Archives du mot-clé GZA

Czarface « Every Hero Needs a Villain » @@@½


Les aventures du grand méchant Czarface ont droit à un volume deux, intitulé Every Hero Needs a Villain. Comme bien souvent avec les suites, ces nouveaux chapitres présentent moins d’intérêt que le premier épisode mais cela suffit à apprécier davantage ce personnage créé par Inspectah Deck (du Wu-Tang, inutile de le préciser) et le tandem 7L & Esoteric.

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Wu-Tang Clan « A Better Tomorrow » @@@½


RZA, Raekwon, Method Man, GZA, Masta Killa, Ghostface Killah, Inspectah Deck, U-God, l’esprit d’Ol’ Dirty Bastard et le « dixième homme » Cappadonna, le clan du Wu-Tang est au complet pour ce qui pourrait bien être leur dernière réunion. Un effort  collectif qui a nécessité trois ans de tractations et d’annonces, qui parallèlement a abouti à la conception d’un album unique vendu aux enchères, Once Upon A Time in Shaolin, et dont l’identité de l’acheteur ainsi que l’enchère (donnée pour sept chiffres) n’ont pas été révélés.

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U-God « Keynote Speaker » @@@½


Pendant très longtemps U-God était perçu comme le vilain petit canard du Wu-Tang : deux premiers LPs solos honteux, critique envers RZA, personnalité en retrait par rapport à ses camarades… Il se requinque en 2009 avec l’effort honorable Dopium pour conjurer le sort et enfonce le clou avec ce Keynote Speaker, facilement son meilleur album.

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Wu Block @@@@


Wu-Block est ce projet cross-over annoncé depuis deux ans, réunissant les personnalités du Wu-Tang, super-groupe mythique depuis 1993 et véritable institution rap qu’on ne présente plus, et un autre collectif venant du Yonkers, les D-Block, qui ne sont autres que The Lox, trio de rappeurs découvert par Puff Daddy en 97 et qui a connu des fortunes diverses avec les Ruff Ryders dans les années 2000. Tous ensemble, ils créent l’événement cet Automne avec un opus rap new-yorkais street et hardcore.

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Madlib – Medicine Show #13 « Black Tape » @@@@


Madlib est un producteur tellement productif qu’avec lui, c’est jamais douze sans treize. Comme beaucoup d’entre vous, je pensais que la série des Medicine Show s’arrêtait au douzième volume. C’est pas faux, c’était prévu comme tel. Et là, surprise, un treizième numéro est sorti de nulle part ailleurs que ses machines, une mixtape spéciale remixes qui supplémente le douzième volume qui était composé uniquement de remixes. Comme il est indiqué, cette Black Tape est conseillée au plus de dix-huit ans, pas que ce soit interdit pour les mineurs de l’écouter, rien d’obscène, mais ils risquent fort de ne pas s’y retrouver dans sa sélection.

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Ghostface Killah « Apollo Kids » @@@@


Plus les années passent, plus Ghostface Killah se raccroche à ses racines underground. Paradoxal de la part d’un rappeur signé chez Def Jam ? Pas tout à fait car si on veut sortir un album strictement hip-hop dessus (autrement dit sans aucun single radio), la condition est de devoir tourner le dos à toute promotion associée.

C’est le choix qu’a opté Ghostface s’il voulait conserver son intégrité en tant que MC et s’il a décidé que Apollo Kids (titre repris d’un des standards de Supreme Clientele) aborde un retour aux sources du son Wu-Tang sans l’aide de RZA, qu’il en soit ainsi. Connaissant son caractère bien trempé, mieux vaut ne pas chercher à négocier. Le plus important est que ça plaise aux supporters de la première heure.

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Wu-Tang meets the Indie Culture vol.2 « Enter the Dubstep » @@@1/2


Le premier volet de Wu-Tang Meets The Indie Culture a rencontré en 2005 un large écho dans le hip-hop underground, félicité aussi bien par les fans du Wu que par les spécialistes du rap indé. Aujourd’hui encore, on en parle comme un des meilleurs projets parallèles du Wu-Tang.
Quatre ans après, c’est non pas Dreddy Krueger mais Willy Friedman qui est en charge du second volet sous-titré Enter The Dubstep. Comme son nom laisse indiquer, l’idée est de déporter les œuvres des membres du Wu et Wu-affiliates en Angleterre pour rencontrer la culture underground locale. Une manœuvre extrêmement risquée sur le plan musical car on sort radicalement de la culture hip-hop pour une sous-culture urbaine que seuls quelques initiés connaissent. Voici un article qui tombe à pic pour la semaine anglaise sur Streetblogger !

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Raekwon the Chef featuring Tony Starks a.k.a. Ghostface Killah « Only Built 4 Cuban Linx… pt II » @@@@½


J’aurais pu vous raconter une histoire sur Only Built 4 Cuban Linx pt 2, néanmoins cette idée était plus compliquée à réaliser que je le pensais. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé mais je ne suis pas romancier, je ne sais pas écrire de polars. L’histoire que je voulais écrire racontait le retour de Chef Raekwon (a/k/a Lex Diamond), l’homme aux 8 millions d’histoires, et son partenaire de rime Tony Starks (a/k/a Ghostface Killah) dans la banlieue de Staten Island et comment, après avoir fait acte de son expertise en criminologie et vendu ce qu’il appelait des ice-creams dans les années 90, il a su reconquérir les rues New-York en rouvrant son réseau Cuban Linx. Voilà dans les grandes lignes ce que ce chef d’oeuvre m’inspirait, un retour au tier-quar, back to business… Sans métaphores, cette suite la plus anticipée du rap game n’est pas une chimère : elle succède dignement et fidèlement le premier volet considéré par tous comme un classique Eastcoast.

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U-God « Dopium » @@@


Je me rappelle quand j’ai vu U-God, c’était dans un hôtel parisien, à la rentrée 2007. Le Wu-Tang entamait leur tournée européenne pendant laquelle ils commençaient la promo de leur cinquième album 8 Diagrams. On attendait à l’entrée, les journalistes des divers magasines, de choper les grosses têtes de files du Wu pour une interview juteuse. Sauf Method Man qui a loupé son avion, ni Raekwon qui a mystérieusement disparu après l’appel des journalistes hip-hop. Certains chanceux ont pu avoir RZA, Ghostface, GZA ou Inspectah Deck.

Et personne n’a demandé U-God. Parce que c’était le vilain petit canard du groupe ? Toujours est-il que je garde en mémoire cette image de lui, en train de manger un bout tout seul dans le salon de l’hôtel, sans que personne y prête attention, comme un parfait inconnu. Sauf pour moi bien entendu. Parmi tous les membres du Wu-Tang Clan, U-God a sûrement la plus mauvaise discographie. Quand Mathieu (alias Raging Bull) m’avait fait écouter « Jenny », tiré de son second album : affreux de chez affreux cet espère de morceau bâtard qui ressemblait à de l’électro-pop de cave.

C’est avec méfiance – je crains les otites – que j’ai été écouté Dopium (Frank Radio/ Babygrande) mais c’est presque en rigolant que je vous dirai que ce disque est relativement bon ! La troisième c’est la bonne, c’est écoutable et même mieux, appréciable. Sérieux !

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GZA/Genius « Pro Tools » @@@@


Dans le cercle très fermé des lyricistes d’exception, GZA the Genius fait partie d’une élite de plus en plus écartée du commun du rap. Surtout que pendant 8 Diagrams, réunification tristement ratée du Wu-Tang, je lui avais principalement reproché d’avoir été trop discret par rapport au reste du groupe, dans lequel Ghostface, Method Man et Raekwon ont littéralement crevé les enceintes. Pro Tools (Liquid Swords Entertainment/ Babygrande) est le nom de son cinquième album solo, supervisé par Dreddy Krueger (fondateur du label Think Differently Music), et fait suite à Grandmasters, son face-à-face aux échecs avec DJ Muggs. Protools est aussi le nom du logiciel préféré des producteurs grâce à sa facilité d’utilisation. Or la signification est toute autre lorsqu’on fait référence à GZA. En décortiquant soigneusement ce nom ‘pro tools’ (‘outils [de] professionnels’ en français), cela évoque quelque chose d’artisanal, de très pointu, destiné à de véritables initiés, si possible des inconditionnels du Wu. Si vous avez pour habitude d’écouter un album de rap américain seulement pour les prods et le flow, vous n’êtes pas prêts pour l’excellence lyricale de GZA. 

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DJ Muggs & Planet Asia « Pain Language » @@@@1/2


Depuis la mise en stand-by des Cypress Hill, DJ Muggs s’occupe en tant que producteurs pour de prodigieux lyricistes. En 2005, il y a eu Grandmasters, ce duel magistral sur échiquier entre lui et ce fabuleux écrivain qu’est GZA du Wu-Tang, et en 2007 Legend of the Mask & The Assassin avec ses vieux comparses Sick Jacken feat Cynic. Suite des aventures de Muggs en compagnie cette fois de Planet Asia avec Pain Language, dont le poing américain dessinné sur cette couverture sobrement parlante signifie « ça va faire mal ». DJ Muggs & Planet Asia, le choc. Voyez-là une association de rêve pour la moitié des Cali Agents, qui, jusqu’à Jewelry Box Sessions (et encore…), cumulait déception sur déception sur le plan solo, la faute incombant à des choix d’instrumentaux trop hasardeux. Maintenant qu’il a enfin trouvé des beats à sa hauteur, on va devoir se ramasser une ruée de coups dans la figure. 

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Wu-Tang Clan « 8 Diagrams » @@@@


Décembre 2007, l’Hiver est froid et morne dans la ville natale du Hip Hop. New-York ne brille plus comme la capitale mondiale du rap game, il ne reste plus qu’un terrain délavé depuis que les vagues Dirty South ont déferlé à répétition aux Etats-Unis jusqu’aux côtes européennes. Les beefs à profusion ont remplacé l’esprit de compétition, les tensions règnent au sein de chaque camp, les pionniers tentent tant bien que mal de rester dans le coup, les MCs hot il y a quelques années se voient claquer la porte au nez par les majors et les rappeurs en perte de buzz sont condamnés à survivre sur le marché des mixtapes ou en indépendant…

La situation est critique sur la Côte Est, New York est devenue en quelque sorte un vaste champ de ruine et ses principaux représentants peinent à sortir le Hip Hop de sa profonde léthargie. L’ambiance y est tellement pessimiste et tendue, que même le grand retour du Wu-Tang Clan, l’un des plus grands groupes mythiques que la scène Hip Hop ait engendré, n’a guère pu éclaircir de son sceau le ciel voilé par cette grande dépression rapologique. Pire, cette institution reconstituée a tourné au fiasco et a subi une crise interne sans précédent…

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Wisemen « Wisemen Approching » @@@@


The Great Migration de Bronze Nazareth fut une des sorties underground les plus prisées de l’année 2006 par les férus des sorties gravitant autour du Wu-Tang. Ce fut l’opportunité pour moi de découvrir cet honorable MC/producteur au travers de cet opus lumineux, qui ne manquait qu’un peu de « peps » pour pouvoir jouir d’une renommée digne de ce nom. L’année suivant ce brillant succès d’estime, Bronze Nazareth donne l’occasion à son groupe des Wisemen de dorer une nouvelle fois le blason de Think Differently Music, une des antichambres du temple du Wu-Tang Clan gérée par Dreddy Kruger, avec Wisemen Approaching. Ce groupe de Detroit est organisé par Bronze et Kevlaar 7 (les deux producteurs de l’album), et les emcees Phillie et Salute. Et autant vous le dire, ces valeureux soldats ne font pas du son hip-hop à la Jay Dee ou Dirty Dozen, ils sont les authentiques gardiens de l’esprit originel du Wu.

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Wu-Tang meets the Indie Culture @@@@


Dreddy Krueger s’est inspiré du slogan de la firme Apple ce projet avec ‘Think Differently Music’, dont l’emblême est le signe du W aux couleurs arc-en-ciel. Le concept de ‘Wu-Tang Meets The Indie Culture’ est alléchant pour ne pas dire excitant et n’a rien d’une compilation anodine: associer des membres du Wu-Tang Clan, et autres affiliés du Wu, avec la crême des rappeurs undergrounds et indépendants pour en faire des combinaisons redoutables (comme ci-dessus sur le sondage), le tout sur des instrumentaux signés par le maître RZA et son disciple Mathematics. Bien que la majeure partie du Wu-Tang n’ait pas répondu présente (Raekwon, Method Man, Ghostface, Masta Killa et Inspectah Deck out), ce qui importe c’est de voir quel mélange de couleurs rendra le meilleur contraste.

Note: probablement le side-project le plus intéressant du Wu encore à ce jour.

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Jus Allah « All Fates Have Changed » @@@


Ex-Jedi Mind Tricks, Jus Allah s’est lancé en solo sur le label Babygrande courant 2005 avec ‘All Fates Have Changed’. Comptant sur son style hardcore comme des putes de films pornographiques (« Porno Flick Bitches »), il démarre « This Is For Y’all » de manière très directe pour mieux se faire entendre. D’ailleurs on entend que lui le long de l’album, malgré de bons invités comme le GZA sur « Pool of Blood », Chief Kamachi, Bomshot, Lord Jamar des Brand Nubian ou encore Shabazz The Disciple sur « Eyes Of A Disciple ».

Note : finalement, il est revenu au sein des JMT en 2009. Tant mieux (pour lui) !

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