Archives du mot-clé Big Boi

Big Boi « BOOMIVERSE » @@@½


Selon les statistiques, BOOMIVERSE est le troisième album solo du Big Boi, même si techniquement on devrait considérer en plus Speakerboxxx en tant que tel. Cela dit, en tout et pour tout, en comptant l’EP collaboratif Big Grams avec Phantogram, il s’agit de son quatrième projet sans Andre 3000, jusque-là vous suivez? Peu importe la théorie, testons le pouvoir d’attraction de ce nouvel objet circulaire créé par la moitié des Outkast.

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Big Boi + Phantogram « Big Grams » [EP] @@@@½


Le second album solo de Big Boi a été déroutant, voire incompris, à défaut d’avoir été considéré comme une oeuvre novatrice. Avec Vicious Lies & Dangerous Rumors, la moitié des Outkast a pris une direction artistique inédite en mettant un pied dans l’électro-pop/rock en travaillant conjointement avec des entités comme Phantogram, Little Dragon ou encore Wavves. Ses collaborations avec les Phantogram (« Objectum Sexuality« , « CPU » et « Lines » avec A$AP Rocky) justement étaient parmi les plus originales et réussies de l’album.

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Run the Jewels (El-P & Killer Mike) [Free LP] @@@@


Souvenez-vous l’été dernier… Killer Mike avait perpétré un assassinat d’une violence rare, aidé de son complice El-P. R.A.P. Music a marqué les esprits au point qu’on rêvait d’un nouvel été avec eux deux commettant un autre attentat. Done. El Producto et le tueur de micro ont enregistré un nouveau projet dix-titres ensemble sous le nom de Run The Jewels. La différence : El-P rappe aussi et c’est totalement foufou. Et dire que ces petites bombes sont distribuées gratuitement par Fool’s Gold Records…

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Big Boi « Vicious Lies and Dangerous Rumors » [Deluxe Edition] @@@@


Même quand il est question d’un album solo d’un membres des Outkast, c’est toujours la même question qui revient: qu’est-ce qu’on va découvrir dans ce nouvel album? Jusqu’où va-t-il nous emmener? Le sujet, Big Boi, avec son troisième opus Vicious Lies and Dangerous Rumors. Les gens n’étaient pas prêts.

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The Game « The R.E.D. Album » @@@


Contrairement à ce que l’on pourrait croire, The RED Album n’est pas qu’une simple allusion à la couleur sang du gang des Bloods dont fait partie Jayceon Taylor alias Game, il s’agit selon lui d’exprimer à nouveau son entier dévouement (‘re-dedication’ en US) à son quartier de Compton.

 L’enregistrement de ce quatrième album a été relativement long, deux années en tout et pour tout pendant lesquelles Game a joué des chaises musicales … Lire la suite de cette chronique sur Now Playing »

Killer Mike « Pl3dge » @@@½


Et de trois. Killer Mike boucle sa trilogie avec Pl3dge, avec le support du label de T.I., Grand Hustle. Une sortie sous de bons auspices pour Mike Bigga, lancée par le single bouncy aux saveurs orientales « Ready Set Go » produit par No I.D. (Kanye West, Common,…), sans parler du remix avec Big Boi des Outkast, avec qui il a enterré la hache de guerre depuis un petit bout de temps.

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Big Boi « Sir Lucious Left Foot : The Son of Chico Dusty » @@@@½


S’ils n’avaient pas rencontré le chemin de Antonio ‘L.A.’ Reid, personne n’aurait connu l’un des meilleurs de groupe de hip-hop du monde : les OutKast. Si Big Boi n’avait pas recroisé le chemin d’Antonio ‘LA’ Reid seize ans après, son album solo n’aurait sans doute pas vu le jour avant un bon bout de temps, ou alors pas sous sa forme actuelle. Une rencontre providentielle.

Lorsque la moitié street des Outkast présente son album chez Jive Records, Sir Lucious Left Foot, son second opus solo (en comptant Speakerboxx qui était complété par l’album jumeau d’Andre 3000 The Love Below), les dirigeants de la maison de disque ne savent pas comment le marketer, car trop original? Frustré par la situation, Big Boi retrouve alors ‘LA’ Reid, l’homme qui avait signé les OutKast sur LaFace Records à leurs jeunes débuts. L’actuel dirigeant d’Island Def Jam écoute le fameux album et propose sans sourciller au rappeur de signer chez Def Jam. Parce que Sir Lucious Left Foot : The Son of Chico Dusty est une bombe atomique.

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Janelle Monae, Suite II And Suite III « The Archandroïd » @@@@@


Je commence par la fin : The Archandroïd de Janelle Monae est l’album le plus fabuleux que j’ai pu écouter en cette fin de décennie. Je suis formel sur cette affirmation. Moi qui pensais que Return of the Ankh de la reine de la Nusoul Erykah Badu serait l’album Soul de l’année 2010, j’ai aussitôt placé ArchAndroïd en tête de liste, de peu. Car Janelle est une artiste tout bonnement phénoménale et incroyable, impératrice d’une musique Soul fusion d’avant-garde.

Découverte par Big Boi alors qu’elle a à peine la vingtaine, Janelle Monae dévoile une partie de son potentiel sur la bande originale du film Idlewild des Outkast, sur la chanson « Call The Law ». Tout le monde était unanime sur le talent dont elle regorgeait, ce morceau est passé dans le radar d’un chercheur de talent justement, P Diddy, qui la signe chez Bad Boy Records. Janelle sort un premier EP en 2007 (réédité été 2008), la Suite I d’une quadrilogie : Metropolis. Les extraits « Sincerely Jane » et « Many Moons » donnent un visage à cette cantatrice exceptionnelle au look furieusement néo-rétro (costume très smart, banane en guise de coiffure…), de surcroît une formidable danseuse. Un succès critique tel qu’elle est embauchée, avec Cee-Lo (Goodie Mob, Gnarls Barkley) entre autre, pour la campagne de pub pour Coca Cola, avec son single « Open Happiness ».

The Archandroïd nous présente la Suite II et III.

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Raheem Devaughn « Love Behind The Melody » @@@@1/2


Raheem DeVaughn, un nom qui revient souvent aux lèvres des véritables amoureux de Rhythm’n Blues. En tout cas pas grâce à de la visibilité purement promotionnelle, mais plutôt grâce à la reconnaissance de ses talents de crooner. Entré dans le monde de la musique en 2002, il gagne en succès d’estime avec son premier album The Love Experience en 2005, les sollicitations allaient crescendo : des artisans hip-hop de Panacea au légendaire DJ Jazzy Jeff (« My Soul Ain’t 4 Sale » sur Return of the Magnificient), puis des refrains sur les albums de Talib Kweli et les UGK durant l’été 2007. Ses quelques apparitions étaient à coup sûr marquantes, créaient l’engouement petit à petit et suggéraient une attente certaine autour d’un album sophomore, que voici, avec ce bienvenu Love Behing The Melody.

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Chris Brown « eXclusive » @@@1/2


Chris BrownOn l’appelait le « nouveau Usher » deux ans auparavant lorsqu’il est apparu comme un jeune premier faisant des débuts fracassants dans le r&b grâce à ses tubes produits par Scott Storch. On était aussi impressionné par les pas de danse de cet adolescent virevoltant dans ses clips et sur scène, son adresse au chant (bien qu’il braillait un peu comme si sa voix n’avait pas complètement fini de muer), ce qui justifiait la comparaison avec Usher. Pour son second album, les communiqués et les papiers ont passé la 6e vitesse en le surnommant « le nouveau Michael Jackson » depuis sa reprise scénique du mythique « Thriller ». Ce jeune garçon dont il est question, vous l’avez deviné, c’est Chris Brown. Attirant dès lors l’intérêt des producteurs les plus tendances, le chanteur fraîchement majeur vient de démontrer avec eXclusive qu’il n’est pas un Nième espoir du r&b mais bel et bien une valeur sûre. 

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DJ Khaled « We The Best » @@@


« DJ KHALEEED !!! WE TAKIN OVER !! WE THE BEEEST !! THIS FOR THE HOOOD !! THIS FOR THE GHETTO !!! LISTENNN ! » Mais putain tu vas la fermer ta putain de gueule !!! Bon sang, il est insupportable ce type, une vraie plaie. On a vite compris que DJ Khaled était un pro de la méthode Coué dans le street-marketing de masse. Et le pire, c’est que ça marche. 

We The Best (Terror Squad/Koch Records) en chiffres : 12 titres seulement avec  l’intro et un skit ‘skippable’ (sans compter les trois bonus iTunes), 24 groupes/MCs et 6 producteurs/team producers différents (dont DJ Khaled). Dans le classement du nombre d’apparitions, ce n’est pas Lil Wayne qui figure en tête de liste (non, sans blague) en en cumulant ‘que’ trois contre cinq pour Rick Ross. À égalité avec Lil Wayne, il y a Trick Daddy, Fat Joe puis les rappeurs présents deux fois, ex-aequo Jadakiss, Birdman et Dre. Côté production, les Cool & Dre produisent quatre morceaux, les Runners deux, comme DJ Khaled dont on se demande à quoi sert ce gros fainéant, à part hurler sur les toutes les pistes de sa compilation (peut-on sincèrement parler d’album ?). La track qui contient le plus de featurings est « Bitch I’m From Dade County » avec sept invités au total, c’est moins que le remix de « I’m So Hood » qui en réunit neuf (!) en rajoutant Big Boi, Ludacris et Busta Rhymes au compteur. Pour en finir avec les chiffres, We The Best s’est écoulé à plus de 350 000 disques aux US (avec un contrat en indépendant, je vous laisse estimer les royalties obtenues), ainsi qu’un disque d’or pour les 500 000 sonneries « We Takin’ Over » téléchargées.

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Diddy « Press Play » @@@½


Diddy sans le P

Press Play,
 ça se passe de commentaire : c’est direct, pas besoin de mode d’emploi. Alors sans discuter, tu ouvres le boîtier bleuté (spéciale la cover), tu mets le CD dans le lecteur CD de ta chaîne Hi Fi, autoradio ou dans ton ordinateur et tu appuies sur le bouton ‘Lecture’. Voilà, tu ne discutes pas et pis tu écoutes, tu kiffes ou tu kiffes pas. Curieusement, P Diddy… pardon, Diddy, ne fait pas dans les concessions pour son 5e et dernier opus officiel (ça compte We Invented The Remix ?), qui initialement devait s’intituler PD5. Au dos de la pochette, on remarquera 19 titres, une foule de VIP et tout le gratin de la production actuelle (hormis Dr Dre et Scott Storch). Critiqué, adulé, détesté, martyrisé, politisé, série télévisée, empire Bad Boy divisé, le Diddy portrayé dans les médias n’est décidément pas le même que le Diddy qui met les deux mains à la poche lorsqu’il s’agit de faire un disque. Facile lorsqu’on est la plus grosse fortune du Hip Hop direz vous.

Chronique originale écrite le 15 Novembre 2006

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Sleepy Brown « Mr. Brown » @@@½


On n’en pouvait plus d’attendre le premier solo de Sleepy Brown depuis son terrible single « I Can’t Wait » sorti il y a bientôt trois ans sur la BO de Barbershop 2. It’s been a long time coming, comme qui dirait. Pourtant le chanteur d’Atlanta a eu le temps de mûrir depuis ses débuts sur le refrain de « Player’s Ball » en 94, le tout premier hit des Outkast dont il se plaît d’être leur troisième homme. Crooner à la voix satinée, en plus producteur au sein des fameux Organized Noise et par défaut membre de la Dungeon Family, on doit à Sleepy Brown des apparitions remarquables et immanquables comme sur « SpootieOttieDopaliscious » des ‘Kast et l’incontournable « The Way You Move », sans compter ses multiples participations aux côtés de l’ami Big Boi sur la bande-originale deIdlewild. Impossible de le louper, et pourtant son essai nommé Mr. Brown (Purple Ribbon Ent./EMI-Virgin) n’a pas su créer l’événement malgré les coups d’éclats de notre gentleman.

Chronique originale écrite le 11 Décembre 2006

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Outkast « Idlewild » [soundtrack] @@@@


‘Speakerboxxx & The Love Below’ a été le double-album de toutes les consécrations, la reconnaissance ultime pour les Outkast dirons-nous : un disque de diamant et le grammy du meilleur album 2004. L’apogée de leur montée en puissance, le respect inconditionnel de tout le Hip Hop et bien plus encore, l’univers des Outkast paraît illimité désormais et a dépassé pour de bon les frontières du rap. Et puis les médias s’en sont mêlés et ont envahi la planète de nos ATLiens, annonçant la séparation duo alors que celui-ci mettait la touche finale à leur film ‘Idlewild’ (qui sort fin d’année en France) et la bande originale dont il est question ici. Dates repoussées, attente, pression, beaucoup de questions, le tout conjugué pour préparer le tapis rouge d’un groupe maintenant légendaire.

Chronique originale écrite le 22 Aout 2006

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Bubba Sparxxx « The Charm » @@@


Le Beat Club a fermé ses portes, problèmes de rentabilité, et le protégé Bubba Sparxxx s’est retrouvé à la rue. L’histoire avait pourtant bien commencé, lorsque ce campagnard s’est lancé dans le rap plutôt que se destiner à sa prometteuse carrière de footballeur américain. Pas simple lorsqu’on est un blanc vivant en Amérique profonde. Découvert au hasard par le célèbre producteur de génie Timbaland, William Mathis de son vrai nom est mis en deux temps trois mouvements sous les feux de la rampe avec les hits « Ugly » et « Lovely », extraits de ‘Dark Days Bright Nights’. Son superbe deuxième solo ‘Deliverance’, toujours produit par Timbo et Organized Noise, mélangeait hip hop et country/blues, et a su insuffler pour de bon un vent de fraîcheur dans le Dirty South avec ce qu’il appelle lui-même New South. Les critiques ont été généralement élogieuses le concernant. Hélas, le chapitre n’a pas pu continuer et une page a été tournée. C’est de fil en aiguille que Big Boi des Outkast, qui venait tout juste d’ouvrir son label Purple Ribbon, le signa et pris la casquette de producteur éxécutif pour ‘The Charm’ (qui devait initialement s’appeller ‘Space Mountain’), le troisième album de Bubba. C’est le début d’une nouvelle aventure qui s’annonçait.

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