Archives du mot-clé Method Man

Rock (of Heltah Skeltah) « Rockness A.P. » @@@@


Rock, moitié des Heltah Skeltah et membre du Boot Camp Clik, vient de sortir son premier album solo, plus d’une vingtaine d’années après le classique Nocturnal (1996). Et ça n’a rien d’un hasard du calendrier s’il paraît quelques semaines après Imperius Rex, Rockness A.P. signifie ‘Rockness after Price’. Ce n’est que du respect pour ce grand monsieur de l’underground new-yorkais que d’écouter ce projet, et parce qu’en plus, l’album est vraiment lourd.

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Sean Price « Imperius Rex » @@@@


Le 8 Aout 2015, nous apprenions à notre grande stupeur la disparition du rappeur de Brownsville et membre du Boot Camp Clik, Sean Price, parti dans son sommeil alors qu’il n’avait que 43 ans. Deux ans plus tard, jour pour jour, Duck Down Records sort en avant-première sur les plateformes digitales Imperius Rex, contenant des enregistrements de celui qu’on considérait comme le meilleur MC underground vivant. Enfin, le successeur à Mic Tyson paru en 2012, autrement dit il y a une éternité! là où repose désormais Sean P. César est mort, longue vie au roi des singes !

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Havoc x Alchemist « The Silent Partner » @@@@


Havoc est sans aucun doute le rappeur-producteur le plus injustement sous-estimé dans ce rap game. Pourtant on sait tous de quoi cet enfoiré est capable, et ce depuis de longues années. Durant toute sa carrière, il a été le producteur des Mobb Deep et malgré des qualités indéniables au micro, il demeurait dans l’ombre du sombre Prodigy.

Il crée néanmoins un petit événement en 2007 en livrant son premier solo The Kush mais récolte peu de lauriers. 2013 il se relance avec 13 mais repasse sous les radars avec sa suite 13 Reloaded. Il produit de temps en temps pour d’autres, son dernier fait d’arme étant une co-production sur The Life of Pablo de Kanye West mais pas de quoi se vanter, H fournit l’instru et compte les dollars. Avec ce cinquième disque produit par Alchemist, H rectifie le tir en se concentrant sur le rap.

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Method Man « The Meth Lab » @@@


J’avais encore des cheveux la dernière fois que Method Man avait sorti un album solo. C’était à la rentrée 2006, entre Game Theory de The Roots et Food & Liquor de Lupe Fiasco était sorti 4:21 The Day After chez Def Jam, peut-être le 2e meilleur album de sa carrière.

Considéré à l’époque comme le rappeur préféré du Wu-Tang par plein de monde, Meth a depuis perdu quelques places au classement, doublé par Raekwon qui occupait l’espace dans le rap game avec ses innombrables featurings plus le gigantesque Only Built 4 Cuban Linx 2 et Ghostface qui a empilé très bon projet sur très bon projet (indé ou non). L’activité de Method Man a été moindre même s’il s’est attelé à la suite Blackout! 2 avec Redman et des apparitions plus ou moins remarquées lors des dernières réunions désorganisées du Wu-Tang Clan.

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Czarface « Every Hero Needs a Villain » @@@½


Les aventures du grand méchant Czarface ont droit à un volume deux, intitulé Every Hero Needs a Villain. Comme bien souvent avec les suites, ces nouveaux chapitres présentent moins d’intérêt que le premier épisode mais cela suffit à apprécier davantage ce personnage créé par Inspectah Deck (du Wu-Tang, inutile de le préciser) et le tandem 7L & Esoteric.

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Wu-Tang Clan « A Better Tomorrow » @@@½


RZA, Raekwon, Method Man, GZA, Masta Killa, Ghostface Killah, Inspectah Deck, U-God, l’esprit d’Ol’ Dirty Bastard et le « dixième homme » Cappadonna, le clan du Wu-Tang est au complet pour ce qui pourrait bien être leur dernière réunion. Un effort  collectif qui a nécessité trois ans de tractations et d’annonces, qui parallèlement a abouti à la conception d’un album unique vendu aux enchères, Once Upon A Time in Shaolin, et dont l’identité de l’acheteur ainsi que l’enchère (donnée pour sept chiffres) n’ont pas été révélés.

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Mack Wilds « New York : A Love Story » <3 <3 <3 <3 ½


Mack-Wilds-New-York-A-Love-Story

Si vous ne regardiez pas 90210 Beverly Hills : New Generation, alors vous comme moi, ne connaissiez pas Tristan Wilds, appelé aussi Mack Wilds. Le jeune acteur a sorti au début de l’Automne un album r&b produit par Salaam Remi, New York: A Love Story, et je ne le découvre qu’aujourd’hui. Non seulement les trois featurings sont prestigieux (deux membres du Wu et un beatboxer de légende) et les co-producteurs sont des monstres sacrés de la Gramde Pomme, cet album est aussi pur bijou. Ce qui m’amène à cette question : comment ce disque a-t-il pu passer à travers les radars ???

A la première chanson, la mâchoire tombe. Une composition alliant rythmes urbains et orchestre de classique, un Method Man qui débarque quelques instants comme une bourrasque, et notre Mack Wilds qui réussit cette percée dans le r&b avec assurance et talent. Qui plus est, il sait rapper, et monter dans les aigus (« Don’t Turn Me Down« , « MaGic!!!« ). Alors si vous glisser un belle mélodie avec un beat et des scratches DJ Premier, vous obtenez « Keepin’ It Real« . Ou alors Mack opte pour un sample de harpe très candide trouvé par Pete Rock sur « Art of Fallin’« . Les auteurs de l’album remettent aussi au goût du jour des instrumentaux parfois connus, comme « Burn » des Mobb Deep sur « Henny » ou alors « You, Me, Him and Her » de Jigga (The Dynasty) sur « My Crib« .

Ce n’est pas compliqué de nous séduire, il suffit simplement de faire preuve de délicates attentions, d’alterner avec un low-tempo (« Sober Up » pour le spleen, le superbe « U Can Cry To Me » avec Raekwon au premier verset), d’un peu de nostalgie pour revenir à l’essence même du rhythm’n blues new-yorkais. Jusqu’au point d’orgue, « A NY Love Story« . Difficile de décrire ce que fait ressentir ce morceau en particulier, ce sentiment d’intimité et les basses légères qui provoquent de légers frissons. C’est comme le troisième rendez-vous avec la fille qui occupe vos pensées depuis des jours ou peut-être des semaines, après ce jeu de séduction consistant à à apprendre à se connaître et se rapprocher. Et arrive ce moment de proximité, l’ouverture, le moment ou jamais où il faut arrêter de se poser les questions et faire le grand saut, quand le coeur tambourine dans la poitrine et les yeux qui ne se quittent plus. Et tout d’un coup se ferment, les lèvres se rencontrent avec une douceur infinie. Le temps se suspend alors qu’une bouffée de chaleur monte en nous et que les sensations parcourent, et quand se termine le baiser et qu’on réalise à peine ce qu’il vient de se passer, pas envie de se poser de questions à nouveau… C’est reparti pour un second plus langoureux. C’est cet instant parfait, cet instant de magie que capture cette chanson.

Pour enfoncer le clou, il reprend merveilleusement bien « Remember The Time » de Michael Jackson, un moelleux au chocolat qui terminera de faire fondre nos coeurs.

 

Tony Touch « The Piece Maker 3: Return of the 50 MC’s » @@@@


Revenons en arrière, autour des années 2000. Les mixtapes étaient encore des objets physiques rares et recherchés, sous forme de cassettes ou CDs, puis converti en mp3, disponible de manière pas très légale… Beaucoup de DJs, et de rappeurs (50 Cent en est le parfait exemple), ont profité de ce nouveau marché parallèle en forte expansion dans le rap game pour balancer de vraies exclus avant tout le monde. Ce produit self-made était…

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U-God « Keynote Speaker » @@@½


Pendant très longtemps U-God était perçu comme le vilain petit canard du Wu-Tang : deux premiers LPs solos honteux, critique envers RZA, personnalité en retrait par rapport à ses camarades… Il se requinque en 2009 avec l’effort honorable Dopium pour conjurer le sort et enfonce le clou avec ce Keynote Speaker, facilement son meilleur album.

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RZA « The Man With the Iron Fists » [original soundtrack] @@@@½


La B.O. de Ghost Dog? culte. Sa sélection musicale pour Kill Bill vol.1?  culte. La B.O. d’Afro Samuraï (le premier)? culte. L’Abbé du Wu-Tang Clan est abonné aux soundtrack cultes, le choisir est l’assurance d’une bande originale qui convient à un film, culte. Celle de The Man with the Iron Fists, premier film de RZA parrainé par Tarantino avec Lucy Liu et Russell Crowe au casting, a eu droit à une attention toute particulière. Culte? Réponse: le temps le dira, mais on a un début de réponse…

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Wu Block @@@@


Wu-Block est ce projet cross-over annoncé depuis deux ans, réunissant les personnalités du Wu-Tang, super-groupe mythique depuis 1993 et véritable institution rap qu’on ne présente plus, et un autre collectif venant du Yonkers, les D-Block, qui ne sont autres que The Lox, trio de rappeurs découvert par Puff Daddy en 97 et qui a connu des fortunes diverses avec les Ruff Ryders dans les années 2000. Tous ensemble, ils créent l’événement cet Automne avec un opus rap new-yorkais street et hardcore.

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Terminal 3 presents The Academy @@½


Au premier abord, The Academy semble être bien plus qu’une simple compilation. Les chiffres le prouvent : ce projet réunit 55 rappeurs (!!!) autour de Kurupt, le gestionnaire, et Terminal 3, les producteurs, sur 21 pistes. C’est beaucoup plus impressionnant que les albums de Statik Selektah, Army Of Pharaohs, celui des Eastcoast Avengers et même DJ Khaled (pan, dans ta gueule). Trop beau pour être vrai.

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Wu-Tang « Legendary Weapons » @@@½


Derrière cette sortie sertie de l’emblème du Wu se cache en réalité un intéressant side-project du Wu-Tang, et non un nouvel album officiel du crew de Staten Island. Dans les faits, Legendary Weapons renouvelle l’expérience très réussie de Chamber Music paru durant l’été 2009, dont le principe est de créer un album possédant l’ambiance asiatique et soul typique du Wu-Tang mais avec des producteurs externes : Lil Fame (moitié des groupe hip-hop hardcore M.O.P.), Bob Perry et Noah Rubin.

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Raekwon « Shaolin vs Wu-Tang » @@@@


Le concept de cet album a germé dans la tête de Raekwon juste avant la sorti de 8 Diagrams du Wu-Tang Clan : produire un album estampillé Wu-Tang SANS RZA, à qui on lui reprochait de trop asseoir son contrôle sur la troupe de guerriers de Staten Island. Par ce crime de lèse-majesté, Raekwon est par conséquent devenu le chef de la rébellion Shaolin en se soulevant contre l’Abbé du Clan.

Depuis cet affront, la réputation de Rae ne s’est que consolidée ces dernières années par ses multiples sollicitations dans le rap game (jusqu’à figurer sur le remix de Justin hum Bieber…) et son nouveau classique Only Built 4 Cuban Linx 2. Le moment était propice pour lancer son attaque avec Shaolin vs Wu-Tang.

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Ghostface Killah « Apollo Kids » @@@@


Plus les années passent, plus Ghostface Killah se raccroche à ses racines underground. Paradoxal de la part d’un rappeur signé chez Def Jam ? Pas tout à fait car si on veut sortir un album strictement hip-hop dessus (autrement dit sans aucun single radio), la condition est de devoir tourner le dos à toute promotion associée.

C’est le choix qu’a opté Ghostface s’il voulait conserver son intégrité en tant que MC et s’il a décidé que Apollo Kids (titre repris d’un des standards de Supreme Clientele) aborde un retour aux sources du son Wu-Tang sans l’aide de RZA, qu’il en soit ainsi. Connaissant son caractère bien trempé, mieux vaut ne pas chercher à négocier. Le plus important est que ça plaise aux supporters de la première heure.

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