Archives pour la catégorie – Trip Hop/ Electro/ Alternatif

Torii Wolf « Flow Riiot » @@@@


Pour être honnête avec vous, jamais je me sera intéressé à Torii Wolf s’il n’y avait pas marqué « produced by DJ Premier » à côté. Pas que je sois fan des récents travaux de Primo, plus trop depuis Cats & Dogs d’Evidence, mais le voir travailler pour une artiste féminine non-hip hop a capté mon attention. Un premier single d’appel justement intitulé « 1st » est sorti début 2016, il a bénéficié ensuite de remixes avec Dilated Peoples et Rapsody pour faire monter la sauce. La découverte est désormais totale avec Flow Riiot.

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Prophets of Rage (éponyme) @@@


Que font d’après vous des anciennes gloires du rap pour s’occuper et faire parler d’eux après trente ans de carrière? He ben un super-groupe de fusion rap/rock pardi ! Après un premier EP The Party’s Over en 2016 pour se déboucher les oreilles, les vieux routiers Chuck D des Public Enemy, B-Real des Cypress Hill et quelques musiciens des Rage Against the Machine unissent leurs forces tel les Expendables sur ce projet éponyme Prophets of Rage, histoire de remettre un peu d’action.

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Calvin Harris « Funk Wav Bounces vol.1 » @@@@


Petit moonwalk pour revenir fin Juin, quand est sortie la meilleure bande-son des vacances estivales 2017. Après Mark Ronson et Bruno Mars, l’écossais Calvin Harris a pris sa planche pour surfer à son tour sur la belle grande vague funk eighties avec un format court groovy à souhait. Et les années 80 ça lui connaît très bien, c’est son créneau comme on a pu le découvrir en 2007 avec le génial I Created Disco. Mieux que ça, Funk Wav Bounces vol.1 s’adresse plus largement aux amoureux de funk, (t)rap et r&b avec un casting impressionnant : Frank Ocean, Pharrell Williams, les migos, Future, Snoop Dogg, John Legend et c’est non exhaustif.

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Gorillaz « Humanz » @@@½


Le 12 Octobre 2015, Jamie Hewlett, illustre illustrateur anglais, annonçait travailler sur l’arrivée prochaine d’un quatrième album studio des Gorillaz pour le courant de l’année suivante, et naturellement, tout le monde a accueilli avec bonheur la nouvelle
comme l’arrivée d’un heureux événement. Bon, les aléas ont fait que la gestation a pris un peu plus de temps que prévu néanmoins il n’a pas été trop tard. Et en cette période morose et désespérante, voire dramatique et douloureuse, un nouvel opus d’un des groupes les plus appréciés de la galaxie pouvait apporter de la couleur, de l’espoir et de la joie dans nos existences désenchantées.

Printemps 2017, Humanz est disponible sur
Terre, malheureusement il ne ménage pas notre frustration.

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Jamiroquai « Automaton » @@@@½


Ça fait un bail, qu’on attendait un album de Jamiroquai, depuis 2010 quand est sorti Rock Dust Light Star. Mais un puta*n d’album de Jamiroquai, ça fait un sacré bail, depuis A Funk Odyssey, c’était en 2001. Depuis les ventes ont décliné, en corrélation avec l’intérêt du public pour ce groupe adulé mais qui peinait à se renouveler. Revenir à l’essence devenait urgent, mais ils ont pris leur temps pour Automaton qui -hourra!- remplit le contrat avec les honneurs. Revue d’un retour en grâce de Jay Kay et son groupe par le grand fan que je suis.

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GoldLink « At What Cost » @@@@


On se doutait bien qu’avec ses très beaux coups d’essais The Gold Complex et After That, We Didn’t Talk (édité par Soulection) que GoldLink allait percer. Avec At What Cost, son premier album en major (Sony), le rappeur de Washington et nouvel artiste préféré de Rick Rubin met plus concrètement un pied dans l’univers physique de l’industrie du disque.

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AllttA (20Syl & Mr J.Medeiros) « The Upper Hand » @@@@½


On ne les compte plus les ‘joint albums’ (ou ‘collab LPs’) tellement c’est devenu habituel dans le rap game. Pourtant ça ne date pas d’hier, il faut regarder ce qu’il se passait déjà autour des années 2000. Un précédent qui vient immédiatement en tête : Method Man & Redman avec Blackout.  D’autres petits labels indépendants ont commencé par après à proposer des projets collaboratifs, exceptionnels à double-titre, comme Jaylib (J Dilla et Madlib), Madvillain (Madlib et MF Doom) ou encore DangerDoom (Danger Mouse et MF Doom). Mais au fur et à mesure que l’industrie musicale mutait vers le numérique…

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Yasiin Bey x Ferrari Sheppard « December 99th » @@½


Pfiouuu… Dans quels démêlés s’est empêtré Mos Def… pardon, Yasiin Bey. Séparé de sa femme Canadienne dont il n’a toujours pas divorcé, a vécu illégalement en Afrique du Sud pendant deux ans avec un visa expiré avant d’être prié de quitter le pays fin 2016 avec interdiction d’y remettre l’orteil, pays qui l’a accusé de quitter le sol avec un faux passeport… Et au milieu de toutes ces affaires peu reluisantes, le rappeur de Brooklyn a annoncé vouloir mettre un terme à sa carrière, alors qu’on attend toujours les fruits de sa signature chez G.O.O.D. Music, sans parler d’une rumeur d’un retour des Black Star en studio. Comme ça. Mais il ne part pas sans rien…

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Kid CuDi « Passion, Pain & Demon Slayin' » @@@½


On avait totalement perdu Kid CuDi. L’amoureux éperdu de Man on the Moon que j’étais n’avait plus que mes yeux et mes oreilles pour le voir s’enfoncer dans des projets de plus en plus abscons et nébuleux, et parallèlement dans une spirale auto-destructrice. Peut-être parce que l’alcool, la drogue, la dépression, bien que ces trois paramètres peuvent s’avérer de puissantes sources de créativité.

Pour sa part, son univers devenait petit à petit aussi inintéressant qu’inquiétant. Mais alors que la sortie de l’album prévu pour Septembre 2016 fut ajourné au Décembre le temps qu’il se remette d’aplombs dans un hôpital psychiatrique, une lueur d’espoir est réapparue avec Passion, Pain & Demon Slayin’.

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Union Analogtronics x Blu « Cheetah in the City » @@@@½


Cela faisait des mois, bien avant le vidéoclip de « L.A. Counting« , que nous étions dans la confidence à propos d’un album collaboratif entre le duo de producteurs parisiens Union Analogtronics et Blu, MC indépendant très respecté en provenance de Los Angeles. Sans plus d’information jusqu’alors, il n’y avait que notre imagination qui nous chuchotait la promesse d’un résultat à la hauteur. Et il l’est.

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Wax Tailor « By Any Beats Necessary » @@@½


On a toujours du temps devant soi pour écouter un album de Wax Tailor, surtout quand il est taillé pour la route. Pour By Any Beats Necessary, le français part en road trip-hop à la rencontre de nombreuses personnalités, de Saint Germain en Laye à New-York pour finir dans le lointain Western. Cette sortie marque le point de départ d’une tournée européenne et américaine qui se ponctuera le 30 Mars 2017 au Zenith de Paris.

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Mick Jenkins « The Healing Component » @@@@½


Anciennement surnommé Mickalas Cage, cet artiste originaire de Chicago a gagné en notoriété grâce à des essais digitaux qui ont fait leur chemin jusqu’aux oreilles de la presse web spécialisée, certes de manière moins spectaculaire que Chance the Rapper, mais suffisamment pour nous inviter à la découvrir puis le conseiller à notre tour. Beaucoup d’entre vous ont pu se pencher sur son cas avec sa brillante mixtape Water[S] puis dans un style relativement différent l’EP Wave[S]. Son intellect, son aura, sa voix, ses métaphores, ses goûts musicaux forment un puzzle complexe tout à fait fascinant et unique. Conclusion de ce parcours de quatre ans en totale indépendance, Mick Jenkins rejoint Joey Badass, Smoke DZA et Big K.R.I.T. chez Cinematic Music Group, afin de livrer ce premier effort solo très attendu.

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Mndsgn « Body Wash » @@@@½


Imaginez le soleil rasant irradier une pièce en fin de soirée et voir cette lumière s’atténuer avec la nuit couvrant le ciel de milliers d’étoiles, laissant petit à petit place dans cette même pièce à des lumières artificielles bleutées de préférence. Maintenez que vous visualisez cet espace-temps, il ne manque plus qu’à se confiner dans une ambiance lounge et intimiste, il suffit d’appuyer sur le bouton ‘lecture’ et partez avec Body Wash de Mndsgn en aventure dans son monde funk-o-smique en lo-fi.

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Banks & Steelz « Anything but Words » @@@@


À gauche, la chanteur Paul Banks d’Interpol; à droite, RZA a/k/a Bobby Digital a/k/a Bobby Steels. D’où le nom de Banks & Steelz, rien à voir avec une agence de notation. Cette première collaboration anglo-américaine entre deux artistes aux univers distincts abouti à cet album Anything but Words édité par la compagnie Warner. Pour connaître le pourquoi du comment, il suffit de mettre la lecture en route.

Sans introduction préalable, « Giant«  est la tribune idéale pour notre architecte suprême du Wu-Tang pour crier son amour pour New-York et le hip hop avec un flow bien loin de ses coutumes, mais toujours avec sa voix qui déraille à travers les émotions. Il est vrai que RZA est iconique de par son statut producteur parmi les plus influents de la musique rap, en ayant également mis un pied dans la monde du cinéma. Cette rencontre avec Paul Bankspermet de redécouvrir qu’il est également un mec qui rappe avec ses tripes et ses connexions neuronales, avec passion, avec la verve d’un type affamé. Les instrumentaux hybrides sont ici moins banals que des cross-over rap/rock, grâce à ses nombreuses sonorités électro intéressantes et qui chatouillent les tympans. Le membre d’Interpol semble être l’homme providentiel sur le chemin de l’abbé RZA. Ses capacités d’adaptation sont stupéfiantes, intégrant de la bonne manière les éléments caractéristiques dérivés du Wu comme sur « Can’t Hardly Feel » ou bien sur la partie rap de Method Man et Masta Killa sur « Point of View ». Son apport sur les refrains semble également indéniable.

Anything But Words justifie son existence par son contenu et pour son contenu, non pas par une quelconque intention opportuniste ou calculée. Le hasard oui, ou sur un plan plus scientifique, cette probabilité statistique infime que deux entités puissent se rencontrer sans aucune intervention extérieure et s’assembler quasi parfaitement durant un temps donné dans un espace où chaque caractéristique constitutive des artistes peuvent co-exister en une singularité, comme deux molécules déjà complexes que rien ne prédisposait à se lier en une molécule inédite. Comme le dit RZA sur le morceau-titre, « I write songs for fun, not for salary ». Et bien que ses albums solos sous divers alias ont été chacun des semi-échecs, il se vante tout de même de ses murs couverts de disques de platine, récompenses pour sa contribution significative à la culture hip hop, sans qu’on ait quelque chose à lui redire sur ce point. Contradictoire me direz-vous, mais qui nous interroge sur pourquoi chacun des Banks & Steelz prendrait-il un risque artistique avec ce voyage vers l’inconnu ? Au fond, vous connaissez la réponse et elle n’est pas si énigmatique : vouloir laisser sa marque dans la musique et si possible de manière désintéressée, le succès n’étant pas un objectif.

Appartement à la classe des génies incompris (voire incompréhensible bien souvent), RZA débite avec son flow brut quelques de ses fameuses formules alambiquées usant de termes biologiques, mathématiques et physiques, comme s’il avait écrit une thèse en méta-physique bouddhiste de la biochimie quantique et fantaisiste. « Conceal » et « Sword in the Stone » en sont de bons tableaux. Il arrive heureusement qu’il soit compris des humains gamma et delta (si vous avez lu Le Meilleur des Mondes) quand il se charge positivement d’égotrips ou de sujets plus terrestres. Les paroles de Paul Banks ont plus ce pouvoir de rassemblement, ainsi que les divers invités qui composent ce disque, comme Florence Welch sans ses machines (sur « Wild Season »), Method Man qu’on a décrit plus haut, l’indescriptible Kool Keith ou encore Ghostface Killah qui énergise « Love and War ». Musicalement, la stabilité de la cohésion de leurs univers est exemplaire, avec des chansons qui mériteraient d’être accessibles au monde comme « Ana Electronic«  et « Gonna Make It«  dont la mélodie électronique fait penser à ces documentaires sur le cosmos.

Tout scepticisme s’efface morceau après morceau pour laisser place à une forme d’admiration. Il ressort de Anything But Words une alchimie ‘Wu-Interpol’ inattendue et dont l’émulsion met parfaitement en valeur chacun des protagonistes. La magie de science s’applique à la musique, preuve en est. À classer à côté de l’excellent Big Grams de Big Boi et Phantogram.

 

DJ Shadow « The Mountain Will Fall » @@@@


L’ombre de DJ Shadow réapparaît cette année avec une cinquième oeuvre, The Mountain Will Fall, vingt ans après le gigantesque monument qu’est Endtroducing. Pendant très longtemps, cet opus majeur a occulté les qualités des albums qui  lui ont succédé, à trop chercher la comparaison, parce que ce disque était trop grand, parce qu’il n’est jamais sorti de nos têtes. Mais on s’est fait une raison, il ne recréera jamais une suite à ce classique ou un quelque chose qui s’en rapproche. Curieusement, c’est maintenant qu’il retrouve de son inspiration avec The Moutain Will Fall.

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