Bruno Mars « 24K Magic » @@@@


J’aurai jamais cru dire ça un jour : la funk me fait kiffer ce troisième album de ce chanteur de variété très populaire, Bruno Mars. 24K Magic, c’est son titre, est la confirmation du retour en grâce de la funk dans le grand bain tout-public. Cela fait depuis 2010 que ce genre qu’on a cru scellé à jamais avec les souvenirs des années 70 et 80 est revenu en force grâce aux labels indépendants et des artistes fabuleux comme le maître Dam-Funk.

Bruno semblait être un bon client pour surfer sur cette vague comme il l’a démontré avec son single « Treasure » extrait de Unorthodox Jukebox. Puis il y a eu ce méga-tube offert par Mark Ronson, l’incontournable « Uptown Funk » en heavy rotation pendant tout 2015, qui a permis de re-rendre la funk mainstream. Propulsé tel un homme canon jusque -au hasard, allez- la planète Mars, Bruno sort un album qui transpire la fièvre des années 80.

New-jack, funk post-disco, slow-jam rhythm’n blues langoureux, une pointe de bling-bling doré au soleil californien, et surtout des productions impeccables signées Shampoo Press & Curl, voilà comment la magie opère pour nous faire revivre une décennie de folie. Jusqu’au nombre de titres (9) et sa durée très courtes (33 minutes), typique des formats vinyles 33 tours (ou LP) qui se vendaient comme des petits pains en ce temps-là. L’illusion est parfaite. Le talk-box (ancêtre de l’autotune en plus méga-sexy), en introduction du single « 24K Magic » est ensorcelant à souhait, le charme agit instantanément pour ouvrir sur ce titre de funk remis au goût du jour et le suivant, « Chunky« .

On n’est pas obligé de succomber à la ballade « Versace on the Floor » mais en tout cas « Calling All The Lovelies » est absolument irrésistible. La fièvre des années 80 est là, bien réelle, il n’est pas question d’un amalgame de banals clichés. Lorsque je disais que l’illusion est parfaite, 24K Magic nous lance des images d’avenues longées de palmiers, d’une plage, de bermudas assortis d’une chemise hawaïenne et cette bande-son en stéréo aux claviers lumineux et rythmes dansants en mid ou down-tempo. À deux exceptions près : « Finesse » nous ramène à New York à la fin des eighties, (et nous fait poser la question de savoir ce que fiche Teddy Riley à l’heure qu’il est), et le « Perm » pour son énergie et son âge très James-browniens.

Parmi les co-instigateurs de ce saut temporel, T-Pain, James Fauntleroy (sur la moitié des chansons) et Babyface sur « Too Good To Say Goodbye » qui achève le disque pour dire bonne nuit. Peu importe si les critiques ne sont pas aussi enthousiastes, peu importe si on me traite de papa nostalgique. Je plaide coupable pour ce plaisir d’écoute. Bravo Bruno.

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