Archives du mot-clé Travi$ Scott

« Fast & Furious 8 – The Fate of the Furious : The Album » @½


Depuis le film 2 Fast 2 Furious, c’est devenu une tradition pour moi d’écouter les bandes originales de la saga Fast & Furious. Pas forcément de tous les commenter ou les chroniquer, c’est bêtement histoire de profiter de quelques exclusivités rap. La BO de 2F2F justement était laissée entre les mains de Ludacris et ses Disturbing Tha Peace, le souvenir était sympa (bien que le film réalisé par John Singleton soit le plus faiblard de cette série cinématographique), puis il y a eu le 3e volet Tokyo Drift, avec son remix de DJ Shadow et les Teriyaki Boys produit par les Neptunes, le 4e toujours avec les Neptunes et Pitbull, puis ceux d’après n’ont pas spécialement constitué d’intérêts majeurs à cause des infections d’EDM, même le Furious 7 avec l’énorme carton « See You Again » qui pleurait la disparition brutale de Paul Walker, passager dans un accident de la route (un vrai).

Lire la suite « Fast & Furious 8 – The Fate of the Furious : The Album » @½

migos « C U L T U R E » @@@½


« Raindrop, droptop », vous connaissez déjà le refrain (yea). « Bad & Boujee » (‘boujee’ pour ‘bourgeois’, pas la bougie), single platine, Offset couplet/refrain de l’année, alors qu’on est qu’au début d’année (yea). Childish Gambino, merci pour la pub (YEA).

Nouveau phénomène (/*fait un dab*/), des phénomènes d’Atlanta, le trio Quavo, Offset et Takeoff, jeunes, Noirs et riches. migos, groupe influent, trap stars, trap music, dans la culture (SKUR SKUR).

Lire la suite migos « C U L T U R E » @@@½

Kid CuDi « Passion, Pain & Demon Slayin' » @@@½


On avait totalement perdu Kid CuDi. L’amoureux éperdu de Man on the Moon que j’étais n’avait plus que mes yeux et mes oreilles pour le voir s’enfoncer dans des projets de plus en plus abscons et nébuleux, et parallèlement dans une spirale auto-destructrice. Peut-être parce que l’alcool, la drogue, la dépression, bien que ces trois paramètres peuvent s’avérer de puissantes sources de créativité.

Pour sa part, son univers devenait petit à petit aussi inintéressant qu’inquiétant. Mais alors que la sortie de l’album prévu pour Septembre 2016 fut ajourné au Décembre le temps qu’il se remette d’aplombs dans un hôpital psychiatrique, une lueur d’espoir est réapparue avec Passion, Pain & Demon Slayin’.

Lire la suite Kid CuDi « Passion, Pain & Demon Slayin’ » @@@½

Ty Dolla $ign « Campaign » [mixtape] @@@½


Il y a les albums digitaux gratuits… et les mixtapes digitales payantes. Ce n’est pas un concept nouveau, la vente de mixtapes existe depuis sa création sur format K7 dans les années 80. Seulement, depuis que les pays industrialisés ont démocratisé Internet dans les foyers, le support physique a été naturellement supplanté, sans être voué à disparaître, parce cela nécessitait de copier des cassettes, presser des vinyles ou graver des CDs (investissement matériel et temporel), que ça prenait de la place pour stocker, etc… Pour les producteurs de mixtapes, que ce soient des DJs ou des rappeurs, simplement convertir ses oeuvres en mp3 sur un site ou une plateforme accessible à tous, que ce soit de téléchargement ou de streaming, c’est devenu tout bénef, d’autant plus que ce marché parallèle était à l’époque trop limité géographiquement, alors passer de l’échelle locale (ville) à partout sur la planète où l’on peut taper « www »…

De nombreux rêves allaient se concrétiser à condition de sortir de la mêlée, comme toujours dans le rap, car avec la dématérialisation de la musique conjugué à l’avènement du home-studio, n’importe qui peut techniquement faire parler de lui. Conséquence, le nombre de mixtapes a explosé exponentiellement sur le Net et le marché est devenu over-saturé. Pour sortir la tête de l’eau dans cet océan, il faut y croire et avoir un coup de main providentiel, par un autre rappeur confirmé, un producteur avisé, un blog/site spé… Dans le fond, rien n’a vraiment changé, chacun veut se battre pour devenir populaire par tous les moyens possibles, juste que les paramètres ont changé : plus de facilité et rapidité de création, mais une compétition proportionnellement plus féroce.

Dès lors que les artistes hip-hop/rap se sont mis à privilégier le format numérique pour faire connaître leur musique partout dans le monde, phénomène qui s’est généralisé vers la fin des années 2000, pour nous, les auditeurs accolés nos ordinateurs, iPod ou smartphones, confortablement habitué au téléchargement gratuit, c’était cadeau puisque ça ne coutait rien de découvrir de nouvelles choses. À vrai dire depuis Napster, Kazaa, Emule, Mediafire, Wetransfer et compagnie. Sauf qu’il y a quinze ans la première « génération digitale » était considérée comme de vilains pirates, traitée de voleurs par des gens trop vite doublés par la vitesse de cette musique numérique et incapable de s’y adapter. Le fait que des artistes en herbe, ou parfois même des poids lourds -qui entre nous faisait partie de cette génération de consommateurs hors-la-loi- ont saisi l’intérêt de faire parvenir des projets gratuits, que ce soit des mixtapes ou mieux, des albums (Dom Kennedy, Nipsey Hussle, 50 Cent et Run The Jewels restent de très bons exemples), quitte à ne savoir plus quoi écouter tellement c’est inondé, un verrou a comme sauté. Légal et pas besoin de voir débiter un compte en banque souvent dans le rouge à la fin du mois, et profitable pour l’artiste ou le groupe en terme de notoriété et de buzz.

2016, la norme est au streaming, vive la musique en libre accès. Mais si vous voulez vous procurer un album, ça ne change pas il faut sortir les $$$ et vous avez le choix entre iTunes & Cie, le CD, le vinyle… Pareil pour certaines catégories de mixtapes « haut de gamme », redevenues ‘payantes’. Et ça peut être agaçant, comme devoir payer une taxe après avoir profité d’une exonération. Nous revoilà a point de départ de ce petit laïus, c’était pour introduire cette nouvelle mixtape de Ty Dolla $ign, Campaign, qui arrive en plein affrontement entre Trump et Hillary Clinton, mais cette campagne-là n’a rien à voir avec la politique.

Lire la suite Ty Dolla $ign « Campaign » [mixtape] @@@½

Travi$ Scott « Birds in the Trap sing Brian McKnight » @@@½


« Rodeo est la bonne surprise de la rentrée 2015, mais on ne sait quoi penser de ce Travi$ Scott. Il laisse cette impression d’être le gars qui était là au bon endroit, au bon moment, avec le bon entourage. Sa mixture tient la route jusque que sur la Westside, perché entre fastlife et highlife. » Telle était la conclusion de ma chronique de Rodeo sorti l’an passé, un premier album hyper bien produit (surfait?) grâce à un Mike Dean déterminant. À peine le temps de digérer ce premier opus que Travis remet ça avec Bird in the Trap sing Brian McKnight, n°1 aux US la semaine de sa sortie.

Lire la suite Travi$ Scott « Birds in the Trap sing Brian McKnight » @@@½

DJ Khaled « Major Key » @@@


Plutôt de faire des copier-coller depuis 4-5 albums déjà, parce que sa liste de contacts ne s’est jamais vraiment renouvelée, DJ Khaled a trouvé un hobby super chouette : devenir le roi de Snapchat. Entre séquences  ridicules et surréalistes assimilées à du second degré involontaires et conseils positifs comme touchants, notre patapouf préféré est devenue une sorte de JCVD du rap game. Ses clefs du bonheur et du succès sont devenus des gif, des memes, cultes. Et sa méthode Coué a visiblement bien fonctionné puisque Roc Nation le manage désormais et lui ouvre la clef des champs, en réalité augmenté comme sur la pochette. Son meilleur effort de gestion depuis Listenn… The Album et We The Best.

Lire la suite DJ Khaled « Major Key » @@@

Puff Daddy « MMM » @@@½


Qu’on aime ou qu’on aime le détester, Sean Combs alias Puff Daddy a/k/a P Diddy est un grand magnat de la culture hip-hop et s’il devait être représenté sur l’échiquier du rap game, il aurait été réélu maire de New York. L’entrepreneur workaholic classy et boss d’un empire qui le classe parmi les plus hautes classes aux Etats-Unis avait décidé de réactiver sa carrière de rappeur en travaillant sur deux projets à la fois, MMM, grâcieusement offert comme cadeau pour son 46e anniversaire, et No Way Out 2, « la suite de » dont je reparlerai en temps voulu.

Lire la suite Puff Daddy « MMM » @@@½

Travi$ Scott « Rodeo » @@@½


Qui est Travi$ Scott? Le nouveau boyfriend temporaire de Rihanna que l’on peut voir avec elle sur la campagne Puma. Gros raccourci je l’accorde, surtout qu’ils ont démenti l’info. Maintenant que j’ai votre attention, regardons brièvement son CV. Ce rappeur-producteur originaire de Houston est entré dans le giron de Kanye West qui l’a intégré dans sa branche Very GOOD Beats alors qu’il préparait Cruel Summer. Travis voit la vague se former et se lance avec sa mixtape Owl Pharaoh et voit son nom crédité sur des projets GOOD Music dont le fameux Yeezus en 2013.

Lire la suite sur Now Playing Mag ->

Drake « If You’re Reading This It’s Too Late » @@@½


Ce qui est fait est fait : If You’re Reading This It’s Too Late de Drake est devenu en quelques jours à peine presque disque d’or et l’album le plus relayé sur l’appli Spotify. Ce « projet » est sorti comme d’une pochette surprise dans la nuit du 12 au 13 Février (un vendredi…). Une surprise? Pas tout à fait, cela faisait plusieurs semaines que les rumeurs d’une mixtape de Drake s’était répandue sur le Net, avec une sortie prévue pour le début d’année.

Lire la suite Drake « If You’re Reading This It’s Too Late » @@@½

Big Sean « Hall of Fame » (deluxe edition) @@


Finally Famous, le premier album de Big Sean, j’en avais conclu qu’il était léger, pas désagréable, ni fameux, avec pour note un gentil @@@ sans trop entrer dans les détails… Est-ce que le rappeur de Detroit signé chez G.O.O.D. Music a progressé sur ce Hall of Fame ? Nan, c’est carrément l’inverse. Et il s’étonne qu’on ne le considère pas comme un top rappeur? Laissez-moi rire!

Lire la suite Big Sean « Hall of Fame » (deluxe edition) @@

John Legend « Love in the Future » @@@@


John Stephens n’avait pas publié d’album solo depuis cinq ans, ça commençait sérieusement à faire long. A 34 ans, le chanteur signé chez G.O.O.D. Music a pris son temps pour écrire de nouvelles chansons et les habiller d’une musique soul plus classique dans le style, comme semble le décrire la pochette arborant des oeillets rouges en toute sobriété, sans perdre son préfixe « néo ». Avec Love in the Future, John Legend a gagné en sagesse.

Lire la suite John Legend « Love in the Future » @@@@

Jay Z « Magna Carta… Holy Grail » @@@½


Magna Carta… Holy Grail, 12e album solo du rappeur multi-platine/millionnaire Jay Z, 12e numéro 1 au Billboard US. Cela se passe de commentaire.

Lire la suite sur Now Playing Mag →

Wale « The Gifted » @@@


Olubowale Akintimehin dit Wale n’est plus le rappeur de Washington backpack sur les bords que l’on a connu autrefois aux côtés des 9th Wonder, Mark Ronson ou les Roots. Son second album Ambition nous l’a bien fait comprendre, cette fois il enfonce le clou avec The Gifted sorti au début de l’été chez Maybach Music Group.

Lire la suite Wale « The Gifted » @@@

Kanye West « Yeezus » @@@@


Celui qui pour beaucoup a été considéré comme un messie du rap à ses débuts en 2004 nous présente sa nouvelle « création », sa sixième si on ne compte pas Cruel Summer, Yeezus. Et c’est devenu une habitude avec chaque nouvelle sortie de Kanye West, les vagues de débats passionnés, des articles de presse plus ou moins bien renseignés, tout ces éléments médiatiques qui font que l’un des rappeurs/producteurs les plus influents de ces dernières années devient le centre du monde, en bien, ou en mal.

Lire la suite sur Now Playing Mag →

G.O.O.D. Music « Cruel Summer » @@½


Tout le monde le sait, du moins tout le monde le saura maintenant, G.O.O.D. Music (G.O.O.D. pour ‘Gettin’ Out Our Dreams’) est le label de la diva superstar du rap Kanye West a/k/a Louis Vuitton Don, le mec qui invente toutes les semaines une nouvelle façon de se fringuer (avec un budget de 1000 euros minimum). Il fut fondé la même année que la sortie de son premier album The College Dropout, soit l’an de grâce 2004, et a permis l’émergence d’artistes comme Consequence, John Legend, Kid CuDi et Big Sean. Kanye y a également signé Common, le MC le plus emblématique de Chicago qui a longtemps collaboré avec son mentor No I.D., Mos Def et Pusha T, la moitié des Clipse.

Les années et les albums passent, l’idée d’une compilation fait son chemin, d’abord par des spéculations, des rumeurs, puis des informations au compte-goutte plus ou moins officielles, via la presse ou les artistes eux-mêmes participants à ce projet. Surprise lors du Festival de Cannes 2012, Kanye présente son court-métrage Cruel Summer, et dont il n’y a eu que de faibles échos. Ce film jamais diffusé auprès des petites gens que nous sommes est le point de départ du buzz autour de cette fameuse compilation, qui aura connu de nombreux reports et dont le mystère fut bien gardé jusqu’au bout. Ses singles promotionnels (« Mercy« , « New God Flow« , « Don’t Like remix« …) ont attisé notre curiosité, quelques infos comme l’implication du producteur prodige Hit-Boy et le fait que Kanye a finalisé l’album à Hawaï. Quel mystère insoutenable dites donc! Tout comme l’écoute et la large déception qui m’attendaient…

La déesse aux gros lolos qui orne la pochette a l’air de me dire que je vais me faire baiser. D’un certain point de vue, c’est le cas. Chronique cruelle de ce début d’Automne pourrait-on ainsi dire.

Lire la suite G.O.O.D. Music « Cruel Summer » @@½