Archives du mot-clé DJ Quik

DJ Quik & Problem « Rosecrans » @@@@


L’an passé on s’était tous enjaillé sur Rosecrans, l’EP conjoint de DJ Quik et Problem. Les critiques étaient tellement bonnes et les réactions tellement positives que nos deux hommes basés à Compton nous ont promis une version longue, ce LP tant souhaité que voici, avec un filtre rose pour différencier la pochette de celle de l’EP. Bon il aura fallu attendre 2-3 jours que soit levée l’exclu Apple Music avant de disposer du double de morceaux sur les autres services de streaming, et nous en sommes heureux.

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The Game « The Documentary 2.5 » @@@@


The Game avais juré ceci : The Documentary 2 sortira en 2015. Il l’a fait, et il a sorti une semaine après le 2.5. Explication. Plutôt que de sortir un double-album, le rappeur de Compton a préféré le scinder en deux parties séparées avec une semaine d’intervalle. Stratégie commerciale ? Peu importe, l’idée n’est pas mauvaise. La crainte que l’on peut légitimement avoir avec cette seconde partie, c’est qu’elle ne contienne que des left-off de la première, or il s’avère que The Documentary 2.5 pèse autant que le 2, voire plus. Normal, avec 700 morceaux enregistrés (Game est un peu marseillais sur les bords), il était compliqué de se tromper.

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Kendrick Lamar « To Pimp a Butterfly » @@@@@


Aout 2013, le couplet de Kendrick Lamar sur « Control » de Big Sean crée un énorme séisme qui a secoué tout le rap américain comme cela n’est pas arrivé depuis très longtemps. Son but : devenir le numéro 1, en se couronnant lui-même Roi de la Côte Est. Culotté, sans parler du name-dropping, suscitant des réactions de toute part. Et après, « que de la gueule » ? Détrompez-vous, To Pimp a Butterfly est l’oeuvre d’un artiste qui a les épaules d’un leader-né, une oeuvre plus Noire qu’il n’y parait. Il n’y a qu’à regarder la pochette renversante de l’album pour le comprendre.

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Vous ne prendrez pas sa liberté de penser…

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Il est encore difficile de prendre la mesure une semaine après sa sortie -avancée d’une semaine- du potentiel immense de ce second album en major de K dot, et il faudra bien plusieurs mois, voire plusieurs années pour se rendre compte de son impact, déjà très important, à tous les niveaux, culturel comme commercial en battant des records de lecture en streaming notamment. Ce qui est certain, c’est que le rappeur de Compton est parti dans une dimension bien plus vaste, musicalement comme sur le plan socio-politique. L’idée de To Pimp a Butterfly a germé après la sortie Good Kid, m.A.A.d. City qui l’a propulsé comme le prince incontesté de la Westcoast. Le succès à gérer, la pression qui devient plus écrasante, puis le contexte très tendu aux Etats-Unis avec ces bavures policières envers des afro-américains qui ont embrasé les rues comme les esprits de toute une communauté, parallèlement à une résurgence de l’histoire de l’esclavage.

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On perçoit un début de réponse à la formule « To pimp a butterfly » dès le premier morceau « Wesley’s Theory » (en référence à l’acteur Wesley Snipes inculpé pour évasion fiscale), lorsque raisonne un sample de soul « every nigger is a star ». Kendrick Lamar porte sa vision de l’industrie du divertissement qui fait miroiter monts et merveilles pour l’attirer et mieux l’influencer, le système qui lui répond dans le second couplet. Entre les deux versets, les bons conseils de son mentor Dr Dre lui viennent en aide. Kendrick Lamar expliquera à la fin du disque le sens de cet album, de la formule « to pimp a butterfly », par le fait que le système veuille détourner le talent d’artistes afro-américains, vu métaphoriquement comme un papillon. Je reviendrai plus tard sur ce dernier track « Mortal Man« , parce qu’il se passe franchement quelque chose d’incroyablement surréaliste et hautement symbolique sur ce morceau.

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Comme pour GKMC, To Pimp a Butterfly suit un ou plusieurs fils conducteurs, avec des thèmes récurrents pour apporter une cohérence et de la matière à ses propos. Sur Good Kid m.A.A.d. City, c’était les tribulations d’un adolescent avec ses homies, sa vie au milieu des gangs et sa copine Sherane. Ici la coqueluche d’Aftermath raconte le parcours et les conflits intérieurs qu’il a connu pour ne pas être tenté par le diable, ses excès et ses tentations. En parallèle, il entame un texte qu’il complète au fur et à mesure, utilisant un temps de parole dans les dernières secondes de certaines pistes, et dont les premiers mots qui reviennent sont « I remember you was conflicted, misusing your influence… » On ne connaîtra que le texte entier tout à la fin aussi, un texte qui résume parfaitement son récent vécu et son état d’esprit, ce après le morceau « Mortal Man« . Le rappeur fait aussi référence à Lucy (sur « For Sale?« ), une personnification de Lucifer. Mais avant d’aller plus loin, Kendrick Lamar ré-affirme son statut de roi à qui on veut couper les jambes sur « King Kunta » (en référence à l’esclave Kunta Kinte qui a fini un pied coupé) avec ces vers :

« I made it past 25 and there I was/ A little nappy headed nigga with the world behind him/ Life ain’t shit but a fat vagina/ Screamin’ « Annie are you ok? Annie are you ok? »/Limo tinted with the gold plates/Straight from the bottom, this the belly of the beast/From a peasant to a prince to a motherfuckin’ king »

Petit à petit le californien se retrouve confronté aux péchés et aux démons qu’entraînent cette sensation de pouvoir sur « Institutionalized » et ce que cela implique d’un point de vue psychologique lorsque la conscience s’en mêle sur « These Walls« , pour qu’au final cette ivresse lui fasse tourner la tête et sombrer dans l’alcool et la dépression sur « u« . Le rappeur termine des rimes aux larmes quand sa conscience (moment où il prend une voix bizarre) s’adresse à lui, comme c’était le cas sur « Swimming Pools« . « Alright » arrive à pic pour repositiver quand la fameuse Lucy vient s’adresser à lui sur « For Sale? » et tenter de corrompre son âme à nouveau. C’est là que Kendrick Lamar décide de se ressourcer et rentrer chez lui (« Momma« ) pour retrouver les pieds sur terre.

La suite devient encore plus intéressante, le rappeur a ouvert en grand ses champs de perception. « Hood Politics » constitue une critique envers les rap listeners et leur mentalité, avec ces brillants analogismes, et néologismes, que sont les Democrips et les Rebloodicans, en référence aux deux gangs de L.A.. On retient particulièrement cette phrase énervée qui rend hommage à la moitié des Run The Jewels « Critics want to mention that they miss when hip hop was rapin/ Motherfucker if you did, then Killer Mike would be platinum », avant de menacer quelques rimes plus loin « I’m the only nigga next to Snoop that can push the button ». Il évoque ensuite sur « Complexion (Zulu Love) » un sujet de prédilection de rappeurs dits « conscients » et engagés, à savoir la couleur de peau, avec pour finir un superbe couplet de la rappeuse Rapsody, la seule et unique personne habilité à poser un couplet sur tout To Pimp a Butterfly, si on exclut l’apparition du doggfather Snoop Dogg sur « Instutionalized« . Il démontre sur « How Much Cost a Dollar » aussi qu’en tant que storyteller, il peut narrer des fictions inspirées de la réalité d’un personnage tiers. Mais c’est bien « The Blacker the Berry » le morceau rap le plus sombre de Kendrick Lamar. Servi par une prod très lourde signée Boi-1da (et une apparition non-créditée du chanteur ragga Assassin), le nouveau Roi débute ses couplets par « I’m the biggest hypocrite of 2015 » avant d’entamer un texte sur la haine raciale et ces ressentiments très enfouis. Tout le contraire du titre qui suit, « i« , le single radio où Kendrick Lamar affiche sa fierté pour sa communauté sur un sample des Isley Brothers. Il y scande le terme de « negus », définition de « empereur noir » en éthiopien, pour ne plus dénigrer le N-word.

C’est là qu’on arrive à « Mortal Man« . Kendrick Lamar termine son texte et termine sur un dialogue social et politique avec… Tupac Shakur, aussi réaliste que la dernière apparition publique de son fantôme holographique à Coachella en 2013.

 

 

…ni de créer

Puis on repasse à la piste 1, on réécoute, on capte les éléments qu’on n’a pas encore saisi, les détails, et arrivé en bout de piste 16, repeat. Cette fois pour faire le tour des productions, gérées par un cercle très fermé de producteurs de la maison TDE (comme Sounwave et Tae Beast), de musiciens hyper-talentueux et autres artistes les plus doués de leur génération. C’est déjà le choc des générations sur le premier morceau, quand le père de P-Funk George Clinton prête sa voix sur un instrumental co-signé par Flying Lotus. La musique Funk retrouve le vent en poupe ces mois-ci et quelle soit ‘P’ ou ‘G’, elle imprègne chaque recoin de l’album. To Pimp a Butterfly demeure un album de rap californien avant tout, il en possède les gènes. Il y en a sur « King Kunta« , à travers de sample de DJ Quik (tiré de « Get Nikked » de Mausberg) jusque « i » avec ce riff emprunté aux Isley Brothers (samplé pour la première fois en 89 par les Beastie Boys sur « B-Boy bouillabaisse« ).

Pas de gangsta-rap, ni de trap. Kendrick Lamar s’est entouré d’une équipe de musiciens et chanteurs qui savent admirablement expérimenter les mélanges entre Nu soul et musique Hip-Hop, à savoir Terrace Martin (dont le saxophone est quasi omniprésent sur l’album), Stephen « Thundercat » Bruner qui donne de la basse et sa voix, Taz Arnold des Sa-Ra Creative Partners (Talib Kweli, John Legend, Erykah Badu, Pharoahe Monch…), Bilal, Anna Wise, James Fauntleroy et même Robert Glasper qui illumine l’outro de « Blacker the Berry« . C’est cet orchestre idéal, de noms qui se connaissent mutuellement dans le milieu, qui apporte ces savoureuses saveurs de nu soul et jazz à To Pimp a Butterfly. On retrouve même de l’afro-beat sur l’outro de « Momma« , c’est à se demander si on navigue toujours dans le symbolisme.

Et Dr Dre ? Son nom n’apparaît qu’en tant que producteur exécutif, et sa voix sur « Wesley’s Theory« . Tous les titres sont pratiquement mixés par Ali. Les rumeurs racontent qu’il se cache sous l’alias DragonLove (crédité sur « How Much Cost a Dollar » et le très agréable « You Ain’t Gotta Lie« ), et c’est le producteur Sounwave qui l’aurait sous-entendu sur Twitter. Il faut avouer que le beat de « How Much Cost a Dollar » a mis la puce à l’oreille, on perçoit clairement la signature du docteur. Pourquoi utiliser un autre surnom ? Pour éviter les critiques ? Et puis pourquoi pas, après tout d’autres grands artistes l’ont fait, notamment Stevie Wonder qui avait employé le surnom El Toro Negro sur Perfect Angel de Minnie Ripperton. Le seul super-producteur qui participe à l’album n’est autre que Pharrell Williams (« Alright« ), tout l’inverse de Knxwledge, un artisan du hip-hop alternatif mais pas moins réputé. Et le légendaire Pete Rock est bel et bien impliqué, il s’occupe des scratches sur « Complexion« . Kendrick Lamar est le directeur artistique à bord, c’est écrit d’ailleurs.

 

En faisant la synthèse de To Pimp a Butterfly, musicale comme thématique, cet album s’intègre dans la lignée d’oeuvres nu soul très pro-Black dans l’âme, récentes comme Black Messiah de D’Angelo, undun des Roots, les deux volets New AmErykah d’Erykah Badu, comme lointaines, on pense à Like Water for Chocolate de Common ou encore Me Against the World de 2Pac, album qui fête ses 20 ans ce mois de Mars 2015. Ce ne sera pas nécessairement le meilleur des albums rap des mois passés ou à venir, mais sûrement le plus important, suffisamment pour remporter un Grammy Award l’an prochain. Si cela n’arrive pas, je mange mon chapeau.

YG « Blame it on the streets » [soundtrack] @@½


Entre le moment où j’ai écouté cette soundtrack et le moment où j’ai commencé à taper ces mots, il s’est passé un truc incroyable : YG et DJ Mustard, qui ont tous deux été mutuellement à l’origine du succès de My Krazy Life (un des albums rap les plus marquants de 2014) et de leurs carrières respectives, se sont ouvertement clashés sur les réseaux sociaux pour une sombre histoire d’impayés, mutuels aussi. En attendant de savoir si l’auteur du gimmick « Mustard on da beat hoe » et le producteur-phare-du-moment-prochainement-has-been en sont venus aux mains, voici ce que je pense de la BO de Blame it on the Streets.

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DJ Quik « The Midnight Life » @@@½


David Blake, 44 ans, véritable légende vivante du rap westcoast, vient de signer son neuvième album The Midnight Life sur son label Mad Science Recordings. Pour être franc, cet album n’est pas du niveau de The Book of David qui avait mis la barre très haut en 2011, mais il distille de savoureuses mélodies tempérées et des beats laid-back typiques. On va bien finir par connaître son secret de longévité.

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Kurupt presents « Penagon Rydaz » @@½


Le vétéran westcoast Kurupt nous livre Penagon Rydaz, son second projet de la rentrée après le passable Terminal 3 presents the Academy. Le but est plus simple : réaliser une compilation autour de nouveaux artistes qu’il a déniché. Mais l’épreuve la plus dure reste à faire : faire leurs preuves. Et c’est là que ça se gâte…

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Jay Rock « Follow Me Home » @@@@


Autre révélation rap westcoast de cet été : Jay Rock. Son nom circule depuis plusieurs années et il a déjà eu l’occasion d’ouvrir plusieurs dates pour des poids lourds du gangsta-rap comme The Game et 50 Cent. Vu l’émulation qui entoure les rookies californiens comme Kendrick Lamar (avec qui il forme le groupe Black Hippy), Dom Kennedy et les Pac Div, Jay Rock a bénéficié de cet engouement autour génération en marche. D’autant plus que, comme c’est le cas de Kendrick, il peut compter sur des anges-gardiens renommés, à savoir Dr Dre, Snoop Dogg et DJ Quik, qui a participé au mixage de Follow Me Home, ce premier album. Game, qui sort son RED Album avant la rentrée, n’a qu’à bien se tenir…

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DJ Quik « The Book of David » @@@@½


The Book of David est le premier album solo de DJ Quik depuis six ans, déjà. Cela ne veut pas dire que David Blake (de son vrai nom) est resté les bras croisés depuis Trauma en 2005. En 2008 il a produit Egotrippin de Snoop Dogg aux côtés de Teddy Riley et BlaQKout avec Kurupt deux ans plus tard. Puis il y a eu son premier passage inoubliable en France à Lyon en Avril 2010. Ce concert avait commencé par un titre que je connaissais pas du tout… Et maintenant que je m’en rappelle, ce titre qui m’était inconnu à l’époque en fait c’était…

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Snoop Dogg « Doggumentary » @@@½


Après l’amère déception de Malice N Wonderland, je n’attendais rien de spécial de la part de Snoop avec the Doggumentary. Je m’étais mis dans la tête que seul sans producteur derrière lui pour le diriger, il était incapable de mener un projet sans s’éparpiller dans tous les sens. Et quand j’ai entendu le single « Wet », douloureuse tentative de travestissement eurodance (commandée par le Prince William pour son mariage) et sa participation sur le single de Katy Perry, j’ai campé sur ma position au point de ne pas jeter une oreille sur les extraits qu’il mettait en ligne à l’occasion de son opération #passpasstuesday. Jusqu’à ce que j’écoute ce 11e album du Bigg Snoop Dogg, plus westcoast qu’espéré. Je retire – en partie – ce que j’ai pu dire.

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Tha Dogg Pound « 100 Wayz » @@@@


Code 187 dans le 213, le DPG a frappé le 17/8 avec 100 Wayz. Fuck Koch Records, ici le deal c’est DoggyStyle Records que ça se passe. Daz, Young Gotti et toute la clique ont réuni la meute de cabots (RBX, Snoop Dogg, Soopafly…) avec un 7e album qui se veut inspiré de l’Ancien Testament de la Bible Westcoast The Chronic. Death Row, G-Funk, le Dogg Pound était dedans quand la West était à son apogée. Putain ces mecs ont une histoire derrière eux, des classiques, ce sont des légendes urbaines et pas qu’à LA. Et depuis que les deux partenaires se sont réconciliés, ils enchaînent projet sur projet sans relâche en indé. 100 Wayz marque la fin d’une décennie de hauts et de bas pour Kurupt et Daz, avec la volonté de faire briller le soleil californien comme dans les années 90, à l’ancienne.

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Dwele « Wants, World, Women » @@@@


Bonne nouvelle, il existe encore des soul singers qui font de la NuSoul ! Mis à part la divine Erykah Badu qui a irradié l’année avec Return of the Ankh, dans le clan mâle on peut compter sur Dwele. Le chanteur de Detroit a sorti cet été Wants World Woman (ou WWW en abrégé), son cinquième album. Lui a pris le risque de ne pas entreprendre de virage à 180° comme son confrère Bilal ou en partant dans les vieux sentiers de la mode rétro. Bien au contraire, avec l’âge il continue d’affiner son style, librement et tranquillement, fidèle au genre.

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Snoop Dogg « More Malice » @@½*


Bon, entre nous, Malice N Wonderland est l’un des albums les plus foireux de Snoop (lire la chronique). Il a tenu personnellement à s’affranchir de toutes directives artistiques, il sort un truc à la Snoop Dogg & Friends. Il n’en reste pas moins un businessman calculateur, car juste après cette sortie était déjà programmé More Malice.

Présent dans les bacs depuis fin Mars, ce disque n’est pas une réédition avec des morceaux supplémentaires en CD bonus (comme Refill d’Eminem), simplement l’extension en question de quelques inédits accompagné d’un film co-starring Jamie Foxx, DJ Quik et Xzibit. Mais c’est qu’il a de supers idées marketing le Snoop !

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DJ Quik & Kurupt « BlaQKout » @@@1/2


Quand deux légendes de la Westcoast joignent leurs forces sur un album, ça provoque un BlaQKout complet. Admirez l’affiche : DJ Quik, l’un des meilleurs producteurs de la côte ouest derrière Dr Dre, et Kurupt, moitié du DPG et gangsta rappeur polyvalent. Quik à la prod et au mic, Young Gotti au mic sur un LP, il aura fallu attendre 15 ans pour qu’un tel événement survienne mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais. Sorti en totale indépendance, loin des règles de formatage, Blaqkout donne un aperçu concret de ce que nous réserve le rap Westcoast les années à venir.

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The Game « LAX » @@@@


Grâce à Doctor’s Advocate, The Game a prouvé à la face du monde qu’il ne devait pas son talent qu’à son recruteur Dr Dre et les refrains de 50 Cent, mais qu’il demeurait bel et bien le nouvel émissaire de la Westcoast. C’est en lui seul qu’il a puisé les ressources pour tenir le coup dans le rap game, au fait que les gens l’ont enfin accepté comme un vrai MC à part entière – qui sait en plus très bien choisir lui-même ses producteurs -, voguant bien au-delà de sa simple réputation de Bloods originaire de Compton pris sous l’aile du bon docteur en 2004 alors qu’il savait tout juste rapper. Avec le temps, Chuck Taylor (son autre alias) s’est aussi assagi, il attise moins la controverse. L’avez-vous entendu assener un diss ces derniers mois, hormis une pique envers les G Unit placée dans une interview ? Comme quoi, sa campagne G Unot a fait son effet, tout comme le buzz autour d’une possible collaboration avec Dr Dre sur The D.O.C., devenu LAX (le nom de l’aéroport international de Los Angeles), annoncé comme étant son dernier album solo… Info ou intox ? Le mystère demeure, mais le MC de Compton est notoirement une girouette de nature…

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Snoop Dogg « Ego Trippin' » @@@1/2


Il était temps que les amateurs de rap Westcoast acceptent une fois pour toute que Snoop Dogg ne concevra jamais un Doggystyle bis (ni une suite à son dernier classique certifié Tha Last Meal), la mode du G Funk appartient au siècle dernier même si des irréductibles la font perdurer localement. Mais Snoop n’a pas attendu l’avis des conservateurs pour poursuivre son évolution artistique. Après avoir joué les boss, il a vétu son costume de pimp en 2004 et scandalisé son fidèle public avec R&G The Masterpiece, à moitié produit par The Neptunes.

Pour Ego Trippin’, le rappeur de Long Beach tenait absolument – au départ – à réaliser un album sans aucun invité, très personnel, produit uniquement par The Neptunes (encore eux) et sur lequel il pourrait faire trembler sa luette comme il le sentait. Une démarche audacieuse, pour ne pas dire inquiétante, carrément à l’opposé de son Blue Carpet Treatment, un produit gangsta rap featuring la côte ouest au complet (Ice Cube, Dogg Pound, Nate Dogg, Soopafly, E-40, MC Eiht, etc…), plus des grands noms rap/r&b en tout genre (avec entre autre R Kelly, Akon, Jamie Foxx, D’Angelo, Stevie Wonder, Damian Marley et Raul Midon) et produit par les grands noms de la production (son mentor Dr Dre, Timbaland, Pharrell, Rick Rock et j’en passe).

À l’arrivée, le résultat n’a rien à voir avec ce qui était convenu initialement : quatre artistes (minimum) se sont greffés à ce projet supervisé par QDT Muzik… QDT ? kézako ? L’acronyme de Quik/Dogg/Teddy, plus précisément le trio inédit formé de Snoop donc, l’illustre producteur Westcoast DJ Quik (au mix et mastering de cet opus) et un Teddy Riley sur le retour, la légende urbaine qui a inventé le New Jack à la fin des années 80 et produit le Dangerous de Michael Jackson.

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