Archives du mot-clé Mr Porter

Tech N9ne « The Storm » @@@½


Du Everready (The Religion) à Special Effects sorti l’an passé, Tech N9ne nous a gratifié d’une incroyable série d’albums foudroyants, gardant toujours le pied enfoncé au plancher telle une Bugatti Veyron lancée à sa vitesse max sur un anneau de vitesse… pendant dix ans. C’est reparti pour un tour avec sa dernière livrée The Storm qui fait logiquement écho à The Calm Before The Storm, son premier album édité en 1999. Et cette question qui revient à chaque fois : va-t-il décélérer ? Indice : cette fois, oui.

Lire la suite Tech N9ne « The Storm » @@@½

Royce da 5’9 « Layers » @@@@


Le MC le plus dangereux de Detroit réapparaît en solo cinq ans après le moyen Success is Certain. Revenu sur les devants de la scène avec Slaughterhouse, l’EP de Bad Meets Evil avec son vieil ami Eminem et puis le projet PRhyme avec DJ Premier, Royce Da 5’9 compte bien ne pas décevoir ses fans avec Layers, avec à la production éxécutive nul autre que Mr Porter (anciennement Kon Artis des D-12). Un album qu’il considère lui-même comme « ce qui aurait dû être mon premier album ».

Lire la suite Royce da 5’9 « Layers » @@@@

Torae « Entitled » @@@@


Entitled est le troisième album de notre MC underground new-yorkais, trois mots magiques dans la tête des puri…passionnés de hip-hop. Mais c’est pourtant réel, Torae nous a préparé une grosse côte à l’os de 500 grammes, cuite à point, pour notre régime post-fêtes de fin d’années. On va manger c’est sûr.

Lire la suite Torae « Entitled » @@@@

Obie Trice « The Hangover » @@½


Obie Trice, pas de surnom, pas d’artifice, et pas de sevrage. L’alcool est le thème récurrent depuis Cheers il y a douze ans. Tout de suite la bonne époque de Shady Records v1.0 refait surface… De quoi se morfondre de mélancolie aujourd’hui, alors on trinque pour The Hangover, pour oublier, mais oublier quoi?

Lire la suite Obie Trice « The Hangover » @@½

Shady Records « Shady XV » @@@


Shady Records fête ses quinze ans, voilà ce qu’on peut lire partout pour justifier l’existence même de cet album-compilation-best of du label d’Eminem. Cela faisait huit ans que les têtes de son label n’avaient pas été rassemblées, depuis sa mixtape The Re-Up. Shady XV permet de faire un état des lieux actuel et de faire le bilan, calmement, en se remémorant chaque instant (…).

Lire la suite Shady Records « Shady XV » @@@

Kid Vishis « Time is everything » @@@½


Dans la famille « Da 5’9 », je voudrai le cadet Kid Vishis. Évoluant dans le giron de Royce qui l’a emmené sur ses mixtapes, ses derniers albums Street Hop et Success is Certain et en tournée un peu partout autour du globe, le jeune frérot se lance en solo avec Time is Everything (Seven 13 Entertainment), un album qui risque de surprendre à plus d’un titre, et sur plus d’un titre.

Lire la suite Kid Vishis « Time is everything » @@@½

Crooked I « Apex Predator » @@@


Le point commun entre les rappeurs de Slaughterhouse est que chacun a vécu une carrière imméritée, parfois désertique, malgré un talent reconnu par tous. Avant cette aventure à quatre, Crooked I avait un karma de salope. Le californien signe au début des années 2000 sur Death Row après un deal capoté chez Virgin, le label rouge dont le déclin ne faisait que commencer avec les allers-retours en zonzon de Suge Knight. Faute de pouvoir sortir Say Hi to the Bad Guy, il se libère de son contrat et devient son propre entrepreneur en lançant Dynasty Entertainment, espérant relancer sa carrière en faisant appel à un Scott Storch dans le coup à l’époque avec des singles comme « Boom Boom Clap« .

Puis rien, si ce n’est des mixtapes que des magasines ont pu remarquer et ce sauvetage in-extremis en rejoignant le super-groupe Slaughterhouse. La suite on la connaît. Alors comment se fait-il que son premier (!) album Apex Predator soit sorti dans l’indifférence générale? Le karma ?

Lire la suite Crooked I « Apex Predator » @@@

Slaughterhouse « welcome to: Our House » @@@


Quand les Slaughterhouse ont signé chez Shady Records en 2011, on s’était dit que c’était mérité pour Joell Ortiz, Joe Budden, Royce Da 5’9 et Crooked I, qu’ils ont enfin obtenu reconnaissance. C’était une très bonne nouvelle pour eux et aussi pour Eminem, qui après le démantèlement des D12, signe un super-groupe au potentiel inexploité. La question était de savoir comment il allait être exploité sur Welcome to our House.

Lire la suite Slaughterhouse « welcome to: Our House » @@@

Royce Da 5’9 « Success is Certain » @@@


Success is Certain est la séquelle de Death is Certain, considéré par beaucoup comme l’album référence de Royce Da 5’9, non pas le successeur de Street Hop bien qu’il partage avec la plupart des producteurs présents sur ce nouvel album (Nottz, Streetrunner, Mr Porter et DJ Premier à l’éxécutif).

Le succès, Royce nage en plein dedans depuis sa réconciliation avec son meilleur rival Eminem avec qui il a sorti l’EP Hell The Sequel en Juin dernier (presque disque d’or aux US). On est très content pour lui, la reconnaissance qu’il vit actuellement est amplement méritée. On est moins content de la tournure que prend son cinquième album.

Lire la suite Royce Da 5’9 « Success is Certain » @@@

Bad Meets Evil (Eminem & Royce Da 5’9) « Hell: the Sequel » [EP Deluxe Edition] @@@


Eminem et Royce Da 5’9, ça fait depuis 97 qu’ils sont fourrés ensemble. Lorsque Slim Shady LP a éclaté à la face du monde en 1999/2000, Em’ a tendu la perche à son comparse sur le titre « Bad Meets Evil ». L’union des deux assassins verbaux de l’underground de Detroit, Royce le ‘bad’ (mauvais, NdT) et Eminem le ‘evil’ (mal, NdT), était devenue officielle.

À cette même période, Royce fut présenté à Dr Dre pour qui il a ghostwrité (écrit sous couvert de l’anonymat, NdR) des textes pour 2001. Problème, il n’y avait qu’un seul contrat pour les deux tueurs à gage, et le blond peroxydé était déjà lié à Aftermath Records, label de Dr Dre. Qu’à cela ne tienne, Eminem a par la suite dirigé Rock City 2.0, le très prometteur premier solo de Royce paru en 2002, mais dont la sortie fut ternie par un contentieux avec les D12… le groupe d’Eminem. La situation est vite parti en sucette, les deux camps se sont opposés pendant une dizaine d’années dans de dangereuses joutes verbales…

Lire la suite de cette entrée sur Now Playing »

Snoop Dogg « Doggumentary » @@@½


Après l’amère déception de Malice N Wonderland, je n’attendais rien de spécial de la part de Snoop avec the Doggumentary. Je m’étais mis dans la tête que seul sans producteur derrière lui pour le diriger, il était incapable de mener un projet sans s’éparpiller dans tous les sens. Et quand j’ai entendu le single « Wet », douloureuse tentative de travestissement eurodance (commandée par le Prince William pour son mariage) et sa participation sur le single de Katy Perry, j’ai campé sur ma position au point de ne pas jeter une oreille sur les extraits qu’il mettait en ligne à l’occasion de son opération #passpasstuesday. Jusqu’à ce que j’écoute ce 11e album du Bigg Snoop Dogg, plus westcoast qu’espéré. Je retire – en partie – ce que j’ai pu dire.

Lire la suite Snoop Dogg « Doggumentary » @@@½

Pharoahe Monch « W.A.R. (We Are Renegades) » @@@½


 

Si vis pacem, para bellum. Traduit du latin, « qui veut la Paix, prépare la Guerre ». C’est ainsi que l’on pourrait interpréter l’avertissement d’Idris Elba qui introduit W.A.R., ce troisième LP de Pharoahe Monch paru chez Duck Down Records. Armé de son micro, ses mots et ses couilles, Pharoahe part en mission en traitant ce vaste sujet socio-géo-politique suivant différents axes et méthodes de terrorisme intellectuel.

 

Lire la suite Pharoahe Monch « W.A.R. (We Are Renegades) » @@@½

DJ Skee & Funkmaster Flex presents Game « Purp & Patron » [double-mixtape] @@@½


Game a beau sortir single sur single, rien n’y fait, la mayonnaise ne prend pas. Son autre solution pour combler copieusement la sortie de RED Album, dont le délai ne cesse d’accroître (une habitude chez Aftermah Records), sortir des mixtapes de plus en plus fat. Avec Purp & Patron il a carrément mis les bouchées double : une double-mixtape, avec deux DJs (DJ Skee et Funkmaster Flex), des gros noms de la prod dont une double dose de Dr Dre et les Neptunes (principaux producteurs annoncés du RED Album) et deux fois trop de guests (Lil Wayne, Wiz Khalifa, Fabolous, Rick Ross, Pharrell, Snoop…). Quand on boit trop d’alcool, on voit double.

> Télécharger The Game – Purp & Patron (2 Disc)

Lire la suite DJ Skee & Funkmaster Flex presents Game « Purp & Patron » [double-mixtape] @@@½

Black Milk « Album of the Year » @@@@


Ce n’est peut-être pas l’album de l’année 2010 mais au minimum on peut parler de la sortie hip-hop de la rentrée, un album qui représente le fruit d’une année de travail de Black Milk. La moitié des BR Gunna avait produit parmi les meilleurs beats de 2008 avec la bombe Tronic, logique que l’on soit impatient d’entendre les douze nouveaux instrumentaux au calendrier de l’Album of the Year, paru chez Fat Beats Records (qui vient hélas de fermer cet été ses deux magasins à New York et L.A). Drums !

Lire la suite Black Milk « Album of the Year » @@@@

Tha Dogg Pound « 100 Wayz » @@@@


Code 187 dans le 213, le DPG a frappé le 17/8 avec 100 Wayz. Fuck Koch Records, ici le deal c’est DoggyStyle Records que ça se passe. Daz, Young Gotti et toute la clique ont réuni la meute de cabots (RBX, Snoop Dogg, Soopafly…) avec un 7e album qui se veut inspiré de l’Ancien Testament de la Bible Westcoast The Chronic. Death Row, G-Funk, le Dogg Pound était dedans quand la West était à son apogée. Putain ces mecs ont une histoire derrière eux, des classiques, ce sont des légendes urbaines et pas qu’à LA. Et depuis que les deux partenaires se sont réconciliés, ils enchaînent projet sur projet sans relâche en indé. 100 Wayz marque la fin d’une décennie de hauts et de bas pour Kurupt et Daz, avec la volonté de faire briller le soleil californien comme dans les années 90, à l’ancienne.

Lire la suite Tha Dogg Pound « 100 Wayz » @@@@