Archives du mot-clé Travi$ Scott

TDE « Black Panther : The Album » @@@@


Black Panther est assurément le gros carton cinéma de ce premier trimestre 2018 et il fallait un album qui puisse culminer dans les mêmes sphères que le film Marvel et tout ce qu’il représente. Si l’annonce de la prise en charge de ce projet par le label Top Dawg Entertainment s’est faite en tout début d’année, les travaux étaient déjà à un stade bien avancé puisqu’au mois d’août dernier, 50% du job était déjà fait, alors que l’équipe était en tournée pour défendre DAMN. C’est Ryan Coogler, le réalisateur de Black Panther, qui a approché Kendrick Lamar pour la confection de l’album du film. Meilleur choix pour les combats qu’il mène au sein de la culture hip-hop et son talent immense, Kung-fu Kenny redevenu King Kendrick a totalement rempli le contrat.

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migos « CULTURE II » @@½


Profitant d’un alignement des planètes favorable, les migos ont dominé l’année 2017 qui avait débuté avec la sortie de leur album CULTURE propulsée par leur single hautement addictif « Bad and Boujee« . 364 jours plus tard, les trois larrons d’Atlanta en t-shirts Versace n’ont pas laissé à son public le temps d’attendre, CULTURE II est déjà là, avec deux fois plus de migos.

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Huncho Jack (Travis Scott & Quavo) « Huncho Jack, Jack Huncho » @@½


Les projets collaboratifs entre artistes rap ou r&b, c’est devenu monnaie courante. Autrefois réservé au milieu underground et/ou indépendant, la donne a changé au début des années 2010, quand Nas & Damian Marley ou Jay-Z et Kanye West avec Watch the Throne ont donné le déclic. Maintenant des noms signés en major, des artistes très hype peuvent se permettre de coopérer plus facilement que par le passé, de manière plus spontanée, et les labels et maisons de disque suivent derrière ainsi que les plateformes digitales. Parfait exemple, What A Time To Be Alive de Drake et Future qui est devenu une référence instantanée. Plus récemment on a eu droit à Without Warning de 21 Savage, Offset et Metro Boomin, Super Slimey de Young Thug et Future de nouveau, ou encore Nightmare on Elm Street de Fabolous & Jadakiss, pour ne citer qu’eux. Au tour d’un autre projet au buzz bien alimenté, Jack Huncho de Travis Scott et Quavo, qui a eu le luxe de déclasser REVIVAL d’Eminem au Billboard américain.

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Juicy J « Rubba Band Business » @@@


Le successeur de Stay Trippy s’est fait attendre : quatre ans. Toutefois, ce n’est pas comme si Jordan le juteux avait mis un bémol à sa carrière durant ce laps de temps. Jamais il n’a été aussi prolifique que passé la quarantaine puisqu’il a sorti pas moins de sept (!) mixtapes de 2015 à 2017, sans compter l’album collaboratif A Rude Awakening aux côtés de Wiz Khalifa et TM88. La série se ponctue enfin avec ce Rubba Band Business, second album en major par le biais du label Taylor Gang.

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Big Sean & Metro Boomin « Double or Nothing » @@½


Cadeau de Noël en avance : un album collaboratif avec le rappeur fraîchement platiné avec I Decided Big Sean et le hitmaker de l’année, le très prolifique Metro Boomin qui venait de produire Without Warning avec Offset et 21 Savage. Ça en avait tout l’air au départ, d’être un cadeau, hélas après deux écoutes, le bilan est : 2 fois quarante minutes de perdues.

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CyHi the Prynce « No Dope on Sundays » @@@@½


Ce fut la stupeur générale lorsque CyHi the Prynce a balancé en 2015 le diss « Elephant in the Room« , s’en prenant aux personnalités de chez G.O.O.D. Music. Coup de bluff ou coup de pub? Le rappeur calmera vite les spéculations en déclarant qu’il s’agissait d’un titre à prendre au second degré, pour faire parler. Une plaisanterie? À moitié puisqu’il a claqué la porte de Def Jam pour différends artistiques. On comprend parfaitement la frustration de l’attente de la part de ce lyriciste hors-pair que Kanye West prenait par l’épaule et pour qui il a écrit de nombreux succès, pour Yeezus notamment. Novembre 2017 son premier album No Dope On Sundays sort enfin chez Sony, une semaine plus tard on apprendra que CyHi avait également quitté G.O.O.D. Music… tout en en faisant la promotion.

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French Montana « Jungle Rules » @@@


Il fallait vite que French Montana se remette en selle après le faux-départ de MC4 qui s’est produit à la rentrée 2016. Quelle affaire ! Tout ça pour au bout du compte refinir sous forme de mixtape… comme tous les autres projets de la série Mac & Cheese en fin de compte (relire la chronique pour la piqûre de rappel). Karim Karbouche, le Bad Boy marocain qui dit allo à des liasses de dollars, revient rattraper le temps et l’argent perdu avec Jungle Rules, son second album solo donc.

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Calvin Harris « Funk Wav Bounces vol.1 » @@@@


Petit moonwalk pour revenir fin Juin, quand est sortie la meilleure bande-son des vacances estivales 2017. Après Mark Ronson et Bruno Mars, l’écossais Calvin Harris a pris sa planche pour surfer à son tour sur la belle grande vague funk eighties avec un format court groovy à souhait. Et les années 80 ça lui connaît très bien, c’est son créneau comme on a pu le découvrir en 2007 avec le génial I Created Disco. Mieux que ça, Funk Wav Bounces vol.1 s’adresse plus largement aux amoureux de funk, (t)rap et r&b avec un casting impressionnant : Frank Ocean, Pharrell Williams, les migos, Future, Snoop Dogg, John Legend et c’est non exhaustif.

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DJ Khaled « Grateful » @@½


Ce mignon petit garçon barbotant dans un jacuzzi s’appelle Ahsad Khaled. Il n’a pas encore un an, il est déjà plus connu qu’Yves Duteil et a déjà plus profité de la vie que le fiston du Prince William. Et il est le producteur exécutif de Grateful, le nouvel album de papa DJ Khaled.

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2 Chainz « Pretty Girls 👍 TRΛP MUSIC » @@@@


2 Chainz est cet espèce de personnage amusant et exhubérant qui nous manque vite. Pourtant il n’a pas cessé d’être présent depuis B.O.A.T.S. 2 : l’album Collegrove en partenariat avec Lil Wayne, entre deux les mixtapes Trapavelli Tre et Daniel Son; Necklace Don, et tout plein de featurings qui coûtent 6 chiffres , même sur le dernier album des De La Soul ! Puis encore ces playlists sur Spotify nous préparant psychologiquement à Pretty Girls like Trap Music. Le stratagème de l’ex-Tity Boi des Disturbing Tha Peace a fonctionné au point de réclamer cette dose de trap.

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SZA « Ctrl » @@@@


Si SZA a bien appris une chose au sein de l’équipe TDE, la team de choc de Kendrick Lamar, ScHoolboy Q et consorts, c’est que la patience est une vertu. Des mois que la jeune chanteuse de 26 ans trouvait que ça ramait trop pour sortir ce premier album studio, se connectant sur Twitter pour partager son mécontentent en 140 caractères jusqu’à menacer de rage quit l’industrie du disque, ce à quoi répondait Punch, son boss, que tout était tout était sous contrôle afin tempérer notre artiste.

Fin de l’atermoiement, Crtl est maintenant prêt à se télécharger en format numérique sur vos disques dur, les enceintes ou écouteurs branchés sur ‘output’. Merci de cliquer sur ‘Lire la suite’ si vous lisez depuis la page principale du site.

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« Fast & Furious 8 – The Fate of the Furious : The Album » @½


Depuis le film 2 Fast 2 Furious, c’est devenu une tradition pour moi d’écouter les bandes originales de la saga Fast & Furious. Pas forcément de tous les commenter ou les chroniquer, c’est bêtement histoire de profiter de quelques exclusivités rap. La BO de 2F2F justement était laissée entre les mains de Ludacris et ses Disturbing Tha Peace, le souvenir était sympa (bien que le film réalisé par John Singleton soit le plus faiblard de cette série cinématographique), puis il y a eu le 3e volet Tokyo Drift, avec son remix de DJ Shadow et les Teriyaki Boys produit par les Neptunes, le 4e toujours avec les Neptunes et Pitbull, puis ceux d’après n’ont pas spécialement constitué d’intérêts majeurs à cause des infections d’EDM, même le Furious 7 avec l’énorme carton « See You Again » qui pleurait la disparition brutale de Paul Walker, passager dans un accident de la route (un vrai).

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migos « C U L T U R E » @@@½


« Raindrop, droptop », vous connaissez déjà le refrain (yea). « Bad & Boujee » (‘boujee’ pour ‘bourgeois’, pas la bougie), single platine, Offset couplet/refrain de l’année, alors qu’on est qu’au début d’année (yea). Childish Gambino, merci pour la pub (YEA).

Nouveau phénomène (/*fait un dab*/), des phénomènes d’Atlanta, le trio Quavo, Offset et Takeoff, jeunes, Noirs et riches. migos, groupe influent, trap stars, trap music, dans la culture (SKUR SKUR).

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Kid CuDi « Passion, Pain & Demon Slayin' » @@@½


On avait totalement perdu Kid CuDi. L’amoureux éperdu de Man on the Moon que j’étais n’avait plus que mes yeux et mes oreilles pour le voir s’enfoncer dans des projets de plus en plus abscons et nébuleux, et parallèlement dans une spirale auto-destructrice. Peut-être parce que l’alcool, la drogue, la dépression, bien que ces trois paramètres peuvent s’avérer de puissantes sources de créativité.

Pour sa part, son univers devenait petit à petit aussi inintéressant qu’inquiétant. Mais alors que la sortie de l’album prévu pour Septembre 2016 fut ajourné au Décembre le temps qu’il se remette d’aplombs dans un hôpital psychiatrique, une lueur d’espoir est réapparue avec Passion, Pain & Demon Slayin’.

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Ty Dolla $ign « Campaign » [mixtape] @@@½


Il y a les albums digitaux gratuits… et les mixtapes digitales payantes. Ce n’est pas un concept nouveau, la vente de mixtapes existe depuis sa création sur format K7 dans les années 80. Seulement, depuis que les pays industrialisés ont démocratisé Internet dans les foyers, le support physique a été naturellement supplanté, sans être voué à disparaître, parce cela nécessitait de copier des cassettes, presser des vinyles ou graver des CDs (investissement matériel et temporel), que ça prenait de la place pour stocker, etc… Pour les producteurs de mixtapes, que ce soient des DJs ou des rappeurs, simplement convertir ses oeuvres en mp3 sur un site ou une plateforme accessible à tous, que ce soit de téléchargement ou de streaming, c’est devenu tout bénef, d’autant plus que ce marché parallèle était à l’époque trop limité géographiquement, alors passer de l’échelle locale (ville) à partout sur la planète où l’on peut taper « www »…

De nombreux rêves allaient se concrétiser à condition de sortir de la mêlée, comme toujours dans le rap, car avec la dématérialisation de la musique conjugué à l’avènement du home-studio, n’importe qui peut techniquement faire parler de lui. Conséquence, le nombre de mixtapes a explosé exponentiellement sur le Net et le marché est devenu over-saturé. Pour sortir la tête de l’eau dans cet océan, il faut y croire et avoir un coup de main providentiel, par un autre rappeur confirmé, un producteur avisé, un blog/site spé… Dans le fond, rien n’a vraiment changé, chacun veut se battre pour devenir populaire par tous les moyens possibles, juste que les paramètres ont changé : plus de facilité et rapidité de création, mais une compétition proportionnellement plus féroce.

Dès lors que les artistes hip-hop/rap se sont mis à privilégier le format numérique pour faire connaître leur musique partout dans le monde, phénomène qui s’est généralisé vers la fin des années 2000, pour nous, les auditeurs accolés nos ordinateurs, iPod ou smartphones, confortablement habitué au téléchargement gratuit, c’était cadeau puisque ça ne coutait rien de découvrir de nouvelles choses. À vrai dire depuis Napster, Kazaa, Emule, Mediafire, Wetransfer et compagnie. Sauf qu’il y a quinze ans la première « génération digitale » était considérée comme de vilains pirates, traitée de voleurs par des gens trop vite doublés par la vitesse de cette musique numérique et incapable de s’y adapter. Le fait que des artistes en herbe, ou parfois même des poids lourds -qui entre nous faisait partie de cette génération de consommateurs hors-la-loi- ont saisi l’intérêt de faire parvenir des projets gratuits, que ce soit des mixtapes ou mieux, des albums (Dom Kennedy, Nipsey Hussle, 50 Cent et Run The Jewels restent de très bons exemples), quitte à ne savoir plus quoi écouter tellement c’est inondé, un verrou a comme sauté. Légal et pas besoin de voir débiter un compte en banque souvent dans le rouge à la fin du mois, et profitable pour l’artiste ou le groupe en terme de notoriété et de buzz.

2016, la norme est au streaming, vive la musique en libre accès. Mais si vous voulez vous procurer un album, ça ne change pas il faut sortir les $$$ et vous avez le choix entre iTunes & Cie, le CD, le vinyle… Pareil pour certaines catégories de mixtapes « haut de gamme », redevenues ‘payantes’. Et ça peut être agaçant, comme devoir payer une taxe après avoir profité d’une exonération. Nous revoilà a point de départ de ce petit laïus, c’était pour introduire cette nouvelle mixtape de Ty Dolla $ign, Campaign, qui arrive en plein affrontement entre Trump et Hillary Clinton, mais cette campagne-là n’a rien à voir avec la politique.

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