Archives du mot-clé Bilal

Common « Black America Again » @@@@½


Les élections américains du 8 novembre 2016 ont été annonciatrices de lendemains difficiles pour les communautés noires et hispaniques aux Etats-Unis. Barack Obama, premier président noir, donnera son siège du bureau ovale à un milliardaire septuagénaire xénophobe et sexiste, pro-arme, pro-vie, adoubé par le KKK, désavoué par son propre camp républicain et sans expérience du monde politique. Certains artistes, comme A Tribe Called Quest qui fait son grand retour, ont senti le vent tourner dans la mauvaise direction. Common, le vétéran de Chicago, ne faillit pas à l’appel et se dresse avec un onzième album plus soul et revendicatif que jamais.

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Mac Miller « The Divine Feminine » @@@@


Les rappeurs blindé de thunes n’ont plus le temps de parler des difficultés de la vie, que ce soit dans les quartiers ou dans une famille sans le sou, des efforts à fournir pour s’en sortir, etc… Avec un ascenseur social menant vers les sommets, leur lifestyle change du tout au tout avec les chiffres qui s’accumulent sur le compte en banque. Comme le disait Rakim « Hip Hop ain’t where you from, it’s where you at ». Et quand tu te trouves à toucher les nuages, subitement devenu capitaliste ultra-libéral, ce sont les mêmes sujets qui viennent, ces réponses à « que vais-je faire de toute cette oseille » : acheter des grosses bagnoles de luxe, inviter des postbad instagrameuses et parler d’amour/sexe. Le rappeur de Pittsburgh Mac Miller y consacre tout son quatrième album, se sentant l’âme d’un poète transi d’amour, tel un Julien Clerc casquette à l’envers chantant « wesh meufs, je vous kiffe« .

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Robert Glasper (with Miles Davis) « Everything’s Beautiful » @@@@½


Directeur musical du film Miles Away, le biopic de Miles Davis avec Don Cheadle, Robert Glasper s’est imprégné de cette expérience pour livrer un album hommage au célèbre trompettiste de jazz, Everything’s Beautiful. À la carte, onze titres à l’interprétation libre et absolument savoureux.

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J Dilla « The Diary » @@@


Comme pour Pimp C, le label Mass Appeal nous offre l’occasion d’avoir en possession (encore) un nouvel album posthume de J Dilla dix ans après sa disparition. À ce rythme-là, il a déjà doublé 2Pac si on compte depuis Jay Love Japan en 2007 puisque The Shining était conçu de son vivant et Ruff Draft une réédition, sachant que le dernier ouvrage en date était l’album instrumental Dillatronic. Sans parler des productions que pas mal de rappeurs ont pu récupérer, notamment son jeune frères Illa J avec les Yancey Boys. Mais à la différence de Jay Stay Paid et Rebirth of Detroit, The Diary n’est autre que l’édition d’un opus solo qui devait sortir autour de 2002-2003 chez MCA Records, Pay Jay.

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Kendrick Lamar « untitled unmastered » @@@@


Sortir des albums de nulle part en prévenant une semaine maximum à l’avance, ou bien carrément sans prévenir du tout, commence à devenir une habitude dans l’industrie musicale. Mais l’effet de surprise est toujours réel. C’est le coup de poker que la structure Top Dawg Entertainment a tenté en livrant un mini-album de démos (ou ‘leftover’) de Kendrick Lamar, logiquement intitulé untitled unmastered. On peut voir ça aussi comme un cadeau suite à sa récompense du Grammy Award du meilleur album rap avec To Pimp a Butterfly.

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Adrian Younge presents « Something About April II » @@@@


Le compositeur Adrian Younge est en passe de devenir un des artistes soul incontournables. Discrètement révélé par son premier ouvrage Something About April en 2012, c’est grâce à des artistes hip-hop que sa renommée grandit de manière exponentielle. Timbaland utilisera sa musique pour « Picasso Baby » de Jay-Z, Ghostface Killah fera couler son encre de storyteller sur le chef d’oeuvre de classicisme européen Twelve Reasons to Die, les Souls of Mischiefferont leur come-back grâce à lui avec There Is Only Now et même la légende DJ Premier le sample exclusivement pour le projet PRhyme avec le MC de Detroit Royce Da 5’9. Ah oui, et aussi Adrian Younge a entièrement réalisé le dernier disque du chanteur nu soul Bilal (In Another Life).

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Adrian Younge presents « Twelve Reasons to Die II » starring Ghostface Killah @@@½


Tony Starks a rempilé cet été pour une suite du désormais culte Twelve Reasons to Die (premier du nom), avec de nouveau à la réalisation de la bande-son le très classieux Adrian Younge. Où il faudra essayer d’annuler le sort maudit réservé à de nombreuses suites…

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Bilal « In Another Life » @@@@


Le chanteur Bilal n’en finit plus d’explorer les frontières de la Nusoul depuis Airtight’s Revenge en 2009. Son expérience en la matière parle d’elle-même puisqu’après avoir défraîchi le genre au début des années 2000 par le biais mouvement Soulquarian (avec The Roots, Common, Erykah Badu…), il a récemment été sollicité par Kendrick Lamar pour mettre son input sur le désormais chef d’oeuvre To Pimp a Butterly. Pour son cinquième opus In Another Life, Bilal a choisi de se remettre aux mains expertes d’Adrian Younge, producteur et musicien qui a le vent en poupe depuis ses travaux remarqués avec Ghostface Killah (12 Reasons to Die I et II) et Souls of Mischief.

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Skyzoo « Music for my Friends » @@@@½


L’un des meilleurs rappeurs underground des quartiers de Brooklyn sort un nouvel album solo pour notre plus grand plaisir. Son nom s’épèle S.K.Y.Z.O.O. et son disque s’appelle Music for my Friends, un opus introspectif synonyme de nouveau départ pour lui.

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Slum Village « YES » @@@@½


Slum Village est un groupe survivant. Il n’a succombé ni aux départs (Elzhi en 2010) et/ou à la mort de deux de ses membres fondateurs, Baatin en 2009 (qui venait tout juste de réintégrer la formation pour Villa Manifesto) ni celle plus importante de James Yancey, alias Jay Dee a/k/a J Dilla, un des producteurs hip-hop les plus influent de son vivant. Villa aurait eu 40 ans cette année.

Si le groupe a pu surmonter toutes ces épreuves, c’est parce que Slum Village peut compter sur un pilier, T3, et une famille qui s’est petit à petit agrandie avec Young RJ notamment et des membres « non-permanents » ou occasionnels comme Illa J (le jeune frère de Dilla), Frank Nitt, Black Milk. Bien sûr la patronne Ma Dukes, j’ai nommé Maureen Yancey, gardienne des bien de son fils disparu, veille au grain. Slum Village a failli s’arrêter après Villa Manifesto en 2010, il finit par renaître en 2013 avec la baffe Evolution. Cette année on fait tous un grand YES! parce que devenez quoi…

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Kendrick Lamar « To Pimp a Butterfly » @@@@@


Aout 2013, le couplet de Kendrick Lamar sur « Control » de Big Sean crée un énorme séisme qui a secoué tout le rap américain comme cela n’est pas arrivé depuis très longtemps. Son but : devenir le numéro 1, en se couronnant lui-même Roi de la Côte Est. Culotté, sans parler du name-dropping, suscitant des réactions de toute part. Et après, « que de la gueule » ? Détrompez-vous, To Pimp a Butterfly est l’oeuvre d’un artiste qui a les épaules d’un leader-né, une oeuvre plus Noire qu’il n’y parait. Il n’y a qu’à regarder la pochette renversante de l’album pour le comprendre.

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Vous ne prendrez pas sa liberté de penser…

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Il est encore difficile de prendre la mesure une semaine après sa sortie -avancée d’une semaine- du potentiel immense de ce second album en major de K dot, et il faudra bien plusieurs mois, voire plusieurs années pour se rendre compte de son impact, déjà très important, à tous les niveaux, culturel comme commercial en battant des records de lecture en streaming notamment. Ce qui est certain, c’est que le rappeur de Compton est parti dans une dimension bien plus vaste, musicalement comme sur le plan socio-politique. L’idée de To Pimp a Butterfly a germé après la sortie Good Kid, m.A.A.d. City qui l’a propulsé comme le prince incontesté de la Westcoast. Le succès à gérer, la pression qui devient plus écrasante, puis le contexte très tendu aux Etats-Unis avec ces bavures policières envers des afro-américains qui ont embrasé les rues comme les esprits de toute une communauté, parallèlement à une résurgence de l’histoire de l’esclavage.

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On perçoit un début de réponse à la formule « To pimp a butterfly » dès le premier morceau « Wesley’s Theory » (en référence à l’acteur Wesley Snipes inculpé pour évasion fiscale), lorsque raisonne un sample de soul « every nigger is a star ». Kendrick Lamar porte sa vision de l’industrie du divertissement qui fait miroiter monts et merveilles pour l’attirer et mieux l’influencer, le système qui lui répond dans le second couplet. Entre les deux versets, les bons conseils de son mentor Dr Dre lui viennent en aide. Kendrick Lamar expliquera à la fin du disque le sens de cet album, de la formule « to pimp a butterfly », par le fait que le système veuille détourner le talent d’artistes afro-américains, vu métaphoriquement comme un papillon. Je reviendrai plus tard sur ce dernier track « Mortal Man« , parce qu’il se passe franchement quelque chose d’incroyablement surréaliste et hautement symbolique sur ce morceau.

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Comme pour GKMC, To Pimp a Butterfly suit un ou plusieurs fils conducteurs, avec des thèmes récurrents pour apporter une cohérence et de la matière à ses propos. Sur Good Kid m.A.A.d. City, c’était les tribulations d’un adolescent avec ses homies, sa vie au milieu des gangs et sa copine Sherane. Ici la coqueluche d’Aftermath raconte le parcours et les conflits intérieurs qu’il a connu pour ne pas être tenté par le diable, ses excès et ses tentations. En parallèle, il entame un texte qu’il complète au fur et à mesure, utilisant un temps de parole dans les dernières secondes de certaines pistes, et dont les premiers mots qui reviennent sont « I remember you was conflicted, misusing your influence… » On ne connaîtra que le texte entier tout à la fin aussi, un texte qui résume parfaitement son récent vécu et son état d’esprit, ce après le morceau « Mortal Man« . Le rappeur fait aussi référence à Lucy (sur « For Sale?« ), une personnification de Lucifer. Mais avant d’aller plus loin, Kendrick Lamar ré-affirme son statut de roi à qui on veut couper les jambes sur « King Kunta » (en référence à l’esclave Kunta Kinte qui a fini un pied coupé) avec ces vers :

« I made it past 25 and there I was/ A little nappy headed nigga with the world behind him/ Life ain’t shit but a fat vagina/ Screamin’ « Annie are you ok? Annie are you ok? »/Limo tinted with the gold plates/Straight from the bottom, this the belly of the beast/From a peasant to a prince to a motherfuckin’ king »

Petit à petit le californien se retrouve confronté aux péchés et aux démons qu’entraînent cette sensation de pouvoir sur « Institutionalized » et ce que cela implique d’un point de vue psychologique lorsque la conscience s’en mêle sur « These Walls« , pour qu’au final cette ivresse lui fasse tourner la tête et sombrer dans l’alcool et la dépression sur « u« . Le rappeur termine des rimes aux larmes quand sa conscience (moment où il prend une voix bizarre) s’adresse à lui, comme c’était le cas sur « Swimming Pools« . « Alright » arrive à pic pour repositiver quand la fameuse Lucy vient s’adresser à lui sur « For Sale? » et tenter de corrompre son âme à nouveau. C’est là que Kendrick Lamar décide de se ressourcer et rentrer chez lui (« Momma« ) pour retrouver les pieds sur terre.

La suite devient encore plus intéressante, le rappeur a ouvert en grand ses champs de perception. « Hood Politics » constitue une critique envers les rap listeners et leur mentalité, avec ces brillants analogismes, et néologismes, que sont les Democrips et les Rebloodicans, en référence aux deux gangs de L.A.. On retient particulièrement cette phrase énervée qui rend hommage à la moitié des Run The Jewels « Critics want to mention that they miss when hip hop was rapin/ Motherfucker if you did, then Killer Mike would be platinum », avant de menacer quelques rimes plus loin « I’m the only nigga next to Snoop that can push the button ». Il évoque ensuite sur « Complexion (Zulu Love) » un sujet de prédilection de rappeurs dits « conscients » et engagés, à savoir la couleur de peau, avec pour finir un superbe couplet de la rappeuse Rapsody, la seule et unique personne habilité à poser un couplet sur tout To Pimp a Butterfly, si on exclut l’apparition du doggfather Snoop Dogg sur « Instutionalized« . Il démontre sur « How Much Cost a Dollar » aussi qu’en tant que storyteller, il peut narrer des fictions inspirées de la réalité d’un personnage tiers. Mais c’est bien « The Blacker the Berry » le morceau rap le plus sombre de Kendrick Lamar. Servi par une prod très lourde signée Boi-1da (et une apparition non-créditée du chanteur ragga Assassin), le nouveau Roi débute ses couplets par « I’m the biggest hypocrite of 2015 » avant d’entamer un texte sur la haine raciale et ces ressentiments très enfouis. Tout le contraire du titre qui suit, « i« , le single radio où Kendrick Lamar affiche sa fierté pour sa communauté sur un sample des Isley Brothers. Il y scande le terme de « negus », définition de « empereur noir » en éthiopien, pour ne plus dénigrer le N-word.

C’est là qu’on arrive à « Mortal Man« . Kendrick Lamar termine son texte et termine sur un dialogue social et politique avec… Tupac Shakur, aussi réaliste que la dernière apparition publique de son fantôme holographique à Coachella en 2013.

 

 

…ni de créer

Puis on repasse à la piste 1, on réécoute, on capte les éléments qu’on n’a pas encore saisi, les détails, et arrivé en bout de piste 16, repeat. Cette fois pour faire le tour des productions, gérées par un cercle très fermé de producteurs de la maison TDE (comme Sounwave et Tae Beast), de musiciens hyper-talentueux et autres artistes les plus doués de leur génération. C’est déjà le choc des générations sur le premier morceau, quand le père de P-Funk George Clinton prête sa voix sur un instrumental co-signé par Flying Lotus. La musique Funk retrouve le vent en poupe ces mois-ci et quelle soit ‘P’ ou ‘G’, elle imprègne chaque recoin de l’album. To Pimp a Butterfly demeure un album de rap californien avant tout, il en possède les gènes. Il y en a sur « King Kunta« , à travers de sample de DJ Quik (tiré de « Get Nikked » de Mausberg) jusque « i » avec ce riff emprunté aux Isley Brothers (samplé pour la première fois en 89 par les Beastie Boys sur « B-Boy bouillabaisse« ).

Pas de gangsta-rap, ni de trap. Kendrick Lamar s’est entouré d’une équipe de musiciens et chanteurs qui savent admirablement expérimenter les mélanges entre Nu soul et musique Hip-Hop, à savoir Terrace Martin (dont le saxophone est quasi omniprésent sur l’album), Stephen « Thundercat » Bruner qui donne de la basse et sa voix, Taz Arnold des Sa-Ra Creative Partners (Talib Kweli, John Legend, Erykah Badu, Pharoahe Monch…), Bilal, Anna Wise, James Fauntleroy et même Robert Glasper qui illumine l’outro de « Blacker the Berry« . C’est cet orchestre idéal, de noms qui se connaissent mutuellement dans le milieu, qui apporte ces savoureuses saveurs de nu soul et jazz à To Pimp a Butterfly. On retrouve même de l’afro-beat sur l’outro de « Momma« , c’est à se demander si on navigue toujours dans le symbolisme.

Et Dr Dre ? Son nom n’apparaît qu’en tant que producteur exécutif, et sa voix sur « Wesley’s Theory« . Tous les titres sont pratiquement mixés par Ali. Les rumeurs racontent qu’il se cache sous l’alias DragonLove (crédité sur « How Much Cost a Dollar » et le très agréable « You Ain’t Gotta Lie« ), et c’est le producteur Sounwave qui l’aurait sous-entendu sur Twitter. Il faut avouer que le beat de « How Much Cost a Dollar » a mis la puce à l’oreille, on perçoit clairement la signature du docteur. Pourquoi utiliser un autre surnom ? Pour éviter les critiques ? Et puis pourquoi pas, après tout d’autres grands artistes l’ont fait, notamment Stevie Wonder qui avait employé le surnom El Toro Negro sur Perfect Angel de Minnie Ripperton. Le seul super-producteur qui participe à l’album n’est autre que Pharrell Williams (« Alright« ), tout l’inverse de Knxwledge, un artisan du hip-hop alternatif mais pas moins réputé. Et le légendaire Pete Rock est bel et bien impliqué, il s’occupe des scratches sur « Complexion« . Kendrick Lamar est le directeur artistique à bord, c’est écrit d’ailleurs.

 

En faisant la synthèse de To Pimp a Butterfly, musicale comme thématique, cet album s’intègre dans la lignée d’oeuvres nu soul très pro-Black dans l’âme, récentes comme Black Messiah de D’Angelo, undun des Roots, les deux volets New AmErykah d’Erykah Badu, comme lointaines, on pense à Like Water for Chocolate de Common ou encore Me Against the World de 2Pac, album qui fête ses 20 ans ce mois de Mars 2015. Ce ne sera pas nécessairement le meilleur des albums rap des mois passés ou à venir, mais sûrement le plus important, suffisamment pour remporter un Grammy Award l’an prochain. Si cela n’arrive pas, je mange mon chapeau.

Lupe Fiasco « Food & Liquor II: The Great American Rap Album part 1 » @@@


Essayons de faire comme si Lupe Fiasco n’avait jamais sorti Lasers. Mmh facile à dire, le mal est fait et ancré profondément. Alors faisons comme si nous ne l’avions jamais écouté? Bah trop tard… Espérons que Food & Liquor II le remette dans le droit chemin alors. Car cette [je-ne-trouve-pas-les-mots-pour-exprimer-cette-infâmie] que fut Lasers a fait passer Lupe de rappeur modèle, qu’il est très vite devenu avec Food & Liquor puis The Cool, à un celui d’un banal rappeur ultra-commercial du même acabit qu’un Flo Rida. Ce nouvel album a un véritable enjeux : reconquérir sa fanbase et de ce fait, récupérer la place qu’il a perdu, celle du rappeur rebel-intello-visionnaire et extrêmement doué avec une conscience politico-sociale. C’est faisable. Cependant sous-titrer Food & Liquor 2e du nom avec The Great American Rap Album c’est exagéré non? Chronique du ‘black album’ de Lupe Fiasco….

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Robert Glasper Experiment « Black Radio » @@@@


Comme le trompetiste Roy Hargrove, Robert Glasper fait partie de ces musiciens qui ont oeuvré autour des années 2000 au mouvement Soulquarian, cette mouvance réunissant hip-hop et néosoul. Il a travaillé aux côtés de Common, Erykah Badu, J Dilla mais aussi Meshell Ndeogecello, Maxwell, Q-Tip et Kanye West. Accompagné de sa propre formation The Robert Glasper Experiment, le pianiste, qui joue aussi du Fender Rhodes, revient avec Black Radio, son cinquième album paraissant chez le prestigieux label jazz Blue Note.

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The Roots « undun » @@@@@


A chaque nouvelle sortie de l’orchestre hip-hop de Black Thought et Questlove, la même question : cet opus sera-t-il très bon ou juste excellent ? Il semblerait bien que Undun, dixième pièce des Roots, frise le sans-faute.

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Nottz « You need this music: » @@@½


Ce n’est pas du tout le genre de super-producteur ultra-tendance mais il a travaillé avec des noms connus et reconnus dans le rap game. Producteur virginien découvert aux débuts de Rawkus et lancé par Dr Dre au début des années 2000 en co-produisant « You Know » pour Xzibit, Nottz a effectivement travaillé pour les meilleurs, et la liste est longue : Busta Rhymes, J Dilla, Skillz, le G Unit, les Little Brother, Kanye West, AZ, Swizz Beatz, Snoop Dogg, The Game, Dwele, Termanology, Rakim, M.O.P., Murs, Skyzoo, Royce Da 5’9, Bilal et dernièrement Rah Digga pour qui il a entièrement réalisé Classic (lire la chronique). Arrivé à douze années de carrière bien remplies, le voilà qu’il se lance en solo en tant que rappeur avec You Need This Music.

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