Les Cypress Hill dans les années 2000 avaient perdu de leur superbe et se sont perdus en route… Exemple avec Stoned Raiders qui vient de passer le cap des 20 ans. Après le mi-figue mi-raisin double-CD Skull & Bones qui pataugeait entre rap et rock, les Cypress Hill sont revenus avec un Stoned Raiders qui a gardé la même idée de mélanger les genres, mais sur un seul skeud… DJ Muggs y produit tout.
« Stoned Raiders » a été aussi le nom d’un titre tiré de leur classique Temples of Boom. Je trouve aussi que le personnage de Barraghan du manga Bleach ressemble pas mal au squelette de la cover, à se demander si les Cypress n’ont pas servi d’inspi’ à Tite Kubo. Et oui donc, le premier extrait de ce sixièle album du groupe, « Trouble », c’est du rap/rock très en vogue en 2001. Cette époque où le néo-métal faisait du bruit avec les Linkin Park, Limp Bizkit, Crazy Town, Deftones… Enchaine le très bon « Kronologik », qui fait le récap de la carrière des Cypress qui en 2001 était déjà un peu sur la pente descendante. Kurupt en super forme y fait une intervention ainsi que sur le morceau final, séquelle de leur grand classique « How I Could Just Kill A Man ».
A vrai dire, il y a de bons, voire très bons morceaux gangsta-rap westcoast post-Chronic 2001 (avec quelques pianos « à la Dr Dre »), genre « Southland Killers » (avec King Tee et MC Ren des N.W.A.), « LIFE » avec ce brave Kokane… Mais ils sont pas très nombreux, zut. Très vite, B-Real qui tient toujours la vedette, et Sen Dog, qui n’est pas en reste, resombrent dans le rock et se la jouent un peu Rage Against The Machine sur les bords, ça gueule fort (« Catastrophe », « Amplified »). Evidemment, le meilleur titre s’agit du concours de fumeurs de weed sur la bombe « Red, Meth & B » (avec devinez qui). L’autre single est le cool « Lowrider », sorti quelqques mois après le single du même nom d’un certain Barry White… (paix à son âme). Longue outro dans la version album, avec plusieurs minutes qui servent strictement à rien…
Bon tout n’est pas à jeter sur ce Stoned Raiders très critiqué, et critiquable encore aujourd’hui. Mais accepter l’ouverture d’artistes à d’autres genre, c’est faire preuve d’ouverture d’esprit quelque part… mais à condition que ce soit vraiment bon.
LA NOTE : 12/20


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