Archives du mot-clé Kokane

Daz « Dazamataz » @@@½


Ce vieux briscard de Daz Dillinger a ses placards toujours remplis de munitions. De retour après deux ans d’absence (Cuzznz début 2016 avec Snoop Dogg), notre légende westcoast sort un seizième album, auto-produit de nouveau, Dazamataz. Et pour rattraper le temps perdu, il nous offre 30 morceaux de gangsta sh*t ainsi qu’un festival de guests.

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Ab-Soul « Do What Thou Wilt. » @@@


Regardez-le bien dans les yeux sur la pochette car ce n’est pas tous les jours que le Black Lip Pastor se sépare de ses lunettes de soleil qu’il pleuve qu’il neige ou qu’il vente. Ce n’est pas pour une histoire de style ou de coquetterie qu’Ab-Soul porte constamment des lunettes de soleil, mais à cause d’une hyper-sensibilité à la lumière. Et avec le temps, il n’y a pas que sa vue qui s’est assombrie, Do What Thou Wilt. est un album incolore.

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Bishop Lamont « The Reformation – G.D.N.I.A.F.T. » @@@@


Rembobinons jusqu’en 2007. Le californien Bishop Lamont est nouvellement signé chez Aftermath, et deux chemins s’ouvraient à lui : soit succéder au turbulent The Game (éjecté au profit de 50 Cent), soit être condamné à l’enfermement en studio sans voir le fruit de son travail révélé au public. Le rappeur de Carson avait de bonnes cartes en mains, avec une apparition remarquée sur la BO du jeu True Crimes, des street-albums de qualité certifiée tels que Nigger Noize qui a fait pas mal de bruit, le très lourd The Confessional (profitant de prods de DJ Khalil) ou encore la rencontre avec Black Milk sur Caltroit. Hélas pour lui, et pour nous, la seconde porte s’est ouverte…

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J Dilla « The Diary » @@@


Comme pour Pimp C, le label Mass Appeal nous offre l’occasion d’avoir en possession (encore) un nouvel album posthume de J Dilla dix ans après sa disparition. À ce rythme-là, il a déjà doublé 2Pac si on compte depuis Jay Love Japan en 2007 puisque The Shining était conçu de son vivant et Ruff Draft une réédition, sachant que le dernier ouvrage en date était l’album instrumental Dillatronic. Sans parler des productions que pas mal de rappeurs ont pu récupérer, notamment son jeune frères Illa J avec les Yancey Boys. Mais à la différence de Jay Stay Paid et Rebirth of Detroit, The Diary n’est autre que l’édition d’un opus solo qui devait sortir autour de 2002-2003 chez MCA Records, Pay Jay.

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The Alchemist and Oh No present « Welcome to Los Santos » @@@@


Il nous avait été informé au dernier trimestre 2014 que Mass Appeal (le label de Nas qui venait de sortir la bombe Run The Jewels 2) était en charge de sortir une compilation inspirée du blockbuster Grand Theft Auto V. C’était déjà grandiose. Alors si en plus ce sont les gangréneux Oh No et Alchemist qui se chargés de compiler des morceaux originaux pour Welcome to Los Santos, je vous laisse imaginer l’état d’excitation.

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Too $hort « No Trespassing » @@@½


Vous avez devant vos yeux le rappeur en activité qui accuse de la meilleure longévité dans le rap game. Oui, autant qu’un LL Cool J ou KRS-One. Too Short, 45 ans, a sorti son premier album Don’t Stop Rappin’ en.. 1983 ! No Trespassing n’est que seulement son dix-neuvième album… Quel est son secret ? Le concernant, c’est d’être resté constamment fidèle à lui-même depuis si longtemps, plus à lui qu’aux femmes. Trente ans que ça dure !

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Soopafly « Best Kept Secret » @@@@


Un des producteurs de l’ombre du gangsta-rap westcoast revient avec le très ambitieux Best Kept Secret. Ce titre n’est pas usurpé quand il est question de Soopafly. Collaborateur de longue date de Dr Dre (il était son claviériste dans les années 90) et producteur pour Snoop Dogg depuis Tha Doggfather, il rejoint la Dogg Pound Gangsta Clique pour livrer des beats carabinés et profite pour se mettre à rapper parmi la meute de chiens. Dix ans après la sortie de son premier album solo Dat Whoopty Whoop, Soopafly est toujours dans le coup et ce nouvel album le prouve.

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Snoop Dogg « Doggumentary » @@@½


Après l’amère déception de Malice N Wonderland, je n’attendais rien de spécial de la part de Snoop avec the Doggumentary. Je m’étais mis dans la tête que seul sans producteur derrière lui pour le diriger, il était incapable de mener un projet sans s’éparpiller dans tous les sens. Et quand j’ai entendu le single « Wet », douloureuse tentative de travestissement eurodance (commandée par le Prince William pour son mariage) et sa participation sur le single de Katy Perry, j’ai campé sur ma position au point de ne pas jeter une oreille sur les extraits qu’il mettait en ligne à l’occasion de son opération #passpasstuesday. Jusqu’à ce que j’écoute ce 11e album du Bigg Snoop Dogg, plus westcoast qu’espéré. Je retire – en partie – ce que j’ai pu dire.

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Snoop Dogg « Malice N Wonderland » @@½


Adieu le Snoop Dogg gangsta, bonjour le Snoop Dogg de marié trois enfants. Le chien errant des rues de Long Beach a drôlement été dressé depuis qu’il vit paisiblement en banlieue huppée. Depuis qu’il a quitté sa maison Geffen, il se promène sans laisse et ne commet plus aucun écart de conduite. Gentil toutou !

Dans sa niche de DoggyStyle Records, le boss Bigg Snoop est une bonne fois pour toute son propre maître. Paid Tha Cost To Be Da Boss a marqué une étape de son indépendance en tant qu’artiste, Malice N Wonderland est son premier album édité en indépendant en ne comptant plus que sur sa hype et sa popularité (vu que sa streetcred est au ras des pâquerettes) pour attirer de nouveaux fans, les anciens ayant lâché l’affaire après Last Meal.

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Prodigy « Ultimate P » (2CD) @@@


Voilà un peu plus d’un an que Prodigy croupit en zonzon et jamais il a paru autant de disque en si peu de temps. Quelques semaines après son incarcération sortait son la second tome de son classique HNIC (lire la chronique de HNIC 2) et à l’automne 2007 le projet Product of the 80s avec Un Pacino et Big Twins. Malgré l’argent de poche que cela a pu lui rapporter, les poches de Prodigy sont presque vides : en plus d’être en conflit avec le label Voxonic, il doit payer les honoraires de ses avocats et les frais judiciaires. D’ailleurs le label français Ascetic, qui publie ce double-CD Ultimate P, ne s’en cache pas pour justifier l’existence de cette compilation offrant des inédits de P (et Havoc), la plupart étant des enregistrements effectués pendant les sessions de Blood Money chez G Unit Records. Dans le livret se trouve même l’adresse où écrire à Albert Johnson (de son vrai nom), des fois que vous voudriez lui apporter votre soutien.

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Murs « Murs For President » @@@@


VOTEZ MURS PRESIDENT DU HIP-HOP,
POUR UNE MUSIQUE RAP POSITIVE ! 

Un Président Noir à la Maison Blanche, ce sera peut-être bientôt une réalité à partir du 4 Novembre 2008.

Dans le rap game, un ancien dealer natif de Brooklyn proclamé King of New-York s’est déjà assis sur le fauteuil de Président de Def Jam durant deux ans, Shawn Carter alias Jay-Z. La démarche du MC californien Murs, membre des Living Legends et figure notoire du milieu underground, va beaucoup plus loin.

Maintenant signé chez la célèbre maison de disque Atlantic, Murray se présente en tant que candidat libre pour la Présidence du Hip Hop aux Etats-Unis, pour prôner une musique rap vraie et positive ! 

Murs est parti en campagne sur les routes des Etats-Unis durant l’année 2008, sillonnant à travers les grandes villes américaines dans le cadre du festival hip-hop Rock The Bells pour partir à la rencontre de ses électeurs et fraterniser les différents publics rap grâce à son intégrité inébranlable et sans langue de bois. Alors vous aussi, soutenez-le !

(Cliquez sur « plus d’infos » pour connaître son programme et ses projets pour le futur.)

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Ice Cube « Laugh Now, Cry Later » @@@@


Le membre légendaire des N.W.A. et acteur hollywoodien rallume l’été 2006 le brasier à Los Angeles avec Laugh Now Cry Later. Et pour cause, le vétéran westcoast a mis les moyens pour créer des bombes gangsta-rap incendiaires en faisant appel non seulement à des valeurs sûres de sa côte mais aussi des producteurs en vogue, mais pas pour un lifting. Parce que de un) Ice Cube ne vieillit pas, et deux) en tant que celui qui a commencé cette ‘gangsta shit’, il vient rétablir le respect qu’on lui doit.

D’après un commentaire écrit le 12 Juillet 2006

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Tony Yayo « Thoughts of a Predicate Felon » @@½


La machine G Unit roule toujours avec cette image du groupe gangsta qui aime se faire détester. Poule aux œufs d’or de chez Interscope depuis plus de deux ans, on voit 50 Cent et ses lieutenants partout : dans les magasines, dans les publicités pour leur ligne de vêtement, sur MTV, bientôt au cinéma, sur nos radios. Marketing de masse oblige.

Tony Yayo est le dernier membre du G Unit à son sortir son exercice solo : ‘Thoughts Of A Predicate Felon’. Sa popularité, qu’elle soit en bien ou en mal, a déjà atteint des sommets alors qu’il était encore en prison grâce à la campagne ‘Free Yayo’. Plus besoin de présenter ce gaillard qui se fait porter maintenant comme le porte-parole du groupe et du label G Unit Records pour lui assurer une meilleure exposition médiatique.

Note : je me rappelle qu’avant sa sortie à la rentrée 2005, moment où j’ai écrit cette chronique (qui n’a pas ou peu été retouchée), Tony Yayo avait raconté qu’il vendra 700 000 la semaine de la sortie de l’album. Au final, c’est ce qu’il aura vendu au total. La première douche froide du G Unit, le point de départ de leur chute ?

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Snoop Dogg « Paid Tha Cost To Be Da Bo$$ » @@@


Après son nouveau classique Tha Last Meal, Snoop Dogg a quitté No Limit, le label de Master P, et sort son premier album à son propre compte sur Doggystyle Records. Comme le dit le titre de l’album, il en a payé le prix, bavé même. Et cette fois, pour ce défi de taille, il se débrouille de nouveau seul, sans l’apport de Dr Dre (!). Snoop est devenu un ‘boss’ et ne partage plus ses os à moelle. ‘Paid Tha Cost to Be Da Boss‘ marque aussi la tournure vers un Snoop plus ‘pimp’ que ‘gangsta’, et une ambiance sonore inédite de sa part. Mais les choses n’ont pas très bien commencé pour lui, puisque des copies pirates non-définitives ont commencé à circuler des mois avant sa sortie en Novembre 2002.

Rétrospective écrite en Septembre 2004 revue en Décembre 2015.

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P Diddy & The Bad Boy Family « The Saga Continues… » @@@@


Période de crise chez Bad Boy Records. La débâcle a commencé lorsque Mase s’est retiré du rap game à la surprise générale l’été 1999 pour s’adonner à la vie pastorale alors qu’il venait tout juste de sortir son second album. Quant au second album de Puff Daddy (‘Forever‘) sorti cette même année, c’était la goutte d’eau en trop : recycler des vieux hits passés de mode finirait forcément par lasser. La séance de rattrappage avec l’album posthume de Notorious BIG (‘Born Again’) n’a pas nécessairement renfloué les caisses du label malgré le succès du single « Dead Wrong« , le duo d’anthologie avec Eminem. Et pour clore le tout, la fameuse affaire de la boîte de Miami avec une inculpation pour meurtre qui aurait pu stopper net sa carrière. Après de multiples séances à rebondissements devant les tribunaux, la ‘bomba latina’ se fait la malle, son dernier protégé Shyne prend neuf ans de prison ferme à la place de son boss qui, tranquillou, se renomme P Diddy. Il était temps d’effacer l’ardoise et repartir sur de nouvelles bases.

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