Archives du mot-clé Dame Grease

Raekwon « The Wild » @@@


Personne n’a oublié F.I.L.A. de Raekwon, non pas parce que c’était un gros album, mais a contrario une grosse déception. Quand on en soulevait les couches de superficialité, il ne restait hélas pas grand chose à se mettre sous la dent. Que faut-il attendre de The Wild? Un indice dans la note.

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The Lox « Filthy America… It’s Beautiful » @@½


Ces deux dernières années, la liste des retours que l’on n’attendait pas ou plus continue de s’allonger. D’Angelo, Dr Dre, De La Soul, Tribe Called Quest et en attendant la reformation de Pete Rock & CL Smooth pour 2017, voici maintenant le come-back de The Lox chez Roc Nation. Après Money, Power, Respect sorti chez Bad Boy en 98 et We Are The Streets chez Ruff Ryders en 2000, le trio du Yonkers a choisi une troisième écurie pour ce premier album depuis seize ans, Filthy America… It’s Beautiful.

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Bishop Lamont « The Reformation – G.D.N.I.A.F.T. » @@@@


Rembobinons jusqu’en 2007. Le californien Bishop Lamont est nouvellement signé chez Aftermath, et deux chemins s’ouvraient à lui : soit succéder au turbulent The Game (éjecté au profit de 50 Cent), soit être condamné à l’enfermement en studio sans voir le fruit de son travail révélé au public. Le rappeur de Carson avait de bonnes cartes en mains, avec une apparition remarquée sur la BO du jeu True Crimes, des street-albums de qualité certifiée tels que Nigger Noize qui a fait pas mal de bruit, le très lourd The Confessional (profitant de prods de DJ Khalil) ou encore la rencontre avec Black Milk sur Caltroit. Hélas pour lui, et pour nous, la seconde porte s’est ouverte…

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N.O.R.E. « Drunk Uncle » @@@


*Toc toc* Qui c’est? Oh non… pas lui, pas Noreaga, le tonton alcoolo… Pffff le revoilà qui revient avec ses fonds de vieilles teilles-bou et morceaux rap démodés…

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DMX « Redemption of the Beast » @@½


DMX n’avait pas réussi son come-back en 2012, Undisputed était anecdotique à souhait. La preuve, on ne s’en souvient plus aujourd’hui, sauf quand je revois la pochette, « ah oui tiens c’est vrai qu’il avait sorti un truc en 2012… ». C’était pas ça. Alors les espoirs étaient misés sur son successeur Revenge of the Beast programmé pour 2013. Le temps passe, retour vers le futur, et une nouvelle tombe : Redemption of the Beast sort la mi-Janvier 2015 avec une pochette suspecte pour l’illustrer.

Personne n’était au courant. L’intéressé, Dark Man X, 44 ans, et son management répondent qu’ils se désolidarisent (un mot en vogue) de ce projet, idem pour son producteur Swizz Beatz, et qu’ils travaillent ensemble main dans la main sur un tout autre projet. Le label, Seven Arts, se défend quant à la légitimité de Redemption of the Beast en argumentant le fait qu’ils sont propriétaires des masters achetés en 2012 et que le contrat prévoyait un second album. Quel est le vrai du faux?

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Papoose « The Nacirema Dream » @@½


Hé bien c’est qu’on a failli l’oublier, ce disque, depuis six ans qu’il était annoncé. Nacirema Dream devait permettre à Papoose de confirmer les espoirs que lui conférait son statut de favori new-yorkais… en 2007. Tous les éléments jouaient en sa faveur pour construire sa réussite : du buzz grâce à sa ses mixtapes, un deal en major, l’appui de l’influent DJ KaySlay et la participation non-négligeable de Busta Rhymes sur ce projet naissant, ce qui avait d’ailleurs lancé des spéculations sur de possibles productions de Dr Dre dessus. Or par un concours de circonstances malheureuses et une mauvaise conjoncture, rien de tout cela n’est arrivé. Toutefois, Papoose aurait pu être le dernier à rêver que cet album existe un jour.

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Machine Gun Kelly « Lace Up » @@½


C’est qui ce blanc-bec au look de lycéen punk qui se fait appeler Machine Gun Kelly? Encore un type qui surfe sur la veine de ces visages pâles tatoués comme Mac Miller et Yelawolf ? Ce spécimen de 22 ans qui nous arrive de Cleveland a connu un parcours devenu académique en commençant par des mixtapes en 2006 avant de se connecter avec des poids lourds, ici les Three 6 Mafia qui lui mettent le pied à l’étrier. Ce n’est qu’en 2011 que Diddy lui met la main dessus, lui tend un stylo et une offre qui ne se refuse pas. La suite on la connaît mieux: un feat avec DMX, un EP Half Naked & Almost Famous et maintenant cet album Lace Up, du même nom que sa mixtape parue en 2010.

Merci Wikipedia de m’avoir fourni la moitié de ces infos sur MGK. Ah si, je connais une anecdote sur lui, et c’est par le biais de Vinnie Paz (oui oui) que je l’ai apprise: il a connu le rap grâce à « Roll Out » de Ludacris.

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DMX « Undisputed » @@½


Hé bien, c’est un long désert que Earl Simmons, 41 ans, a traversé pour sortir son premier album depuis cinq ans. Sa carrière cinématographique stoppée nette, son projet de double-album Walk With Me, And Fly With Me Later abandonné, allers-retours incessants devant la justice, séjour à Rikers Island, divorce, arrestations en série pour ses mauvaises conduites (‘ryde or die’ quoi)… Tête brûlée il est, tête brûlée il restera. Mais il roule seul désormais, plus personne n’est là pour lui disputer quelconque titre avec Undisputed.

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DMX « The Weigh In » [EP] @@


En 2008 DMX avait annoncé qu’il préparait un gros projet au nom à rallonge Walk With Me Now, And Fly With Me Later avec des productions du fidèle Swizz Beatz mais aussi des Neptunes. Maintes fois reporté à cause de ses déboires juridiques à répétition et ses allers-retours à Rikers Island, sa résidence secondaire, l’album fut finalement annulé. Cela fait cinq ans maintenant que le chef de meute des Ruff Ryders est sorti des écrans radar, depuis la sortie de Year of the Dog Again qui a rencontré un accueil plus que mitigé. Un bail! On est loin de sa grande période chez Def Jam de 98 à 2003 où il bossait au rythme d’un album par an en moyenne. Beaucoup espèrent un retour en fanfare avec son prochain opus Undisputed prévu pour Juin 2012 mais ce n’est sûrement pas son EP The Weigh In qui va nous en convaincre.

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Kurupt presents « Penagon Rydaz » @@½


Le vétéran westcoast Kurupt nous livre Penagon Rydaz, son second projet de la rentrée après le passable Terminal 3 presents the Academy. Le but est plus simple : réaliser une compilation autour de nouveaux artistes qu’il a déniché. Mais l’épreuve la plus dure reste à faire : faire leurs preuves. Et c’est là que ça se gâte…

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LL Cool J « Exit 13 » @@@½


Cela faisait des plombes que LL nous promettait que le prochain album sera « plus hip-hop ». À chaque fois depuis The GOAT, il nous radotait ce discours trompeur. Maintenant qu’il s’apprête à quitter Def Jam après 24 ans de bons et loyaux services avec Exit 13, son 13e disque, le pionnier du Queens se retrouve l’âme du passionné de hip-hop qu’il était dans sa jeunesse. Mieux vaut tard que jamais comme qui dirait. Oubliez les cures de rajeunissement chez les Neptunes ou Timbaland qui ont eu un effet placebo, de même que son coaching par 50 Cent, prévu pour être le producteur exécutif de cet album. Cette association médiatique annonçait une fin en catastrophe mais finalement, il n’y a pas eu de rapprochement avec le sergent-chef du G Unit (et fort heureusement d’ailleurs), si ce n’est pour chatouiller Jay-Z sur son fauteuil de président de Def Jam. Puis l’arrivée de Shakir Stewart au bureau de la direction artistique a visiblement recadré les choses. Pour son chant du cygne, LL Cool J a fait le bon choix, celui de la dignité et c’est plutôt bon signe. Hormis avoir choisi « Baby » feat The-Dream (et produit par son acolyte Tricky Stewart) comme premier single officiel.

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The Clipse presents The Re-Up Gang @@@1/2


Le développement du Re-Up Gang a été un long processus qui s’est échelonné en étapes progressives sur quatre années. Les Clipse ont lancé le mouvement par le biais de leur série de mixtapes We Got It 4 Cheap début 2004, jusqu’au troisième volume gratuit sorti en Février 2008 (hosté par DJ Drama), avec entre deux des formations remarquées sur le super-dope Hell Hath No Fury. Fin Avril 2008 est sorti en support physique et numérique The Saga Continues, une sorte de best-of de ces trois tapes contenant notamment leurs maxis « Pussy » et « Stuntin’ Y’all ». Maintenant, voici venir The Clipse presents the Re-Up Gang édité chez Koch Records, étape intermédiaire précédant le saut dans le grand bain avec l’album officiel du Re-Up et ‘Till The Basket Drops, le troisième album des Clipse, tous deux prévus pour 2009 chez la major Columbia. 

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Sheek Louch « Silverback Gorilla » @@@1/2


Faire partie d’un crew en nette perte de vitesse n’est jamais une mince affaire. Entre 2003 et 2005, les D-Block régnaient dans les rues de New-York, se partageant le territoire avec les Dipset avec un objectif étroitement commun : faire front au G Unit. Le vent a vite tourné depuis pour Jadakiss et Styles P, quittant le géant Interscope pour respectivement Roc A Fella et le label indépendant Koch Records. Pour couronner le tout, leur quatrième homme Jae Hood finit par se sentir lésé et quitte violemment le collectif. Résultat des courses, D-Block et The Lox, c’est devenu bonnet blanc et blanc bonnet.

Seul Sheek Louch n’a pas eu à subir ce jeu des chaises musicales, mais lui va devoir poursuivre son effort avec son troisième disque. Et vu le flop de son confrère avec Supa Gangsta, Extraordinary Gentleman au dernier trimestre 2007, ce Silverback Gorilla allait difficilement échapper à cette épidémie de baisse de régime.  Lire la suite Sheek Louch « Silverback Gorilla » @@@1/2

Beanie Sigel « The Solution » @@@


Beanie Sigel

 La sortie de prison de Beanie Sigel au début 2005, en plus de la médiatisation du divorce entre Jay-Z (devenu président de Def Jam) et Damon Dash (qui l’a gardé sous son aile en créant immédiatement son éphémère label Dame Dash Music Group), avait favorisé le buzz pour son 3e album, The B.Coming, qui s’est soldé à l’époque par des chiffres effarants : plus 200 000 copies au compteur dès la première semaine de sa commercialisation. Mais le vent a très vite tourné pour B.Mack – comme il aime se surnommer – puisqu’il s’est retrouvé du jour au lendemain sans maison de disque après la faillite subite de DDMG (et celle de l’amour-propre de Dame Dash). C’est là que son mentor Jigga, dans un élan de charité, lui propose le jour de la fête son anniversaire (le 6 Mars 2007 pour être exact) de rejoindre l’écurie qui l’a vu, Roc A Fella Records pour y sortir son 4e LP. Prévu pour s’intituler Return of the Bad Guy, Beanie s’en est finalement tenu au traditionnel titre nominal, qui est cette fois The Solution. Beanie Sigel justifie ce titre en parlant d’un point de vue personnel comment il a vécu le déchirement du Roc fin 2004 et ce qui l’a poussé à redevenir le bras droit de Jigga (le gauche étant réservé à Memphis Bleek).

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Styles P « Super Gangster (Extraordinary Gentleman) » @@1/2


Le délai de sortie moult fois rallongé de Time Is Money (près d’un an après son annonce) n’a pas permis à cet album de chatouiller les six chiffres chez Nielsen-Soundscan, la maison de comptabilité de l’ogre Interscope. Voyez-là l’exemple type de la technique de licenciement du grand manitou Jimmy Iovine (l’équivalent américain de Pascal Nègre et Laurent Bouneau en une personne) et son conseiller artistique 50 Cent. Tant pis, comme son confrère Sheek Louch, il aborde une carrière en indépendant chez l’indépendant Koch Records avec à la clé un 3e album au titre vendeur, Super Gangster (Extraordinary Gentleman), évoquant une suite logique de son premier album nommé A Gangster and a Gentleman. Est-ce le cas du contenu ? Vous le saurez soit en l’écoutant, soit en lisant prudemment les lignes qui vont suivre.

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