Meek Mill « Wins & Losses » @@@


Il aura fallu que le rappeur le plus doux de la planète, Drake pour ne pas le nommer, balance le petit diss « Back To Back » pour que Meek Mill, destinataire de cette pichenette, montre enfin de quel bois il se chauffe vraiment. Blessé dans son égo comme un gamin qui vient se faire crever le pneu de son vélo, il a remonté son slip en mode « on touche pas à ma nana », parce qu’évidemment sa meuf de l’époque Nicki Minaj est au centre de l’histoire, il décide de renvoyer Drake dans les jupes de sa mère avec sa mixtape DC4.

La conclusion de cette affaire est que Nicki lui a dit bye bye et tant qu’à faire, Meek est allé envoyer son entourage soulever l’ex de son ex (Safaree). Ces événements derrière lui, c’est le moment de vérité avec Wins & Losses.

C’est parti pour un nouvel album qui, comme pour les précédents, se complait dans les normes trap et r&b et les complaintes de son auteur. En effet, Meek Mill se confie, il a pris des coups, il a connu des déceptions, des injustices, comme tout a chacun. Et sa réaction n’est pas très surprenante pour se défendre, il montre ses muscles, qu’il est ‘real’ (« We Ball« , « Ball Player« , « Never Lose« , « Made It From Nothing« ) et qu’il possède parmi ses muscles un très important, le coeur (le sincère « Heavy Heart« ). Comme à son habitude, il rappe plus fort que les autres pour se faire entendre avec ses intonations typiques, mais moins insupportables que par le passé il est vrai. Meek continue de s’affirmer, de rapper avec attitude, celle du gamin qui se justifie que c’était pas lui qui avait bouffé tous les biscuits mais son petit frère. Faut dire qu’étant originaire de Philly, Freeway est un modèle côté intonations (mais lui est plus incroyable et met tout le monde d’accord au moins). Pour compenser un manque de style et de choses intéressantes à dire, il peut compter sur des featurings de marque pour éviter de tourner en rond : Future (« These Scars« ), Young Thug, Lil Uzi Vert (plutôt bon sur « Fuck That Check Up« ), Quavo (« Ball Player« ), Yo Gotti (« Connect the Dots« ) et évidemment son boss Rick Ross…

Comme on pouvait s’y attendre, il revient sur sa relation avec Nicki Minaj sur « Fall Thru« , c’est croustillant comme un biscuit mou. Le refrain est douloureux aussi faut dire. Les prods rappellent parfois que Meek Mill fait partie de l’écurie MayBach Music, comme « Connect the Dots » qui utilise la formule classique que Rozay utilise depuis 2010… Une formule qui marche mieux, le combo Ty Dolla $ign (+ Chris Brown) et un sample r&b à l’ancienne (Tony Toni Tone tant qu’à faire) pour « Whatever You Need« , Meek Mill et DJ Mustard refont le coup de Big Sean avec « Play No Game« . Les fans de Jay-Z sauront très vite reconnaître l’instru de « Blueprint (Momma Loves Me) » sur « Young Black America« , titre le plus sérieux de Wins & Losses. On saluera au passage le bon travail de la paire Streetrunner/Tarik Azzouz une nouvelle fois.

 

Parce que Meek Mill gagne en expérience, Wins & Losses est son meilleur album studio simplement, sans être original et d’un niveau qui aurait mérité d’être supérieur comparé à Dreamchaser 4. Il est comme 50 Cent, à faire un album qui se base sur les éléments qui ont bien fonctionné par le passé, d’où le statu quo. Bordel qu’il est agaçant, et surcoté. You can call me a hater.

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