Archives du mot-clé Masta Killa

Banks & Steelz « Anything but Words » @@@@


À gauche, la chanteur Paul Banks d’Interpol; à droite, RZA a/k/a Bobby Digital a/k/a Bobby Steels. D’où le nom de Banks & Steelz, rien à voir avec une agence de notation. Cette première collaboration anglo-américaine entre deux artistes aux univers distincts abouti à cet album Anything but Words édité par la compagnie Warner. Pour connaître le pourquoi du comment, il suffit de mettre la lecture en route.

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Method Man « The Meth Lab » @@@


J’avais encore des cheveux la dernière fois que Method Man avait sorti un album solo. C’était à la rentrée 2006, entre Game Theory de The Roots et Food & Liquor de Lupe Fiasco était sorti 4:21 The Day After chez Def Jam, peut-être le 2e meilleur album de sa carrière.

Considéré à l’époque comme le rappeur préféré du Wu-Tang par plein de monde, Meth a depuis perdu quelques places au classement, doublé par Raekwon qui occupait l’espace dans le rap game avec ses innombrables featurings plus le gigantesque Only Built 4 Cuban Linx 2 et Ghostface qui a empilé très bon projet sur très bon projet (indé ou non). L’activité de Method Man a été moindre même s’il s’est attelé à la suite Blackout! 2 avec Redman et des apparitions plus ou moins remarquées lors des dernières réunions désorganisées du Wu-Tang Clan.

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Wu-Tang Clan « A Better Tomorrow » @@@½


RZA, Raekwon, Method Man, GZA, Masta Killa, Ghostface Killah, Inspectah Deck, U-God, l’esprit d’Ol’ Dirty Bastard et le « dixième homme » Cappadonna, le clan du Wu-Tang est au complet pour ce qui pourrait bien être leur dernière réunion. Un effort  collectif qui a nécessité trois ans de tractations et d’annonces, qui parallèlement a abouti à la conception d’un album unique vendu aux enchères, Once Upon A Time in Shaolin, et dont l’identité de l’acheteur ainsi que l’enchère (donnée pour sept chiffres) n’ont pas été révélés.

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9th Wonder presents: « Jamla is the Squad » @@@½


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Pile au moment où l’on se demandait pourquoi Jamla Records, le label de 9th Wonder, connaissait une baisse d’activité, que PAF, une compilation au nom fédérateur tombe à pic : Jamla is the Squad. Toute son équipe de rappeurs, chanteurs et producteurs, et aussi les amis du producteur, sont là.

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Adrian Younge presents « Twelve Reasons To Die » featuring Ghostface Killah @@@@@


Très prolifique par les temps qui courrent, Ghostface Killah s’est associé avec le compositeur Adrian Younge pour nous offrir Twelve Reasons to Die. On vous explique en 12 points vitaux pourquoi cet album conceptuel unique en son genre, qui se veut une sorte d’expérience cinématographique, caresse la perfection.

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Masta Killa « Sellin’ My Soul » @@½


L’un des personnages les plus discrets du Wu-Tang sort de la pénombre. Masta Killa vient d’acter sa présence dans les bacs avec une modeste galette, Sellin’ My Soul (Nature Sounds). Vu que la note attribuée à cet album fera froncer les sourcils ou les relever selon vos réactions, autant expliquer pourquoi sans le sempiternel cérémonial du paragraphe introductif.

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Wu Block @@@@


Wu-Block est ce projet cross-over annoncé depuis deux ans, réunissant les personnalités du Wu-Tang, super-groupe mythique depuis 1993 et véritable institution rap qu’on ne présente plus, et un autre collectif venant du Yonkers, les D-Block, qui ne sont autres que The Lox, trio de rappeurs découvert par Puff Daddy en 97 et qui a connu des fortunes diverses avec les Ruff Ryders dans les années 2000. Tous ensemble, ils créent l’événement cet Automne avec un opus rap new-yorkais street et hardcore.

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9th Wonder « Wonder Years » @@@@


Cela fait depuis 2007 que Wonder Years est en préparation. Une éternité pour les aficionados du producteur révélé à travers les Little Brother, mais qui se sont tout de même satisfaits de ses albums collaboratifs avec Buckshot, Murs, Jean Grae ou encore David Banner. Il semblerait que ce soit sa réconciliation avec son petit frère Phonte qui ait catalysé la finalisation de Wonder Years. 9th a pris son temps, a attendu le moment opportun pour livrer cet opus, et autant vous dire que ça en valait la peine d’attendre.

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Bronze Nazareth « School for the Blindman » @@@@


Cinq années séparent The Great Migration et School for the Blindman. À l’échelle du rap mainstream, cinq ans représentent quasiment tout une époque où il s’y passe un millier de choses. À l’échelle du Wu-Tang, le temps semble naturellement suspendu. Leur secret de longévité, un style qui fait école et Bronze Nazareth en est un parfait disciple. Son dévouement et sa fidélité font qu’il est devenu, comme True Master et Allah Mathematics, un producteur-maître du Wu.

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Wu-Tang meets the Indie Culture vol.2 « Enter the Dubstep » @@@1/2


Le premier volet de Wu-Tang Meets The Indie Culture a rencontré en 2005 un large écho dans le hip-hop underground, félicité aussi bien par les fans du Wu que par les spécialistes du rap indé. Aujourd’hui encore, on en parle comme un des meilleurs projets parallèles du Wu-Tang.
Quatre ans après, c’est non pas Dreddy Krueger mais Willy Friedman qui est en charge du second volet sous-titré Enter The Dubstep. Comme son nom laisse indiquer, l’idée est de déporter les œuvres des membres du Wu et Wu-affiliates en Angleterre pour rencontrer la culture underground locale. Une manœuvre extrêmement risquée sur le plan musical car on sort radicalement de la culture hip-hop pour une sous-culture urbaine que seuls quelques initiés connaissent. Voici un article qui tombe à pic pour la semaine anglaise sur Streetblogger !

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Raekwon the Chef featuring Tony Starks a.k.a. Ghostface Killah « Only Built 4 Cuban Linx… pt II » @@@@½


J’aurais pu vous raconter une histoire sur Only Built 4 Cuban Linx pt 2, néanmoins cette idée était plus compliquée à réaliser que je le pensais. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé mais je ne suis pas romancier, je ne sais pas écrire de polars. L’histoire que je voulais écrire racontait le retour de Chef Raekwon (a/k/a Lex Diamond), l’homme aux 8 millions d’histoires, et son partenaire de rime Tony Starks (a/k/a Ghostface Killah) dans la banlieue de Staten Island et comment, après avoir fait acte de son expertise en criminologie et vendu ce qu’il appelait des ice-creams dans les années 90, il a su reconquérir les rues New-York en rouvrant son réseau Cuban Linx. Voilà dans les grandes lignes ce que ce chef d’oeuvre m’inspirait, un retour au tier-quar, back to business… Sans métaphores, cette suite la plus anticipée du rap game n’est pas une chimère : elle succède dignement et fidèlement le premier volet considéré par tous comme un classique Eastcoast.

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GZA/Genius « Pro Tools » @@@@


Dans le cercle très fermé des lyricistes d’exception, GZA the Genius fait partie d’une élite de plus en plus écartée du commun du rap. Surtout que pendant 8 Diagrams, réunification tristement ratée du Wu-Tang, je lui avais principalement reproché d’avoir été trop discret par rapport au reste du groupe, dans lequel Ghostface, Method Man et Raekwon ont littéralement crevé les enceintes. Pro Tools (Liquid Swords Entertainment/ Babygrande) est le nom de son cinquième album solo, supervisé par Dreddy Krueger (fondateur du label Think Differently Music), et fait suite à Grandmasters, son face-à-face aux échecs avec DJ Muggs. Protools est aussi le nom du logiciel préféré des producteurs grâce à sa facilité d’utilisation. Or la signification est toute autre lorsqu’on fait référence à GZA. En décortiquant soigneusement ce nom ‘pro tools’ (‘outils [de] professionnels’ en français), cela évoque quelque chose d’artisanal, de très pointu, destiné à de véritables initiés, si possible des inconditionnels du Wu. Si vous avez pour habitude d’écouter un album de rap américain seulement pour les prods et le flow, vous n’êtes pas prêts pour l’excellence lyricale de GZA. 

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Pete Rock « NY’s Finest » @@@


Rien qu’avec un titre comme NY’s Finest (Nature Sounds), une liste de featurings alléchante et cette pochette typée Blaxploitation (inspirée de celle de Hell de James Brown), beaucoup de puristes attendaient de pied ferme un retour en bonne et due forme de Pete Rock, tel un messie venant raviver la flamme du Hip Hop (dira-t-on d’un air théâtral). « New-York n’a pas eu un album comme ça depuis trop longtemps », avait-il déclaré sur cette prometteuse sortie. Mais à l’arrivée, nos espérances s’ébranlent : c’est la désillusion, la magie s’est comme dissipée…

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Wu-Tang Clan « 8 Diagrams » @@@@


Décembre 2007, l’Hiver est froid et morne dans la ville natale du Hip Hop. New-York ne brille plus comme la capitale mondiale du rap game, il ne reste plus qu’un terrain délavé depuis que les vagues Dirty South ont déferlé à répétition aux Etats-Unis jusqu’aux côtes européennes. Les beefs à profusion ont remplacé l’esprit de compétition, les tensions règnent au sein de chaque camp, les pionniers tentent tant bien que mal de rester dans le coup, les MCs hot il y a quelques années se voient claquer la porte au nez par les majors et les rappeurs en perte de buzz sont condamnés à survivre sur le marché des mixtapes ou en indépendant…

La situation est critique sur la Côte Est, New York est devenue en quelque sorte un vaste champ de ruine et ses principaux représentants peinent à sortir le Hip Hop de sa profonde léthargie. L’ambiance y est tellement pessimiste et tendue, que même le grand retour du Wu-Tang Clan, l’un des plus grands groupes mythiques que la scène Hip Hop ait engendré, n’a guère pu éclaircir de son sceau le ciel voilé par cette grande dépression rapologique. Pire, cette institution reconstituée a tourné au fiasco et a subi une crise interne sans précédent…

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Ghostface Killah « The Big Doe Rehab » @@@@½


Comme Amy Winehouse, Ghostface Killah part en cure, mais une cure un peu spéciale : une cure d’oseille. En réalité, The Big Doe Rehab narre l’histoire d’un rêve de grandeur, celle d’un mec de la banlieue de Staten Island qui possède le temps d’un séjour surréaliste le succès et la célébrité, les liasses de billets verts, les nanas canons,… Imaginez le glorieux délire. Triple chaînes en or autour du cou, poing américain ‘Ghost’ en diamant incrusté, costar blanc immaculé, parka en fourrure, bref la panoplie vestimentaire est des plus clinquantes. L’épate rejoint l’égo lorsque Ghostface se permet de faire décaler la sortie de 8 Diagrams du Wu-Tang Clan qu’il juge merdique. Grosse tête, publicité, coup de gueule ou affaire de goût ? Personne ne sait vraiment. Pendant tout ce remue-ménage, le légendaire Kid Capri ouvre les hostilités avec « We Celebrate », une ôde au Hip Hop festif en reprenant une boucle ultra-connue des Rare Earth.

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