Archives du mot-clé James Fauntleroy

SZA « Ctrl » @@@@


Si SZA a bien appris une chose au sein de l’équipe TDE, la team de choc de Kendrick Lamar, ScHoolboy Q et consorts, c’est que la patience est une vertu. Des mois que la jeune chanteuse de 26 ans trouvait que ça ramait trop pour sortir ce premier album studio, se connectant sur Twitter pour partager son mécontentent en 140 caractères jusqu’à menacer de rage quit l’industrie du disque, ce à quoi répondait Punch, son boss, que tout était tout était sous contrôle afin tempérer notre artiste.

Fin de l’atermoiement, Crtl est maintenant prêt à se télécharger en format numérique sur vos disques dur, les enceintes ou écouteurs branchés sur ‘output’. Merci de cliquer sur ‘Lire la suite’ si vous lisez depuis la page principale du site.

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Bruno Mars « 24K Magic » @@@@


J’aurai jamais cru dire ça un jour : la funk me fait kiffer ce troisième album de ce chanteur de variété très populaire, Bruno Mars. 24K Magic, c’est son titre, est la confirmation du retour en grâce de la funk dans le grand bain tout-public. Cela fait depuis 2010 que ce genre qu’on a cru scellé à jamais avec les souvenirs des années 70 et 80 est revenu en force grâce aux labels indépendants et des artistes fabuleux comme le maître Dam-Funk.

Bruno semblait être un bon client pour surfer sur cette vague comme il l’a démontré avec son single « Treasure » extrait de Unorthodox Jukebox. Puis il y a eu ce méga-tube offert par Mark Ronson, l’incontournable « Uptown Funk » en heavy rotation pendant tout 2015, qui a permis de re-rendre la funk mainstream. Propulsé tel un homme canon jusque -au hasard, allez- la planète Mars, Bruno sort un album qui transpire la fièvre des années 80.

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DJ Mustard « Cold Summer » @@½


DJ Mustard n’avait pas du tout créé la surprise il y a deux ans avec 10 Summers. D’ailleurs ce fut un vrai bide. Fin de l’été, le producteur responsable des hits westcoast les plus beaufs de ces derniers mois remet ça avec Cold Summer, toujours chez Roc Nation. Et comme DJ Khaled, c’est toujours pareil. Si vous avez du temps à perdre, lisez ça ou écoutez-le.

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Rihanna « ANTI » @@@@


Je vous le confie : je n’ai pas écouté un seul album de Rihanna en entier depuis Rated R et pourtant je n’ai jamais eu l’impression d’avoir raté quoi que ce soit. Impossible d’échapper à ses singles radios diffusés à intervalles réguliers depuis 2007 depuis la tempête « Umbrella » (même dans les supermarchés, les magasins,… IMPOSSIBLE je vous dis) qui ont fait le bonheur des danseurs du week-end, ses clips au léger parfum de controverse, ni à ses superbes photos (plus ou moins nue) en tant que modèle (son autre passe-temps favori) qui défilent sur Twitter, ou bien des clichés de paparazzis… On pourrait presque dire que la chanteuse black pop des Barbades fait partie de notre vie quotidienne de manière passive.

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Ty Dolla $ign « Free TC » @@@@


Rae Sremmurd, Kid Ink, Demrick, Fashawn, Kendrick Lamar, Young Thug, Snoop Dogg, Gucci Mane, Dom Kennedy, Tyga, Future (avec ou sans Drake), migos, Warren G, Dr Dre, Dam-Funk, Travi$ Scott, Jay Rock, Fetty Wap, Casey Veggies, Bryson Tiller, The Game deux fois, Ras Kass avec Semi-Hendrix, Serial Killers, Jeezy… Ouais, l’année 2015 est Westcoast, et un peu trap, à l’image de ce premier album de Ty Dolla $ign.

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Vince Staples « Summertime ’06 » @@@@½


L’EP Hell Can Wait qui a mis un coup de chaud automne dernier n’était qu’un prélude, une porte d’entrée grande ouverte vers l’enfer qui s’abat sur Summertime ’06. Les températures caniculaires ne sont pas due à des conditions anti-cycloniques exceptionnelles, c’est bien  à cause de ce double-album.

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The Internet « Ego Death » @@@@


The Internet sort sur les internets (oui je l’ai sûrement déjà faite) Ego Death, leur 3e LP digital qui pourrait bien accompagner les torrides romances estivales. Coup de chaleur annoncé chez les passionnés de ce groupe de rockstars soul/r&b/acid-jazz.

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A$AP Rocky « At.Long.Last.ASAP » @@@


Alors, que je vous explique un truc derrière le nom de ce second album en major. Le nom ‘gouvernemental’ d’A$AP Rocky est Rakim Mayers, appelé ainsi car sa mère est une fan du rappeur Rakim. Le surnom de Rakim (celui sans Eric B) était Rakim Allah, le God MC. ALLA, c’est ce qui ce qu’on obtient en contact At.Long.Last.ASAP. Voilà pour la démonstration. Plus sérieusement, cette pochette rend hommage à l’ami A$AP Yams, subitement disparu au début d’année, avec cette tache de vin caractéristique dessinée sur la joue.

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Kendrick Lamar « To Pimp a Butterfly » @@@@@


Aout 2013, le couplet de Kendrick Lamar sur « Control » de Big Sean crée un énorme séisme qui a secoué tout le rap américain comme cela n’est pas arrivé depuis très longtemps. Son but : devenir le numéro 1, en se couronnant lui-même Roi de la Côte Est. Culotté, sans parler du name-dropping, suscitant des réactions de toute part. Et après, « que de la gueule » ? Détrompez-vous, To Pimp a Butterfly est l’oeuvre d’un artiste qui a les épaules d’un leader-né, une oeuvre plus Noire qu’il n’y parait. Il n’y a qu’à regarder la pochette renversante de l’album pour le comprendre.

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Vous ne prendrez pas sa liberté de penser…

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Il est encore difficile de prendre la mesure une semaine après sa sortie -avancée d’une semaine- du potentiel immense de ce second album en major de K dot, et il faudra bien plusieurs mois, voire plusieurs années pour se rendre compte de son impact, déjà très important, à tous les niveaux, culturel comme commercial en battant des records de lecture en streaming notamment. Ce qui est certain, c’est que le rappeur de Compton est parti dans une dimension bien plus vaste, musicalement comme sur le plan socio-politique. L’idée de To Pimp a Butterfly a germé après la sortie Good Kid, m.A.A.d. City qui l’a propulsé comme le prince incontesté de la Westcoast. Le succès à gérer, la pression qui devient plus écrasante, puis le contexte très tendu aux Etats-Unis avec ces bavures policières envers des afro-américains qui ont embrasé les rues comme les esprits de toute une communauté, parallèlement à une résurgence de l’histoire de l’esclavage.

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On perçoit un début de réponse à la formule « To pimp a butterfly » dès le premier morceau « Wesley’s Theory » (en référence à l’acteur Wesley Snipes inculpé pour évasion fiscale), lorsque raisonne un sample de soul « every nigger is a star ». Kendrick Lamar porte sa vision de l’industrie du divertissement qui fait miroiter monts et merveilles pour l’attirer et mieux l’influencer, le système qui lui répond dans le second couplet. Entre les deux versets, les bons conseils de son mentor Dr Dre lui viennent en aide. Kendrick Lamar expliquera à la fin du disque le sens de cet album, de la formule « to pimp a butterfly », par le fait que le système veuille détourner le talent d’artistes afro-américains, vu métaphoriquement comme un papillon. Je reviendrai plus tard sur ce dernier track « Mortal Man« , parce qu’il se passe franchement quelque chose d’incroyablement surréaliste et hautement symbolique sur ce morceau.

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Comme pour GKMC, To Pimp a Butterfly suit un ou plusieurs fils conducteurs, avec des thèmes récurrents pour apporter une cohérence et de la matière à ses propos. Sur Good Kid m.A.A.d. City, c’était les tribulations d’un adolescent avec ses homies, sa vie au milieu des gangs et sa copine Sherane. Ici la coqueluche d’Aftermath raconte le parcours et les conflits intérieurs qu’il a connu pour ne pas être tenté par le diable, ses excès et ses tentations. En parallèle, il entame un texte qu’il complète au fur et à mesure, utilisant un temps de parole dans les dernières secondes de certaines pistes, et dont les premiers mots qui reviennent sont « I remember you was conflicted, misusing your influence… » On ne connaîtra que le texte entier tout à la fin aussi, un texte qui résume parfaitement son récent vécu et son état d’esprit, ce après le morceau « Mortal Man« . Le rappeur fait aussi référence à Lucy (sur « For Sale?« ), une personnification de Lucifer. Mais avant d’aller plus loin, Kendrick Lamar ré-affirme son statut de roi à qui on veut couper les jambes sur « King Kunta » (en référence à l’esclave Kunta Kinte qui a fini un pied coupé) avec ces vers :

« I made it past 25 and there I was/ A little nappy headed nigga with the world behind him/ Life ain’t shit but a fat vagina/ Screamin’ « Annie are you ok? Annie are you ok? »/Limo tinted with the gold plates/Straight from the bottom, this the belly of the beast/From a peasant to a prince to a motherfuckin’ king »

Petit à petit le californien se retrouve confronté aux péchés et aux démons qu’entraînent cette sensation de pouvoir sur « Institutionalized » et ce que cela implique d’un point de vue psychologique lorsque la conscience s’en mêle sur « These Walls« , pour qu’au final cette ivresse lui fasse tourner la tête et sombrer dans l’alcool et la dépression sur « u« . Le rappeur termine des rimes aux larmes quand sa conscience (moment où il prend une voix bizarre) s’adresse à lui, comme c’était le cas sur « Swimming Pools« . « Alright » arrive à pic pour repositiver quand la fameuse Lucy vient s’adresser à lui sur « For Sale? » et tenter de corrompre son âme à nouveau. C’est là que Kendrick Lamar décide de se ressourcer et rentrer chez lui (« Momma« ) pour retrouver les pieds sur terre.

La suite devient encore plus intéressante, le rappeur a ouvert en grand ses champs de perception. « Hood Politics » constitue une critique envers les rap listeners et leur mentalité, avec ces brillants analogismes, et néologismes, que sont les Democrips et les Rebloodicans, en référence aux deux gangs de L.A.. On retient particulièrement cette phrase énervée qui rend hommage à la moitié des Run The Jewels « Critics want to mention that they miss when hip hop was rapin/ Motherfucker if you did, then Killer Mike would be platinum », avant de menacer quelques rimes plus loin « I’m the only nigga next to Snoop that can push the button ». Il évoque ensuite sur « Complexion (Zulu Love) » un sujet de prédilection de rappeurs dits « conscients » et engagés, à savoir la couleur de peau, avec pour finir un superbe couplet de la rappeuse Rapsody, la seule et unique personne habilité à poser un couplet sur tout To Pimp a Butterfly, si on exclut l’apparition du doggfather Snoop Dogg sur « Instutionalized« . Il démontre sur « How Much Cost a Dollar » aussi qu’en tant que storyteller, il peut narrer des fictions inspirées de la réalité d’un personnage tiers. Mais c’est bien « The Blacker the Berry » le morceau rap le plus sombre de Kendrick Lamar. Servi par une prod très lourde signée Boi-1da (et une apparition non-créditée du chanteur ragga Assassin), le nouveau Roi débute ses couplets par « I’m the biggest hypocrite of 2015 » avant d’entamer un texte sur la haine raciale et ces ressentiments très enfouis. Tout le contraire du titre qui suit, « i« , le single radio où Kendrick Lamar affiche sa fierté pour sa communauté sur un sample des Isley Brothers. Il y scande le terme de « negus », définition de « empereur noir » en éthiopien, pour ne plus dénigrer le N-word.

C’est là qu’on arrive à « Mortal Man« . Kendrick Lamar termine son texte et termine sur un dialogue social et politique avec… Tupac Shakur, aussi réaliste que la dernière apparition publique de son fantôme holographique à Coachella en 2013.

 

 

…ni de créer

Puis on repasse à la piste 1, on réécoute, on capte les éléments qu’on n’a pas encore saisi, les détails, et arrivé en bout de piste 16, repeat. Cette fois pour faire le tour des productions, gérées par un cercle très fermé de producteurs de la maison TDE (comme Sounwave et Tae Beast), de musiciens hyper-talentueux et autres artistes les plus doués de leur génération. C’est déjà le choc des générations sur le premier morceau, quand le père de P-Funk George Clinton prête sa voix sur un instrumental co-signé par Flying Lotus. La musique Funk retrouve le vent en poupe ces mois-ci et quelle soit ‘P’ ou ‘G’, elle imprègne chaque recoin de l’album. To Pimp a Butterfly demeure un album de rap californien avant tout, il en possède les gènes. Il y en a sur « King Kunta« , à travers de sample de DJ Quik (tiré de « Get Nikked » de Mausberg) jusque « i » avec ce riff emprunté aux Isley Brothers (samplé pour la première fois en 89 par les Beastie Boys sur « B-Boy bouillabaisse« ).

Pas de gangsta-rap, ni de trap. Kendrick Lamar s’est entouré d’une équipe de musiciens et chanteurs qui savent admirablement expérimenter les mélanges entre Nu soul et musique Hip-Hop, à savoir Terrace Martin (dont le saxophone est quasi omniprésent sur l’album), Stephen « Thundercat » Bruner qui donne de la basse et sa voix, Taz Arnold des Sa-Ra Creative Partners (Talib Kweli, John Legend, Erykah Badu, Pharoahe Monch…), Bilal, Anna Wise, James Fauntleroy et même Robert Glasper qui illumine l’outro de « Blacker the Berry« . C’est cet orchestre idéal, de noms qui se connaissent mutuellement dans le milieu, qui apporte ces savoureuses saveurs de nu soul et jazz à To Pimp a Butterfly. On retrouve même de l’afro-beat sur l’outro de « Momma« , c’est à se demander si on navigue toujours dans le symbolisme.

Et Dr Dre ? Son nom n’apparaît qu’en tant que producteur exécutif, et sa voix sur « Wesley’s Theory« . Tous les titres sont pratiquement mixés par Ali. Les rumeurs racontent qu’il se cache sous l’alias DragonLove (crédité sur « How Much Cost a Dollar » et le très agréable « You Ain’t Gotta Lie« ), et c’est le producteur Sounwave qui l’aurait sous-entendu sur Twitter. Il faut avouer que le beat de « How Much Cost a Dollar » a mis la puce à l’oreille, on perçoit clairement la signature du docteur. Pourquoi utiliser un autre surnom ? Pour éviter les critiques ? Et puis pourquoi pas, après tout d’autres grands artistes l’ont fait, notamment Stevie Wonder qui avait employé le surnom El Toro Negro sur Perfect Angel de Minnie Ripperton. Le seul super-producteur qui participe à l’album n’est autre que Pharrell Williams (« Alright« ), tout l’inverse de Knxwledge, un artisan du hip-hop alternatif mais pas moins réputé. Et le légendaire Pete Rock est bel et bien impliqué, il s’occupe des scratches sur « Complexion« . Kendrick Lamar est le directeur artistique à bord, c’est écrit d’ailleurs.

 

En faisant la synthèse de To Pimp a Butterfly, musicale comme thématique, cet album s’intègre dans la lignée d’oeuvres nu soul très pro-Black dans l’âme, récentes comme Black Messiah de D’Angelo, undun des Roots, les deux volets New AmErykah d’Erykah Badu, comme lointaines, on pense à Like Water for Chocolate de Common ou encore Me Against the World de 2Pac, album qui fête ses 20 ans ce mois de Mars 2015. Ce ne sera pas nécessairement le meilleur des albums rap des mois passés ou à venir, mais sûrement le plus important, suffisamment pour remporter un Grammy Award l’an prochain. Si cela n’arrive pas, je mange mon chapeau.

Jhene Aiko « Souled Out » @@@


Vous n’aviez pas fini d’entendre parler de la californienne Jhene Aiko, cette fois pour la sortie de son premier album Souled Out sorti chez le célèbre label urbain Def Jam (qui fête cette année ses trente ans d’existence, c’est important de le savoir). En deux ans seulement, la chanteuse de r&b contemporain s’est fait une place de choix dans le milieu du rap et du r&b, arrivant au sommet de cette nouvelle vague qui emmène dans son sillage des Mila J, Doja Cat, SZA ou encore Tinashe.

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Common « Nobody’s Smiling » @@@


Et de dix pour Common. Et comme il y a vingt ans avec son classique Resurrection, cet opus est produit par No I.D.. Mais les temps ont bien changé depuis l’âge d’or du hip-hop, et le rappeur/acteur de Chicago a toujours su s’adapter à toutes les périodes. Il y a eu la mouvance Soulquarian avec les chanteurs de Nusoul, J Dilla et les Roots, l’ère G.O.O.D. Music avec les productions de Kanye West, élève de No I.D. (simple rappel), et les Neptunes.

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BEYONCÉ (éponyme) @@@@


beyonce eponyme

C’était le vendredi 13 décembre 2013. J’arrive au boulot, normal, je checke mes e-mails, jauge la masse de travail de la journée et profite de ma pause-café pour fureter sur le réseau à l’oiseau bleu. Et là, je débarque au beau milieu d’un ouragan de messages de gens déclarant partout sur la planète que le nouvel album de Beyoncé est sorti sans prévenir sur iTunes durant la nuit, dans un package contenant un extrait vidéo par chanson. C’était un vendredi 13 qui restera gravé dans les mémoires de l’industrie du disque, et du marketing.

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Justin Timberlake « The 20/20 Experience – 2 of 2 » [Deluxe Edition] @@@½


Tout le monde a été pris de cours en mars dernier par l’annonce de Questlove des Roots : une suite de The 20/20 Experience de Justin Timberlake allait arriver durant l’année, alors que ledit album venait tout juste de sortir. Et ce fut très vite confirmé par Justin himself. Stupeur et enthousiasme: si cette soit-disant suite est du même acabit que 20/20 Experience, ce aurait été bien calculé de la part de JT. A ce propos, comme il l’a expliqué : 10 titres + les 10 qui vont suivre égalent 20/20. Eureka! Le titre de son projet tombe sous le sens. Nom de code de cette seconde moitié: The 20/20 Experience 2 of 2, ni plus ni moins. Mais qu’en est-il du résultat de cette seconde série d’expériences musicales?

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Mack Wilds « New York : A Love Story » <3 <3 <3 <3 ½


Mack-Wilds-New-York-A-Love-Story

Si vous ne regardiez pas 90210 Beverly Hills : New Generation, alors vous comme moi, ne connaissiez pas Tristan Wilds, appelé aussi Mack Wilds. Le jeune acteur a sorti au début de l’Automne un album r&b produit par Salaam Remi, New York: A Love Story, et je ne le découvre qu’aujourd’hui. Non seulement les trois featurings sont prestigieux (deux membres du Wu et un beatboxer de légende) et les co-producteurs sont des monstres sacrés de la Gramde Pomme, cet album est aussi pur bijou. Ce qui m’amène à cette question : comment ce disque a-t-il pu passer à travers les radars ???

A la première chanson, la mâchoire tombe. Une composition alliant rythmes urbains et orchestre de classique, un Method Man qui débarque quelques instants comme une bourrasque, et notre Mack Wilds qui réussit cette percée dans le r&b avec assurance et talent. Qui plus est, il sait rapper, et monter dans les aigus (« Don’t Turn Me Down« , « MaGic!!!« ). Alors si vous glisser un belle mélodie avec un beat et des scratches DJ Premier, vous obtenez « Keepin’ It Real« . Ou alors Mack opte pour un sample de harpe très candide trouvé par Pete Rock sur « Art of Fallin’« . Les auteurs de l’album remettent aussi au goût du jour des instrumentaux parfois connus, comme « Burn » des Mobb Deep sur « Henny » ou alors « You, Me, Him and Her » de Jigga (The Dynasty) sur « My Crib« .

Ce n’est pas compliqué de nous séduire, il suffit simplement de faire preuve de délicates attentions, d’alterner avec un low-tempo (« Sober Up » pour le spleen, le superbe « U Can Cry To Me » avec Raekwon au premier verset), d’un peu de nostalgie pour revenir à l’essence même du rhythm’n blues new-yorkais. Jusqu’au point d’orgue, « A NY Love Story« . Difficile de décrire ce que fait ressentir ce morceau en particulier, ce sentiment d’intimité et les basses légères qui provoquent de légers frissons. C’est comme le troisième rendez-vous avec la fille qui occupe vos pensées depuis des jours ou peut-être des semaines, après ce jeu de séduction consistant à à apprendre à se connaître et se rapprocher. Et arrive ce moment de proximité, l’ouverture, le moment ou jamais où il faut arrêter de se poser les questions et faire le grand saut, quand le coeur tambourine dans la poitrine et les yeux qui ne se quittent plus. Et tout d’un coup se ferment, les lèvres se rencontrent avec une douceur infinie. Le temps se suspend alors qu’une bouffée de chaleur monte en nous et que les sensations parcourent, et quand se termine le baiser et qu’on réalise à peine ce qu’il vient de se passer, pas envie de se poser de questions à nouveau… C’est reparti pour un second plus langoureux. C’est cet instant parfait, cet instant de magie que capture cette chanson.

Pour enfoncer le clou, il reprend merveilleusement bien « Remember The Time » de Michael Jackson, un moelleux au chocolat qui terminera de faire fondre nos coeurs.

 

Big Sean « Hall of Fame » (deluxe edition) @@


Finally Famous, le premier album de Big Sean, j’en avais conclu qu’il était léger, pas désagréable, ni fameux, avec pour note un gentil @@@ sans trop entrer dans les détails… Est-ce que le rappeur de Detroit signé chez G.O.O.D. Music a progressé sur ce Hall of Fame ? Nan, c’est carrément l’inverse. Et il s’étonne qu’on ne le considère pas comme un top rappeur? Laissez-moi rire!

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