Archives du mot-clé Hi-Tek

Hodgy « Fireplace: TheNotTheOtherSide » @@@@


Que reste-t-il des Odd Future le groupe ? En 2010 c’était le collectif à suivre absolument avec leurs titres fracassants « Sandwitches » et « Radical« , cette bande de post-ados anti-conformistes et que l’on comparait facilement au Wu-Tang. Aujourd’hui quasi démantelé, cela n’est plus qu’un souvenir joyeusement cauchemardesque, n’en reste plus qu’un label, une marque de fringue Golf Wang (lancée par Tyler), et des membres ou groupes qui s’éloignent par la force des choses. Cette année on a eu l’opportunité d’écouter les débuts en solo de Domo Genesis et maintenant Hodgy (sans le Beats) avec cet album au titre un poil insolite, Fireplace: TheNotTheOtherSide. 

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J Dilla « The Diary » @@@


Comme pour Pimp C, le label Mass Appeal nous offre l’occasion d’avoir en possession (encore) un nouvel album posthume de J Dilla dix ans après sa disparition. À ce rythme-là, il a déjà doublé 2Pac si on compte depuis Jay Love Japan en 2007 puisque The Shining était conçu de son vivant et Ruff Draft une réédition, sachant que le dernier ouvrage en date était l’album instrumental Dillatronic. Sans parler des productions que pas mal de rappeurs ont pu récupérer, notamment son jeune frères Illa J avec les Yancey Boys. Mais à la différence de Jay Stay Paid et Rebirth of Detroit, The Diary n’est autre que l’édition d’un opus solo qui devait sortir autour de 2002-2003 chez MCA Records, Pay Jay.

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Anderson .Paak « Malibu » @@@@½


Deux voies s’offrent à vous pour la chronique de Malibu d’Anderson .Paak :

lire l’article de @evidji pour Now Playing Mag dans laquelle j’ai rédigé la présentation du chanteur ;
– ou démarrer directement ma  review en cliquant sur le lien ci-dessous vous invitant à en savoir plus.

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Talib Kweli, 9th Wonder « Indie 500 » @@@½


Un rappeur engagé et réputé de New-York, plus un producteur extrêmement apprécié, un projet commun ambitieux rassemblant pas mal de figures de rap underground, le tout emballé dans un très chouette artwork (pour ceux qui aiment le sport automobile), voilà l’alléchante fiche descriptive d’Indie 500.

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Diamond D « The Diam Piece » @@@


Diamond D est en quelque sorte le ‘D’ du légendaire crew new-yorkais des D.I.T.C. (‘Diggin in the Crates’ pour les non-connoisseurs), un collectif qui, durant la seconde moitié des années 90 jusqu’en 2000 où est paru leur album éponyme, rassemblait des légendes telles que Big L (RIP), Fat Joe, Showbiz & Andre the Giant, O.C. et les producteurs Lord Finesse, Buckwild et donc Diamond D.

Le groupe a bien tenté une percée huit ans plus tard avec The Movement, malheureusement l’aspect légendaire appartenait déjà au passé, le D.I.T.C. n’est pas une institution comme le Wu-Tang. Les membres (Fat Joe évidemment, Diamond D,…) avaient cependant plus d’écho sur leurs projets solos ou en binôme (Buckwild avec Celph Titled, Oasis d’A.G. & O.C.). Diamond D, quant à lui, est revenu pour la rentrée 2014 avec The Diam Piece, un album suspendu en ce temps où le rap était respecté pour le fond et la forme.

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Actual Proof « Black Boy Radio (extended airplay) » @@@@


Découverts l’an dernier avec leur mixtape The Talented Teeth puis sur The Wonder Years, le duo Actual Proof passe l’étape du premier album avec brio. Black Boy Radio est le produit de la complémentarité du tandem Enigma/Sundown et The Soul Council, la team de beatmakers de la maison Jamla Records sous la houlette de 9th Wonder.

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Reks « Rhythmatic Eternal King Supreme » @@@@


Reks avait marqué l’année 2008 au fer rouge avec Grey Hairs, un album millésimé qui surpassait même le trop surestimé Politics As Usual de son confrère bostonien Termanology. Revoilà qu’il frappe à nouveau avec l’album ‘acronyme’ R.E.K.S. (pour Rhythmatic Eternal Supreme King) chez ShowOff, structure indépendante du DJ/producteur reconnu Statik Selektah. Protections obligatoires, ses rimes provoquent des ecchymoses. Puis zieutez un coup la liste de producteurs sur la pochette, du béton armé !

> Ecouter R.E.K.S. sur One Mic

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Tha Dogg Pound « 100 Wayz » @@@@


Code 187 dans le 213, le DPG a frappé le 17/8 avec 100 Wayz. Fuck Koch Records, ici le deal c’est DoggyStyle Records que ça se passe. Daz, Young Gotti et toute la clique ont réuni la meute de cabots (RBX, Snoop Dogg, Soopafly…) avec un 7e album qui se veut inspiré de l’Ancien Testament de la Bible Westcoast The Chronic. Death Row, G-Funk, le Dogg Pound était dedans quand la West était à son apogée. Putain ces mecs ont une histoire derrière eux, des classiques, ce sont des légendes urbaines et pas qu’à LA. Et depuis que les deux partenaires se sont réconciliés, ils enchaînent projet sur projet sans relâche en indé. 100 Wayz marque la fin d’une décennie de hauts et de bas pour Kurupt et Daz, avec la volonté de faire briller le soleil californien comme dans les années 90, à l’ancienne.

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Slum Village « Villa Manifesto » @@@@½


Ça a l’air de pas grand chose mais Villa Manifesto LP était à mon avis l’une des cuvées hip-hop les plus importantes et les plus incontournables de 2010. Et ce pour une raison: cet ultime album regroupe toute la famille Slum Village, c’est-à-dire T3, Elzhi, Baatin et J Dilla, puis son jeune frère Illa J et le beatmaker Young RJ.

La famille s’est agrandie depuis le classique Soulquarian Fan-Tas-Tic vol.2 malgré des départs, des remplacements et des décès. Elzhi et les BR Gunna (RJ et Black Milk) sont venus suppléer Dilla respectivement au mic et à la production sur Trinity. Puis Baatin s’est désolidarisé du noyau pendant Detroit Deli et leur LP éponyme car il souffrait de schizophrénie. L’histoire, après, on la connaît, l’hécatombe qu’a vécu les Slum V comme la perte infiniment lourde de J Dilla et celle de Baatin en 2009, année où est sorti l’excellent EP Villa Manifesto qui fait office de prélude à ce long format.

Villa Manifesto n’est pas le testament du groupe de Detroit, c’est la synthèse de leurs expériences, dans la vie comme dans la musique, avec tous les éléments des Slum Village réunis, qu’ils fassent partie de la formation initiale, même les disparus (RIP Baatin et J Dilla), ou qu’ils gravitent autour  d’eux depuis plus de dix ans (Dwele, AB, Illa J, Waajeed…).

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Reflection Eternal: Talib Kweli & Hi-Tek « Revolutions per Minute » @@@@


Entre 1999 et 2001, le label indépendant Rawkus comptait sur le plus beau vivier de nouveaux talents de la scène new-yorkaise. On leur doit la découverte du duo déjantés High & Mighty, les volumes de Sound Bombing, Pharaohe Monch en solo et l’album mythique des Black Star, qui a ensuite débouché sur le classique Black On Both Sides de Mos Def et l’incontournable Train of Thoughts des Reflection Eternal. Cette rencontre magique entre Talib Kweli, le rookie brooklynite le plus en vue de l’époque, et Hi-Tek, producteur prometteur débarqué tout droit de Cincinnati, a fortement contribué à la très belle réussite de Rawkus, alors garnie d’une réputation d’excellence. Ce brillant album apparu à l’aube du troisième millénaire sera pour les deux acteurs le socle de leurs carrières respectives.

L’eau a coulé sous les ponts depuis. Talib est devenu un des MCs les plus respectables du rap game, Hi-Tek a collaboré avec les plus gros poids lourds du milieu et Rawkus a mis la clé sous la porte, avant de renaître en 2006 avec des moyens beaucoup plus modestes. On ne parle même plus de rap conscient ou de backpackers. Le hip-hop a beaucoup changé en une décennie. Alors ça fait beaucoup de bien d’entendre dire que Talib et Hi-Tek se réunissent pour reformer les Reflection Eternal, c’est une excellente nouvelle. Une question demeure : est-ce que l’alchimie opère toujours dix ans après? Réponse avec Revolutions per Minute.

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The Game « LAX » @@@@


Grâce à Doctor’s Advocate, The Game a prouvé à la face du monde qu’il ne devait pas son talent qu’à son recruteur Dr Dre et les refrains de 50 Cent, mais qu’il demeurait bel et bien le nouvel émissaire de la Westcoast. C’est en lui seul qu’il a puisé les ressources pour tenir le coup dans le rap game, au fait que les gens l’ont enfin accepté comme un vrai MC à part entière – qui sait en plus très bien choisir lui-même ses producteurs -, voguant bien au-delà de sa simple réputation de Bloods originaire de Compton pris sous l’aile du bon docteur en 2004 alors qu’il savait tout juste rapper. Avec le temps, Chuck Taylor (son autre alias) s’est aussi assagi, il attise moins la controverse. L’avez-vous entendu assener un diss ces derniers mois, hormis une pique envers les G Unit placée dans une interview ? Comme quoi, sa campagne G Unot a fait son effet, tout comme le buzz autour d’une possible collaboration avec Dr Dre sur The D.O.C., devenu LAX (le nom de l’aéroport international de Los Angeles), annoncé comme étant son dernier album solo… Info ou intox ? Le mystère demeure, mais le MC de Compton est notoirement une girouette de nature…

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Hi-Tek « Hi-Teknology 3 » @@@


Hi-Tek 3Hi-Teknology 2 avait marqué un léger tournant dans la carrière de Hi-Tek (à ne pas confondre avec notre Hi Tekk national, moitié de La Caution), dévoilant le nouveau stade de son évolution en tant que producteur et affirmer sa notoriété d’après la foule d’invités conviés sur ce projet d’envergure (à l’échelle indépendante). Un an après ce retour, pour battre le fer tant qu’il est chaud comme dit le dicton, il enchaîne direct avec Hi-Teknology 3 sous-titré ‘Underground’, un 3e volet passé quasi inaperçu dans l’Hexagone. Et pour cause, l’album n’a été distribué qu’en Angleterre, a été peu promotionné par Babygrande et n’a pas pleinement convaincu les critiques hip-hop américains. En lisant les reviews, je baignais dans l’incompréhension, je me demandais comment après avoir confectionné un remarquable second opus, il ait pu décevoir tant. Comme on n’est jamais mieux servi par soi-même, je suis allé chercher ma réponse. 

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Styles P « Super Gangster (Extraordinary Gentleman) » @@1/2


Le délai de sortie moult fois rallongé de Time Is Money (près d’un an après son annonce) n’a pas permis à cet album de chatouiller les six chiffres chez Nielsen-Soundscan, la maison de comptabilité de l’ogre Interscope. Voyez-là l’exemple type de la technique de licenciement du grand manitou Jimmy Iovine (l’équivalent américain de Pascal Nègre et Laurent Bouneau en une personne) et son conseiller artistique 50 Cent. Tant pis, comme son confrère Sheek Louch, il aborde une carrière en indépendant chez l’indépendant Koch Records avec à la clé un 3e album au titre vendeur, Super Gangster (Extraordinary Gentleman), évoquant une suite logique de son premier album nommé A Gangster and a Gentleman. Est-ce le cas du contenu ? Vous le saurez soit en l’écoutant, soit en lisant prudemment les lignes qui vont suivre.

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Little Brother « Getback » @@@@


‘Jamais deux sans trois’, ‘la troisième c’est la bonne’, ‘trois est un chiffre magique’,…des refrains et des expressions qui reviennent souvent. Pour les Little Brother, ce 3e album a eu tout le contraire de l’effet miséricordieux procuré par la numérologie : les trois frères quittent la compagnie Warner Bros après avoir souffert du boycottage des médias pour The Minstrel Show et du désintéressement de cette major concernant ces problèmes-là. Retour alors à la case ‘indépendant’, avec un autre coup dur : le départ de leur producteur porte-bonheur 9th Wonder. Une séparation pour des raisons artistiques selon les emcees Phonte et Rapper Big Pooh. Néanmoins, ces coups du sort ne sont peut-être ils pas les meilleures choses qui soient arrivées au binôme de MCs ? C’est ce à quoi nous allons répondre…
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Talib Kweli « Ear Drum » @@@@½


Suite à un piratage prématuré, Beautiful Struggle a été accouché dans la douleur par césarienne, des lésions qui ont laissé pas mal de handicaps à sa naissance, notamment un choix stylistique hasardeux qui amorçait une lourde transition entre underground et mainstream. Une période inconfortable pour Talib Kweli et un accueil mitigé qui a provoqué son départ de Rawkus, posant le point-virgule d’une glorieuse décennie pour le prestigieux label. Désormais libéré de toutes contraintes, Talib devient entrepreneur et fonde en 2005 sa propre écurie Blacksmith Ent, en licence sur la major Warner Music. Le commencement de nouvelles aventures pour le MC de Brooklyn, et pour le public l’attente d’un digne filiation à Kwality.

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