Archives du mot-clé ?uestlove

The Roots « …and then you shoot your cousin » @@@@


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Qui a dit que Def Jam ne laissait aucune liberté artistique à ses artistes? Questionnez ?uestlove et sa bande, il vous prouvera du contraire avec le succès critique de ce petit chef d’oeuvre qu’est Undun, paru durant les Fêtes de fin d’Année en 2011. …and then you shoot your cousin, leur 11e opus, est un nouvel épisode dramatique au format très court (une grosse demie-heure, pas plus) et conceptuel suivant un schéma similaire à son prédécesseur mais dans une configuration toute différente.

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Danny! « Payback » @@@@½


C’est en furetant sur le blog One Mic (qui a réouvert à mon plus grand plaisir) que je suis tombé par hasard sur le clip « Payback » de Danny! (avec le point d’exclamation) avec les gars des iLLmont. Quelle claque ce son ! Par un autre hasard, je découvre qu’il est soutenu par Okayplayer, le site mais aussi le label des Roots qui a réouvert aussi très récemment. Décidément…

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Estelle « All of Me » @@@


Pour beaucoup, Estelle est la chanteuse du tube de l’été 2009 « American Boy » avec Kanye West, un hit mondial qui lui a permis d’obtenir pas mal de trophées dont un MOBO Award et le Grammy Award de la meilleure collaboration rap/chant. Même que les Cocoon l’ont repris dont une version folk assez funky. Mais c’est faire l’impasse sur ce très bon album r&b Shine dont est extrait ce morceau et le talent de cette chanteuse/rappeuse venue tout droit d’Angleterre. All Of Me, son troisième album, est sensé être celui de la confirmation de son succès.

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The Roots « undun » @@@@@


A chaque nouvelle sortie de l’orchestre hip-hop de Black Thought et Questlove, la même question : cet opus sera-t-il très bon ou juste excellent ? Il semblerait bien que Undun, dixième pièce des Roots, frise le sans-faute.

Pour continuer dans le changement, le groupe de Philladelphie s’est imposé un défi … Lire la suite sur Now Playing »

Amy Winehouse « Lioness : Hidden Treasures » @@@@


La disparition brutale d’Amy Winehouse l’été dernier nous a laissé sans voix. Les mots me manquent lorsque je réalise qu’on ne verra jamais le successeur du désormais classique Soul Back to Black (relire la chronique). Et on a tous de bonnes raisons de se méfier des albums publiés à titre posthume, surtout quand ils débarquent pendant la période d’achats de Noël… Mais c’est une autre magie très puissante qui nous désarme, celle du talent divin d’Amy et ses musiciens qui jaillit de ce recueil.

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John Legend & The Roots « Wake Up! » @@@½


Comme pour Seal, ce qui a aussi motivé John Legend à concevoir un album de reprises de standards de la Soul des sixties et seventies est l’élection de Barack Obama à la Maison Blanche. Drôle de coïncidence, à ce détail près que John est entré en collision avec les Roots durant la campagne présidentielle américaine de 2008. Même si l’enregistrement a débuté il y a deux ans, l’affiche est extraordinaire faut l’admettre, réunir ensemble le chanteur de l’écurie de Kanye West G.O.O.D Music et un groupe de hip-hop – un des meilleurs – unique en son genre car acoustique.

Le frémissement d’une ère de changements a été l’élément déclencheur de cette ferveur populaire et la base de l’inspiration de Wake Up. Peut-être que l’idée d’un album de reprises provient du fait la culture hip-hop, le gospel, le jazz et la soul étaient investies d’une mission et la voilà désormais accomplie, l’aboutissement d’une lutte la reconnaissance d’une communauté et de ses valeurs.

En tout cas, chacun des titres choisis pour cet opus est une pièce de choix, et pas forcément des chefs d’oeuvre connus du grand public, ce qui permettra en plus de découvrir des trésors remis à neuf en quelque sorte.

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The Roots « How I Got Over » @@@@


Chose promise, chose due : les Roots rempilent pour quatorze nouveaux titres, atteignant maintenant leur 156e chanson au total. La bande à ?uestlove et Black Thought en sont, avec How I Got Over, à leur 11e album, leur 3e chez Def Jam. C’est qu’on ne voit plus le temps passer après plus de vingt ans d’existence, les tournées, les live en direct du talk show Late Night Jimmy Fallon Show,…

Heureusement How I Got Over reprend là où les Roots nous avait laissé, sur la note positive de Rising Down avec le constrastant « Rising Up », repassant de l’ombre à la lumière comme on est passé du gouvernement Bush à Barack Obama. Le changement dans la continuité en somme.

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Erykah Badu « New AmErykah part two : Return of the Ankh » @@@@½


Une femme sait se faire attendre. Erykah nous a fait languir deux longues années depuis 4th World War (lire la chronique), avec cette promesse d’une suite : Return of the Ankh (Control Freaq Records/ Universal Motown). C’est-à-dire que durant ce hiatus, notre déesse de la NuSoul a mis au monde son troisième enfant, fruit de son union avec Jay Electronica.

Quant aux adeptes du baduisme, ils trouveront de la nourriture pour leurs esprits avec cette offrande divine, en commençant par la contemplation des détails de l’illustration de son livret entre psychédélisme, symbolisme et vieille SF, sur laquelle Erykah Badu est une androïde en cours d’émancipation.

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Skillz « The Million Dollar Backpack » @@@1/2


Question à un million de dollars : pour qui Skillz ghostwrite-t-il ? Pas de réponse. J’ai le regret de vous informer que jamais il nous l’avouera ouvertement, ses employeurs occasionnels également ont des clauses de confidentialités. N’essayez pas d’éplucher les livrets d’album hip-hop ou r&b tel un rat de bibliothèque des années durant, vous ne trouverez nulle part son nom en tant que parolier ‘fantôme’ inscrit autre part que sur ses disques ou lors de ses featurings. Le ghostwriter à temps partiel le plus célèbre de la planète gardera son secret jusqu’à la tombe. Skillz préfère mettre ses compétences de lyriciste option punchliner à son propre compte.

Et dire qu’avec tout le beau monde avec qui il a collaboré le long de sa carrière, il aurait encore pu être plus médiatisé que ça. À l’époque de From Where ?!?, où il se surnommait Mad Skillz, il côtoyait le collectif Da Basement, à savoir Timbaland, Missy Elliott et Magoo, il aurait pu ensuite embrasser une brillante carrière comme Mos Def au sein du label Rawkus, il aurait pu faire mieux avec Confessions of a Ghostwriter qui récupérait des morceaux du bootleg I Ain’t Mad No More (qui a suivi l’avortement de son contrat avec Rawkus Records), Skillz aurait pu capitaliser son rapprochement avec les Roots et Jazzy Jeff, il aurait pu faire un très bon éditorialiste avec rétrospectives annuelles The Rap-Up 200-something, mais il a préféré opter pour une ligne de conduite personnelle et suivre son propre chemin, avec sur le dos son Million Dollar Backpack (Koch Records). 

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HollyWeerd « Edible Phat » @@@@1/2


Mon gros coup de cœur de l’été. Encore une fois, c’est Big Ad de Streetblogger qui m’a conseillé ce ‘mixtalbum’ très spécial, contribuant à l’essor du mouvement hipster-hop aux States. Je l’ai écouté une première fois en streaming sur HipHopDX, et j’ai grave surkiffé. Donc, poussé par mon intérêt soudain, je vais pour visiter leur page myspace (la suivante : www.myspace.com/hollyweerd) et je vois écrit au-dessus de leur bio « click here to download ». Yes ! Presque par réflexe, je rapatrie leur tape digitale illico presto sur mon mac pour me le réécouter sans tarder. 

J’en profite aussi pour lire les informations concernant ce groupe d’Atlanta, néoformé à la mi-Novembre 2007 par The Dreamer, Stago Lee, Tuki et The Love Crusaders, arborant un style de hip-hop d’un genre vraiment à part, quelque part situé en périphérie de la galaxie des Outkast, dans le système de Weirdo, pas loin du système des Sa-Ra Creative Partners. D’après ce que j’en lis, ils se qualifient eux-mêmes d’ultra-créatifs (autrement dit inclassables), en intégrant dans leur musique rap de la New Wave, des trucs Ghetto Tech Music… Bref, autant vous dire que c’est incroyablement original, space et funky fresh ! 

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Al Green « Lay It Down » @@@@


Les vétérans de la soul music ne connaissent pas la retraite artistique. Aujourd’hui âgé de 63 ans, Al Green a sorti en cette saison des amours Lay It Down chez le prestigieux label Blue Note, son  37e disque (!) en 41 ans de carrière de chanteur (en comptabilisant ses albums gospel qui lui ont valu de nombreux Grammy Awards et diverses compilations de Noël).

Pour donner une brise légère à sa musique qui commence à faire son temps et sans la dénaturer, ni faire néorétro ou vintage pour entrer dans la tendance actuelle, notre légende vivante s’est tournée pour la production de cet album vers deux représentants de la tribu Soulquarian : ?uestlove, le chef d’orchestre des The Roots, et l’éminent producteur nusoul, James Poyser. Parce que d’abord, Al Green sait vivre avec son temps, quoi qu’il fasse, il demeure indémodable. 

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The Roots « Rising Down » @@@@


Pour gagner du temps, on vous dispensera du sempiternel paragraphe d’introduction récapitulant la biographie et la discographie exceptionnelle d’une des meilleures formations hip-hop au monde que sont The Roots.

Aujourd’hui à leur huitième album studio, leur second à paraître chez Def Jam, le groupe de Philadelphie est plus que jamais en phase avec l’actualité et le moral des gens, entre dépression, oppression, menace de récession économique (crise des subprimes), régression de la considération des descendants des immigrés et tout un tas d’autres pressions, tensions, agressions… Et pour cause, le contexte politique et la cause afro-américaine sont au centre de tous les débats aux Etats-Unis en ce moment, et pas seulement avec la campagne de Barak Obama pour l’investiture démocrate. Depuis les dévastations provoquées par l’ouragan Katrina en 2005 qui a transfiguré les Etats du Sud en pays du Tiers-Monde, la cicatrice refermant l’épisode sombre de la traite des Noirs s’est rouverte telle une plaie infectée et béante. Les vieux démons ont rejailli de l’inconscience collective, il n’y a qu’à regarder ce qui s’est passé avec les propos insultants de Don Imus, le fait-divers Jena 6 et le meurtre de Sean Bell. Des affaires sensibles très médiatisées pour constater dans notre une grande démocratie comme la leur que la communauté afro-américaine souffre de discriminations raciales révoltantes et d’aberrations judiciaires tout à fait scandaleuses. Toute cette page politique et sociale est une source d’inspiration pour des artistes hip-hop comme les Roots sur ce Rising Down et prochainement Nas et son très attendu Nigger (rebaptisé Nasir).

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Erykah Badu « New AmErykah Part One : 4th World War » @@@@


À tous les baduistes de la Terre, la reine mère Erykah arrive avec une missive pour éveiller les consciences endormies de son peuple de New Amerykah. Une nouvelle Erykah Badu, une nouvelle musique soul, une œuvre afro-américaine corps et âme dont voici la première partie sous-titrée 4th World War. Ce thème fort à méditer sert à dépeindre le vrai visage de l’Amérique moderne sous des traits sombres et ensanglantés, pointant du doigt ses plaies ouvertes par le système qui oppresse les minorités de descendants d’immigrés africains, maintenus en esclavage dans les ghettos des Etats-Unis de notre 21e siècle.

Retour en arrière pour commencer l’opus, vers les années 70, dans les années Blaxploitation. Malcom X, Martin Luther King, les Black Panthers, Jimi Hendrix,… la révolution était en marche, le rêve d’un métissage culturel, le combat contre le racisme étaient en route. « AmErykahn Promise » (réprise du morceau du même du groupe RAMP produit par l’illustre Roy Ayers) part de cette racine, de l’espoir de cette ère nouvelle, dans laquelle Erykah est née et a grandit, de cette époque pas si ‘peace & love’ pendant laquelle les communautés black ont lancé des affronts dans la volonté d’améliorer leur existence et leurs droits. « Je t’aimerai œil pour œil, dent pour dent (trad) » lance-t-elle dans ce flashback musical qui rappelle un moment clé de cette lutte pour la liberté. Trente ans plus tard, l’aube de ce rêve américain se trouve sous les ruines des archives de l’histoire, le combat continue encore sous une autre forme même si certaines choses se sont améliorées, en façade.

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Mark Ronson « Version » @@@@


L’histoire de Mark Ronson, elle peut se résumer à la description d’un Curriculum Vitae remarquable. Cet anglais féru de Hip Hop, Soul et Rock débute comme disc-jockey à New-York, avec quelques escales sporadiques à Milan et Paris pour animer des soirées chics (Gucci, etc…). Peu à peu, notoriété faisant, il devient une célébrité dans le milieu et se lance dans la production en 2003, avec son premier essai Here Comes The Fuzz, dont était extrait le super-tube « Ooh Wee », le morceau d’ouverture du film Honey (avec Jessica Alba et Mekhi Phyfer) et le début de la vraie aventure. L’ascension se poursuit lorsqu’il contribue au lancement de Saigon avec son street-album Warning Shots, signe Rhymefest sur son label AllIDo Records, collabore avec Christina Aguilera sur Back to Basics et clou du spectacle cette année 2007, Mark provoque le succès international de la chanteuse Amy Winehouse grâce aux singles « Rehab » et « You Know I’m No Good ».
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The Roots « Game Theory » @@@@@


– Pour des raisons pratiques et ludiques, il est conseillé d’imprimer cet article (en utilisant la fonction « version imprimable ») afin de mieux profiter des mini-jeux présents dans cette chronique. Les réponses seront affichées en « blanc » à la fin de l’article (visible uniquement par surlignage) –

La théorie des jeux
Créée dans les années 50 par John von Neumann et Oskar Mogenstern, la théorie des jeux a pour usage de modéliser mathématiquement le fonctionnement de certains systémes économiques, politiques, relations internationales, de droit et de biologie. Comme tout le monde le sait, un jeu est régit par des règles et les stratégies adaptatives des joueurs qui cherchent chacun à maximiser leurs chances de succès. La théorie des jeux consiste donc en la synthèse de toutes les interactions possibles entre ces stratégies des individus/groupes et des gains respectivement mis en jeu, par défaut définis à priori, afin de prévoir des probabilités de réussite sur le long terme, des issues possibles et des solutions à divers problèmes socio-économiques : négociations, compétition entre adversaires,… C’est l’idée sous-jacente que suppose ‘Game Theory’, le 7e album studio des The Roots, en appliquant cette théorie à l’échelle du rap game et le résultat est là : après près de quinze ans d’activisme, les Roots ont fait le pari de la longévité et de la qualité aux dépends des ventes pour faire partie parmi les meilleurs groupes de Hip Hop au monde (avec les Outkast, le Wu-Tang Clan et quelques autres).

Chronique (très) originale écrite le 6 Septembre 2006.

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