Archives du mot-clé Scarface

Berner & Styles P « Vibes » @@@½


Je connais très mal Berner, juste vu son nom sur de lointains albums, et Styles P, c’est tout le contraire, ultra-présent, trop entendu. Ce qui m’a donné envie d’écouter ce projet : le titre, Vibes. Ça me parle, et vous? Si si, regardez bien la pochette…

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The Game « The Documentary 2.5 » @@@@


The Game avais juré ceci : The Documentary 2 sortira en 2015. Il l’a fait, et il a sorti une semaine après le 2.5. Explication. Plutôt que de sortir un double-album, le rappeur de Compton a préféré le scinder en deux parties séparées avec une semaine d’intervalle. Stratégie commerciale ? Peu importe, l’idée n’est pas mauvaise. La crainte que l’on peut légitimement avoir avec cette seconde partie, c’est qu’elle ne contienne que des left-off de la première, or il s’avère que The Documentary 2.5 pèse autant que le 2, voire plus. Normal, avec 700 morceaux enregistrés (Game est un peu marseillais sur les bords), il était compliqué de se tromper.

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Scarface « Deeply Rooted » @@@@


À la première sortie bénie par la hype de la nouvelle diva rap Travi$ Scott s’est opposée celle bien plus discrète mais importante d’une autre personnalité de Houston dont l’aura est décuplée par sa légende et inspire une humilité inconditionnelle, Scarface, avec Deeply Rooted. Le Geto Boy est sorti de sa retraite sept ans après Emeritus avec un douzième album empli de sagesse capable de s’adresser à un public au-délà de sa fanbase.

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DJ EFN « Another Time » @@@½


Roi de la mixtape de Miami (plus d’une quarantaine en 20 ans!), légende discrète de la culture hip-hop, DJ EFN s’offre, et nous offre, sa première compilation officielle sur CD, édité sur sa struscture Crazy Hood Productions. Les nostalgiques des compiles rap de DJ Clue, Tony Touch ou encore Statik Selektah vont rajeunir d’une grosse dizaine d’années au moins avec Another Time ! Le titre correspond tout à fait à l’esprit ‘back in the days’. Vu le nombre incalculable de connexions qu’il a tissé au fil des années, il y a foule sur ce projet qui concrétise l’ensemble d’une carrière bien remplie. Le genre de chronique où le name-dropping tombe tous les cinq mots en moyenne. Pour l’anecdote, c’est le graphiste Skam2 (Tribe Called Quest) qui a dessiné la pochette.

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Freddie Gibbs & Madlib « Piñata » @@@@½


Sans doute l’album collaboratif le plus attendu de ces dernières années. Quand le rappeur le plus thug du moment rencontre le roi du sample, forcément, c’est extrêmement excitant.

Il y a eu un premier EP en 2011, l’excellent « Thuggin’ » qui a fait parler la poudre, la blanche comme celle des cartouches de canon sciés. On en a redemandé, alors l’année suivante on a eu droit à « Shame » (featuring BJ The Chicago Kid), un joli rail à sniffer sur le vinyle en rotation de « Wish You Were Mine » de The Manhattans.  On en a encore redemandé, et il y a eu « Deeper » l’an passé. Mars 2014, après une attente bien nourrie, Pinãta (Stones Throw) de Freddie Gibbs et Madlib est disponible chez les dealers légaux de disques digitaux et physiques. Près de 10 000 cocaïnomanes se sont rués dessus.

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DJ Khaled « Suffering From Success » @@


A chaque année suffit sa peine : DJ Khaled vient de publier sa compilation annuelle. Rien qu’en lisant l’intitulé, Suffering From Success, on prend la même pose que Khaled sur la pochette… le bling-bling en moins. Malaise. Quand on jette un oeil au dos de la pochette, énorme soupir : toujours les mêmes têtes, avec deux-trois ‘special guest’ cette fois : Diddy, Scarface et Timbaland. Les jaloux vont maigrir, les haters vont vomir.

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French Montana « Excuse My French » @@


Avant même d’écrire quoique ce soit: la note, évidente (voire préméditée) de ma part penseront aussi bien les lecteurs assidus que les quelques détracteurs… J’ai tout de même pris la peine de l’écouter, deux fois, cet album qui au bout d’une série interminable de mixtapes en « cheese » ou en « coke » et d’apparitions en featurings sur les albums du moment concrétise le fabuleux destin de Karim Kharbouch, dit French Montana, rappeur originaire du Maroc et découvert par Max B. Attendu depuis belle lurette Excuse My French, sorti conjointement chez Bad Boy Records et Maybach Music Group, est un disque qui plaira à qui ça plaira.

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N.O.R.E. A/K/A P.A.P.I. « Student of the Game » @@@


La carrière de N.O.R.E. n’aurait pas pu être pire qu’après avoir surfé sur la vague reggaeton au milieu des années 2000 (Ya Tu Sabe) avant de revenir au rap avec le très médiocre Noreality en 2007. Il aura fallu qu’il se reprenne en main avec son allié Capone et deux albums des C-N-N (Channel 10 et War Report II) pour regagner de la crédibilité auprès du public rap. Une aubaine pour le rappeur de LeFrak (se renommant P.A.P.I. pour je-ne-sais-plus-quelle-raison) puisqu’il signe un contrat avec Busta Rhymes sur le label Conglomerate Records, avec une bourse lui permettant de reprendre ses études dans dans le rap game avec un 6e album.

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Vinnie Paz « God of the Serengeti » @@@½


L’ogre de l’underground Eastcoast Vinnie Paz n’a pas étanché sa soif de meurtre. Après le glacial Season of the Assassins, premier album solo convaincaint, le frontman des Jedi Mind Tricks, général en chef de l’Army of Pharaohs et membre de l’association illégale Official Pistol Gang change de terrain et de climat avec God of the Serengeti. La tueur en série de Philladelphie n’a pas finit de faire des victimes…

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DJ Khaled « Kiss the Ring » @@½


Prenez un banc gros poissons du rap game, plein de rappeurs du Sud, deux-trois figures emblématiques voire légendaires du mouvement hip-hop sans oublier les dernières sensations qui vont écrire l’avenir du rap, plus ou deux chanteurs de reggae/ragga, combinez-les par pertinence, proposez-leur des instrus principalement sudistes, une douzaine environ, servis les producteurs à la mode, ajoutez une dose d’autotune, des gimmicks insupportables de DJ Khaled, et tadaaaaaaam, vous aurez un album de DJ Khaled. On ne change pas une formule qui marche, Kiss the Ring ne fera pas exception.

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2 Chainz « Based on a T.R.U. Story » @@½


Au début, quand j’ai vu le nom de 2 Chainz, j’ai cru qu’il s’agissait d’un duo de rappeurs. Ma surprise quand j’ai appris ensuite que c’était anciennement Tity Boi, le même mec qui formait les Playaz Circle (connu pour son single « Duffle Bag Boy« ) et qui a côtoyé Ludacris au sein des Disturbing Tha Peace durant les années 2000. Puis ce nom de 2 Chainz s’est amplifié avec sa mixtape T.R.U. REALigon, s’est multiplié en featuring (Young Jeezy, Nicki Minaj, Big K.R.I.T., Curren$y…), puis s’est inscrit sur la liste des rappeurs solos chez Def Jam. La confusion règne actuellement quant à son rapprochement vis-à-vis de G.O.O.D. Music, mais non il n’est pas signé chez Kanye. 2 Chainz se fait tout seul et Based on a T.R.U. Story sera l’album qui dorera son blouson* (…).

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T.I. « No Mercy » @@@


C’est foutu pour King Uncaged. A peine le roi libéré de prison qu’il y retourne en Novembre dernier pour violation de sa période de probation. Il a tout juste eu le temps de rentrer chez lui prendre une vraie douche, préparer une grosse mixtape, enregistrer une soixantaine de titres en studio, en clipper quelques extraits, faire la promo du film Takers (dans lequel il joue aux côtés de Paul Walker et Hayden Christensen), sortir en soirée début Septembre à Los Angeles avec sa femme sous l’emprise produits illicites pour se faire pécho en voiture par la LAPD. Conséquence directe : retour à la case prison pour 11 mois, l’obligeant à boucler à la va-vite son 7e album dont le nom changera en No Mercy.

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BK-One with Benzilla « Radio do Canibal » @@@@


Quand BK-One ne joue pas des platines aux concerts de Brother Ali, il écume l’Amérique Centrale et l’Amérique du Sud. Et des fois il produit ses propres sons avec Benzilla. La structure indépendante Rhymesayers lui offre alors l’opportunité de sortir son premier album portant le nom Radio do Canibal, en référence à ses influences latines, en comptant sur ses nombreux contacts venus participer à ce projet : Slug, Murs, Scarface, Phonte, P.O.S., Brother Ali bien entendu, Raekwon et Black Thought des Roots pour ne citer que les plus connus.

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Slim Thug « Boss of all Bosses » @@@1/2


Bigg Snoop Dogg est le boss de la Westcoast, Rick Ross le boss de Miami et moi j’ai la bosse des Maths. Mais un rappeur se dresse au dessus tout le monde, le boss des boss, Slim Thug. Depuis que ce géant (des pieds à la tête) s’est affranchi de Jimmy Iovine, le grand boss de Interscope, et des prods sophistiquées des Neptunes – et tant pis pour le disque d’or de Already Platinum -, il roule tranquille dans les rues de Houston en zigzaguant sur la bande centrale avec son groupe les Boss Hogg Outlawz, avec qui il a reçu un succès certain (plutôt qu’un certain succès) en indépendant grâce à leurs deux albums.
Sa fame, c’est à sa street credibilité de thug dans le hood qu’il le doit. Avec Big Ad, on dit souvent de lui et de Chamillionaire qu’ils représentent l’avenir du rap texan dans « l’après UGK ». Et l’avenir est déjà en marche avec ce Boss of all Bosses, un second opus qui asseoit fortement la notoriété de Slim Thug dans les sud des Etats-Unis. Surtout qu’avec une situation en indépendant (chez E1 Music), ça signifie pour lui plus de benefs, plus de contrôle, plus de mérite, plus de pouvoir (d’achat haha!).

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N.A.S.A. « The Spirit of Apollo » @@@@1/2


L’annonce est passée aussi discrètement qu’un hoax sur la présence d’un OVNI sur Terre. Et pour cause, qui aurait pu croire que la N.A.S.A. mettrait sur pied un programme d’une telle envergure, un projet ‘bigger than Hip-Hop’ qui engloberait tout cet univers et au-delà. Nom de code de ce projet North American South America, Spirit of Apollo, ses ingénieurs dirigeant ce programme, DJ Squeak-e Clean et DJ Zegon. Notre envoyé spécial Big Ad de Streetblogger a pu obtenir des informations officielles, notamment quelques vidéos et une liste exhaustive des spationautes sélectionnés (cliquez sur le lien). Il faut le voir pour le croire, car cette compilation dépasse de loin ce que l’on peut imaginer. Ce lancement opéré le 16 Février 2009, pourrait bien rester encré dans les plus belles pages de l’histoire du hip-hop.

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