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Gucci Mane « Mr. Davis » @@@½


Mr. Davis n’est que le second album studio de Gucci Mane cette année 2017, après le fameux DropTopWop, son projet commun produit par Metro Boomin’ que les mordus de trap ont réclamé à corps et à cris et qui a soufflé le chaud et le froid l’été dernier. « Que le second album », on a connu ce cher Radric Davis plus prolifique. Mais le mec est plus intelligent qu’il en a l’air, depuis sa sortie de prison il régule l’offre et la demande comme il l’entend en proposant moins de projets et plus espacés. Et ça marche, car populaire comme il est, Mr Davis s’est trouvé sur le podium des ventes aux US avec environ 80 000 albums vendus, soit pratiquement comme Everybody Looking. Tout lui réussit aujourd’hui ! Le succès en major, plus l’anniversaire des 10 ans de sa structure 1017 Bricksquad, son mariage princier…

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Meek Mill « Wins & Losses » @@@


Il aura fallu que le rappeur le plus doux de la planète, Drake pour ne pas le nommer, balance le petit diss « Back To Back » pour que Meek Mill, destinataire de cette pichenette, montre enfin de quel bois il se chauffe vraiment. Blessé dans son égo comme un gamin qui vient se faire crever le pneu de son vélo, il a remonté son slip en mode « on touche pas à ma nana », parce qu’évidemment sa meuf de l’époque Nicki Minaj est au centre de l’histoire, il décide de renvoyer Drake dans les jupes de sa mère avec sa mixtape DC4.

La conclusion de cette affaire est que Nicki lui a dit bye bye et tant qu’à faire, Meek est allé envoyer son entourage soulever l’ex de son ex (Safaree). Ces événements derrière lui, c’est le moment de vérité avec Wins & Losses.

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J.Cole « 4 Your Eyez Only » @@@@


Voilà, avec 2014 Forest Hills Drive, Jermaine Cole s’est vu affublé du titre honorifique de « artiste devenu platine sans featuring », de quoi se réconforter depuis qu’un Grammy lui est passé sous le nez. Ses cheveux ont poussé de quelques centimètres depuis en même temps que son statut pour 4 Your Eyez Only (‘4’ pour souligner que c’est son quatrième opus), cette suite sortie deux ans après jour pour jour, suite qui a déjà été certifiée or la semaine en deux semaines seulement, sans featuring de nouveau. Mais le protégé de Jay-Z aura-t-il cette fois les faveurs du jury des Grammy Awards?

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« Compton » a soundtrack by Dr Dre @@@@½


Fin du suspens : Detox aura été un album mort-né. On avait évoqué sa trop longue gestation dans le tout premier numéro de Now Playing et pour être honnête, au fur et à mesure que le temps passait, on n’y croyait plus, et le docteur non plus semble-t-il. De ses propres mots, ce grand perfectionniste avouera pas plus tard que cet été ne pas avoir été satisfait de la quarantaine de morceaux enregistrés jusqu’alors pour ce qui était l’album rap le plus attendu, espéré et fantasmé de toute la planète entière durant ces dix dernières années. Tant d’années où la Californie est devenue un désert médical en quelque sorte. Dans le fond, Dr Dre n’a pas tort d’avoir provoqué cet avortement volontairement : nous aurions été déçus de toute manière. Si l’on s’en tient aux instrumentaux que l’on a pu entendre dans les publicités pour ses casques Beats et les deux singles « Kush » (finalement très bon) et l’impardonnable « I Need a Doctor », il était fort à parier que la déception aurait été au rendez-vous. Puis il y a eu l’arrivée de Kendrick Lamar chez Aftermath, la vente de Beats à Apple contre un chèque de neuf (9!) zéros…

Et il fallait quand même qu’un petit miracle se produise. Après tout, D’Angelo est bien parvenu à faire son grand retour après quinze longues années de patience donc tous les espoirs pouvaient être permis à ce niveau-là. Il fallait juste l’occasion idéale de se faire remarquer au bon endroit et au bout moment. Et cette occasion-là elle tombait à pic : le biopic Straight Outta Compton racontant sur grand écran l’histoire sulfureuse des N.W.A. Une super-production hollywoodienne mettant en scène le groupe le plus dangereux du monde vingt sept ans après la sortie de l’album qui a donné son nom au film et qui avait embrasé Los Angeles à l’époque. Les retrouvailles avec Ice Cube et DJ Yella, trente ans de souvenirs qui ressurgissent depuis ce ghetto de Compton qui les a vu grandir et exploser au grand public… Dr Dre ne pouvait pas rester sans rien faire face à ce moment quasi historique. Surtout que son deal avec Apple Music lui apportait un support immédiat pour sortir un nouveau projet d’envergure préparé dans le plus grand secret sur la plateforme de la Pomme, à la manière dont Beyoncé et Drake ont mis à disposition leurs derniers albums, c’est-à-dire avec un certain effet de surprise. Ce qui n’a pas manqué puisque rien, aucune info n’a filtré jusqu’à ce que Ice Cube vende la mèche dix jours avant la sortie officielle sur iTunes. Seize ans après 2001, sort le troisième album de Dr Dre, baptisé du nom de son berceau, Compton (écrit aussi Compton : a soundtrack by Dr Dre). Alleluia !

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J. Cole « 2014 Forest Hills Drive » @@@@


Est-ce qu’on dire qu’il y a un avant et un après « Control« , avec le fameux couplet de Kendrick Lamar qui mettait au défi de nombreux rappeurs en les citant personnellement ? Oui, ça se précise, très nettement. Et les effets de cette compétition sont visiblement très bénéfiques. Big K.R.I.T. a été le premier à répondre -en quelque sorte- à l’automne avec son très bon second album Cadillactica incluant son titre « Mt Olympus« . Au tour de Jermaine Cole de dégainer avec 2014 Forest Hills Drive.

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Rick Ross « Hood Billionaire » [deluxe edition] @@½


Alors comme ça Rozay sort un 2e disque cette année, neuf mois après Mastermind. Il est vrai que cet album co-produit par Puff Daddy n’avait pas particulièrement convaincu. Les critiques étaient OK, les ventes par contre… à l’heure qu’il est il n’y a pas de certification Or. Or pour Rick Ross, la ‘gold plaque’ est le minimum acceptable pour ce poids lourds du rap. Ou pourrait-on dire mi-lourd depuis ces faibles ventes, et son régime.

De l’or, de toute façon, il en a suffisamment. Il en arbore fièrement sur ses kilos de joailleries qu’il porte au cou et sur ses mains pour la pochette de Hood Billionaire. Etant donné que Meek Mill est en prison, Maybach Music et Def Jam avaient un créneau de libre pour lancer une sortie, et le boss Rick Ross a profité de cette opportunité pour se refaire financièrement.

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Kid Ink « My Own Lane » @@


kid ink own lane

Quand un rappeur vend des dizaines de milliers de disques en major et fait le buzz sans envahir l’espace par divers featurings, évidemment, on s’interroge, on se dit qu’il a un truc, ou qu’il y a un truc… Il est doué à ce point ? Il a vendu des singles catchys? On a raté l’ascension fulgurante d’un rookie plein de promesses? En gros, qu’a-t-il de spécial pour qu’il fasse parler de lui ?

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Wale « The Gifted » @@@


Olubowale Akintimehin dit Wale n’est plus le rappeur de Washington backpack sur les bords que l’on a connu autrefois aux côtés des 9th Wonder, Mark Ronson ou les Roots. Son second album Ambition nous l’a bien fait comprendre, cette fois il enfonce le clou avec The Gifted sorti au début de l’été chez Maybach Music Group.

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French Montana « Excuse My French » @@


Avant même d’écrire quoique ce soit: la note, évidente (voire préméditée) de ma part penseront aussi bien les lecteurs assidus que les quelques détracteurs… J’ai tout de même pris la peine de l’écouter, deux fois, cet album qui au bout d’une série interminable de mixtapes en « cheese » ou en « coke » et d’apparitions en featurings sur les albums du moment concrétise le fabuleux destin de Karim Kharbouch, dit French Montana, rappeur originaire du Maroc et découvert par Max B. Attendu depuis belle lurette Excuse My French, sorti conjointement chez Bad Boy Records et Maybach Music Group, est un disque qui plaira à qui ça plaira.

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Joe Budden « No Love Lost » @@½


Avec une carrière reboostée par la signature du super-groupe Slaughterhouse (dont il fait partie) chez Shady Records, Joe Budden avait toutes les cartes en main pour renouer avec le succès qui l’avait lâchement plaqué après le disque d’or de son premier album éponyme chez Def Jam en 2003. Bien que No Love Lost, son troisième album (plus ou moins…), soit édité sur la grosse structure indé E1 (ex-Koch Records), le MC du New Jersey a tout de même pu compter sur des gros featurings et des producteurs à la mode pour se mettre à la page. Il livre ici son album le plus accessible, mais en contrepartie le plus médiocre de sa carrière.

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T.I. « Trouble Man: Heavy is the Head » @@@@


On s’inquiétait sérieusement pour la carrière de T.I. Ses très gros ennuis judiciaires depuis 2007 qui ont conduit à ces incessants aller-retours en prison (qui se sont achevés le 31 Août dernier) auraient pu entamer ses ambitions. Son précédent disque No Mercy, bien que certifié or, était tristement anecdotique, probablement parce qu’enregistré dans la tourmente. Mais c’est mal connaître le bonhomme. On se rappelle comment en 2004 il était revenu avec vengeance avec Urban Legend après avoir essuyé plusieurs mois derrière les barreaux et de nombreux dossiers devant la justice (agression, violation de sa probation…). C’est ce qui se passe à nouveau avec ce 8e LP Trouble Man: Heavy is the Head. Enfin presque.

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Meek Mill « Dreams & Nightmares » @@@


Si Meek Mill a démarré 2e du Billboard US avec Dreams & Nightmares, ça n’a rien d’un hasard. Repéré par T.I., qui le signa un temps sur Grand Hustle (souvenir de son interview dans Rap Mag spécial Philadelphie), le rappeur originaire de la Côte Est est débauché par Rick Ross en 2011 pour rejoindre la consession Maybach Music Group. Il sort deux mixtapes Dreamchasers qui ont bien buzzé, participe activement aux volumes de Self Made, bénéficie naturellement de la puissance et de l’influence de son label, de l’appui des 150 kg de Rozay pour lui faire sa promotion, et il est crédible dans la rue, il a fait un peu de prison dans sa jeunesse (pour port d’arme). Et le talent dans tout ça?

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Beanie Siegel « This Time » @@@½


This Time, ce nouvel opus de Beanie Sigel, couve un mini-événement dans le monde du rap puisque celui-ci est édité chez Ruffhouse Records, fameux label qui vient de réouvrir cette année. Pour la minute souvenir, Ruffhouse avait abrité en son temps des noms prestigieux comme les Fugees avec leur classique The Score ou encore Cypress Hill. L’autre bonne nouvelle, c’est que Beanie Sigel parvienne à sortir un bon disque entre deux séjours au pénitencier.

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Rick Ro$$ « God Forgives, I Don’t » @@@


God Forgives I Don’t est la conclusion logique d’une campagne promotionnelle qui aura duré plus d’un an. Tout a commencé peu après la diffusion de sa mixtape Ashes to Ashes, quand il annonce le titre de son cinquième album. Tranquillement, il continue de bâtir son empire Maybach Music avec ses compilations, poursuit ses tournées et grossit son catalogue de mixtapes (Rich Forever). Fin 2011, il abat deux singles fin 2011 (« You the Boss » feat Nicki Minaj et « I Love my Bitches » produit par Just Blaze) et son coeur ne bat plus par deux fois. Dieu le garde, il continue oisivement à promouvoir ses artistes, en signer d’autres, balancer des clips en carton…

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MMG presents: « Self Made, Vol.2 » @@½


MMMMMMaybach Music. Entre le Self Made volume 1 et ce volume 2, il s’est passé plein de choses. La firme allemande Maybach a annoncé la fin de production de ses limousines, Wale a sorti Ambition, Pill s’est aperçu qu’il s’est fait entubé en beauté (il n’a jamais signé de contrat chez MMG haha) et Rozay nous a fait une petite attaque cardiaque alors qu’il venait de divulguer deux nouveaux singles de God Forgives, I Don’t, son futur album. Ce nouveau volume, comme le précédent, établit un état des lieux du label de Rick Ross, enfin, de son ’empire intouchable’ et de ses têtes d’affiche : Meek Mill, Wale, Stalley. Et Omarion.

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