Archives du mot-clé James Fauntleroy

Bruno Mars « 24K Magic » @@@@


J’aurai jamais cru dire ça un jour : la funk me fait kiffer ce troisième album de ce chanteur de variété très populaire, Bruno Mars. 24K Magic, c’est son titre, est la confirmation du retour en grâce de la funk dans le grand bain tout-public. Cela fait depuis 2010 que ce genre qu’on a cru scellé à jamais avec les souvenirs des années 70 et 80 est revenu en force grâce aux labels indépendants et des artistes fabuleux comme le maître Dam-Funk.

Bruno semblait être un bon client pour surfer sur cette vague comme il l’a démontré avec son single « Treasure » extrait de Unorthodox Jukebox. Puis il y a eu ce méga-tube offert par Mark Ronson, l’incontournable « Uptown Funk » en heavy rotation pendant tout 2015, qui a permis de re-rendre la funk mainstream. Propulsé tel un homme canon jusque -au hasard, allez- la planète Mars, Bruno sort un album qui transpire la fièvre des années 80.

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DJ Mustard « Cold Summer » @@½


DJ Mustard n’avait pas du tout créé la surprise il y a deux ans avec 10 Summers. D’ailleurs ce fut un vrai bide. Fin de l’été, le producteur responsable des hits westcoast les plus beaufs de ces derniers mois remet ça avec Cold Summer, toujours chez Roc Nation. Et comme DJ Khaled, c’est toujours pareil. Si vous avez du temps à perdre, lisez ça ou écoutez-le.

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Rihanna « ANTI » @@@@


Je vous le confie : je n’ai pas écouté un seul album de Rihanna en entier depuis Rated R et pourtant je n’ai jamais eu l’impression d’avoir raté quoi que ce soit. Impossible d’échapper à ses singles radios diffusés à intervalles réguliers depuis 2007 depuis la tempête « Umbrella » (même dans les supermarchés, les magasins,… IMPOSSIBLE je vous dis) qui ont fait le bonheur des danseurs du week-end, ses clips au léger parfum de controverse, ni à ses superbes photos (plus ou moins nue) en tant que modèle (son autre passe-temps favori) qui défilent sur Twitter, ou bien des clichés de paparazzis… On pourrait presque dire que la chanteuse black pop des Barbades fait partie de notre vie quotidienne de manière passive.

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Ty Dolla $ign « Free TC » @@@@


Rae Sremmurd, Kid Ink, Demrick, Fashawn, Kendrick Lamar, Young Thug, Snoop Dogg, Gucci Mane, Dom Kennedy, Tyga, Future (avec ou sans Drake), migos, Warren G, Dr Dre, Dam-Funk, Travi$ Scott, Jay Rock, Fetty Wap, Casey Veggies, Bryson Tiller, The Game deux fois, Ras Kass avec Semi-Hendrix, Serial Killers, Jeezy… Ouais, l’année 2015 est Westcoast, et un peu trap, à l’image de ce premier album de Ty Dolla $ign.

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Vince Staples « Summertime ’06 » @@@@½


L’EP Hell Can Wait qui a mis un coup de chaud automne dernier n’était qu’un prélude, une porte d’entrée grande ouverte vers l’enfer qui s’abat sur Summertime ’06. Les températures caniculaires ne sont pas due à des conditions anti-cycloniques exceptionnelles, c’est bien  à cause de ce double-album.

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The Internet « Ego Death » @@@@


The Internet sort sur les internets (oui je l’ai sûrement déjà faite) Ego Death, leur 3e LP digital qui pourrait bien accompagner les torrides romances estivales. Coup de chaleur annoncé chez les passionnés de ce groupe de rockstars soul/r&b/acid-jazz.

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A$AP Rocky « At.Long.Last.ASAP » @@@


Alors, que je vous explique un truc derrière le nom de ce second album en major. Le nom ‘gouvernemental’ d’A$AP Rocky est Rakim Mayers, appelé ainsi car sa mère est une fan du rappeur Rakim. Le surnom de Rakim (celui sans Eric B) était Rakim Allah, le God MC. ALLA, c’est ce qui ce qu’on obtient en contact At.Long.Last.ASAP. Voilà pour la démonstration. Plus sérieusement, cette pochette rend hommage à l’ami A$AP Yams, subitement disparu au début d’année, avec cette tache de vin caractéristique dessinée sur la joue.

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Kendrick Lamar « To Pimp a Butterfly » @@@@@


Aout 2013, le couplet de Kendrick Lamar sur « Control » de Big Sean crée un énorme séisme qui a secoué tout le rap américain comme cela n’est pas arrivé depuis très longtemps. Son but : devenir le numéro 1, en se couronnant lui-même Roi de la Côte Est. Culotté, sans parler du name-dropping, suscitant des réactions de toute part. Et après, « que de la gueule » ? Détrompez-vous, To Pimp a Butterfly est l’oeuvre d’un artiste qui a les épaules d’un leader-né, une oeuvre plus Noire qu’il n’y parait. Il n’y a qu’à regarder la pochette renversante de l’album pour le comprendre.

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Jhene Aiko « Souled Out » @@@


Vous n’aviez pas fini d’entendre parler de la californienne Jhene Aiko, cette fois pour la sortie de son premier album Souled Out sorti chez le célèbre label urbain Def Jam (qui fête cette année ses trente ans d’existence, c’est important de le savoir). En deux ans seulement, la chanteuse de r&b contemporain s’est fait une place de choix dans le milieu du rap et du r&b, arrivant au sommet de cette nouvelle vague qui emmène dans son sillage des Mila J, Doja Cat, SZA ou encore Tinashe.

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Common « Nobody’s Smiling » @@@


Et de dix pour Common. Et comme il y a vingt ans avec son classique Resurrection, cet opus est produit par No I.D..Mais les temps ont bien changé depuis l’âge d’or du hip-hop, et le rappeur/acteur de Chicago a su s’adapter à toutes les périodes. Il y a eu la mouvance Soulquarian avec les chanteurs de Nusoul, J Dilla et les Roots, l’ère G.O.O.D. Music avec les productions de Kanye West, élève de No I.D. (simple rappel), et les Neptunes. C’est en 2011 que Common renoue avec son producteur historique et en signant sur son label ARTium Recordings…

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BEYONCÉ (éponyme) @@@@


beyonce eponyme

C’était le vendredi 13 décembre 2013. J’arrive au boulot, normal, je checke mes e-mails, jauge la masse de travail de la journée et profite de ma pause-café pour fureter sur le réseau à l’oiseau bleu. Et là, je débarque au beau milieu d’un ouragan de messages de gens déclarant partout sur la planète que le nouvel album de Beyoncé est sorti sans prévenir sur iTunes durant la nuit, dans un package contenant un extrait vidéo par chanson. C’était un vendredi 13 qui restera gravé dans les mémoires de l’industrie du disque, et du marketing.

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Justin Timberlake « The 20/20 Experience – 2 of 2 » [Deluxe Edition] @@@½


Tout le monde a été pris de cours en mars dernier par l’annonce de Questlove des Roots : une suite de The 20/20 Experience de Justin Timberlake allait arriver durant l’année, alors que ledit album venait tout juste de sortir. Stupeur et enthousiasme: si cette soit-disant suite est du même acabit que 20/20 Experience, ce aurait été bien calculé de la part de JT. D’ailleurs, comme il l’a expliqué lui-même : 10 titres + les 10 qui vont suivre égalent 20/20. On comprend mieux le sens du titre. Le nom de code de cette seconde moitié: The 20/20 Experience 2 of 2, ni plus ni moins. Mais qu’en est-il du résultat de cette seconde série d’expériences musicales?

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Mack Wilds « New York : A Love Story » <3 <3 <3 <3 ½


Mack-Wilds-New-York-A-Love-Story

Si vous ne regardiez pas 90210 Beverly Hills : New Generation, alors vous comme moi, ne connaissiez pas Tristan Wilds, appelé aussi Mack Wilds. Le jeune acteur a sorti au début de l’Automne un album r&b produit par Salaam Remi, New York: A Love Story, et je ne le découvre qu’aujourd’hui. Non seulement les trois featurings sont prestigieux (deux membres du Wu et un beatboxer de légende) et les co-producteurs sont des monstres sacrés de la Gramde Pomme, cet album est aussi pur bijou. Ce qui m’amène à cette question : comment ce disque a-t-il pu passer à travers les radars ???

A la première chanson, la mâchoire tombe. Une composition alliant rythmes urbains et orchestre de classique, un Method Man qui débarque quelques instants comme une bourrasque, et notre Mack Wilds qui réussit cette percée dans le r&b avec assurance et talent. Qui plus est, il sait rapper, et monter dans les aigus (« Don’t Turn Me Down« , « MaGic!!!« ). Alors si vous glisser un belle mélodie avec un beat et des scratches DJ Premier, vous obtenez « Keepin’ It Real« . Ou alors Mack opte pour un sample de harpe très candide trouvé par Pete Rock sur « Art of Fallin’« . Les auteurs de l’album remettent aussi au goût du jour des instrumentaux parfois connus, comme « Burn » des Mobb Deep sur « Henny » ou alors « You, Me, Him and Her » de Jigga (The Dynasty) sur « My Crib« .

Ce n’est pas compliqué de nous séduire, il suffit simplement de faire preuve de délicates attentions, d’alterner avec un low-tempo (« Sober Up » pour le spleen, le superbe « U Can Cry To Me » avec Raekwon au premier verset), d’un peu de nostalgie pour revenir à l’essence même du rhythm’n blues new-yorkais. Jusqu’au point d’orgue, « A NY Love Story« . Difficile de décrire ce que fait ressentir ce morceau en particulier, ce sentiment d’intimité et les basses légères qui provoquent de légers frissons. C’est comme le troisième rendez-vous avec la fille qui occupe vos pensées depuis des jours ou peut-être des semaines, après ce jeu de séduction consistant à à apprendre à se connaître et se rapprocher. Et arrive ce moment de proximité, l’ouverture, le moment ou jamais où il faut arrêter de se poser les questions et faire le grand saut, quand le coeur tambourine dans la poitrine et les yeux qui ne se quittent plus. Et tout d’un coup se ferment, les lèvres se rencontrent avec une douceur infinie. Le temps se suspend alors qu’une bouffée de chaleur monte en nous et que les sensations parcourent, et quand se termine le baiser et qu’on réalise à peine ce qu’il vient de se passer, pas envie de se poser de questions à nouveau… C’est reparti pour un second plus langoureux. C’est cet instant parfait, cet instant de magie que capture cette chanson.

Pour enfoncer le clou, il reprend merveilleusement bien « Remember The Time » de Michael Jackson, un moelleux au chocolat qui terminera de faire fondre nos coeurs.

 

Big Sean « Hall of Fame » (deluxe edition) @@


Finally Famous, le premier album de Big Sean, j’en avais conclu qu’il était léger, pas désagréable, ni fameux, avec pour note un gentil @@@ sans trop entrer dans les détails… Est-ce que le rappeur de Detroit signé chez G.O.O.D. Music a progressé sur ce Hall of Fame ? Nan, c’est carrément l’inverse. Et il s’étonne qu’on ne le considère pas comme un top rappeur? Laissez-moi rire!

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Terrace Martin « 3ChordFold » @@@@½


On a d’abord connu Terrace Martin en tant que producteur. Depuis 2006, beaucoup de rappeurs westcoast ont fait appel à ses talents, Snoop Dogg, Murs (avec qui il a sorti l’album commun Melrose Place), Jay Rock, le Strong Arm Steady ou encore Kendrick Lamar sur Section.80 et Good Kid, m.A.A.d. City. En parallèle de ces graines qu’il a semé, il développe ses talents de compositeur et multi-instrumentiste en laissant bourgeonner une série d’EP (le dernier étant The 4 Luv Suite) et réalise une apparition remarquée sur Wonder Years de 9th Wonder, faisant des merveilles au saxophone. 3ChordFold est le premier fruit gorgé de soleil, juteux, frais et parfumé qui vient de tomber de l’arbre.

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