Archives du mot-clé R Kelly

R Kelly « Buffet » [deluxe] @@@½


Et voilà le… j’sais-pas-combien-tième album de Robert Kelly, le proclamé King du R&B devant l’Éternel aujourd’hui âgé de… pas loin de la cinquantaine. Dans Black Panties, son précédent album, R Kelly portait le masque de ces parties fines dans lesquelles ils rêvaient de manger des femmes comme des… « Oreo« . C’est vrai que trempé du dans lait… hum, bref. L’appétit du chanteur semble illimité, place maintenant au Buffet.

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Ty Dolla $ign « Free TC » @@@@


Rae Sremmurd, Kid Ink, Demrick, Fashawn, Kendrick Lamar, Young Thug, Snoop Dogg, Gucci Mane, Dom Kennedy, Tyga, Future (avec ou sans Drake), migos, Warren G, Dr Dre, Dam-Funk, Travi$ Scott, Jay Rock, Fetty Wap, Casey Veggies, Bryson Tiller, The Game deux fois, Ras Kass avec Semi-Hendrix, Serial Killers, Jeezy… Ouais, l’année 2015 est Westcoast, et un peu trap, à l’image de ce premier album de Ty Dolla $ign.

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Kid Ink « Full Speed » @@½


Un an après My Own Lane, Kid Ink passe la seconde, le mec semble un peu pressé de lâcher de nouveaux tubes, comme si sa carrière en dépendait. Ça, quand on est un rappeur mainstream qui surfe sur la vague, mieux vaut en profiter avant d’échouer la tête dans le sable.

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Rick Ross « Hood Billionaire » [deluxe edition] @@½


Alors comme ça Rozay sort un 2e disque cette année, neuf mois après Mastermind. Il est vrai que cet album co-produit par Puff Daddy n’avait pas particulièrement convaincu. Les critiques étaient OK, les ventes par contre… à l’heure qu’il est il n’y a pas de certification Or. Or pour Rick Ross, la ‘gold plaque’ est le minimum acceptable pour ce poids lourds du rap. Ou pourrait-on dire mi-lourd depuis ces faibles ventes, et son régime.

De l’or, de toute façon, il en a suffisamment. Il en arbore fièrement sur ses kilos de joailleries qu’il porte au cou et sur ses mains pour la pochette de Hood Billionaire. Etant donné que Meek Mill est en prison, Maybach Music et Def Jam avaient un créneau de libre pour lancer une sortie, et le boss Rick Ross a profité de cette opportunité pour se refaire financièrement.

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Mariah Carey « Me. I am Mariah… The Elusive Chanteuse » [deluxe] @@@½


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Au début, quand j’ai lu le titre de l’album, j’ai bien ri. Wow, princesse Mariah, la chanteuse (sic) fugitive et insaisissable… Et l’abus de Photoshop qui lui fait gagner au moins six tailles et vingt ans on en parle? J’ai comme l’impression que ça fait la 3e chronique de Mme Carey-Cannon où je démarre par la même introduction, c’en devient problématique.

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R Kelly « Black Panties » @@


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Une blague cradingue pour commencer : pourquoi sur la pochette de Black Panties R Kelly prend la fille à demie-nue pour un violon? Parce que Robert adore pisser dans un violon. Tout comme retrouver le leadership du r&b masculin, c’est peine perdue.

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Rich Gang @½


Rich Gang est le nom de cette super-compilation regroupant les artistes Cash Money Records actuels ainsi que le roster de Young Money, son sous-label (ce terme est ambigü n’est-ce pas). Avec bien entendu leur son YMCMB actuel, c’est-à-dire de la soupe pop-rap industrielle bourrée d’émulsifiants, colorants et édulcorants.

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T.I. « Trouble Man: Heavy is the Head » @@@@


On s’inquiétait sérieusement pour la carrière de T.I. Ses très gros ennuis judiciaires depuis 2007 qui ont conduit à ces incessants aller-retours en prison (qui se sont achevés le 31 Août dernier) auraient pu entamer ses ambitions. Son précédent disque No Mercy, bien que certifié or, était tristement anecdotique, probablement parce qu’enregistré dans la tourmente. Mais c’est mal connaître le bonhomme. On se rappelle comment en 2004 il était revenu avec vengeance avec Urban Legend après avoir essuyé plusieurs mois derrière les barreaux et de nombreux dossiers devant la justice (agression, violation de sa probation…). C’est ce qui se passe à nouveau avec ce 8e LP Trouble Man: Heavy is the Head. Enfin presque.

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G.O.O.D. Music « Cruel Summer » @@½


Tout le monde le sait, du moins tout le monde le saura maintenant, G.O.O.D. Music (G.O.O.D. pour ‘Gettin’ Out Our Dreams’) est le label de la diva superstar du rap Kanye West a/k/a Louis Vuitton Don, le mec qui invente toutes les semaines une nouvelle façon de se fringuer (avec un budget de 1000 euros minimum). Il fut fondé la même année que la sortie de son premier album The College Dropout, soit l’an de grâce 2004, et a permis l’émergence d’artistes comme Consequence, John Legend, Kid CuDi et Big Sean. Kanye y a également signé Common, le MC le plus emblématique de Chicago qui a longtemps collaboré avec son mentor No I.D., Mos Def et Pusha T, la moitié des Clipse.

Les années et les albums passent, l’idée d’une compilation fait son chemin, d’abord par des spéculations, des rumeurs, puis des informations au compte-goutte plus ou moins officielles, via la presse ou les artistes eux-mêmes participants à ce projet. Surprise lors du Festival de Cannes 2012, Kanye présente son court-métrage Cruel Summer, et dont il n’y a eu que de faibles échos. Ce film jamais diffusé auprès des petites gens que nous sommes est le point de départ du buzz autour de cette fameuse compilation, qui aura connu de nombreux reports et dont le mystère fut bien gardé jusqu’au bout. Ses singles promotionnels (« Mercy« , « New God Flow« , « Don’t Like remix« …) ont attisé notre curiosité, quelques infos comme l’implication du producteur prodige Hit-Boy et le fait que Kanye a finalisé l’album à Hawaï. Quel mystère insoutenable dites donc! Tout comme l’écoute et la large déception qui m’attendaient…

La déesse aux gros lolos qui orne la pochette a l’air de me dire que je vais me faire baiser. D’un certain point de vue, c’est le cas. Chronique cruelle de ce début d’Automne pourrait-on ainsi dire.

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R Kelly « Write Me Back » @@@@


Love Letter a été pour beaucoup l’album de la réconciliation avec R Kelly et sa musique, une oeuvre qui restera sans doute la plus importante de sa discographie depuis des années. On aurait pu craindre qu’elle soit sa dernière lorsque l’été dernier on apprend qu’il doit se faire opérer en urgence de la gorge suite à une grave infection d’une de ses amygdales. Fort heureusement il a très vite recouvré sa voix, au point de vouloir en éteindre celles de ses détracteurs avec son morceau « Shut Up« , mais surtout travailler sur Write Me Back, une copie très semblable à sa précédente lettre d’amour. Pour le plaisir, parce qu’il en avait envie, pour donner de ses nouvelles.

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T-Pain « REVOLVEЯ » [Deluxe Edition] @@½


Alors comme ça, il paraît que Revolver est censé être l’album le plus original de T-Pain, l’artiste d’Akon plus connu pour être le grand responsable de la vulgarisation mondiale de l’autotune dans la musique urbaine. C’est ce qu’on va essayer de voir à travers ces quatorze nouveaux titres. Lire la suite T-Pain « REVOLVEЯ » [Deluxe Edition] @@½

Snoop Dogg « Doggumentary » @@@½


Après l’amère déception de Malice N Wonderland, je n’attendais rien de spécial de la part de Snoop avec the Doggumentary. Je m’étais mis dans la tête que seul sans producteur derrière lui pour le diriger, il était incapable de mener un projet sans s’éparpiller dans tous les sens. Et quand j’ai entendu le single « Wet », douloureuse tentative de travestissement eurodance (commandée par le Prince William pour son mariage) et sa participation sur le single de Katy Perry, j’ai campé sur ma position au point de ne pas jeter une oreille sur les extraits qu’il mettait en ligne à l’occasion de son opération #passpasstuesday. Jusqu’à ce que j’écoute ce 11e album du Bigg Snoop Dogg, plus westcoast qu’espéré. Je retire – en partie – ce que j’ai pu dire.

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R Kelly « Love Letter » @@@@½


C’est en toute discrétion que Robert Kelly nous a écrit pour les fêtes de Noël ce Love Letter, dont la promotion a été assurée par le bouche-à-oreille d’auditrices entièrement séduites mais pas seulement vous verrez. Il n’y a qu’à deviner en regardant la pochette (s’inspirant de Ray Charles et Stevie Wonder, nous ne sommes pas aveugles) que R Kelly opère la reconquête de son public avec un retour aux sources digne de ce nom. Mieux que ça, cette très bonne livraison nous rappelle que le R de Rhythm and Blues sait toujours réaliser des chefs d’oeuvres.

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Fat Joe « The Darkside vol.1 » @@@½


Quelle daube c’était J.O.S.E. 2, rholala… Le Gros Joe avait touché le fond, et faut arrêter de dire que c’est la faute des prods. 50 Cent a beau le beefer, de toute façon la crédibilité du Don Cartagena était en lambeaux depuis qu’il promettait de sortir de bons disques. La donne a changé, il est loin le souvenir du Fat Joe présentateur de Pimp My Ride Europe en Hollande, en plus les majors l’ont lâché, euh… Même les D.I.T.C ont ressorti un album sans faire appel à ses services. Au bout d’un moment, quand le pire est passé, les choses finissent forcément par aller mieux.

Il suffisait pourtant de peu pour que Fat Joe redresse la tête, il fallait juste arrêter de penser renouer un jour avec le succès qu’il a vécu il y a dix ans. Point de départ d’une trilogie, Darkside vol.1 est potentiellement son meilleur album depuis le début du millénaire.

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Lil Jon « Crunk Rock » @@½


Lorsque j’ai découvert Lil Jon & The Eastside Boyz en 2003 avec Kings of Crunk, j’ai jeté aux orties tout ce qu’il faisait, qualifiant sa musique de beats recyclés sur fond de musique techno. C’est en écoutant ses instrus pour d’autres rappeurs que j’ai fini par le respecter puis l’apprécier à un point que je n’aurai moi-même pas eu idée car j’ai acheté l’édition triple CD de Crunk Juice, que je considère comme un classique du genre, au même titre que Kings of Crunk que je détestais tant.

Maintenant quelle déception de constater qu’après quatre années d’enregistrements, de problèmes de labels et de multiples échecs de lancement de cet album (« Snap Ya Fingaz » en 2006 et récemment « I Do » avec Snoop et Swizz Beatz), Lil Jon a liquidé une partie de son crunk non pas dans du rock, mais de la dance. Heureusement, sans David Guetta, on a évité le pire.

Lire l’article « Get Crunk and Dance » sur Streetblogger en cliquant ici.

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