Archives du mot-clé Ron Browz

Rock (of Heltah Skeltah) « Rockness A.P. » @@@@


Rock, moitié des Heltah Skeltah et membre du Boot Camp Clik, vient de sortir son premier album solo, plus d’une vingtaine d’années après le classique Nocturnal (1996). Et ça n’a rien d’un hasard du calendrier s’il paraît quelques semaines après Imperius Rex, Rockness A.P. signifie ‘Rockness after Price’. Ce n’est que du respect pour ce grand monsieur de l’underground new-yorkais que d’écouter ce projet, et parce qu’en plus, l’album est vraiment lourd.

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Method Man « The Meth Lab » @@@


J’avais encore des cheveux la dernière fois que Method Man avait sorti un album solo. C’était à la rentrée 2006, entre Game Theory de The Roots et Food & Liquor de Lupe Fiasco était sorti 4:21 The Day After chez Def Jam, peut-être le 2e meilleur album de sa carrière.

Considéré à l’époque comme le rappeur préféré du Wu-Tang par plein de monde, Meth a depuis perdu quelques places au classement, doublé par Raekwon qui occupait l’espace dans le rap game avec ses innombrables featurings plus le gigantesque Only Built 4 Cuban Linx 2 et Ghostface qui a empilé très bon projet sur très bon projet (indé ou non). L’activité de Method Man a été moindre même s’il s’est attelé à la suite Blackout! 2 avec Redman et des apparitions plus ou moins remarquées lors des dernières réunions désorganisées du Wu-Tang Clan.

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Papoose « The Nacirema Dream » @@½


Hé bien c’est qu’on a failli l’oublier, ce disque, depuis six ans qu’il était annoncé. Nacirema Dream devait permettre à Papoose de confirmer les espoirs que lui conférait son statut de favori new-yorkais… en 2007. Tous les éléments jouaient en sa faveur pour construire sa réussite : du buzz grâce à sa ses mixtapes, un deal en major, l’appui de l’influent DJ KaySlay et la participation non-négligeable de Busta Rhymes sur ce projet naissant, ce qui avait d’ailleurs lancé des spéculations sur de possibles productions de Dr Dre dessus. Or par un concours de circonstances malheureuses et une mauvaise conjoncture, rien de tout cela n’est arrivé. Toutefois, Papoose aurait pu être le dernier à rêver que cet album existe un jour.

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Fat Joe « J.O.S.E.2 » @1/2


Certains auditeurs de rap cainri ont raison de penser que la qualité du rap eastcoast est tirée par le bas si on étudie la question de Fat Joe. Celui qui dans les années 90 a lancé la carrière de Big Pun et qui fut un des piliers du D.I.T.C. n’est plus que l’ombre de lui-même à l’heure où je vous parle.

La sortie de J.O.S.E. 2 permet de faire le point depuis son prédécesseur Jalous Ones Still Envy qui nous ramène huit ans en arrière, période où Fat Joe était au top de sa carrière. En effet, J.O.S.E. premier du nom (dont sont extraits les tubes « What’s Luv » avec Ja Rule & Ashanti et « We Thuggin » feat R Kelly) s’est officiellement vendu à plus d’un million d’exemplaires au pays de l’Oncle Sam. C’est après que sa cote de popularité a dégringolé proportionnellement à ses scores de vente… jusqu’à atteindre le fond avec ce grotesque J.O.S.E. 2. Comment a-t-il pu tomber si bas ? Analyse.

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Ghostface Killah presents Ghostdini « The Wizard of Poetry in Emerald City » @@@@


Hey yo, what up son ? Alors qu’on vient tout juste de quitter Tony Starks en featuring sur Only Built 4 Cuban Linx 2, on retrouve Ghostface sous son autre blase de Ghostdeini sur son nouvel LP chez Def Jam, Wizard of Poetry in Emerald City (le titre en version longue). En version courte, ça donne Wizard of Poetry, un album conceptuel qui se veut tendancieusement r&b soulful. Le long de sa carrière, Ghost a bien souvent relaté ses relations avec la gente féminine en les traitant comme il se doit. De là à leur consacrer douze tracks, cette galanterie paraît toute naturelle.

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Busta Rhymes « Back On My B.S. » @@1/2


busta-rhymes-back-on-my-bsOn ne peut pas dire que Back On My Bullshit soit bien né, encore fallait-il que sa conception fusse sous de bons auspices. Rewind vers l’année 2007, Busta Rhymes fait parler du successeur de The Big Bang. Before Hell Freezes All Over, c’était le nom de ce second album chez Aftermath Records, toujours dans une veine apocalyptique. Mais malheureusement, il fait plus parler de lui dans les rubriques à potins et judiciaires pour ses affaires d’agressions, peut-être pour tester la méthode de DMX. Mauvaise publicité pour Bus-a-bus.

Mais peu importe les démêlés avec la justice, sa maison de disque lance la promotion de Blessed; l’album a changé de nom entre temps ce qui a provoqué une seconde erreur de communication. Difficile de s’y retrouver dans ce méli-mélo quand Busta affirmait de son côté que son 8e disque sera Back On My Bullshit. Trop tard, la locomotive est lancée à pleine vitesse avec deux singles pour le prix d’un, « We Made It » avec les Linkin Park et le jumpoff « Don’t Touch Me », tout aussi dément que « Touch It ». Touche ou pas touche, Busta voit les choses en grand et force le destin quoiqu’il arrive, le docteur étant trop occupé sur sa thèse Detox. Pire, en pleine promo, il s’embrouille avec son grand patron, Jimmy Iovine. Des divergences et des problèmes de tracklisting qui ont conduit vers une cassure de contrat et son départ précipité vers une autre maison, Universal Motown.

C’est reparti pour un nouveau bordel. Contraint de devoir laisser une partie de son album, Busta Rhymes récupère une moitié du bébé, Dre gardant une partie dans du formol et le reste est éparpillé n’importe comment : « I Got Bass » ne restera qu’à l’état de clip, pareil pour « Don’t Touch Me » et c’est fort dommage. « We Made It » devient une iTunes bonus track, « G-Stro » (produit par les Neptunes) finit sur la bande-son de Fast & Furious 4 et l’album retrouve le nom qu’il a toujours voulu lui donner : Back On My Bullshit, ou B.S pour rester poli. C’est Pharrell qui a eu l’idée de ce titre, car en abrégé, ça fait BOMB. D’ailleurs, cette idée qui n’est pas la sienne est la seule vraie idée de ce disque.

Il fallait s’en tenir à cette phrase pour voir que c’était foutu d’avance. Busta avait déclaré qu’ « un album de Busta sans J Dilla n’est pas un album de Busta ». Gros problème : il n’y a pas de track produite par J Dilla. Promesse non tenue, Back On My BS n’est pas un vrai disque de Busta… C’est con, la pochette est vachement sympa.

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Jim Jones « Pray IV Reign » @@1/2


Au début, en 2002, Jimmy Jones n’était pas trop connu dans le rap cainri, c’était le plus nul de la bande des Diplomats. Quelques années plus tard, sa carrière a suivi une courbe croissante, avec comme point culminant son hit « We Fly High ». La hiérarchie au sein des Dipset en a subi quelques bouleversements depuis : Cam’Ron a effacé le numéro de portable de Juelz Santana et Jim, le Capo est aux yeux de tous devenu chef charismatique des Dipset.

Exit le flop cuisant de Harlem’s American Gangster (le contre-plan foireux au American Gangster de Jay-Z), dernier acte de son statut d’indépendant, rien n’a empêché l’ascension irrésistible de Jim Jones. Au top de sa notoriété en 2006, le self-made-man/hustler/rappeur/entrepreneur de Diplomat Records s’est vu offrir le poste de vice-président de Koch Records et une signature en tant qu’artiste chez la maison de disque Columbia, sous la tutelle de Rick Rubin. Sitôt fait, Jim est parti narguer Jay-Z genre « tralalère regarde je taffe avec tes potes, ça te la coupe hein? ».

Pour se lancer dans le grand bain, Jim Jones a fait appel à l’ancien ami de Jay-Z, Dame Dash, pour co-produire exécutivement son disque. La ligue des haters de Jigga au complet, décidément… Même si Jim avance que les Diplomats ont pu trouver un deal chez Roc A Fella grâce à Dame, Jay-Z y était aussi pour quelque chose dans leur réussite mais vous savez, quand deux ex-hustlers businessmen font la paire, avec un troisième qui s’en mêle pour manger la part du gâteau, ça créé des tensions internes qui ont abouti à la fin de la dynastie du ROC (c’est une des raisons du split). Néanmoins, Jim Capo et Dame ne suivent pas la règle du ‘business never personnal’ et ont commencé à faire des provocs envers Jigga leur fond de commerce. C’est bête.

Autre complément pour buzzer, des remixes affreux de « Day N Nite » de Kid Cudi et « Electric Feel » de MGMT, ainsi que le fameux « Jackin’ Swagga From Us » pour souffler sur les braises de son contentieux avec Jay-Z, qui de toute façon le considère que comme un vulgaire moucheron se noyant dans son verre de vin. À force de la ramener de la sorte, il faudra que Pray IV Reign frappe un grand coup. Que de la gueule!

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Capone-N-Noreaga « Channel 10 » @@@1/2


Il y a des retours qui font plaisir à voir mais qui ne créent plus tellement d’agitation, parce qu’on se dit qu’il ne referont jamais ce qu’ils ont fait auparavant et que leur gloire est derrière eux. C’est vrai, on ne court plus chez son disquaire prêt à claquer ses thunes quand on voit un nouvel album d’un groupe de rap qui était hype dix ans auparavant. Le féru de hip-hop est devenu un consommateur méfiant.

Capone et Noreaga avaient annoncé leur réunion il y un long moment déjà, par divers extraits comme « Cocaine Cowboys », de bon augure. Encore heureux ! Parce que si les C-N-N ont un classique à leur actif (The War Report) et une séquelle mémorable (The Reunion), leurs sorties en solo ont mis leurs carrières respectives sur le déclin : depuis son départ de Def Jam et son délire Reggaeton, NORE a perdu en crédibilité, surtout que son dernier album Noreality était une grosse daube; Capone quant à lui n’a jamais su faire mieux que des mixtapes ou street-albums médiocres.

La tâche s’annonçait difficile, Channel 10 devait marquer le coup afin de redorer l’image de Capone-N-Noreaga et redonner confiance. C’est chose faite, ce troisième album est très loin d’être catastrophique, il est même plutôt bon. Il fallait juste qu’ils se remettent ensemble pour que tout redevienne normal.

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Lil Wayne « The Leak 6 » @@1/2


Je ne vais refaire une introduction récapitulative sur Lil Wayne, pas le courage, il n’y a qu’à relire ma chronique de Tha Carter III (cliquez ici pour rejoindre la page). J’ai juste à répéter que son buzz est toujours aussi faramineux et qu’il conserve son omniprésence en tant que featuring n°1, au point de dépasser le simple de stade de phénomène : trois milli-milli-millions d’albums vendus rien qu’aux States et même ses mixtapes officielles (comme Dedication III) ont pointé leurs nez dans le Billboard 200 ! Dans la seconde moitié des charts bien sûr mais quand même, voir une mixtape se vendre autant (26 000 copies sur quatre semaines si mes souvenirs sont bons) après un succès relativement colossal (des tas d’autres rappeurs avant lui ont fait beaucoup mieux que ça comme chiffres, ne l’oublions pas), c’est un indicateur fort du potentiel commercial de Weezy. 50 Cent a raison d’être jaloux. 

Quelques personnes vont sans doute alors ne pas comprendre pourquoi je chronique une mixtape de Lil Wayne, même si je leur dirai qu’elle était disponible gratuitement en téléchargement (sur HipHopSite.com). Honnêtement, j’étais curieux de connaître ses orientations artistiques futures, pour voir s’il continue dans son délire autotune qui me donne la chiasse (façon de parler) ou s’il va péter d’autres câbles et partir dans des trips inimaginables. Réponse avec The Leak 6. Mais une info m’a déjà mis la puce à l’oreille, car j’ai su le jour même que Rebirth allait être un album rock, ça fout la trouille (j’ai le sentiment d’avoir déjà dis ça quelque part…).

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G Unit « T.O.S.: Terminate on Sight » @1/2


G Unit TOSChronique d’une déconfiture annoncée depuis trois ans. 50 Cent et son G Unit ont connu la gloire internationale depuis qu’ils ont bien établi leur bizness en 2005, avec des tas de produits dérivés comme une ligne de vêtements, un jeu-vidéo, le film de 50, une réédition de The Massacre avec un DVD bourré de clips amateurs, on parlait même de vendre des godemichés…

Mais l’aiguille de la balance avait déjà commencé à pencher vers la pente descendante à la sortie de l’album de Tony Yayo (Thoughts of a Predicate Felon) lorsqu’il annonçait orgueilleusement qu’il vendrait 700 000 disques la première semaine. C’est tout ce qu’il aura écoulé au final, c’était le premier signe avant-coureur d’une chute imminente de l’empire G Unit. Puis il y a eu les signatures à la chaîne des Mobb Deep (pas pour l’honneur), Mase (alleluia), Spider Loc (ex-Death Row), Hot Rod (c’est qui lui?) et M.O.P. (une hérésie) qui ont juste servi à la bande-son du film semi-autobiographique de ce narcissique Fifty (Réussir ou Mourir), quoique les Mobb Deep ont eu l’aubaine de pouvoir sortir un disque pas si fameux. 

Ensuite, Young Buck et Lloyd Banks ont cru engranger des seconds succès en solo mais la semi-déception les guettaient de près, ils ont peiné à atteindre le disque d’or. Puis, le château de carte a commencé à s’écrouler : The Game lance sa campagne « G Unot », leur secrétaire particulière Olivia s’est fait la malle (alors qu’elle était à deux doigts de sortir son album), Young Buck commence sa crise d’indépendance, les M.O.P. font chou blanc (pour la 2e fois après leur passage à vide chez Roc A Fella, la poisse) et s’en vont avec rien, Mase et Hot Rod sont retombés dans l’anonymat, Spider Loc ne voit pas encore son LP officiel dans les bacs, et après des joutes verbales médiatisées dignes des grands matches de boxe, le suspens tombe : 50 Cent se mange un uppercut par Kanye West le 11 Septembre 2007. Mauvais joueur, 50 ne s’avoue pourtant pas KO de cette comédie lucrative et chose incroyable, il va jusqu’à avouer sur MTV que Curtis était un bide (à plus de trois millions de disques vendus dans le monde). En fin de compte, après des mois de tumultes, Young Buck se décide enfin de se tirer du G Unit pour de bon, et c’est tant mieux pour celui que beaucoup (dont moi) considéraient comme étant le meilleur membre de l’unité (très dissoute). Voilà une bonne chose de faite. Tout a régressé au point que le G Unit retrouve aujourd’hui sa conformation originelle (50, Banks et Yayo), à l’époque où ils faisaient leur buzz sur le marché des mixtapes de Southside Jamaïca. Enfin pas exactement, puisque Sha Money XL, leur producteur et manager, a préféré faire son biz de son côté, en ne manquant pas d’affirmer que Buck The World était meilleur que Curtis (et toc).

Mais sinon, la situation du Gorilla Unit est similaire à leur période pré-Power of the Dollar, à part que maintenant ils sortent leurs mixtapes gratuitement sur leur site Internet (dont je ne ferai pas la publicité) pour soi-disant satisfaire les fans du monde entier (50 a réalisé qu’ils avaient un public au Kosovo et en Afrique du Sud). Le hic, c’est que Lloyd Banks et Tony Yayo, tout le monde s’en tamponne. Ils ont trop de copains dans le rap game et personne en dehors de leur quartier du Queens ne veut les inviter en featuring. Non, en réalité, les autres rappeurs ne veulent pas d’eux deux parce qu’ils n’ont pas de réel talent. Ça encore, c’était pas trop le problème majeur, il fallait choisir un nouveau titre pour leur second album : Shoot To Kill ou Lock N Load ? Ni l’un ni l’autre, ça sera Terminate on Sight. Ouais, délions nos langues et terminons-les à vue. 

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Tony Yayo « Thoughts of a Predicate Felon » @@½


La machine G Unit roule toujours avec cette image du groupe gangsta qui aime se faire détester. Poule aux œufs d’or de chez Interscope depuis plus de deux ans, on voit 50 Cent et ses lieutenants partout : dans les magasines, dans les publicités pour leur ligne de vêtement, sur MTV, bientôt au cinéma, sur nos radios. Marketing de masse oblige.

Tony Yayo est le dernier membre du G Unit à son sortir son exercice solo : ‘Thoughts Of A Predicate Felon’. Sa popularité, qu’elle soit en bien ou en mal, a déjà atteint des sommets alors qu’il était encore en prison grâce à la campagne ‘Free Yayo’. Plus besoin de présenter ce gaillard qui se fait porter maintenant comme le porte-parole du groupe et du label G Unit Records pour lui assurer une meilleure exposition médiatique.

Note : je me rappelle qu’avant sa sortie à la rentrée 2005, moment où j’ai écrit cette chronique (qui n’a pas ou peu été retouchée), Tony Yayo avait raconté qu’il vendra 700 000 la semaine de la sortie de l’album. Au final, c’est ce qu’il aura vendu au total. La première douche froide du G Unit, le point de départ de leur chute ?

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Snoop Dogg « R&G (Rhythm & Gangsta) : The Masterpiece » @@@@


Ce 7e album du chien de Long Beach, c’est du R&G. R&B Westcoast? Gangsta soul? G Funk moderne? Non, c’est du Rhythm & Gangsta. Ce n’est pas non plus un album de l’acabit de ‘Doggystyle’ ou ‘Tha Last Meal’ mais un essai tout différent de ce qu’il a faut jusque maintenant. Des craintes persistaient aussi depuis ‘Paid Tha Cost’ où Snoop Dogg avait pris une tournure moins gangsta au sens propre, évoluant vers un style plus pimpisé. C’est l’heure de faire les comptes aussi…

Chronique originale écrite en Novembre 2004 sur Rap2K.com, avec quelques modifications.

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Ludacris « Chicken-n-Beer » @@@@


Nous sommes en 2003 et après deux albums et plein de singles multiplatines, Ludacris est toujours considéré ‘rappeur à featuring’, sympa comme statut… Il faut dire que c’est l’un des rares capable de voler la vedette d’un hôte dès qu’il débarque sur le dernier couplet. Beaucoup de gens ont longtemps trop sous-estimé les qualités propres du rappeur d’Atlanta et sa capacité à pouvoir faire de (très) bons albums. ‘Chicken N Beer‘, son troisième solo (officiellement), comptait bien faire taire pas mal de gueules, parce que d’abord, Luda en a une bien grande, suffisamment pour devenir un poids lourd d’Atlanta.

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DMX « Grand Champ » @@@@


« Grand Champion » est un terme utilisé dans des combats clandestins de chiens. Il est attribué à celui qui gagne cinq matches d’affilée. Initialement intitulé This Is Not A Game, Dark Man X a préféré la définition citée ci-dessus pour nommer son cinquième opus, qui comme les quatre précédents, cartonnent généralement lors de leur sortie. DMX était donc de retour après le boudé The Great Drepression (3 millions de ventes quand même), gardant ce rythme d’un album par an, et prouvait qu’il était encore à la hauteur dans le rap game avec ce cinquième succès consécutif.

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Nas « Stillmatic » @@@@½©


Chez cette personne, on peut beaucoup apprécier Nas le rappeur de génie et à contrario très peu Nasir Jones, l’homme, la personnalité parfois contradictoire, distante et manquant d’humilité. Depuis son grand classique Illmatic (lire la chronique), la fine plume de Queensbridge s’était un peu reposée sur ses lauriers et partait un peu à la dérive. En effet, Nas a eu sa période ‘bling bling’ peu glorieuse avec les succès commerciaux I Am… et surtout Nastradamus. Mais la claque en pleine figure que lui a balancé Jay-Z avec son « Takeover » à la rentrée 2001 lui a brusquement remis les idées en place. Voilà comment après Nas Escobar, Nasty Nas et Nastradamus, cette ‘suite’ de son premier classique, livrée à la mi-Décembre de cette année-là, aurait pu s’appeler ‘Nas se rebiffe’.

Car Stillmatic, comme vous pouvez le constater, est un néologisme fort bien formulé pour signaler un véritable retour aux sources du MC. A l’image de « Destroy & Rebuild« , une production de Baby Paul sonnant particulièrement QB à l’ancienne, Nas démontre cette renaissance autant artistique que rapologique du rappeur. De plus, il en profite pour se réapproprier la suprématie de son ‘borough’ que les Mobb Deep lui avaient soufflé. Nas règle ses comptes et reprend du grade en répondant à « Takeover » avec un revers féroce devenu célèbre, le diss « Ether« , destiné à ‘Gay-Z’ et ses potes de ‘Cock A Fella’. New-York et le rap game vivaient en cet instant l’une de ses plus grandes batailles verbales. On sent bien que Nas perdu un peu de son sang froid en étant plus virulent que son rival, il réutilise même au début de cet intstru impérial (servi par Ron Brownz) le « Fuck Jay-Z » scandé par 2Pac sur son titre posthume « Fuck Friendz« . Cependant c’est une très belle passe d’arme, surtout quand il retourne le slogan « I will not lose » envers Jay-Z. C’est de bonne guerre. De nos jours, des sondages font encore rage pour essayer de déterminer lequel des deux MCs a remporté cette manche, et les résultats sont toujours aussi serrés.

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