Archives du mot-clé Twista

Twista « Dark Horse » @@


Twista a connu son heure son heure de gloire avec le platine Kamikaze dont les ventes furent boostées grâce aux singles produits par Kanye West (« Slow Jamz« , « Celebrity Overnight« ) et R Kelly. Une bénédiction devenue peu à peu une malédiction car tous les albums suivants étaient de très moyenne facture, le rappeur essayait à chaque fois de recycler les éléments qui ont fait son succès passé, en vain.

Nous voilà dix ans plus tard et Tung-Twista ne souffle plus le chaud et le froid sur la Cité du Vent. Alors il se remet en selle avec Dark Horse. Pour quoi ce titre d’ailleurs? Quel rapport entre la tornade de Chi-Town et le cheval noir… Tornado…? J’ai rien dit.

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Sir Michael Rocks « Banco » @@@


Chuck Inglish a sorti son premier effort solo Convertibles, au tour de Sir Michael Rocks de se lancer avec un album pas loin d’être auto-produit. Un autre style, tout aussi cool.

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Tony Touch « The Piece Maker 3: Return of the 50 MC’s » @@@@


Revenons en arrière, autour des années 2000. Les mixtapes étaient encore des objets physiques rares et recherchés, sous forme de cassettes ou CDs, puis converti en mp3, disponible de manière pas très légale… Beaucoup de DJs, et de rappeurs (50 Cent en est le parfait exemple), ont profité de ce nouveau marché parallèle en forte expansion dans le rap game pour balancer de vraies exclus avant tout le monde. Ce produit self-made était…

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The infamous Havoc of Mobb Deep « 13 » @@@½


Des deux Mobb Deep, Havoc est celui qui a le plus évolué dans l’ombre de son comparse, davantage sollicité pour ses prods que pour ses raps, ce qui peut paraître injuste vu ce qu’il est capable de faire au micro. Pour ce qui est de sa discographie solo, elle est moins reluisante que Prodigy, se limitant à deux projets peu relevants. D’un naturel discret, il se couvre de ridicule sur Twitter fin 2012 en insultant Prodigy, puis se rétractant en avançant des excuses bidons. Une diss-track semi-subliminale suivra (« Separated« ) après ses conneries sur le réseau social, mettant à mal le retour des Mobb Deep. Finalement les choses finissent par se tasser (ouf…), au nom du 20e anniversaire du groupe, avec une tournée à la clé. Son 3e opus, 13 (parce que 13 pistes), lui, était resté programmé quoiqu’il arrive.

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Joe Budden « No Love Lost » @@½


Avec une carrière reboostée par la signature du super-groupe Slaughterhouse (dont il fait partie) chez Shady Records, Joe Budden avait toutes les cartes en main pour renouer avec le succès qui l’avait lâchement plaqué après le disque d’or de son premier album éponyme chez Def Jam en 2003. Bien que No Love Lost, son troisième album (plus ou moins…), soit édité sur la grosse structure indé E1 (ex-Koch Records), le MC du New Jersey a tout de même pu compter sur des gros featurings et des producteurs à la mode pour se mettre à la page. Il livre ici son album le plus accessible, mais en contrepartie le plus médiocre de sa carrière.

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Machine Gun Kelly « Lace Up » @@½


C’est qui ce blanc-bec au look de lycéen punk qui se fait appeler Machine Gun Kelly? Encore un type qui surfe sur la veine de ces visages pâles tatoués comme Mac Miller et Yelawolf ? Ce spécimen de 22 ans qui nous arrive de Cleveland a connu un parcours devenu académique en commençant par des mixtapes en 2006 avant de se connecter avec des poids lourds, ici les Three 6 Mafia qui lui mettent le pied à l’étrier. Ce n’est qu’en 2011 que Diddy lui met la main dessus, lui tend un stylo et une offre qui ne se refuse pas. La suite on la connaît mieux: un feat avec DMX, un EP Half Naked & Almost Famous et maintenant cet album Lace Up, du même nom que sa mixtape parue en 2010.

Merci Wikipedia de m’avoir fourni la moitié de ces infos sur MGK. Ah si, je connais une anecdote sur lui, et c’est par le biais de Vinnie Paz (oui oui) que je l’ai apprise: il a connu le rap grâce à « Roll Out » de Ludacris.

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Too $hort « No Trespassing » @@@½


Vous avez devant vos yeux le rappeur en activité qui accuse de la meilleure longévité dans le rap game. Oui, autant qu’un LL Cool J ou KRS-One. Too Short, 45 ans, a sorti son premier album Don’t Stop Rappin’ en.. 1983 ! No Trespassing n’est que seulement son dix-neuvième album… Quel est son secret ? Le concernant, c’est d’être resté constamment fidèle à lui-même depuis si longtemps, plus à lui qu’aux femmes. Trente ans que ça dure !

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DJ Khaled « We The Best Forever » @½


Rentrons dans le (gros) tas. We The Best Forever est un concentré hautement toxique de ses quatre précédents LP : même format douze-titres, mêmes hitmakers, les mêmes featurings qui reviennent, idem pour les thèmes (hood, succès et tout le toutim), quelques nouveaux noms en plus et Khaled ne produit aucun instru.

Et le plus dingue, c’est que le style demeure invariable. On a l’impression d’entendre le même disque qui ressemblait au disque précédent, qui lui-même ressemblait au disque précédent, qui lui-même aussi ressemblait au disque précédent, etc… c’est pas compliqué d’entuber les gens en faisait du copier/coller, il suffit simplement de mettre une autre cover. D’ailleurs, la pochette ressemble étrangement à celle de L’Palais de Justice de Freeman. Je dis ça, je dis rien… Bref, rien n’a changé, sauf son label qui s’appelle Cash Money Records maintenant.

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Tech N9ne « All 6’s and 7’s » @@@@


Il n’est pas faux d’affirmer que Tech N9ne est un monument à lui tout seul. Depuis Everready, sa cote de popularité a grimpé en flèche, entraînant par corrélation une montée en puissance de sa carrière. Avec plusieurs constantes : son flow semi-automatique et une équipe de producteurs de choc (Seven, Wyshmater,…). C’est reparti pour une pléthore de nouvelles tracks sur All 6’s and 7’s, titre de ce nouvel album riche en collaborations.

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Killer Mike « Pl3dge » @@@½


Et de trois. Killer Mike boucle sa trilogie avec Pl3dge, avec le support du label de T.I., Grand Hustle. Une sortie sous de bons auspices pour Mike Bigga, lancée par le single bouncy aux saveurs orientales « Ready Set Go » produit par No I.D. (Kanye West, Common,…), sans parler du remix avec Big Boi des Outkast, avec qui il a enterré la hache de guerre depuis un petit bout de temps.

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Travis Barker « Give the Drummer Some » @@@½


Avec Questlove des Roots, probablement l’un des meilleurs batteurs au monde. C’est ce qu’on disait déjà de Travis Barker lorsqu’il évoluait au sein des Blink 182, la formation punk-rock qui faisait (pour certains d’entre nous) office de bande-son dans les soirées beuveries au lycée et à la fac. Lorsque le groupe a décidé de faire un break, Travis s’est occupé de ses divers side-projects et a commencé à porter un regard intéressé au hip-hop. D’abord en remixant une pléthore de morceaux, puis c’est devenu un truc plus sérieux quand il a travaillé sur les singles de Paul Wall, The Game (« Dope Boys »), Warren G (« Let’s Get High »), Lil Wayne, Rihanna… Au grand dam de son public ckeu-ro, Travis Barker parachève sa reconversion avec son premier album, un album majoritairement hip-hop, Give the Drummer Some.

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Bun B « Trill O.G. » @@@½


Vingt ans qu’il évolue dans le game, inutile de préciser que Bun B a atteint le statut de légende urbaine, au même titre que son défunt comparse Pimp C. Et c’est loin d’être terminé, ses apparitions en featuring n’ont visiblement pas faiblit ces derniers mois, les sollicitations sont nombreuses à l’heure qu’il est, presque autant qu’un Lil Wayne ou Busta Rhymes.

‘Trill’ est la marquée déposée de notre king de l’underground, c’est son terme à lui, peu importe qui le reprend aujourd’hui. Trill OG était le jeu de mot tout trouvé pour la suite et fin de la trill-ogie lancée par Bun B en 2006, un troisième volet qui se calque ni plus ni moins sur les précédents, une conclusion qui s’achève comme celle de cet article.

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Twista « Category F5 » @@@


Le 14 Juillet 2009, c’était jour de Fête Nationale en France. Aux Etats-Unis, une tornade de catégorie 5 (intensité et dommages maximum) menaçait la Cité du Vent : le 5e album de Twista.

Comme on le sait tous, les prédictions météo ne sont pas une science exacte et il fallait vérifier par nous-mêmes, à nos risques et périls, la puissance destructrice de ce phénomène récurrent qui en 15 ans n’a cessé de souffler périodiquement des tourbillons de vent dans le rap game, mais dont la force diminuait au fil des ans depuis son passage dans le mainstream.

Plusieurs éléments ont fait que les spécialistes ont rehaussé le niveau d’alerte pour en arriver à la Category F5. Premièrement, le repêchage de Twista chez la major EMI après un bref passage chez Koch Records avec les Speedknot Mobstaz et son Get Money Gang. Deuxièmement, un retour aux sources avec la contribution des producteurs locaux Toxic et The Legendary Traxster. Quel est le bilan des dégâts à J+7 ?

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Alchemist « Chemical Warfare » @@@1/2


Avec 1st Infantry, Alchemist a gravi un échelon décisif dans sa carrière : en plus de produire pour des figures majeures de l’underground (Prodigy, Evidence, Pharoahe Monch…), sa réputation lui a permis de se connecter avec des rappeurs mainstream (comme Fat Joe, Snoop Dogg, Jadakiss ou Lil Wayne). En cinq ans, son style de prod a évolué avec l’acquisition de nouveau matériel et son statut a fait un bond gigantesque lorsqu’il est devenu le nouveau DJ officiel d’Eminem (en remplacement de DJ Green Lantern viré pour crime de lèse majesté envers 50 Cent).

En préparation depuis trois ans environ, Chemical Warfare allait nous rendre compte de l’évolution d’Alchemist. Nous en avions eu un avant-goût avec son EP The Cookbook sorti fin 2007, dont est tiré l’extrait « Lose Your Life » feat Snoop Dogg, Pusha T des Clipse et Jadakiss. Ce titre anxiolytique se retrouve sur cet album, contrastant avec le brillant single « Smile », superbe morceau entre rap et soul d’un tout autre niveau, avec Twista et le chanteur Maxwell en guests. Chemical Warfare est sorti chez E1 Entertainment, ex-Koch Records.

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Kanye West & Malik Yusef presents « GOOD Morning, GOOD Night » @@@@


malikanyeduskVous vous rappelez des Last Poets sur « The Corner » de Common? Leur forme d’expression est un art urbain qui fut en quelque sorte la préhistoire du rap : le spoken-word, ou slam comme on dit chez nous, un courant qui s’est popularisé avec Grand Corps Malade et Abd Al Malik. Malik Yusef fait partie de cette caste de poètes de rue dont l’écriture se résume à de l’art authentique. Son nom me disait bien quelque chose. Rétrospectivement, je réécoutais One Day It’ll All Make Sense de Common (toujours) et Malik y déclamait un très beau texte, « My City », portant un regard sur sa ville de coeur et de résidence, Chicago, la Cité du Vent. C’était sa première apparition officielle en featuring.

Douze années dans le circuit et dans les rues de Chi-town, et Malik Yusef finit propulsé par la structure G.O.O.D Music et 101 Distribution avec GOOD Morning, GOOD Night, Kanye West étant évidemment le producteur exécutif du premier projet indépendant de son label (c’est important de le souligner). Rectification : des deux premiers projets sortis en indépendant sur son label. En effet, Malik & Kanye ont, sans vouloir jouer sur les mots, mis les bouchées doubles, non pas en livrant un double-CD, mais deux albums jumeaux : Dawn et Dusk. Mettez le temps en suspend pour écouter les paroles qui sortent de sa bouche de ce grand orateur… pendant 2h30 (en cumulé).

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