Archives du mot-clé Havoc

Havoc x Alchemist « The Silent Partner » @@@@


Havoc est sans aucun doute le rappeur-producteur le plus injustement sous-estimé dans ce rap game. Pourtant on sait tous de quoi cet enfoiré est capable, et ce depuis de longues années. Durant toute sa carrière, il a été le producteur des Mobb Deep et malgré des qualités indéniables au micro, il demeurait dans l’ombre du sombre Prodigy.

Il crée néanmoins un petit événement en 2007 en livrant son premier solo The Kush mais récolte peu de lauriers. 2013 il se relance avec 13 mais repasse sous les radars avec sa suite 13 Reloaded. Il produit de temps en temps pour d’autres, son dernier fait d’arme étant une co-production sur The Life of Pablo de Kanye West mais pas de quoi se vanter, H fournit l’instru et compte les dollars. Avec ce cinquième disque produit par Alchemist, H rectifie le tir en se concentrant sur le rap.

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Kanye West « The Life of Pablo » @@@½


Je veux vous parler du plus grand artiste rap de tous les temps, d’un album magnifique, de l’oeuvre de toute une vie, le pinacle d’une carrière, l’achèvement ultime après la construction d’une famille avec une femme vertueuse, de quelque chose d’absolument grandiose, qui fait battre notre coeur.
Ce n’est pas du tout l’objet de cette chronique.
Non en vrai, je vais plutôt parler d’un album conçu dans la précipitation dont on pouvait suivre les étapes de ce puzzle comme un programme de Twitter-réalité, et dont l’auteur est un homme avec un immense trou noir entre les fesses et un melon capable de provoquer une éclipse solaire, tout ça pour au final faire la quête pour les Illuminatis.

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Gangrene « You Disgust Me » @@@½


Le duo intercostal de rappeurs/producteurs ont trouvé refuge cette année chez Mass Appeal, le label de Nas (faut-il encore le rappeler?). Après la soundtrack Welcome to Los Santos, la venue d’un nouvel album des Gangrene n’était pas un secret. Parce que jamais deux sans trois hein! L’album s’appelle You Disgust Me et voilà ce que j’en dis.

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The Infamous Mobb Deep @@@@


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Quoi de mieux que d’apposer un titre éponyme sur un album qui représente plus de vingt ans de carrière ? On parle du huitième opus du duo de Queensbridge devenu légendaire qui était à deux doigts d’une rupture.

Huit ans d’attente. Après Blood Money qui fut très boudé à l’époque à cause de cette alliance très mal perçue avec le G Unit, Prodigy s’est vu incarcéré pendant trois ans et demi et un retour avec Havoc, qui a subsisté en tant que producteur, ne faisait pas tout à fait parti de ses priorités, P préférant se consacrer à sa carrière solo en sortant pas moins de trois projets (dont HNIC 3 et Albert Einstein LP avec Alchemist). Entre deux sort un EP des Mobb Deep (Black Cocaine) pour susciter de l’attente et de l’espoir auprès des fans de tout bord, attirer l’attention des majors aussi mais quelques mois plus tard Havoc pète les plombs sur Twitter et descend son comparse. Divorcer presque vingt ans après Juvenile Hell aurait été un coup de tonnerre terrible…

1er Avril, le double-album Infamous Mobb Deep est dispo. Sans blague. Le vieux couple est toujours dans le coup.

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Mack Wilds « New York : A Love Story » <3 <3 <3 <3 ½


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Si vous ne regardiez pas 90210 Beverly Hills : New Generation, alors vous comme moi, ne connaissiez pas Tristan Wilds, appelé aussi Mack Wilds. Le jeune acteur a sorti au début de l’Automne un album r&b produit par Salaam Remi, New York: A Love Story, et je ne le découvre qu’aujourd’hui. Non seulement les trois featurings sont prestigieux (deux membres du Wu et un beatboxer de légende) et les co-producteurs sont des monstres sacrés de la Gramde Pomme, cet album est aussi pur bijou. Ce qui m’amène à cette question : comment ce disque a-t-il pu passer à travers les radars ???

A la première chanson, la mâchoire tombe. Une composition alliant rythmes urbains et orchestre de classique, un Method Man qui débarque quelques instants comme une bourrasque, et notre Mack Wilds qui réussit cette percée dans le r&b avec assurance et talent. Qui plus est, il sait rapper, et monter dans les aigus (« Don’t Turn Me Down« , « MaGic!!!« ). Alors si vous glisser un belle mélodie avec un beat et des scratches DJ Premier, vous obtenez « Keepin’ It Real« . Ou alors Mack opte pour un sample de harpe très candide trouvé par Pete Rock sur « Art of Fallin’« . Les auteurs de l’album remettent aussi au goût du jour des instrumentaux parfois connus, comme « Burn » des Mobb Deep sur « Henny » ou alors « You, Me, Him and Her » de Jigga (The Dynasty) sur « My Crib« .

Ce n’est pas compliqué de nous séduire, il suffit simplement de faire preuve de délicates attentions, d’alterner avec un low-tempo (« Sober Up » pour le spleen, le superbe « U Can Cry To Me » avec Raekwon au premier verset), d’un peu de nostalgie pour revenir à l’essence même du rhythm’n blues new-yorkais. Jusqu’au point d’orgue, « A NY Love Story« . Difficile de décrire ce que fait ressentir ce morceau en particulier, ce sentiment d’intimité et les basses légères qui provoquent de légers frissons. C’est comme le troisième rendez-vous avec la fille qui occupe vos pensées depuis des jours ou peut-être des semaines, après ce jeu de séduction consistant à à apprendre à se connaître et se rapprocher. Et arrive ce moment de proximité, l’ouverture, le moment ou jamais où il faut arrêter de se poser les questions et faire le grand saut, quand le coeur tambourine dans la poitrine et les yeux qui ne se quittent plus. Et tout d’un coup se ferment, les lèvres se rencontrent avec une douceur infinie. Le temps se suspend alors qu’une bouffée de chaleur monte en nous et que les sensations parcourent, et quand se termine le baiser et qu’on réalise à peine ce qu’il vient de se passer, pas envie de se poser de questions à nouveau… C’est reparti pour un second plus langoureux. C’est cet instant parfait, cet instant de magie que capture cette chanson.

Pour enfoncer le clou, il reprend merveilleusement bien « Remember The Time » de Michael Jackson, un moelleux au chocolat qui terminera de faire fondre nos coeurs.

 

Slum Village « Evolution LP » @@@@


Une surprise de plus en cette année 2013, ce sixième album des Slum Village. Après le décès de Baatin et le départ houleux d’Elzhi après l’excellent Villa Manifesto, annoncé comme l’ultime album du collectif de Detroit, je n’y croyais plus, me demandant plutôt si le survivant T3 allait poursuivre une carrière solo (le rappeur a sorti un EP 3Illa). Alors quand j’ai appris que les SV, formé de l’éternel pilier T3, Young RJ et le petit frère de J Dilla, Illa J, j’avoue que je suis resté perplexe et pas emballé mais…

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Prodigy x Alchemist « The Albert Einstein LP » @@@@


Il y a des duos rappeur/producteur qui n’ont jamais existé en tant que groupe et dont on rêverait bien qu’il sortent ou ressortent un album. Le binôme des productifs Prodigy/Alchemist font partie associations idéales. Albert Einstein LP est l’aboutissement d’un long travail de collaboration (depuis Murda Muzik), qui a aussi donné le street-album Return of the Mac en 2007. L’alchimie plus complète entre les deux compères semble avoir porté ses fruits.

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N.O.R.E. A/K/A P.A.P.I. « Student of the Game » @@@


La carrière de N.O.R.E. n’aurait pas pu être pire qu’après avoir surfé sur la vague reggaeton au milieu des années 2000 (Ya Tu Sabe) avant de revenir au rap avec le très médiocre Noreality en 2007. Il aura fallu qu’il se reprenne en main avec son allié Capone et deux albums des C-N-N (Channel 10 et War Report II) pour regagner de la crédibilité auprès du public rap. Une aubaine pour le rappeur de LeFrak (se renommant P.A.P.I. pour je-ne-sais-plus-quelle-raison) puisqu’il signe un contrat avec Busta Rhymes sur le label Conglomerate Records, avec une bourse lui permettant de reprendre ses études dans dans le rap game avec un 6e album.

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The infamous Havoc of Mobb Deep « 13 » @@@½


Des deux Mobb Deep, Havoc est celui qui a le plus évolué dans l’ombre de son comparse, davantage sollicité pour ses prods que pour ses raps, ce qui peut paraître injuste vu ce qu’il est capable de faire au micro. Pour ce qui est de sa discographie solo, elle est moins reluisante que Prodigy, se limitant à deux projets peu relevants. D’un naturel discret, il se couvre de ridicule sur Twitter fin 2012 en insultant Prodigy, puis se rétractant en avançant des excuses bidons. Une diss-track semi-subliminale suivra (« Separated« ) après ses conneries sur le réseau social, mettant à mal le retour des Mobb Deep. Finalement les choses finissent par se tasser (ouf…), au nom du 20e anniversaire du groupe, avec une tournée à la clé. Son 3e opus, 13 (parce que 13 pistes), lui, était resté programmé quoiqu’il arrive.

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Vinnie Paz « God of the Serengeti » @@@½


L’ogre de l’underground Eastcoast Vinnie Paz n’a pas étanché sa soif de meurtre. Après le glacial Season of the Assassins, premier album solo convaincaint, le frontman des Jedi Mind Tricks, général en chef de l’Army of Pharaohs et membre de l’association illégale Official Pistol Gang change de terrain et de climat avec God of the Serengeti. La tueur en série de Philladelphie n’a pas finit de faire des victimes…

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Prodigy of Mobb Deep « HNIC 3 » @@@


Il y a quatre ans, Prodigy entrait à Rikers Island pour purger sa peine de prison et juste avant son enfermement, il avait sorti le très attendu HNIC pt2, de bonne facture ma Foi. Il nous tardait que les trois ans et demi de sentence passent vite afin de voir arriver un nouvel album des Mobb Deep. Un souhait qui fait plus ou moins réalisé. Peu de temps après sa libération, on a eu droit à l’EP Black Cocaine pendant que lui et Havoc étaient à la recherche d’un label pour le groupe.

D’ailleurs la relation entre les deux mecs du Queens a bien failli voler en éclat quand sur le compte Twitter de H, on lisait que Prodigy a eu des relations avec d’autres prisonniers. L’incendie fut éteint quelques jours après avec des explications un peu bidon (d’essence, puisque Hav’ a raconté qu’il avait oublié son mobile à une station service…). Depuis cet épisode grossier, Havoc est devenu taciturne tandis que son acolyte multipliait les mixtapes avant d’en arriver à ce HNIC 3.

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50 Cent « 5 (Murder by Numbers) » @@½


Je n’ai pas la mémoire courte: 50 Cent avait précédemment annoncé son nouvel album pour le 3 Juillet. Et on a droit à quoi ? un semblant d’album aux allures de mixtape d’une dizaine de titres seulement, mixé à l’arrache avec une couverture mal finie (c’est son fils que l’on voit dessus). Encore un moyen d’échapper à sa maison de disque par péché d’impatience ? Dans une interview, Fifty affirme qu’entre lui et Interscope tout est OK… Faudrait savoir quand même ! En plus 5 était censé être logiquement son cinquième album. Enfin bref… Quoi de neuf alors? Ben pas grand chose…

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1982 (Statik Selektah & Termanology) « 2012 » @@@


Quand il ne conçoit pas des albums-compilations à son nom, le DJ/producteur Statik Selektah a trouvé le bon filon en produisant des albums entiers pour d’autres rappeurs à un rythme effréné. Ça a commencé avec Saigon, puis Termanology, formant le binôme 1982, ensuite Reks, Freddie Gibbs, Action Bronson et Termanology de nouveau avec leur second album 2012.

Leur précédent LP commun avait pâti d’inconstance entre une première partie solide comme un classique rap et une seconde ramollie par des samples soulfuls. Il semblerait cette fois que le MC et le producteur aient trouvé un compromis. L’année 2012 sera une bonne année pour le hip-hop.

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Mobb Deep « Black Cocaine » [EP] @@@@


La rue la réclamait, les Mobb Deep la lui ont donné. Black Cocaine est le nouveau produit d’appel de Havoc et Prodigy. Quelques grammes suffisent…

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Curren$y « Week-end at Burnie’s » @@@@


Le très prolifique rappeur de la Nouvelle-Orléans nous propose avec Week-end at Burnie’s la bande-son « sea, sex, sun and kush » de l’été. L’ex-membre des 504 Boyz persiste dans son thème de musique rap pour coupés sportifs, en témoigne la Ferrari 288 dessinée sur la cover exotique ultra-eighties.

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