Archives du mot-clé DJ Muggs

Meyhem Lauren & DJ Muggs « Gems from the Equinox » @@@@½


Ce serait limite insultant de devoir re-expliquer qui est DJ Muggs pour démarrer cette chronique. Je passerai juste sur un rappel des personnalités avec qui il a travaillé depuis les années 2000 sur des projets collaboratifs : GZA (l’immense Grandmasters), Planet Asia, Sick Jacken, Ill Bill et maintenant Meyhem Lauren. Meyhem Lauren n’est pas un nom qui revient souvent, trop underground sans doute. Pourtant, cet ancien graffeur devenu rappeur grâce à J-Love est respecté par tous le gratin du rap new-yorkais, et pas seulement parce que c’est une figure dans le Queens. Son association avec DJ Muggs pour cet équinoxe d’Automne était d’avance explosive.

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ILL Bill « The Grimy Awards » @@@½


William Braunstein alias ILL Bill vient d’éditer chez Fat Beats Records son troisième essai The Grimy Awards. L’ex-Non Phixion, actuellement membre de La Coka Nostra et moitié des Heavy Metal Kings, livre un volet très personnel qui compte sur la collaboration de vétérans du beats internationalement connus, à savoir Pete Rock, Primo, DJ Muggs, Large Pro, Ayatollah ou encore Psycho Les des Beatnuts. La lourderie au sens propre comme figuré.

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Apathy « Honkey Kong! » @@@@


A tous ceux qui préfèrent la philosophie hip-hop Eastcoast, Honkey Kong d’Apathy est votre album de la rentrée 2011. Ce troisième album de la « langue d’Alien » s’annonce dangereux, non seulement parce qu’Apathy le demi-Dieu à lui seul enterre la moitié des MCs vivants mais parce qu’il s’est entouré de poids lourds armés jusqu’aux dents : Vinnie Paz, Xzibit, Celph Titled, Action Bronson, Steele des Smif-N-Wessun et le contingent entier de l’Army of Pharaohs. Et je ne parle pas des producteurs…

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Ill Bill & Vinnie Paz « Heavy Metal Kings » @@@@


Pas mal d’amateurs d’indie hip-hop ont été traumatisé à vie par le son cataclismique de « Heavy Metal Kings » des Jedi Mind Tricks (extrait de Servants in Heaven, Kings in Hell sorti en 2006), prémices de cet album en commun entre Vinnie Paz et Ill Bill (ex-Non-Phixion). Deux monstres de l’underground réunis sur un seul et même album ça ne pouvait donner que quelque chose de… monstrueusement monstrueux, à l’image de la pochette : rouge comme une giclée d’hémoglobine, lourd comme du métal, terrifiant comme un Terminator gothique. C’était prévisible.

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DJ Muggs & Ill Bill « Kill Devil Hills » @@@@


Après GZA, Sick Jacken, Planet Asia, au tour de l’ex-Non Phixion et membre actif de la Coka Nostra Ill Bill de coopérer avec le Soul Assassin de Cypress Hill DJ Muggs sur ce très noir Kill Devil Hills. Affiché comme tel, rien que cette association a tout d’un truc soniquement hardcore underground, sans compter l’appui d’autres affiliés au casier chargé venus leur prêter main forte comme Vinnie Paz, Sick Jacken, Everlast, B-Real, Sean Price et même le chef Raekwon. A nous, ceux qui vénérons ce rap ténébreux, que le Diable nous emporte !

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Vinnie Paz « Season of the Assassin » @@@@


Un des leaders de l’underground de Philly livre son premier album solo après quinze ans de carrière souterraine. Il est le MC impérial des Jedi Mind Tricks, au sein desquels il a écrit ses lettres de noblesse, et général de l’Army of Pharaohs, on le surnomme Louis Doggs, Vin Laden ou encore the Pazmanian Devil : Vinnie Paz, 31 ans. Mieux vaut tard que jamais comme on dit, l’occasion se présentait alors qu’il vient d’ouvrir son label Enemy Soil afin de pouvoir régner sans partage dans le milieu indie hip-hop en s’affrichissant de Babygrande Records. Avec un album très personnel et typique, Season of the Assassin va souffler un vent sec et glacial en toutes saisons.

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Cypress Hill « Rise Up » @@@


C’est lors de mon interview de B-Real poliment accordée à Streetblogger (lire l’article) à l’occasion de la sortie de son premier album Smoke N Mirrors (lire la chronique) qu’il a lâché une info qui n’a échappé à personne : les Cypress Hill préparent quelque chose en studio, après un Til Death Do Us Part salement critiqué qui les a réduit un temps (de cinq années) au silence. Un an après ces propos du leader du groupe hip-hop latino le plus connu de la planète, leur huitième album baptisé Rise Up (Priority Records/EMI) déboule dans les bacs dans le but précis de reconquérir leurs fans. Pas une mince affaire lorsqu’ils portent sur leurs épaules un fardeau très (trop?) lourd, le poids de leur propre passé légendaire.

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Ill Bill « The Hour of Reprisal » @@@@


Ill Bill, je ne connaissais que de nom et de réputation au sein des Non-Phixion, jusqu’à ce que je le découvre avec stupeur sur l’énormissime « Heavy Metal Kings » des Jedi Mind Tricks. La voix de Vinnie Paz, c’est du brut de décoffrage, quant à Ill Bill, lui, il l’a méchamment déposé sur place. Quel choc ! Alors pour le sampler de The Hour of the Reprisal (en streaming sur HipHopDX), il a fallu me préparer psychologiquement avec Army of Pharaohs ou Snowgoons par exemple. Je sais fort bien que ce n’est pas sérieux de chroniquer à partir d’un échantillon de quelques titres mais ce genre d’écoute doit significativement donner une idée de ce que recèlera l’album et pourquoi pas, dans le meilleur des cas, inciter à l’achat afin de l’apprécier dans son intégralité.

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DJ Muggs & Planet Asia « Pain Language » @@@@1/2


Depuis la mise en stand-by des Cypress Hill, DJ Muggs s’occupe en tant que producteurs pour de prodigieux lyricistes. En 2005, il y a eu Grandmasters, ce duel magistral sur échiquier entre lui et ce fabuleux écrivain qu’est GZA du Wu-Tang, et en 2007 Legend of the Mask & The Assassin avec ses vieux comparses Sick Jacken feat Cynic. Suite des aventures de Muggs en compagnie cette fois de Planet Asia avec Pain Language, dont le poing américain dessinné sur cette couverture sobrement parlante signifie « ça va faire mal ». DJ Muggs & Planet Asia, le choc. Voyez-là une association de rêve pour la moitié des Cali Agents, qui, jusqu’à Jewelry Box Sessions (et encore…), cumulait déception sur déception sur le plan solo, la faute incombant à des choix d’instrumentaux trop hasardeux. Maintenant qu’il a enfin trouvé des beats à sa hauteur, on va devoir se ramasser une ruée de coups dans la figure. 

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Ice Cube « The Predator » @@@@½©


Le « négro que l’on aime détester » Oshea Jackson alias Ice Cube avait semble-t-il franchi le seuil critique avec ‘AmeriKKKa’s Most Wanted‘ en 1991. Beaucoup de détracteurs lui imputaient le fait que cet album était l’une des étincelles qui auraient provoqué les fameuses émeutes de 92 à L.A.. C’est dans ce contexte brûlant que le ‘boy in da hood’ qui a de l’attitude enfonça le clou avec ‘The Predator‘, toujours aussi engagé socialement et politiquement.

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