Archives du mot-clé Erick Sermon

Tony Touch « The Piece Maker 3: Return of the 50 MC’s » @@@@


Revenons en arrière, autour des années 2000. Les mixtapes étaient encore des objets physiques rares et recherchés, sous forme de cassettes ou CDs, puis converti en mp3, disponible de manière pas très légale… Beaucoup de DJs, et de rappeurs (50 Cent en est le parfait exemple), ont profité de ce nouveau marché parallèle en forte expansion dans le rap game pour balancer de vraies exclus avant tout le monde. Ce produit self-made était…

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Wu Block @@@@


Wu-Block est ce projet cross-over annoncé depuis deux ans, réunissant les personnalités du Wu-Tang, super-groupe mythique depuis 1993 et véritable institution rap qu’on ne présente plus, et un autre collectif venant du Yonkers, les D-Block, qui ne sont autres que The Lox, trio de rappeurs découvert par Puff Daddy en 97 et qui a connu des fortunes diverses avec les Ruff Ryders dans les années 2000. Tous ensemble, ils créent l’événement cet Automne avec un opus rap new-yorkais street et hardcore.

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Oh No « Ohnomite » @@@@


C’est une habitude depuis Exodus Into Unheard Rhythms, Oh No opte pour une solution économe pour conceptualiser ses albums : sampler une oeuvre spécifique ou le catalogue d’un artiste en particulier, ou alors des musiques provenant d’une région du globe bien précise. Pour ce nouvel exercice, Michael Jackson (de son vrai nom) a eu l’autorisation de fouiller la discothèque de Rudy Ray Moore, musicien et acteur afro-américain disparu en 2008, à qui l’on doit des films comme Dolemite, d’où le titre : Ohnomite.

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GOD part III « Queensbridge to Worldwide » [double-CD] @@@½


 

 

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Raekwon the Chef featuring Tony Starks a.k.a. Ghostface Killah « Only Built 4 Cuban Linx… pt II » @@@@½


J’aurais pu vous raconter une histoire sur Only Built 4 Cuban Linx pt 2, néanmoins cette idée était plus compliquée à réaliser que je le pensais. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé mais je ne suis pas romancier, je ne sais pas écrire de polars. L’histoire que je voulais écrire racontait le retour de Chef Raekwon (a/k/a Lex Diamond), l’homme aux 8 millions d’histoires, et son partenaire de rime Tony Starks (a/k/a Ghostface Killah) dans la banlieue de Staten Island et comment, après avoir fait acte de son expertise en criminologie et vendu ce qu’il appelait des ice-creams dans les années 90, il a su reconquérir les rues New-York en rouvrant son réseau Cuban Linx. Voilà dans les grandes lignes ce que ce chef d’oeuvre m’inspirait, un retour au tier-quar, back to business… Sans métaphores, cette suite la plus anticipée du rap game n’est pas une chimère : elle succède dignement et fidèlement le premier volet considéré par tous comme un classique Eastcoast.

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Ja Rule « The Mirror » (unreleased album) @@@1/2


Ce cher Ja Rule ! On a tous cru qu’il était fini pour de bon, qu’il s’était creusé sa propre tombe et que 50 et son G Unit l’avaient enterré vivant avec gravé sur la pierre tombale « carrière de Ja le fake thug : 1999 – 2003 ». Sans parler des affaires de blanchiment d’argent de la drogue auxquelles le label du boss Irv Gotti, Murder Inc, était impliqué de près, pour finalement être blanchi après un long procès, au cours duquel le gros poisson de la drogue Supreme Griffin a été reconnu coupable. Quelle ironie.

Suite à ces événements à rebondissements, 2007 devait être l’année du retour de Ja Rule, un tournant crucial pour sa carrière post-Def Jam, un nouveau départ impulsé par la fondation de son entreprise Mpire et l’album de la dernière chance : The Mirror. Prévu pour la rentrée de cette année-là, l’album a été maintes fois reporté, de Novembre 2007 jusqu’à Mai 2008 et plus tard en Novembre… Puis plus rien, toujours rien dans les bacs, jusqu’à ce que le disque soit mis à dispo gratuitement sur Internet le 31 Juillet 2009, deux ans jour pour jour après le lancement du single « Uh-Ohh ».

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Method Man & Redman « Blackout! 2 » @@@@


Avant d’écrire quoi que ce soit, j’aimerai d’abord annoncer le premier anniversaire de mon blog : et oui,  j’ai créé Sagittarius Hip Hop Reviews le 31 Mai 2008, avec comme première chronique 8 Diagrams du Wu-Tang Clan ! Et en transitant habilement par le Wu, je passe à Method Man & Redman qui viennent de sortir le second volet de Blackout! chez Def Jam.

C’est évident que le contexte de cette sortie n’est plus du tout la même qu’il y a dix ans. Réunion explosive entre les deux plus gros fumeurs d’herbe de la planète, Blackout! est sans aucun doute considéré comme un album rap culte, dont sont extraits la tuerie inoxydable « Da Rockwilder » et leur célèbre hymne « How High » dans sa version originale, avec son refrain que tous les fans connaissent par coeur. Un titre incontournable qui a inspiré le film du même nom sorti en 2002 avec un scénario complètement loufoque. En ce temps pas si lointain, le Funk Doc et Mr Mef étaient ultra-hype et leurs aventures en solo cartonnaient bien.
Les choses ont évolué très vite dans le rap game en une décennie mais le charisme et le tempérament des Blunt Brothers demeurent intacts, les chanceux qui les ont vu ensemble sur scène peuvent en témoigner autant que moi. Blackout! 2 n’était pas aussi attendu que son illustre prédécesseur, cependant dans le genre « Machintruc ricain 2, le retour », c’est une bonne séquelle. Rallumez votre poste sur la fréquence WKYA, We Kickin’ Your Ass Radio!

Freeway « Month of Madness » (mixtape) @@@@


freeway-monthDécembre 2008, Freeway lance une campagne de grande ampleur, Month of Madness. Objectif :  balancer une track inédite par jour sur Internet. Un mois de tueries quotidiennes. Ce CD regroupe chronologiquement ces missiles produits par Jake OneErick Sermon Alchemist, Oddissee, Needlz, Don Cannon, Cardiak, Blunt… Quand Free pète la forme, Philly est toujours dans la place.

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EPMD « We Mean Business » @@@@


Plusieurs mois précédant la ‘reformation’ (néologisme créé pour des circonstances exceptionnelles) inespérée des NTM, un autre duo de légende, américain cette fois, s’était ‘reformé’ pour notre plus grand bonheur à tous. Eux aussi les croyait-on irréconciliables, eux aussi ont commencé par une tournée (mondiale vu leur envergure) à partir d’Octobre 2006, mais contrairement à nos pionniers du hip-hop français, ce groupe de rap a poursuivi jusqu’au bout leur logique de come-back en livrant leur premier album depuis Out of Business en 1999, We Mean Business. Vous l’avez probablement déjà déviné, je parle bien entendu des EPMD, Erick Sermon et Parrish Smith, de retour dans le rap bizness. Je dois dire qu’il faudrait être complètement désintéressé pour passer à côté d’une sortie aussi événementielle. Car dans la tête de certains, des rappeurs qui ont 20 ans de carrière dans les baskets n’ont plus rien à faire là, parce qu’ils sont old school, mis sur la touche par les majors, ils doivent être considérés comme des retraités passés de mode… Qu’est-ce que ça peut foutre tant que leur musique nous fasse péter les baffles et bouger la tête sur des beats qui claquent ?

Drôle d’époque… De bon vieux groupes de rock à la longévité importante comme les AC/DC, U2, Rolling Stones,… arrivent à vendre des millions de disques encore de nos jours alors que dans le rap, les artistes doivent avoir une date limite pour leur carrière comme dans le sport de haut niveau ? C’est débile comme mentalité. J’en arrête là avec mon coup de gueule, parlons de ce gros disque qui pète grave.

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Keith Murray « Rap-Murr-Phobia » @@@


Une semaine après la sortie de He’s Keith Murray en 2003, son auteur se faisait virer de chez Def Jam. Motif : manque de tact envers les dirigeants. Coup dur. Une punition, un silence radio de quatre ans, un avis de recherche, une signature en indépendant sur Koch Records… Voici le résumé typique d’un artiste rappeur en perdition. C’est triste à dire mais c’est malheureusement la réalité de Keith Murray. Malgré la situation, il reste le genre de MC à jurer fidélité à la vie à la mort à sa passion, le Hip Hop, preuve en est avec Rap-Murr-Phobia (qui se traduit par la ‘peur du vrai hip-hop’). Un retour qui fait beaucoup plaisir à tous les puristes, néanmoins – soyons honnêtes avec nous-même – qui ne risque pas hélas de relancer sa carrière, juste lui laisser un sursis…

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Redman presents « Red Gone Wild: Theee Album » @@@@


Quatre ans De GestatiOn, c’est trOP. TrOP D’attente tue L’attente et ReDMan L’a aPPris à ses DéPends. À une éPOQue Où Le HiP HOP éVOLue sans cesse au MiLieu D’un MarcHé Du DisQue saturé, iL DeVient aLOrs PriMOrDiaL POur tOut artiste De saVOir cOntinueLLeMententretenir sOn Buzz aFin De rester DanLe cOuP, sinOn iLFinissent Par retOMBer Dans Des DiVisiOns inFérieures (inDé, MiXtaPes…), surtOut LOrsQu’On est Pas La PriOrité D’un LaBeL teQue DeF JaM.

C’est DésOrMais FinLe teMPs Où La siMPLe éVOcatiOn De La sOrtie iMMinentDu nOuVeL aLBuM D’un De nOs raPPeurs PréFérés suscitait un ViF enGOueMent, sitôtransFOrMé en cOnsécratiOn D’Or Ou De PLatine. Maintenant c’est une QuestiOn DePOPuLarité, et D’iMPOPuLarité… ReDMan est un MC tOujOurs autant aPPrécié, Mais DOnt La sOrtie MainteFOis rePOussée De RED GONE WILD a ternLeesPOirs DeFans. UnFâcHeuse situatiOn Qui L’a cOntraint De sOrtir une série De MiXtaPes (ILL At WiLL) aVant QuDeF JaM se raPPeLLe tarDiVeMent De cOMMerciaLiser sOn siXièMe aLBuM aPrès ces PrOLOnGatiOns à raLLOnGe. C’était teLLeMent inesPéré, Que ça Fait PLaisir MaLGré tOut. Reste à saVOir si ce DisQue a raisOn De nOtre Patience.

Chronique originale écrite en Avril 2007

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Method Man « 4:21… The Day After » @@@@


Voici l’interview fictive d’un businessman qui a préféré taire son nom afin de ne pas attirer modestement sur lui toute l’attention qu’il génère depuis qu’il est à la retraite. Ici, il est question de la sortie de ‘4:21… The Day After’ de Method Man, qui fait un retour en trombe après avoir essuyé de vive critiques à propos de ‘Tical 0 : The Prequel’. Des vraies questions, des semblants de réponses et surtout aucunes concessions.

Chronique originale écrite le 8 Septembre 2006

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Black Eyed Peas « Renegociations – The Remixes » @@@½


Les Black Eyes Peas poursuivent leur succès international : ‘Monkey Business’ est une compilation de hits en lui-même, c’est un fait prouvé. Et le rappeur/producteur Will.i.am, le faiseur du tube du groupe, est de plus en plus sollicité par des vedettes du rap/r&b, des Pussycat Dolls à Busta Rhymes (« I Love My Chick ») en passant par Sergio Mendes. Seulement, leur omniprésence sur les chaînes de télévision musicales et fréquences radio ne fait qu’agacer les puristes hip hop et les fans de la première heure, ceux qui ont apprécié ‘Behind The Front’ et ‘Bridging The Gap’ : c’est-à-dire l’époque de « l’avant Fergie ». Car maintenant, il est dit que les « pois-aux-yeux-au-beurre-noir » font de la soupe commerciale.

Chronique originale écrite le 1er Juillet 2006

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Busta Rhymes « The Big Bang » @@@@½


La signature de Busta Rhymes sur Aftermath Records, le bastion de Dr Dre, a fait un grand boum dans le rap game il y a deux ans. La collaboration étroite entre le légendaire docteur et le MC le plus farfelu de la planète, établie sur ‘Genesis’ en 2001 avec le fracassant « Break Yo Neck », a porté son fruit, un fruit qui a mûrit pendant plus d’un an, un an d’attente (de trop) pour les fans habitués aux sorties annuelles de Busta. 2006 est l’année du phoenix et à Busta d’imploser avec ‘The Big Bang’ (Aftermath/Polydor), son septième album dont le titre inspire une certaine ambiguité : la naissance d’un univers et une grosse bombe sonique. C’est par ailleurs le troisième point de départ, si on peut dire, de la carrière solo de Busta Rhymes, et une seconde renaissance après son divorce d’avec J Records. Bus-a-Bus grossit de façon significative les rangs d’Aftermath/Interscope aux côtés de pointures de haut standing : la dream team Eminem, 50 Cent, Eve et The Game. Une nouvelle maison, un nouveau producteur à la renommée indiscutable et un homme nouveau (il a coupé ses dreads de façon symbolique) qui se veut, la trentaine passée, plus que jamais le leader de la nouvelle école.

Chronique originale écrite le 1er Juillet 2006

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Bizarre « Hannicap Circus » @@@


Bizarre des D-12, la fameuse bande à Eminem, c’est le gros tas de graisse de Detroit un peu débile, délirant, dépravé, déprimé (et déprimant), dégonflé, déroutant, dérangé (et dérangeant), dégoûtant, déglingué, déconseillé aux adolescents, décalé, déphasé par rapport à la vie et aux beats, débite de façon imprévisible, la mine déconfite, rappe délibérément et dégoulinant de lyrics dégueulasses. Après un début avec ‘Attack of The Weirdos’, sorti en indépendant bien avant le premier disque des Dirty Dozen, il en est de même pour ce premier solo officiel ‘HanniCap Circus’, un album personnel dans la mesure où il reflète vachement bien le personnage.

Note: Je crois avoir été l’un des rares à avoir été amusé par ce rappeur décrié.

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