Archives du mot-clé Ghostface Killah

Wu-Tang « The Saga Continues » @@@


Du calme, du calme. The Saga Continues n’est pas le dernier album du Wu-Tang Clan, qui est le moyen A Better Tomorrow, mais une compilation. Comment le savoir? Sur les albums officiels du Wu-Tang Clan, il est marque « Wu-Tang Clan », tout bêtement, or ici, il est juste indiqué « Wu-Tang » sur le dessin de la pochette. De deux, c’est une sortie indépendante et non en major. Et de trois, pour prouver définitivement mon propos, des mots de RZA, The Saga Continues s’inscrit dans la lignée de Chamber Music (2009) et Legendary Weapon (2011) qui étaient des compilations du style Wu & Friends.

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Vinnie Paz « The Cornerstone of the Corner Store » @@@½


Ce vieux bougre de Vinnie Paz rempile avec The Cornerstone of the Corner Store, son troisième album en solo, quatre ans après God of the Serengeti. Assassin verbal, Dieu martial, maintenant le membre éminent des Jedi Mind Tricks et Army of Pharaohs vise un statut plus modeste et terre-à-terre, celui de simple spectateur de son coin de rue, du quotidien des quartiers de Philadelphie.

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Wax Tailor « By Any Beats Necessary » @@@½


On a toujours du temps devant soi pour écouter un album de Wax Tailor, surtout quand il est taillé pour la route. Pour By Any Beats Necessary, le français part en road trip-hop à la rencontre de nombreuses personnalités, de Saint Germain en Laye à New-York pour finir dans le lointain Western. Cette sortie marque le point de départ d’une tournée européenne et américaine qui se ponctuera le 30 Mars 2017 au Zenith de Paris.

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Banks & Steelz « Anything but Words » @@@@


À gauche, la chanteur Paul Banks d’Interpol; à droite, RZA a/k/a Bobby Digital a/k/a Bobby Steels. D’où le nom de Banks & Steelz, rien à voir avec une agence de notation. Cette première collaboration anglo-américaine entre deux artistes aux univers distincts abouti à cet album Anything but Words édité par la compagnie Warner. Pour connaître le pourquoi du comment, il suffit de mettre la lecture en route.

Sans introduction préalable, « Giant«  est la tribune idéale pour notre architecte suprême du Wu-Tang pour crier son amour pour New-York et le hip hop avec un flow bien loin de ses coutumes, mais toujours avec sa voix qui déraille à travers les émotions. Il est vrai que RZA est iconique de par son statut producteur parmi les plus influents de la musique rap, en ayant également mis un pied dans la monde du cinéma. Cette rencontre avec Paul Bankspermet de redécouvrir qu’il est également un mec qui rappe avec ses tripes et ses connexions neuronales, avec passion, avec la verve d’un type affamé. Les instrumentaux hybrides sont ici moins banals que des cross-over rap/rock, grâce à ses nombreuses sonorités électro intéressantes et qui chatouillent les tympans. Le membre d’Interpol semble être l’homme providentiel sur le chemin de l’abbé RZA. Ses capacités d’adaptation sont stupéfiantes, intégrant de la bonne manière les éléments caractéristiques dérivés du Wu comme sur « Can’t Hardly Feel » ou bien sur la partie rap de Method Man et Masta Killa sur « Point of View ». Son apport sur les refrains semble également indéniable.

Anything But Words justifie son existence par son contenu et pour son contenu, non pas par une quelconque intention opportuniste ou calculée. Le hasard oui, ou sur un plan plus scientifique, cette probabilité statistique infime que deux entités puissent se rencontrer sans aucune intervention extérieure et s’assembler quasi parfaitement durant un temps donné dans un espace où chaque caractéristique constitutive des artistes peuvent co-exister en une singularité, comme deux molécules déjà complexes que rien ne prédisposait à se lier en une molécule inédite. Comme le dit RZA sur le morceau-titre, « I write songs for fun, not for salary ». Et bien que ses albums solos sous divers alias ont été chacun des semi-échecs, il se vante tout de même de ses murs couverts de disques de platine, récompenses pour sa contribution significative à la culture hip hop, sans qu’on ait quelque chose à lui redire sur ce point. Contradictoire me direz-vous, mais qui nous interroge sur pourquoi chacun des Banks & Steelz prendrait-il un risque artistique avec ce voyage vers l’inconnu ? Au fond, vous connaissez la réponse et elle n’est pas si énigmatique : vouloir laisser sa marque dans la musique et si possible de manière désintéressée, le succès n’étant pas un objectif.

Appartement à la classe des génies incompris (voire incompréhensible bien souvent), RZA débite avec son flow brut quelques de ses fameuses formules alambiquées usant de termes biologiques, mathématiques et physiques, comme s’il avait écrit une thèse en méta-physique bouddhiste de la biochimie quantique et fantaisiste. « Conceal » et « Sword in the Stone » en sont de bons tableaux. Il arrive heureusement qu’il soit compris des humains gamma et delta (si vous avez lu Le Meilleur des Mondes) quand il se charge positivement d’égotrips ou de sujets plus terrestres. Les paroles de Paul Banks ont plus ce pouvoir de rassemblement, ainsi que les divers invités qui composent ce disque, comme Florence Welch sans ses machines (sur « Wild Season »), Method Man qu’on a décrit plus haut, l’indescriptible Kool Keith ou encore Ghostface Killah qui énergise « Love and War ». Musicalement, la stabilité de la cohésion de leurs univers est exemplaire, avec des chansons qui mériteraient d’être accessibles au monde comme « Ana Electronic«  et « Gonna Make It«  dont la mélodie électronique fait penser à ces documentaires sur le cosmos.

Tout scepticisme s’efface morceau après morceau pour laisser place à une forme d’admiration. Il ressort de Anything But Words une alchimie ‘Wu-Interpol’ inattendue et dont l’émulsion met parfaitement en valeur chacun des protagonistes. La magie de science s’applique à la musique, preuve en est. À classer à côté de l’excellent Big Grams de Big Boi et Phantogram.

 

Sheek Louch « Silverback Gorilla 2 » @@@


Sheek Louch (The Lox/D-Block) sort chez Tommy Boy Records la suite de Silverback Gorilla, un album loin d’être le meilleur de sa discographie (After Taxes reste perché tout en haut). Après les suites, vous savez ce que c’est… Rares sont celles qui sont meilleures que les premiers volets.

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Adrian Younge presents « Twelve Reasons to Die II » starring Ghostface Killah @@@½


Tony Starks a rempilé cet été pour une suite du désormais culte Twelve Reasons to Die (premier du nom), avec de nouveau à la réalisation de la bande-son le très classieux Adrian Younge. Où il faudra essayer d’annuler le sort maudit réservé à de nombreuses suites…

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Raekwon « Fly International Luxurious Art (F.I.L.A.) » @@½


Le nom de Raekwon incite respect de plus total et unanime, celui que l’on doit au ‘chef’ du Wu-Tang Clan et auteur du classique Only Built 4 Cuban Linx et sa séquelle qui devrait acquérir ce statut, si ce n’est déjà le cas. D’une certaine manière, il a été aussi l’uns des initiateurs de ce qu’on appelle parfois le cocain rap.

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BadBadNotGood & Ghostface Killah « Sour Soul » @@@@


Tout comme le personnage de Tony Starks/Iron Man interprété par Robert Downey Jr, on ne se lasse aucunement des dernières apparitions sur disque de Tony Starks le rappeur a/k/a Ghostface Killah. Après deux excellents projets – que l’on peut qualifier de conceptuels, 12 Reasons to Die avec Adrian Younge et 36 Seasons produits par The Revelations, Ghostface s’est associé aux trois petits génies canadiens de BadBadNotGood avec Sour Soul pour parfaire ce tiercé.

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Ghostface Killah « 36 Seasons » @@@@½


Ghostface Killah s’en était excellemment bien tiré de ses histoires macabres avec la familia DeLucas sur le chef d’oeuvre Twelve Reasons To Die. Le super-rappeur du Wu est maintenant de retour dans les quartiers de Staten Island, New-York, avec son nouvel album conceptuel 36 Seasons paru sur le légendaire label Tommy Boy et qui comme son prédécesseur est vendu en package avec Comics, T-Shirt et disque vinyle.

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Wu-Tang Clan « A Better Tomorrow » @@@½


RZA, Raekwon, Method Man, GZA, Masta Killa, Ghostface Killah, Inspectah Deck, U-God, l’esprit d’Ol’ Dirty Bastard et le « dixième homme » Cappadonna, le clan du Wu-Tang est au complet pour ce qui pourrait bien être leur dernière réunion. Un effort de rassemblement qui a nécessité trois ans de tractations et d’annonces, et qui parallèlement a abouti à la conception d’un album unique vendu aux enchères, Once Upon A Time in Shaolin, dont l’identité de l’acheteur ainsi que l’enchère (donnée pour sept chiffres) n’ont pas été révélés.

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The Infamous Mobb Deep @@@@


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Quoi de mieux que d’apposer un titre éponyme sur un album qui représente plus de vingt ans de carrière ? On parle du huitième opus du duo de Queensbridge devenu légendaire qui était à deux doigts d’une rupture.

Huit ans d’attente. Après Blood Money qui fut très boudé à l’époque à cause de cette alliance très mal perçue avec le G Unit, Prodigy s’est vu incarcéré pendant trois ans et demi et un retour avec Havoc, qui a subsisté en tant que producteur, ne faisait pas tout à fait parti de ses priorités, P préférant se consacrer à sa carrière solo en sortant pas moins de trois projets (dont HNIC 3 et Albert Einstein LP avec Alchemist). Entre deux sort un EP des Mobb Deep (Black Cocaine) pour susciter de l’attente et de l’espoir auprès des fans de tout bord, attirer l’attention des majors aussi mais quelques mois plus tard Havoc pète les plombs sur Twitter et descend son comparse. Divorcer presque vingt ans après Juvenile Hell aurait été un coup de tonnerre terrible…

1er Avril, le double-album Infamous Mobb Deep est dispo. Sans blague. Le vieux couple est toujours dans le coup.

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Tony Touch « The Piece Maker 3: Return of the 50 MC’s » @@@@


Revenons en arrière, autour des années 2000. Les mixtapes étaient encore des objets physiques rares et recherchés, sous forme de cassettes ou CDs, puis converti en mp3, disponible de manière pas très légale… Beaucoup de DJs, et de rappeurs (50 Cent en est le parfait exemple), ont profité de ce nouveau marché parallèle en forte expansion dans le rap game pour balancer de vraies exclus avant tout le monde. Ce produit self-made était…

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Adrian Younge presents « Twelve Reasons To Die » featuring Ghostface Killah @@@@@


Très prolifique par les temps qui courent, Ghostface Killah s’est associé avec le compositeur Adrian Younge pour nous offrir Twelve Reasons to Die. On vous explique en 12 points vitaux pourquoi cet album conceptuel unique en son genre, qui se veut une sorte d’expérience cinématographique, caresse la perfection.

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Inspectah Deck + 7L & Esoteric « Czarface » @@@@


Une collaboration – une fois encore – totalement inédite et dont personne n’aurait pu soupçonner que cela se produirait un jour : Inspectah Deck, membre de l’arrière-garde du Wu-Tang Clan, et le duo 7L & Esoteric, faction intégrée au sein du super-groupe Army of Pharaohs depuis 2006 (surtout Esoteric). La jonction des ces trois représentants hip-hop a abouti à ce projet baptisé Czarface (Brick Records), emballé dans une une pochette-surprise façon Comics SF pour intriguer les auditeurs rap qui apprécient ce genre de référence. Parce que oui, des surprises il y en a, et des bonnes.

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RZA « The Man With the Iron Fists » [original soundtrack] @@@@½


La B.O. de Ghost Dog? culte. Sa sélection musicale pour Kill Bill vol.1?  culte. La B.O. d’Afro Samuraï (le premier)? culte. L’Abbé du Wu-Tang Clan est abonné aux soundtrack cultes, le choisir est l’assurance d’une bande originale qui convient à un film, culte. Celle de The Man with the Iron Fists, premier film de RZA parrainé par Tarantino avec Lucy Liu et Russell Crowe au casting, a eu droit à une attention toute particulière. Culte? Réponse: le temps le dira, mais on a un début de réponse…

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