Archives du mot-clé Streetrunner

Meek Mill « Wins & Losses » @@@


Il aura fallu que le rappeur le plus doux de la planète, Drake pour ne pas le nommer, balance le petit diss « Back To Back » pour que Meek Mill, destinataire de cette pichenette, montre enfin de quel bois il se chauffe vraiment. Blessé dans son égo comme un gamin qui vient se faire crever le pneu de son vélo, il a remonté son slip en mode « on touche pas à ma nana », parce qu’évidemment sa meuf de l’époque Nicki Minaj est au centre de l’histoire, il décide de renvoyer Drake dans les jupes de sa mère avec sa mixtape DC4.

La conclusion de cette affaire est que Nicki lui a dit bye bye et tant qu’à faire, Meek est allé envoyer son entourage soulever l’ex de son ex (Safaree). Ces événements derrière lui, c’est le moment de vérité avec Wins & Losses.

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Rick Ro$$ « Rather You Than Me » @@@@


Rather You Than Me de Rick Ro$$ ne suscitait guère d’attente particulière auprès du public rap, rien de moins qu’une galette de plus à son compteur. Sa recette habituelle qui consiste à faire un parmentier de rap clinquant de chez clinquant sur une couche de trap music servi avec le gratin du rap/r&b a fini par lasser, et engranger moins de recette. Le départ du boss de Miami de Def Jam l’a-t-il contraint de revoir ses plans ? Absolument pas, ce neuvième album est bel et bien une livraison Maybach Music full option, mais qui parvient à retrouver le standing de ses grands standards que sont Deeper Than Rap et Teflon Don. Et là, c’est l’épatement.

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Fat Joe & Remy Ma « Plata o Plomo » @@@½


Que Fat Joe ait sorti un album physique, ça fait un bon bout de temps déjà, on parle d’années. Quand je dis physique, c’est pas au sens ‘costaud’, mais en format non-digital. Remy Ma c’est pire : onze ans depuis son solo Based on a True Story. Faut dire qu’elle a purgé une petite peine de prison, six ans, pour tentative de meurtre. Mais la période est propice aux retours, et il n’y pas que son mari Papoose qui trépidait d’impatience.

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Lupe Fiasco « DROGAS light » @@@


Bon sang de bonsoir… Mais quelle mouche a encore piqué Lupe Fiasco de vouloir arrêter le rap ? C’est ce qu’il avait annoncé, en Décembre dernier, après s’être pris le chou pour la quarante-douzième foi avec sa maison de disque Atlantic, accompagné d’un freestyle haineux aux relents antisémites à l’encontre des dirigeants de la compagnie. Sauf que là, ras-le-derche, il engage un avocat (juif) pour rompre son contrat et annule la trilogie d’albums qu’il avait programmé. Voilà, clap de fin, l’article s’arrête là, en terminant sur un jeu de mot sur son blase. He ben non, le 10 Février 2017 DROGAS Light a vu le jour, et une nouvelle fois, on ne sait plus sur quel pied danser.

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Reks « The Greatest X » @@@@


La preuve que Reks est un rappeur que l’on omet parfois de lister, on parle là de son quatrième album connu parmi neuf efforts produits. Mais quel effort! Comme d’habitude, il sert du très lourd et c’est fort dommage s’en priver. Cette fois n’attendez rien d’autre de cette bête de MC qu’à rassasier votre appétit d’ogre pour une entrecôte grillées 500 grammes de hip hop Eastcoast underground, sachant qu’une deuxième pièce vous attend juste derrière. Vous l’avez compris, The Greatest X est un double-album.

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Rick Ro$$ « Black Market » @@@½


La mixtape Black Dollar a servi de répétition générale pour la préparation de la huitième cargaison en provenance Miami de William Roberts II alias Rick Ross et distribuée par Maybach Music/Slip-N-Slide/Def Jam, Black Market. Pour le « fier et gros » Boss tel qu’il se proclame, cet opus serait « l’apogée » de sa carrière ». C’est ce que nous allons vérifier.

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DJ Khaled « I Changed a Lot » @@½


Le choc que j’ai eu en réalisant que j’ai chroniqué TOUS LES ALBUMS de cette plaie DJ Khaled. Si si, tous, sans exception, depuis Listenn... Il y a qu’à cliquer sur le tag « DJ Khaled album » ci-dessous. Je dois souffrir d’une forme rare de masochisme. Avec un chaque fois les mêmes plaintes, comme quoi rien ne change dans ses albums depuis Victory (c’était son troisième album si quelqu’un ne l’a pas occulté de sa mémoire).  Alors quand je vois que notre « meme hero » sort une nouvelle compilation qui s’appelle I Changed a Lot, pardonnez-moi mais, [voix de Coluche] J’ME MAÂÂÂÂRRE [/voix de Coluche]. En plus il a le culot de faire de la pub déguisée pour son resto Finga Licking, il ne rate pas une occasion le gars…

Alors cette review je l’a fait ou pas? Another one? another one.

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The Game « The Documentary 2 » @@@@


The Game avais juré ceci : The Documentary 2 sortira en 2015, soit dix ans après The Documentary « 1 ». Tout de suite les souvenirs fusent autour de ce premier et unique album chez G-Unit/Aftermath dirigé d’une main de maître par Dr Dre et sa dream-team de producteurs qui ont livré des instrus mi-West mi-East, sa kyrielle de name-dropping (plus d’une centaine), ses tueries inoxydables comme « Higher« , « How We Do » et « Dreams« , les refrains de 50 Cent et son histoire de membre des Bloods. Quelques jours après la sortie de The Documentary, Chuck Taylor était congédié du G Unit pour crime de lèse-majesté envers 50 Cent.

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Lil Wayne « Free Weezy Album » @@@½


Vous pouvez ranger vos fringues YMCMB. Le jeu des chaises musicales est lancé depuis le déchirement entre Cash Money Records et Young Money. Drake a été le premier a poser ses pions en sortant l' »album surprise » If You’re Reading This Is Too Late en le proposant sur iTunes avec à la clé le plus gros démarrage digital de l’année 2015 et des millions de lectures sur Spotify. Plus on tard on apprendra que Drake a signé un deal avec Apple Music. De son côté, alors que les démarches judiciaires sont lancées, Lil Wayne prévoyant la mixtape Free Weezy Album dont le titre suffit à comprendre qu’il veut briser les chaînes et prendre un nouveau départ.

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Eminem « The Marshall Mathers LP 2 » @@@


Est-ce que vous entendez la ritournelle « guess who’s back? » Hé oui, encore lui, Eminem est de retour, pour la sixième fois au moins. On se serait un peu douté, il y a eu des signes avant-coureurs : une casquette flanquée de son E inversé sur laquelle étaient cousues les dates de sortie de ses albums dont 2013 et des concerts partout dans le monde, avec cette escale immanquable au Stade de France.

L’annonce de l’album n’a pas tardé : ce sera Marshal Mathers LP 2.

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DJ Khaled « Suffering From Success » @@


A chaque année suffit sa peine : DJ Khaled vient de publier sa compilation annuelle. Rien qu’en lisant l’intitulé, Suffering From Success, on prend la même pose que Khaled sur la pochette… le bling-bling en moins. Malaise. Quand on jette un oeil au dos de la pochette, énorme soupir : toujours les mêmes têtes, avec deux-trois ‘special guest’ cette fois : Diddy, Scarface et Timbaland. Les jaloux vont maigrir, les haters vont vomir.

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2 Chainz « B.O.A.T.S. II: #METIME » @@@½


J’étais convaincu que je n’allais pas du tout aimer cet album en partant de l’idée qu’il serait une banale suite du premier, que j’avais trouvé bien chiant. Puis je n’arrêtais pas de penser que 2 Chainz n’était qu’un bouffon dont je ne saisissais pas pourquoi tant de rappeurs voyait de l’intérêt à lui proposer des feats si ce n’est pour sa hype (je pense à Cruel Summer, l’album d’A$AP Rocky, etc…). Rien qu’un rappeur au succès tant éphémère que tardif. Je reconnais que je me suis bien planté avec B.O.A.T.S II: #METIME. En réalité, c’est lui qui m’a convaincu du contraire, comme ça a été le cas avec Lil Jon en 2004.

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Crooked I « Apex Predator » @@@


Le point commun entre les rappeurs de Slaughterhouse est que chacun a vécu une carrière imméritée, parfois désertique, malgré un talent reconnu par tous. Avant cette aventure à quatre, Crooked I avait un karma de salope. Le californien signe au début des années 2000 sur Death Row après un deal capoté chez Virgin, le label rouge dont le déclin ne faisait que commencer avec les allers-retours en zonzon de Suge Knight. Faute de pouvoir sortir Say Hi to the Bad Guy, il se libère de son contrat et devient son propre entrepreneur en lançant Dynasty Entertainment, espérant relancer sa carrière en faisant appel à un Scott Storch dans le coup à l’époque avec des singles comme « Boom Boom Clap« .

Puis rien, si ce n’est des mixtapes que des magasines ont pu remarquer et ce sauvetage in-extremis en rejoignant le super-groupe Slaughterhouse. La suite on la connaît. Alors comment se fait-il que son premier (!) album Apex Predator soit sorti dans l’indifférence générale? Le karma ?

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Papoose « The Nacirema Dream » @@½


Hé bien c’est qu’on a failli l’oublier, ce disque, depuis six ans qu’il était annoncé. Nacirema Dream devait permettre à Papoose de confirmer les espoirs que lui conférait son statut de favori new-yorkais… en 2007. Tous les éléments jouaient en sa faveur pour construire sa réussite : du buzz grâce à sa ses mixtapes, un deal en major, l’appui de l’influent DJ KaySlay et la participation non-négligeable de Busta Rhymes sur ce projet naissant, ce qui avait d’ailleurs lancé des spéculations sur de possibles productions de Dr Dre dessus. Or par un concours de circonstances malheureuses et une mauvaise conjoncture, rien de tout cela n’est arrivé. Toutefois, Papoose aurait pu être le dernier à rêver que cet album existe un jour.

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Slaughterhouse « welcome to: Our House » @@@


Quand les Slaughterhouse ont signé chez Shady Records en 2011, on s’était dit que c’était mérité pour Joell Ortiz, Joe Budden, Royce Da 5’9 et Crooked I, qu’ils ont enfin obtenu reconnaissance. C’était une très bonne nouvelle pour eux et aussi pour Eminem, qui après le démantèlement des D12, signe un super-groupe au potentiel inexploité. La question était de savoir comment il allait être exploité sur Welcome to our House.

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