Archives du mot-clé J Dilla

Snoop Dogg « Coolaid » @@½


Ce n’était pas une promesse énoncée clairement, cependant le sous-entendu s’affichait devant nous comme une devanture en néon coloré qui s’allume par intermittence : avec COOLAID, ce bon vieux Snoop revenait en terre g-funk, celle de la grande ère Death Row. Dans un contexte actuel qui se prête effectivement à un retour aux sources du gangsta-rap californien – coucou YG & cie – Snoop Dogg avait une opportunité en or pour revenir régner en maître avec ce douxième, non treiz… hum quartorzième album studio. Hélas, on a eu beau retourner COOLAID dans tous les sens, il faut bien se résoudre à l’avouer : la superstar canine de Long Beach est à côté de ses Converse.

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J Dilla « The Diary » @@@


Comme pour Pimp C, le label Mass Appeal nous offre l’occasion d’avoir en possession (encore) un nouvel album posthume de J Dilla dix ans après sa disparition. À ce rythme-là, il a déjà doublé 2Pac si on compte depuis Jay Love Japan en 2007 puisque The Shining était conçu de son vivant et Ruff Draft une réédition, sachant que le dernier ouvrage en date était l’album instrumental Dillatronic. Sans parler des productions que pas mal de rappeurs ont pu récupérer, notamment son jeune frères Illa J avec les Yancey Boys. Mais à la différence de Jay Stay Paid et Rebirth of Detroit, The Diary n’est autre que l’édition d’un opus solo qui devait sortir autour de 2002-2003 chez MCA Records, Pay Jay.

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Busta Rhymes « The Return of the Dragon (The Abstract Went On Vacation) » [mixtape] @@@½


Vous vous rappelez sans doute il y a deux de cette mixtape The Abstract and The Dragon, sorte de gros best-of d’anciens morceaux et de remixes parsemé d’inédits, qui a permis à de nombreux fans de surfer sur la vague nostalgique de la belle époque Native Tongue. Le matin du 25 Décembre 2015, Busta Rhymes s’est déguisé en papa Noël pour offrir généreusement sa nouvelle livraison et pendant qu’il charbonnait pour envoyer sa mixtape dans nos chaumières, Q-Tip a pris des jours de congés. D’où le titre (The Return of the Dragon), et le sous-titre (The Abstract Went on Vacation).

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J Dilla « Dillatronic »


Dillatronic est la nouvelle livraison posthume de beats conçus par J Dilla validée par sa mère Maureen Yancey alias Ma Dukes, compilée par les Alien Villainz (un crew de DJ originaire de Detroit proches du défunt) et publiée par la structure GreenStreets Entertainment. Comme l’indique l’intitulé, le thème est la musique électronique au sein des archives décadenassées de J Dilla et s’adresse principalement aux connaisseurs et autres initiés.

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Slum Village « YES » @@@@½


Slum Village est un groupe survivant. Il n’a succombé ni aux départs (Elzhi en 2010) et/ou à la mort de deux de ses membres fondateurs, Baatin en 2009 (qui venait tout juste de réintégrer la formation pour Villa Manifesto) ni celle plus importante de James Yancey, alias Jay Dee a/k/a J Dilla, un des producteurs hip-hop les plus influent de son vivant. Villa aurait eu 40 ans cette année.

Si le groupe a pu surmonter toutes ces épreuves, c’est parce que Slum Village peut compter sur un pilier, T3, et une famille qui s’est petit à petit agrandie avec Young RJ notamment et des membres « non-permanents » ou occasionnels comme Illa J (le jeune frère de Dilla), Frank Nitt, Black Milk. Bien sûr la patronne Ma Dukes, j’ai nommé Maureen Yancey, gardienne des bien de son fils disparu, veille au grain. Slum Village a failli s’arrêter après Villa Manifesto en 2010, il finit par renaître en 2013 avec la baffe Evolution. Cette année on fait tous un grand YES! parce que devenez quoi…

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Joey Bada$$ « B4.DA.$$ » @@@@½


Le hip-hop new-yorkais s’apprête à vivre à nouvelle ère. C’est le sentiment bruyamment sourd que j’ai avant même de poser l’oreille sur B4.DA.$$ (wordplay: « before the money »). Sans doute la pochette qui provoque cet effet. Mais quand on sait de quoi Joey Bada$$ est capable, on a très envie de prendre très au sérieux cet espoir que ce jeune homme va apporter à New-York de meilleurs lendemains, plus que le Wu-Tang en tout cas.

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Talib Kweli « Gravitas » @@@@½


Soyons francs, Prisoner of Conscious paru l’an dernier est loin de nous avoir convaincu. Si Talib Kweli a essayé de se renouveler, ce 5e album très attendu a donné des résultats… trop attendus. À peine six mois après, il réagit avec Gravitas, avec l’art et la manière. Ce nouvel opus est sorti en autoproduction via sa structure Javotti Media (vu que BlackSmith a fermé boutique) d’abord en digital en Décembre puis en physique depuis le mois Février (en import malheureusement).

Gravitas ne contient seulement onze morceaux mais quels morceaux ! Du concentré de talent à l’état pur, de la part du MC et aussi des featurings et des producteurs en présence. Ces dernières années Talig Kweli s’est reposé sur ses lauriers, affublé de cette image d’ambassadeur du mouvement rap conscient qui s’était éveillé au début des années 2000. Le BK MC nous revient neuf, comme après une profonde remise en cause, c’est le sentiment que l’on a quand « Inner Monologue » absorbe notre attention, par les lyrics et le beat luminescent signé Khrysis.

Kweli nous impressionne par sa nouvelle panoplie de flows, comme c’est le cas sur l’excellent « State of Grace ». Son débit est tellement rapide et soutenu qu’on se demande comment il reprend son souffle durant ses couplets. Et la piste dure presque six minutes ! Sacrée performance, qu’il renouvèle sur « New Leaders ». Le planant « What’s Real » avec sa compagne d’Idle Warship Res est un autre brillante démonstration de cette fraîcheur et cette fougue retrouvée qui rappelle ses débuts avec Rawkus. Ça nous rajeunit ! Avec toujours ces éternelles réflexions qui se retranscrivent dans ses rimes (« Rare Portraits » produit par Oh No, « The Wormhole », « Inner Monologue », « State of Grace »…).

Parmi les quelques guests triés sur le volet, on retrouve un Raekwon en bonne forme sur « Violations » ainsi que le sudiste Big K.R.I.T. sur le nerveux « Demonology ». Pour le futur, Talib Kweli mise non pas sur Pro Era ou l’A$AP Mob mais sur les Underachievers qui viennent poser sur l’instru grandiose « New Leaders » (produit par Statik Selektah). Pour « Art Imitates Life » et son beat percutant d’Oh No, le Brooklynite a convié Black Thought et Rah Digga pour la touche féminine. Cerise sur le gâteau, ce superbe beat inédit de J Dilla qui sert sur « Colors of You » avec un refrain très doux de Mike Posner. Moment de bonheur.

Pour faire simple : Gravitas est le meilleur opus de Talib depuis Eardrum.

Yancey Boys « Sunset Blvd » @@@½


Yancey Boys était le nom du premier album solo de Illa J, le frère cadet de feu J Dilla, John et James Yancey dans la vraie vie. Aujourd’hui, Yancey Boys est devenu le nom d’une petite confrérie regroupant Illa J donc, l’esprit de Jay Dee vivant dans des cartons d’instrus inutilisés, et Frank Nitte, un proche de la famille, moitié des Frank-N-Dank. On s’en roule une et c’est parti pour Sunset Blvd.

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J Dilla « Rebirth of Detroit » @@@½


La sortie de ce nouvel album posthume de J Dilla sonne la fin d’un long imbroglio juridique et financier pour la famille du légendaire producteur de Detroit. Pour résumer, les droits de successions des productions de J Dilla étaient bloqués ce qui explique pourquoi depuis 2008 (depuis Jay Stay Paid on dira), aucun artiste proche du rappeur (que ce soit Erykah Badu, les Roots, Common, Madlib…) n’a pu profiter de nouveaux beats, à moins qu’ils en aient bénéficiés avant sa mort comme son frère cadet Illa J, Raekwon, MF Doom ou encore Q-Tip.

De plus, la famille Yancey croulaient sous les dettes. Car avant sa disparition Dilla, qui était comme vous le savez gravement malade, a cumulé de nombreuses factures de soins médicaux et de frais hôpitaliers. Résultat la famille, déjà en difficulté, ne voyaient pas les royalties de leur fils qui servaient à rembourser ces dettes. À cause de cette situation désespérée, ils n’ont pas eu d’autres choix que de revendre leur maison. Ce n’est qu’au début de l’année 2010 qu’un accord a pu être statué avec l’administrateur en charge des successions en fondant The J Dilla Foundation, laissant les droits d’utilisations du catalogue de J Dilla aux divers membres de sa famille, notamment sa mère Maureen ‘Ma Dukes’, qui s’est longtemps battue pour que son défunt fils puisse vivre à travers sa musique.

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Slum Village & Mick Boogie « The Dirty Slums » [mixtape] @@@½


L’excellent Villa Manifesto était annoncé comme l’ultime album des Slum Village, leur tout dernier. Hélas la brouille entre Elzhi et membres vivants restants l’an dernier pendant qu’il faisait la promo d’Elmatic a un peu plus enterré un groupe qui avait déjà perdu deux membres. Triste fin. Mais la vie continue et avec l’appui de Mick Boogie, T3, Illa J (le frère cadet de J Dilla) et le producteur Young RJ raniment les Slum Village le temps d’une mixtape, The Dirty Slums, avec plein de beau monde.

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Immortal Technique « The Martyr » [free album] @@@


Maintenant que le Président des Etats-Unis est afro-américain, on se demande où sont passés tous ces réacs aux discours anti-Bush anti-républicains anti-capitalistes antiques. L’un d’entre eux, Immortal Technique, donne signe de vie avec son album gratuit The Martyr, comme après un retour de guerre.

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Madlib – Medicine Show #12 « Raw Medicine (Madlib Remixes) » @@@@


Hé ben ça y est, nous y voilà au douzième et tout dernier numéro de Medicine Show de Madlib. Pour clore en beauté, le samplo-maniaque d’Oxnard nous a concocté pas mal de jolies surprises sous forme de remixes. Mais genre des remixes que personne n’aurait jamais pu imaginer, sauf lui bien entendu.

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« Movies on Demand 2 » starring Consequence [mixtape] @@@@


Les VOD (Videos On Demand) sont devenues une fonctionnalité incontournable des nouvelles offres télés numériques. Le directeur des chaînes de Cons TV a lancé un concept similaire, des Movies On Demand (relire la chronique), qui a rencontré un vif succès sur Internet. Fort de cette audience, Consequence dévoile alors une seconde saison de courts-métrages audio en toute gratuité, avec sur le tapis rouge une foule d’acteurs du rap game.

> Télécharger la mixtape sur lehiphopsurecoute.

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Ellementt « Project Bluebeam: The Mixtape » @@@@


MC provenant des quartiers latinos de Harlem, Ellementt (2 ‘l’, 1 ‘m’ et 2’t’) n’est pas comme tout ces net-rookies qui ont cru qu’Internet était leur carte d’entrée dans la musique, et ils sont des centaines à frapper à cette porte. Pour prouver sa crédibilité, Ellementt n’oublie pas comme ces tas d’autres jeunes premiers dans son cas de diffuser ses sons dans la rue. Succédant un premier LP autoproduit (Verbal Graffiti), cette mixtape Project BlueBeam pourrait bien être un vecteur décisif dans le niveau underground de New-York.

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Slum Village « Villa Manifesto » @@@@½


Ça a l’air de pas grand chose mais Villa Manifesto LP était à mon avis l’une des cuvées hip-hop les plus importantes et les plus incontournables de 2010. Et ce pour une raison: cet ultime album regroupe toute la famille Slum Village, c’est-à-dire T3, Elzhi, Baatin et J Dilla, puis son jeune frère Illa J et le beatmaker Young RJ.

La famille s’est agrandie depuis le classique Soulquarian Fan-Tas-Tic vol.2 malgré des départs, des remplacements et des décès. Elzhi et les BR Gunna (RJ et Black Milk) sont venus suppléer Dilla respectivement au mic et à la production sur Trinity. Puis Baatin s’est désolidarisé du noyau pendant Detroit Deli et leur LP éponyme car il souffrait de schizophrénie. L’histoire, après, on la connaît, l’hécatombe qu’a vécu les Slum V comme la perte infiniment lourde de J Dilla et celle de Baatin en 2009, année où est sorti l’excellent EP Villa Manifesto qui fait office de prélude à ce long format.

Villa Manifesto n’est pas le testament du groupe de Detroit, c’est la synthèse de leurs expériences, dans la vie comme dans la musique, avec tous les éléments des Slum Village réunis, qu’ils fassent partie de la formation initiale, même les disparus (RIP Baatin et J Dilla), ou qu’ils gravitent autour  d’eux depuis plus de dix ans (Dwele, AB, Illa J, Waajeed…).

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