Archives du mot-clé Aftermath

« Compton » a soundtrack by Dr Dre @@@@½


Fin du suspens : Detox aura été un album mort-né. On avait évoqué sa trop longue gestation dans le tout premier numéro de Nowplaying Mag et pour être honnête, au fur et à mesure que le temps passait, on n’y croyait plus, et le docteur non plus semble-t-il. De ses propres mots, ce grand perfectionniste avouera pas plus tard que cet été ne pas avoir été satisfait de la quarantaine de morceaux enregistrés jusqu’alors pour ce qui était l’album rap le plus attendu, espéré, et fantasmé de toute la planète entière durant ces dix dernières années.

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Kendrick Lamar « To Pimp a Butterfly » @@@@@


Aout 2013, le couplet de Kendrick Lamar sur « Control » de Big Sean crée un énorme séisme qui a secoué tout le rap américain comme cela n’est pas arrivé depuis très longtemps. Son but : devenir le numéro 1, en se couronnant lui-même Roi de la Côte Est. Culotté, sans parler du name-dropping, suscitant des réactions de toute part. Et après, « que de la gueule » ? Détrompez-vous, To Pimp a Butterfly est l’oeuvre d’un artiste qui a les épaules d’un leader-né, une oeuvre plus Noire qu’il n’y parait. Il n’y a qu’à regarder la pochette renversante de l’album pour le comprendre.

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Eminem « The Marshall Mathers LP 2 » @@@


Est-ce que vous entendez la ritournelle « guess who’s back? » Hé oui, encore lui, Eminem est de retour, pour la sixième fois au moins. On se serait un peu douté, il y a eu des signes avant-coureurs : une casquette flanquée de son E inversé sur laquelle étaient cousues les dates de sortie de ses albums dont 2013 et des concerts partout dans le monde, avec cette escale immanquable au Stade de France.

L’annonce de l’album n’a pas tardé : ce sera Marshal Mathers LP 2.

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Slim The Mobster « War Music » hosted by DJ Whoo Kid [mixtape] @@@


Cela fait à peu près deux, trois ans que Slim Da Mobster traîne dans les studios d’Aftermath sans qu’on n’ait pu jamais juger de quoi il était capable, jusqu’à cette mixtape War Music hostée par DJ Whoo Kid. Le nouveau rookie de Dr Dre s’est entouré de Snoop Dogg et Sha Money XL (ex-président de G Unit) pour cette livraison qui répondra son talent supposé.

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The Game « The R.E.D. Album » @@@


Contrairement à ce que l’on pourrait croire, The RED Album n’est pas qu’une simple allusion à la couleur sang du gang des Bloods dont fait partie Jayceon Taylor alias Game, il s’agit selon lui d’exprimer à nouveau son entier dévouement (‘re-dedication’ en US) à son quartier de Compton.

 L’enregistrement de ce quatrième album a été relativement long, deux années en tout et pour tout pendant lesquelles Game a joué des chaises musicales … Lire la suite de cette chronique sur Now Playing »

Dr Dre « Detox is Coming » [mixtape]


« Look out for Detox », c’étaient les mots de Dre sur « Higher » de The Game. Depuis ce temps-là, chaque année, Detox est repoussé d’une année. Dr Dre est en studio, Dr Dre y travaille dessus sans relâche, Detox va sortir bientôt… Cinq ans que ça dure.

À côté de ça, le docteur a eu le temps de produire Big Bang de Busta puis lui dire au-revoir, faire un partenariat juteux avec les casques Beats By Dr Dre (avec la promo qui va avec), annuler The Reformation de Bishop Lamont et le remercier, produire Relapse d’Eminem, passer dans une pub pour Dr Pepper, re-signer Game et se lancer dans le business de l’alcool avec son Aftermath Cognac.

Marre d’attendre, comme tout le monde. C’est à croire qu’il se fout de notre gueule des fois. Sauf que, il semblerait que des informations grouillent à travers le net concernant Detox : ça arrive, et cette fois, c’est sérieux. Dr Dre avait récemment affirmé dans une interview pour le magasine Vibe qu’il ne s’est plongé à fond sur ce projet que cette année. Detox is Coming.

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Eminem « Recovery » @@@½


« Eminem est de retour! », « He’s back ! »… Hé ho les gens, ça fait un an qu’Eminem est de retour déjà ! Ç’aurait pu être son sixième retour mais que je sache, il n’est allé nulle part depuis. D’ailleurs Relapse, l’album contant son retour des bouches de l’enfer et aux productions soignées cliniquement par le Good Doctor Dre (lire la chronique), est actuellement double-disque de platine aux Etats-Unis.

Un Relapse 2 devait suivre, comme il a été annoncé l’an dernier pendant sa période de rémission, mais l’état de santé du MC de Detroit s’est grandement amélioré au point de parler de rétablissement. C’est un Marshall Mathers sain d’esprit et libéré de ses démons, qui opère un retour à normale avec Recovery (Shady Records/Aftermath).

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Game & DJ Skee « The Red Room » (mixtape) @@@½


Game (sans le ‘the’) a définitivement réalisé la meilleure opération de l’année de 2010 : en plus de publier son prochain album chez Star Trak, le MC de Compton a renouvelé son ordonnance chez Aftermath. Le RED Album sera produit par les Neptunes et Dr Dre, de quoi rendre jaloux tous ses haters, parmi eux 50 Cent dont Before I Self Destruct n’est toujours pas disque d’or six mois après sa sortie (alors qu’il a fallu trente fois moins de temps pour ses trois premiers LPs). Tant pis aussi pour Bishop Lamont qui aura passé sa carrière dans la salle d’attente du docteur mais quand on s’appelle Game et qu’on est un Blood, on passe en urgences.

Et comme ce gigantesque buzz ne suffisait pas, DJ Skee et Game offrent généreusement cette net-tape gratuite, The Red Room, avec en prime un nouveau mix de son méga-freestyle de vingt minutes (!!!) « 400 Barz » et d’autres exclusivités. Qui peut le stopper maintenant ?

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Eminem « Relapse: Refill » @@@@½


Eminem a réussi amplement son retour : Relapse est l’album de rap le plus vendu vendu aux Etats-Unis en 2009, avec approximativement 1.7 millions de copies écoulées. Dans la conjoncture actuelle, c’est un score plus que honorable.

Son single fracassant « We Made You » a joyeusement infecté les playlists du monde entier, ce qui fut moins le cas du très beau « Beautiful » (pléonasme?). Quoiqu’il en soit, Relapse a été salué par la critique [lire la chronique] et le public qui attendait le tandem Eminem/Dr Dre au tournant les ont reçu à bras ouverts, jusqu’à se jeter dessus, comme à la bonne époque. Mais cette grande satisfaction générale ne suffit pas.

Pour éviter de tomber malade pendant les fêtes de fin d’années, Eminem est retourné chez son médecin traitant chez Aftermath pour lui fournir un renouvellement de prescription : Refill. Dr Dre et lui sont malins, ils ont gardé en réserve un supplément de six inédits, juste au cas où. Et pour nous en mettre plein les yeux, ils ont rajouté « Forever », la super-collaboration avec Drake, Lil Wayne, Kanye West et Eminem, extrait de la bande-son de More Than A Game.

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50 Cent « Before I Self-Destruct » @@@


Alors alors – écris-je en me frottant les mains – j’ai quelque chose de très délicat à confier à mes lecteurs. Beaucoup de gens l’ont peut-être déjà remarqué quand je sévissais sur Rap2K, ces gens-là me reprochant un manque d’objectivité que je niais en réponse, et seules quelques connaissances sont au courant de ce mal qui m’habite depuis sept ans. J’en connais qui vont avoir un air moqueur en l’apprenant, d’autres qui hausseront les épaules mais il faut que ça sorte : je suis officiellement un ‘hater’ de 50 Cent.
Attendez deux secondes avant de me pendre sur la place publique, j’ai dit que je n’aimais pas la personne de 50 Cent mais nulle part que je déteste sa musique. Quand vous regarderez ma page ‘discrographie’, vous observerez que j’ai en ma possession l’édition limitée de The Massacre et Curtis. Et je pense mettre la main sur GRODT bientôt. Cette critique de Before I Self-destruct, qui comme celles de ses précédents albums fera débat, est l’occasion (rêvée ?) de poursuivre avec un malin plaisir mon analyse de la descente vertigineuse et prédite de 50 et son empire dans un premier temps, puis dans un second temps une chronique la plus objective possible de ce quatrième album.

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Eminem « Relapse » @@@@1/2


eminemrelapseGuess who’s back ?!? Son surnom est… Slim Shady ! Nous y voilà enfin, Relapse (qui veut dire « rechute ») est dans les bacs depuis le 17 Mai 2009. C’est la fête ! Le retour d’Eminem a nourri les espoirs de ses Stans en manque ces derniers mois. C’est vrai que le rap game n’est pas pareil sans lui, c’est qu’il nous a manqué le bougre durant ces années d’errance (je reviendrai là-dessus après).

Comme d’habitude, les débats ont commencé à faire rage sur la question de savoir s’il allait réussir son come-back et s’il parviendrait à revenir à son meilleur niveau. Mais qu’est-ce qu’on s’en branle ! C’est officiel, Eminem est là, en bonne santé, avec un cinquième album entièrement prescrit par l’éminent Dr Dre, qui lui a fait soumettre une cure de désintoxication à base de productions haut de gamme.

Toutes les réponses aux questions que vous vous êtes posées, et même celles qui ne vous sont pas venues à l’esprit, se trouvent dans cette sortie événementielle.  Sauf une : quand sortira Detox.

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Marsha Ambrosius « Yours Truly » compiled by Don Cannon @@@@1/2


Truth Hurts poliment dégagée du bastion Aftermath, Dr Dre s’est retrouvé à court de diva digne de ce nom dans son roster. Jusqu’en 2004 où il jette son dévolu sur Marsha Ambrosius, chanteuse de soul originaire de Liverpool et moitié du duo Floetry. Cantatrice et écrivain d’exception (elle a co-écrit « Butterflies » pour Michael Jackson), Marsha se laisse conseiller par le docteur et commence par faire des apparitions en featurings avec des artistes américains, rappeurs (The Game, Busta Rhymes, Nas, Freeway…) ou chanteurs (Solange, Jamie Foxx, Alicia Keys). Elle finit par encrer sa signature sur un contrat la liant au label Aftermath en 2008 et prépare dans le plus grand secret son premier album solo.

Et comme pour nous faire baver intentionnellement en attendant la naissance de son premier bébé (prévu dans les horizons de 2009 voire 2010), Don Cannon a compilé sur cette mixtape baptisée Yours Truly des morceaux exclusifs jusque maintenant conservés à l’abri des oreilles indiscrètes sur les DAT cadenassés dans les studios de Dr Dre. Comme il est indiqué sur l’artwork, la majorité des productions est manufacturée par Focus, ghostproducer et collaborateur de Dr Dre depuis… Truthfully Speaking de Truth Hurts en 2001. Lui aussi a un faible pour la crème (anglaise…) des chanteuses de soul.

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Black Milk & Bishop Lamont presents « Caltroit » @@@@


Suite au succès viral de la mixtape téléchargeable Caltroit, la rencontre entre Bishop Lamont et Black Milk A.K.A. la nouvelle génération arrivant respectivement de Detroit et Los Angeles, le petit label underground Fat Beats a saisi l’opportunité de distribuer cette mixtape-mp3 (à l’origine mixée par DJ Warrior) sous forme d’un CD audio classique.

Est-ce qu’il est vraiment utile de présenter à nouveau Black Milk des BR Gunna, l’étoile naissante de Motor City qui a fait connaître son talent de rappeur/producteur avec Popular Demand, et Bishop Lamont, la nouvelle coqueluche de Dr Dre qui génère un buzz incommensurable sur le marché des mixtapes depuis des mois (grâce à Nigger Noize et Pope Mobile). La réponse se trouve dans la question.

Les hip-hopers avertis qui ont downloadé la tape sur le Net remarqueront plusieurs changements minimes par rapport à cette version album CD : en premier lieu, le titre sur la pochette (devenu Black Milk presents sans le nom de Bishop Lamont), et secondement une tracklisting remaniée logiquement sans le « Movie Star » de Focus (un des producteurs de l’équipe Aftermath) et « Ret 2 Go » (featuring les rappeuses Ms Jade, Lady of Rage) produit par Oh No.

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50 Cent « Curtis » @@@1/2


Ou la chronique d’un mini-scandale que j’ai perpétré sans le souhaiter. Cet article m’avait causé énormément de tort pour avoir connement mis un 18/20. Entre messages d’insultes à mon égard, attaques prévisibles groupies versus haters et personnes ayant un bon sens du second degré, j’ai bataillé ferme pour expliquer dans cette insurrection que cette démarche qui n’était pas mon idée, mais celle du webmaster de Rap2K. Etant donné que j’avais décerné un 18 à Kanye West (où là aussi je fus critiqué au sein même de la rédaction), il avait souhaité que je lui décerne la même note pour rentrer la jeu de leur fausse guéguerre médiatique de celui qui allait vendre le plus d’album entre Graduation (lire la chronique) et Curtis.

Bien entendu, il s’agissait d’abord de créer une polémique au sein de la communauté du site afin de susciter des réactions et faire des stats, ça ne sert à rien d’user de la langue de bois. Mais vu que j’en étais l’auteur, j’en ai pris salement pour mon grade. Ma responsabilité de chroniqueur a été quelques peu malmenée par des accusations injustes sans que je puisse justifier correctement ce coup de provoc’. Il est vrai que je ne porte pas 50 Cent dans mon coeur en tant que personne (détestable) et je ne l’ai jamais nié. La chronique de Curtis était pour moi le moment idéal de pouvoir engendrer des discussions animées, et j’en assume pleinement ce fait. Mais pour remettre les choses au clair, je n’ai pas du tout décidé de mettre un 18, l’album ne méritant pas tant. En réalité, j’allais lui attribuer un 15 tout rond. N’y voyez pas là des excuses publiques, mais je ne tenais pas à laisser croire que j’étais capable d’une telle aberration.

Maintenant, je vous propose mon analyse sur la raclée de 50 Cent par rapport à ses ventes de disque et ensuite la chronique revue de Curtis reflétant ma propre opinion.

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Busta Rhymes « The Big Bang » @@@@½


La signature de Busta Rhymes sur Aftermath Records, le bastion de Dr Dre, a fait un grand boum dans le rap game il y a deux ans. La collaboration étroite entre le légendaire docteur et le MC le plus farfelu de la planète, établie sur ‘Genesis’ en 2001 avec le fracassant « Break Yo Neck », a porté son fruit, un fruit qui a mûrit pendant plus d’un an, un an d’attente (de trop) pour les fans habitués aux sorties annuelles de Busta. 2006 est l’année du phoenix et à Busta d’imploser avec ‘The Big Bang’ (Aftermath/Polydor), son septième album dont le titre inspire une certaine ambiguité : la naissance d’un univers et une grosse bombe sonique. C’est par ailleurs le troisième point de départ, si on peut dire, de la carrière solo de Busta Rhymes, et une seconde renaissance après son divorce d’avec J Records. Bus-a-Bus grossit de façon significative les rangs d’Aftermath/Interscope aux côtés de pointures de haut standing : la dream team Eminem, 50 Cent, Eve et The Game. Une nouvelle maison, un nouveau producteur à la renommée indiscutable et un homme nouveau (il a coupé ses dreads de façon symbolique) qui se veut, la trentaine passée, plus que jamais le leader de la nouvelle école.

Chronique originale écrite le 1er Juillet 2006

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