track « Mortal Man« , parce qu’il se passe franchement quelque chose d’incroyablement surréaliste et hautement symbolique sur ce morceau.

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Comme pour GKMC, To Pimp a Butterfly suit un ou plusieurs fils conducteurs, avec des thèmes récurrents pour apporter une cohérence et de la matière à ses propos. Sur Good Kid m.A.A.d. City, c’était les tribulations d’un adolescent avec ses homies, sa vie au milieu des gangs et sa copine Sherane. Ici la coqueluche d’Aftermath raconte le parcours et les conflits intérieurs qu’il a connu pour ne pas être tenté par le diable, ses excès et ses tentations. En parallèle, il entame un texte qu’il complète au fur et à mesure, utilisant un temps de parole dans les dernières secondes de certaines pistes, et dont les premiers mots qui reviennent sont « I remember you was conflicted, misusing your influence… » On ne connaîtra que le texte entier tout à la fin aussi, un texte qui résume parfaitement son récent vécu et son état d’esprit, ce après le morceau « Mortal Man« . Le rappeur fait aussi référence à Lucy (sur « For Sale?« ), une personnification de Lucifer. Mais avant d’aller plus loin, Kendrick Lamar ré-affirme son statut de roi à qui on veut couper les jambes sur « King Kunta » (en référence à l’esclave Kunta Kinte qui a fini un pied coupé) avec ces vers :

« I made it past 25 and there I was/ A little nappy headed nigga with the world behind him/ Life ain’t shit but a fat vagina/ Screamin’ « Annie are you ok? Annie are you ok? »/Limo tinted with the gold plates/Straight from the bottom, this the belly of the beast/From a peasant to a prince to a motherfuckin’ king »

Petit à petit le californien se retrouve confronté aux péchés et aux démons qu’entraînent cette sensation de pouvoir sur « Institutionalized » et ce que cela implique d’un point de vue psychologique lorsque la conscience s’en mêle sur « These Walls« , pour qu’au final cette ivresse lui fasse tourner la tête et sombrer dans l’alcool et la dépression sur « u« . Le rappeur termine des rimes aux larmes quand sa conscience (moment où il prend une voix bizarre) s’adresse à lui, comme c’était le cas sur « Swimming Pools« . « Alright » arrive à pic pour repositiver quand la fameuse Lucy vient s’adresser à lui sur « For Sale? » et tenter de corrompre son âme à nouveau. C’est là que Kendrick Lamar décide de se ressourcer et rentrer chez lui (« Momma« ) pour retrouver les pieds sur terre.

La suite devient encore plus intéressante, le rappeur a ouvert en grand ses champs de perception. « Hood Politics » constitue une critique envers les rap listeners et leur mentalité, avec ces brillants analogismes, et néologismes, que sont les Democrips et les Rebloodicans, en référence aux deux gangs de L.A.. On retient particulièrement cette phrase énervée qui rend hommage à la moitié des Run The Jewels « Critics want to mention that they miss when hip hop was rapin/ Motherfucker if you did, then Killer Mike would be platinum », avant de menacer quelques rimes plus loin « I’m the only nigga next to Snoop that can push the button ». Il évoque ensuite sur « Complexion (Zulu Love) » un sujet de prédilection de rappeurs dits « conscients » et engagés, à savoir la couleur de peau, avec pour finir un superbe couplet de la rappeuse Rapsody, la seule et unique personne habilité à poser un couplet sur tout To Pimp a Butterfly, si on exclut l’apparition du doggfather Snoop Dogg sur « Instutionalized« . Il démontre sur « How Much Cost a Dollar » aussi qu’en tant que storyteller, il peut narrer des fictions inspirées de la réalité d’un personnage tiers. Mais c’est bien « The Blacker the Berry » le morceau rap le plus sombre de Kendrick Lamar. Servi par une prod très lourde signée Boi-1da (et une apparition non-créditée du chanteur ragga Assassin), le nouveau Roi débute ses couplets par « I’m the biggest hypocrite of 2015 » avant d’entamer un texte sur la haine raciale et ces ressentiments très enfouis. Tout le contraire du titre qui suit, « i« , le single radio où Kendrick Lamar affiche sa fierté pour sa communauté sur un sample des Isley Brothers. Il y scande le terme de « negus », définition de « empereur noir » en éthiopien, pour ne plus dénigrer le N-word.

C’est là qu’on arrive à « Mortal Man« . Kendrick Lamar termine son texte et termine sur un dialogue social et politique avec… Tupac Shakur, aussi réaliste que la dernière apparition publique de son fantôme holographique à Coachella en 2013.

 

 

…ni de créer

Puis on repasse à la piste 1, on réécoute, on capte les éléments qu’on n’a pas encore saisi, les détails, et arrivé en bout de piste 16, repeat. Cette fois pour faire le tour des productions, gérées par un cercle très fermé de producteurs de la maison TDE (comme Sounwave et Tae Beast), de musiciens hyper-talentueux et autres artistes les plus doués de leur génération. C’est déjà le choc des générations sur le premier morceau, quand le père de P-Funk George Clinton prête sa voix sur un instrumental co-signé par Flying Lotus. La musique Funk retrouve le vent en poupe ces mois-ci et quelle soit ‘P’ ou ‘G’, elle imprègne chaque recoin de l’album. To Pimp a Butterfly demeure un album de rap californien avant tout, il en possède les gènes. Il y en a sur « King Kunta« , à travers de sample de DJ Quik (tiré de « Get Nikked » de Mausberg) jusque « i » avec ce riff emprunté aux Isley Brothers (samplé pour la première fois en 89 par les Beastie Boys sur « B-Boy bouillabaisse« ).

Pas de gangsta-rap, ni de trap. Kendrick Lamar s’est entouré d’une équipe de musiciens et chanteurs qui savent admirablement expérimenter les mélanges entre Nu soul et musique Hip-Hop, à savoir Terrace Martin (dont le saxophone est quasi omniprésent sur l’album), Stephen « Thundercat » Bruner qui donne de la basse et sa voix, Taz Arnold des Sa-Ra Creative Partners (Talib Kweli, John Legend, Erykah Badu, Pharoahe Monch…), Bilal, Anna Wise, James Fauntleroy et même Robert Glasper qui illumine l’outro de « Blacker the Berry« . C’est cet orchestre idéal, de noms qui se connaissent mutuellement dans le milieu, qui apporte ces savoureuses saveurs de nu soul et jazz à To Pimp a Butterfly. On retrouve même de l’afro-beat sur l’outro de « Momma« , c’est à se demander si on navigue toujours dans le symbolisme.

Et Dr Dre ? Son nom n’apparaît qu’en tant que producteur exécutif, et sa voix sur « Wesley’s Theory« . Tous les titres sont pratiquement mixés par Ali. Les rumeurs racontent qu’il se cache sous l’alias DragonLove (crédité sur « How Much Cost a Dollar » et le très agréable « You Ain’t Gotta Lie« ), et c’est le producteur Sounwave qui l’aurait sous-entendu sur Twitter. Il faut avouer que le beat de « How Much Cost a Dollar » a mis la puce à l’oreille, on perçoit clairement la signature du docteur. Pourquoi utiliser un autre surnom ? Pour éviter les critiques ? Et puis pourquoi pas, après tout d’autres grands artistes l’ont fait, notamment Stevie Wonder qui avait employé le surnom El Toro Negro sur Perfect Angel de Minnie Ripperton. Le seul super-producteur qui participe à l’album n’est autre que Pharrell Williams (« Alright« ), tout l’inverse de Knxwledge, un artisan du hip-hop alternatif mais pas moins réputé. Et le légendaire Pete Rock est bel et bien impliqué, il s’occupe des scratches sur « Complexion« . Kendrick Lamar est le directeur artistique à bord, c’est écrit d’ailleurs.

 

En faisant la synthèse de To Pimp a Butterfly, musicale comme thématique, cet album s’intègre dans la lignée d’oeuvres nu soul très pro-Black dans l’âme, récentes comme Black Messiah de D’Angelo, undun des Roots, les deux volets New AmErykah d’Erykah Badu, comme lointaines, on pense à Like Water for Chocolate de Common ou encore Me Against the World de 2Pac, album qui fête ses 20 ans ce mois de Mars 2015. Ce ne sera pas nécessairement le meilleur des albums rap des mois passés ou à venir, mais sûrement le plus important, suffisamment pour remporter un Grammy Award l’an prochain. Si cela n’arrive pas, je mange mon chapeau.

Rapsody « Beauty and the Beast » [EP] @@@@½


La meilleure kickeuse du moment (si si) nous fait l’honneur d’un super EP, Beauty and The Beast. Ce titre est une confirmation: Rapsody est à la fois belle et une bête au mic. Pas de featuring, la Soul Council à la prod, juste ça, du talent à l’état pur.

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Diamond D « The Diam Piece » @@@


Diamond D est en quelque sorte le ‘D’ du légendaire crew new-yorkais des D.I.T.C. (‘Diggin in the Crates’ pour les non-connoisseurs), un collectif qui, durant la seconde moitié des années 90 jusqu’en 2000 où est paru leur album éponyme, rassemblait des légendes telles que Big L (RIP), Fat Joe, Showbiz & Andre the Giant, O.C. et les producteurs Lord Finesse, Buckwild et donc Diamond D.

Le groupe a bien tenté une percée huit ans plus tard avec The Movement, malheureusement l’aspect légendaire appartenait déjà au passé, le D.I.T.C. n’est pas une institution comme le Wu-Tang. Les membres (Fat Joe évidemment, Diamond D,…) avaient cependant plus d’écho sur leurs projets solos ou en binôme (Buckwild avec Celph Titled, Oasis d’A.G. & O.C.). Diamond D, quant à lui, est revenu pour la rentrée 2014 avec The Diam Piece, un album suspendu en ce temps où le rap était respecté pour le fond et la forme.

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Dilated Peoples « Directors of Photography » [deluxe edition] @@@@


Huit ans qu’un de nos groupes de rap favori n’avait pas publié d’album, cela commençait à faire sérieusement long. Depuis 2006 et leur dernier album en major 20/20, les membres des Dilated Peoples ont entamé des carrières en solo avec plus ou moins de succès, celle d’Evidence ayant connu un grand intérêt. EV aillant sorti plusieurs projets chez le label indie hip-hop Rhymesayers (son album Cats & Dogs et Lord Steppington avec Alchemist), il rameute ses deux vieux amis DJ Babu et Rakaa Iriscience pour un cinquième album synonyme de maturité.

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9th Wonder presents: « Jamla is the Squad » @@@½


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Pile au moment où l’on se demandait pourquoi Jamla Records, le label de 9th Wonder, connaissait une baisse d’activité, que PAF, une compilation au nom fédérateur tombe à pic : Jamla is the Squad. Toute son équipe de rappeurs, chanteurs et producteurs, et aussi les amis du producteur, sont là.

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L’Orange & Stik Figa « The City under the City » @@@@½


A notre droite, Stik Figa, un MC originaire de Memphis qui commence à faire son trou chez Mello Music Group; à notre gauche, L’Orange, un beatmaker féru de Soul Music que nous arrive de Caroline du Nord (non il n’est pas français contrairement à ce que son nom indique) et qui sorti plusieurs pépites, dont un premier album The Mad Writer paru chez Jakarta Records. Et voilà que le destin les a réunis tous les deux sur un album commun, The City under The City. Le destin fait bien les choses.

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