Method Man « Meth Lab Season 2 : The Lithium » @@@


Trois ans après The Meth Lab, Method Man a rechargé ses batteries pour la saison 2 intitulée The Lithium, avec au programme 15 nouveaux épisodes et moults interludes. Sa série très moyenne n’appelait pas à une suite, mais elle est tout de même disponible sur les plateformes de streaming.

A bien y regarder, ce sixième album de Method Man a davantage des allures d’une compilation. Comme Raekwon, qui officie sur « Kill Different« , Meth a développé son propre labo, avec l’aide de son acolyte le rappeur Hanz On qui était déjà très présent durant la première saison et dont le label a permis la sortie de cette seconde insuffisamment conceptuelle. À 47 ans, le showman du Wu-Tang Clan continue de rapper avec le talent et le charisme qu’on lui connaît, même si son flow était bien meilleur du temps de sa gloire, quand l’évocation du nom de Method Man nous rendait complètement dingues. C’est vrai qu’il impressionne moins aujourd’hui, sauf son style, inoxydable, sa longévité le prouve.

Que c’est tristement dommage en revanche que la direction de Meth Lab Season 2 : The Lithium ne lui fasse pas honneur. Quand on ne compte pas sur de vieilles recrues conservant de bons restes, telles que Rae, un Snoop Dogg (qui n’a pas assez fumé sur « Eastside« ), Rock des Heltah Skeltah (présent sur « Bridge Boys« ), Redman et Streetlife sur « Wild Cats« , Cappadonna, Masta Killah, la pro de la bibine NORE (« Drunk Tunes« ), etc., Meth’ compte sur de trop nombreux jeunes figurants dont on se rappellera pas de leurs noms mais je vais les écrire quand même parce que si le Mef a fait appel à eux c’est qu’ils ont ptet un truc (Apocalipss, 718 Spank, Rock, Mall G, Joe Young, Kah Varrazano, Cardi Express, Freak, Youngin, Hue Hef, Lounge Lo et Iron Mic). Quand aux producteurs, en dehors des éternels seconds couteaux new-yorkais Dame Grease et Ron Browz, impossible de retrouver les noms des autres beatmakers. De toute façon, les instrus sont pas très dignes du standing de Mef… Le remix de « PLO Style » quatorze ans après son classique Tical a de quoi rendre très nostalgique de sa grandeur.

En dehors de plusieurs morceaux au rayonnement certain (« Drunk Tunes« , le single « Grand Prix« , « SI vs Everybody« ,…), Meth Lab 2 pâtit de prods plutôt cheap, l’égal d’un street-album tout droit sorti de la fin des années 2000. Vous vous rappelez, ces projets que sortaient les rappeurs autrefois signés en major et qui se retrouvaient à défendre leur biz en indépendant (chez Koch Records bien souvent) ou dans une espèce de pré-retraite forcée, des projets avec deux-trois gros noms en feats pour les rendre un minimum attractif, des inconnus, des prods génériques et des artworks réalisés vite fait sous Photoshop. Le cas de Method Man ressemble à s’y méprendre à cette situation-là, incluant des tentatives de trap music (« Black Blockz« , « Killing The Game ») pour se mettre à la page, mais ça on n’est pas client. The Lithium, comme son prédécesseur, est semblable à la plupart des films sur Netflix : l’affiche a l’air d’en jeter et au final une réalisation blafarde qui se laisse juste regarder.

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