Prodigy of Mobb Deep « HNIC 3 » @@@


Il y a quatre ans, Prodigy entrait à Rikers Island pour purger sa peine de prison et juste avant son enfermement, il avait sorti le très attendu HNIC pt2, de bonne facture ma Foi. Il nous tardait que les trois ans et demi de sentence passent vite afin de voir arriver un nouvel album des Mobb Deep. Un souhait qui fait plus ou moins réalisé. Peu de temps après sa libération, on a eu droit à l’EP Black Cocaine pendant que lui et Havoc étaient à la recherche d’un label pour le groupe.

D’ailleurs la relation entre les deux mecs du Queens a bien failli voler en éclat quand sur le compte Twitter de H, on lisait que Prodigy a eu des relations avec d’autres prisonniers. L’incendie fut éteint quelques jours après avec des explications un peu bidon (d’essence, puisque Hav’ a raconté qu’il avait oublié son mobile à une station service…). Depuis cet épisode grossier, Havoc est devenu taciturne tandis que son acolyte multipliait les mixtapes avant d’en arriver à ce HNIC 3.

Au premier abord, les deux premiers titres salement produits par Alchemist (« Without Rhyme or Reason« , « Slept On« ) montrent un Prodigy en forme olympique, ce qui n’était pas arrivé depuis des lustres. Tout à l’air de bien se présenter. C’est peu après qu’on se rend compte que P a changé. Déjà il a pris du muscle, beaucoup de muscle, il a poussé des poids durant son séjour. Mais il y a un truc bizarre chez lui. Je ne sais pas trop quoi mais sur HNIC 3, il révèle tout d’un coup son amour aux femmes qui ont des couilles (« Pretty Thug« , « My Angel« , « Smack That Bitch« , « Gangsta Love« ). Et à l’inverse, il est très pudique concernant les années passées derrière les barreaux, alors que c’est là qu’on l’attendait. Où sont passées aussi ses récits de complots illuminati ? Stupéfaction, il clôt le débat avec cette rime sur « Skull & Bones« :  « Illuminati is us, we’re all the origin ». Prodigy travaille nos fantasmes autrement maintenant, avec « Award Show Life« . Ouais, la mentalité de P a changé…

Ses fréquentations se sont un peu diversifiées aussi. Ainsi, Young L (The Pack) conçoit deux beats, sudistes il va de soi (« Make It Hot« , « Get Money« ) qui tranchent littéralement avec l’atmosphère typique que Prodigy s’efforce de conserver sur ce troisième volet de HNIC. Son duo avec T.I. (« What’s Happening« ) non plus ne colle pas, trop mainstream. Sa collab avec Wiz Khalifa (« Co-Pilot« ) paraît mieux adaptée, tout comme ce sample de « Show Must Go On » de Queen sur « Life is What You Make It« . Néanmoins rien n’est comparable à un avertissement direct des Mobb Deep (« Who You Bullshittin’« ) sur une prod infâme des Sid Roams s’il-vous-plaît, ou alors un beat soulful (« Live« , « Let Me Show You« ). Malgré cela, HNIC 3 est comme ce verre à moitié vide. Ce n’est pas que je sois contre une prise de risque ou un peu de changement (d’avis, d’orientations stylistiques), mais il y a eu un peu trop, un peu trop vite pour que l’on s’y habitue.

Une réflexion sur « Prodigy of Mobb Deep « HNIC 3 » @@@ »

  1. hey mec « trials of love » ça te dit quelque chose, parce que P rappe sont amour pour les meufs depuis son premier solo. Sinon ta note est généreuse, je le trouve plus que moyen ce 3iem volume

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