J Dilla « The Diary » @@@


Comme pour Pimp C, le label Mass Appeal nous offre l’occasion d’avoir en possession (encore) un nouvel album posthume de J Dilla dix ans après sa disparition. À ce rythme-là, il a déjà doublé 2Pac si on compte depuis Jay Love Japan en 2007 puisque The Shining était conçu de son vivant et Ruff Draft une réédition, sachant que le dernier ouvrage en date était l’album instrumental Dillatronic. Sans parler des productions que pas mal de rappeurs ont pu récupérer, notamment son jeune frères Illa J avec les Yancey Boys. Mais à la différence de Jay Stay Paid et Rebirth of Detroit, The Diary n’est autre que l’édition d’un opus solo qui devait sortir autour de 2002-2003 chez MCA Records, Pay Jay.

Pay Jay, j’en ai téléchargé le bootleg (version pirate) il y a 8 ans environ (donc il y a prescription hein). Je me rappelle en avoir écrit un article sur cet LP ‘unreleased‘ sur Streetblogger et d’avoir dit pas mal de choses intéressantes dessus. Intérieurement, je me disais que ce serait chouette si un jour ou l’autre il puisse sortir officiellement en physique. Or je suis loin d’être enthousiaste… Évidemment, pouvoir profiter de très bons morceaux comme « The Ex » avec Bilal (sur une prod soulful de Pete Rock), « Diamonds » (produit par le génial Nottz) ou bien « Trucks » (qui sample le classique new wave « Cars« ), il y a de quoi se réjouir. Aussi, Pay Jay, pardon, The Diary, permet de juger des compétences de rappeur de Dilla plutôt que celles de production qu’on connaît fort bien, et c’est un aspect de lui dont on n’a que peu profité sur ses différents projets (en solo puisqu’on a pu l’entendre auparavant sur « Fan-Tas-Tic vol.2 » des Slum Village), ce dès « The Introduction« . Ce qui n’empêche pas d’apprécier apprécier sa façon de gérer les claps et les pointes d’électro comme sur « Give’Em What They Want« .

Au jeu des sept différences, d’abord certains titres de morceaux qui ont été modifiés. « F’Ed » avec kes Frank-N-Dank, en plus de ne plus avoir la prod de Kanye West (celle qui ressemblait beaucoup à « Takeover » de Jay-Z et c’est très dommage), est devenue « The Anthem« , « Diamonds » par « The Shining pt.1« , « Remember » est devenu « The Ex« … D’autres n’ont pas du tout été retouchés, comme « Drive Me Wild » et son finish rock (avec Karriem Riggins à la prod), le dangereux « Fight Club » (produit par Waajeed qui l’avait ‘remplacé’  à la prod sur Trinity des Slum Village), et bien sûr « Fuck the Police« , le single paru l’année 2001 quelques mois après Welcome 2 Detroit et que l’on redécouvre ici. Quelques morceaux ont été rajoutés, comme « Gangsta Boogie » avec Kokane et Snoop Dogg qui s’ambiancent sur les moogs de Hi-Tek et la bonus track « The Sickness » sur un beat de Madlib, avec une intervention de Nas, normal puisqu’il est le boss de Mass Appeal.

Evidemment pour tous les amoureux de Dilla, The Diary est un indispensable, mais pour les autres, c’est juste un album posthume de plus. Mes sentiments sont mitigés : je suis très content que Pay Jay/The Diary soit enfin disponible en support physique ou digital, toutefois je ne peux cacher ma déception face à un bootleg juste remanié. Vraiment, je n’arrive pas à me réjouir et je ne sais pas pourquoi.

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