Archives du mot-clé Kendrick Lamar

Kendrick Lamar « DAMN. » @@@@


Alleluia, King Kendrick est revenu parmi nous avec son troisième album chez Aftermath. Dayumn! D’accord, le rendu final n’a pas la gueule de la tracklist inventée par un fan promettant un orgasme auditif avec des noms comme Kanye West, Q-Tip, Andre 3000, Thundercat et D’Angelo, aucun de ces noms n’y figure. Faut se l’avouer, cette hypothétique tracklist nous avait tous surexcités peu après l’extrait « Heart 4 » qui nous donnait un mystérieux rendez-vous pour le 7 Avril, rendez-vous qui fut ajourné au vendredi suivant, le 14.

Illustré par cette pochette semblable à une couv’ de magasine, DAMN. a été, le jour même de sa sortie, aussitôt sacralisé (le terme ‘classique’ était déjà lâché sur les RS) et fait l’objet de théories (pas si farfelues soit-dit en passant) autour d’un possible second album (parce que GOD/DAMN, DAMN/NATION), ce qui en soi n’a plus rien d’impossible en 2017. Pour mettre les choses au clair, l’intéressé a réfuté cette possibilité. Et tant qu’à mettre les choses au clair, ‘Damn’ ne se lit pas au sens du juron (« mince », NdT), il a fallu lire les récentes interviews de monsieur Lamar qui expliquait que la religion était l’élément central de ce nouvel opus pour comprendre que le titre se lit par « damné », « satané ». Être Kendrick, marcher sur ce destin extraordinaire, ce n’est pas simple.

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Mike WiLL Made-it « Ransom 2 » @@@


Future, ScHoolboy Q, Rick Ross, Mariah Carey, 2 Chainz, Juicy J, Miley Cyrus, Jeezy, Ludacris, Gucci Mane, Puff Daddy et même Jay-Z et Beyoncé, tous ces artistes ont en commun d’avoir fait appel à celui dont les beats sont précédés du fameux slogan « Mike Will made it ». Bien qu’il ait cette capacité de jouer les caméléons en mettant les pieds aussi bien dans le r&b ou la pop, Mike Will est reconnu pour être un acteur devenu incontournable de la trap music, au point d’avoir une réputation de tueur, au même titre que des Zaytoven ou plus récemment le jeune Metro Boomin’ (qui commence peu à peu à lui faire de l’ombre). Ransom 2 est le premier album portant sa signature.

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Thundercat presents « Drunk » @@@@½


Au début de sa modeste carrière, Stephen Bruner n’était crédité que pour ses dons de bassiste pour des artistes allant des membres des Sa-Ra à la reine Erykah Badu. Mais ça ne suffisait pas, son potentiel artistique lui réclamait de créer sa propre musique, un potentiel que ce sorcier de Flying Lotus a vu, lu et cru en lui. FlyLo le signe sur son label Brainfeeder, lui produit ses deux premiers albums apocalyptiques alors qu’une complicité s’installait entre eux deux, puisqu’ils n’ont eu de cesse de collaborer l’un pour l’autre, avec à chacune de leurs créations un émerveillement certain.

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A Tribe Called Quest « We Got It From Here… Thank You 4 Your Service » @@@@½


La dernière fois que les légendaires A Tribe Called Quest ont sorti un album, c’était en 1998 avec The Love Movement, cinquième classique d’une discographie exceptionnelle. Putain, dix-huit ans ! Une frange du public portait des couches, mangeait ses crottes de nez ou salissait ses draps quand cet album est sorti. En cette sombre année 2016, voilà que le groupe fait son grand retour avec un sixième opus, le final We Got It From Here… Thank You 4 Your Service. Au grand complet s’il-vous-plaît et surtout, fidèles à eux-mêmes. Trop beau pour être vrai ? Et pourtant.

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Danny Brown « Atrocity Exhibition » @@@@


Que ça a été long d’attendre le successeur de Old. Cet opus-ci nous avait permis de diagnostiquer trois ans plus tôt à quel point Danny était bipolaire et complètement tordu, que ce soit dans ses textes ou les choix d’instrumentaux. Le rappeur de Detroit n’a pas peur des excès tant qu’il reste en vie pour rapper des trucs de ouf. Cette fois avec Atrocity Exhibition, qui sort chez Warp et non plus Fool’s Gold, mister Brown pousse le bouchon un peu plus loin.

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Mac Miller « The Divine Feminine » @@@@


Les rappeurs blindé de thunes n’ont plus le temps de parler des difficultés de la vie, que ce soit dans les quartiers ou dans une famille sans le sou, des efforts à fournir pour s’en sortir, etc… Avec un ascenseur social menant vers les sommets, leur lifestyle change du tout au tout avec les chiffres qui s’accumulent sur le compte en banque. Comme le disait Rakim « Hip Hop ain’t where you from, it’s where you at ». Et quand tu te trouves à toucher les nuages, subitement devenu capitaliste ultra-libéral, ce sont les mêmes sujets qui viennent, ces réponses à « que vais-je faire de toute cette oseille » : acheter des grosses bagnoles de luxe, inviter des postbad instagrameuses et parler d’amour/sexe. Le rappeur de Pittsburgh Mac Miller y consacre tout son quatrième album, se sentant l’âme d’un poète transi d’amour, tel un Julien Clerc casquette à l’envers chantant « wesh meufs, je vous kiffe« .

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Travi$ Scott « Birds in the Trap sing Brian McKnight » @@@½


« Rodeo est la bonne surprise de la rentrée 2015, mais on ne sait quoi penser de ce Travi$ Scott. Il laisse cette impression d’être le gars qui était là au bon endroit, au bon moment, avec le bon entourage. Sa mixture tient la route jusque que sur la Westside, perché entre fastlife et highlife. » Telle était la conclusion de ma chronique de Rodeo sorti l’an passé, un premier album hyper bien produit (surfait?) grâce à un Mike Dean déterminant. À peine le temps de digérer ce premier opus que Travis remet ça avec Bird in the Trap sing Brian McKnight, n°1 aux US la semaine de sa sortie.

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Isaiah Rashad « The Sun’s Tirade » @@@@½


Dire qu’à la fin du mois de juillet personne n’aurait pu prédire que le responsable de l’été indien dans le rap n’est autre que le premier LP de ce garçon du Tennessee. Signé chez TDE, bastion des Black Hippy, le jeune Isaiah Rashad fut intronisé dans le game grâce à son éblouissant mini-album Cilvia Demo l’an passé. L’avoir vu sur scène (en première partie de Schoolboy Q) m’a permis d’être définitivement subjugué  grâce à sa vibe et sa gestuelle de mec qui trippe grave. En route sans tarder avec The Sun’s Tirade.

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Frank Ocean « Blond(e) » @@@½


Tout a déjà été analysé, décrypté, commenté, à propos  de la double sortie de Frank Ocean un week-end du mois d’aout 2016, après des mois et des mois à être resté hermétique à la pression insistante de la Terre entière. Le film à écouter Endless -> prétexte pour conclure le contrat chez Def Jam, le successeur de Channel Orange de couleur Blonde -> exclu digitale sur Apple Music, Boys Don’t Cry -> le nom de sa structure indé et son magasine. Plus une attente supplémentaire de quelques jours qui s’ajoute à quatre ans de hiatus pour en disposer sur Spotify… Mais pas de quoi tomber à la renverse.

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DJ Khaled « Major Key » @@@


Plutôt de faire des copier-coller depuis 4-5 albums déjà, parce que sa liste de contacts ne s’est jamais vraiment renouvelée, DJ Khaled a trouvé un hobby super chouette : devenir le roi de Snapchat. Entre séquences  ridicules et surréalistes assimilées à du second degré involontaires et conseils positifs comme touchants, notre patapouf préféré est devenue une sorte de JCVD du rap game. Ses clefs du bonheur et du succès sont devenus des gif, des memes, cultes. Et sa méthode Coué a visiblement bien fonctionné puisque Roc Nation le manage désormais et lui ouvre la clef des champs, en réalité augmenté comme sur la pochette. Son meilleur effort de gestion depuis Listenn… The Album et We The Best.

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ScHoolboy Q « Blank Face LP » @@@@


Parmi les Black Hippy, il y a d’abord Kendrick Lamar, l’intello de Compton et protégé de Dr Dre, celui qui tire le groupe, le label TDE et le rap tout entier vers le Haut; Jay Rock, le tHug pur jus originaire de Watts qui démarre ses couplets sans vaseline; Ab-Soul, le poète emo-street de Carson cacHé derrière des verres à la Eazy-E; et enfin l’Homme au bob, la personnalité qui nous intéresse particulièrement ici, ScHoolboy Q, le bandit carburant à la lean qui nous vient de Hoover Street.

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Mistah F.A.B. « Son of a Pimp, part 2 » @@@@


Voici la suite que personne n’attendait de Son of a Pimp qui a fait connaître il y a onze ans ce cher Mistah FAB comme un représentant majeur de la Bay Area, mais sans doute que certains se rappellent mieux de notre ballplayer son Baydestrian en 2007 en plein boom du mouvement Hyphy. Depuis le rappeur d’Oakland n’a pas quitté le milieu, proposant sur le marché local plusieurs mixtapes par an pour ne pas perdre la main, et finalement nous sommes heureux de son retour sur les devants de la scène. Il arrive des come-backs comme ça qui font bien plaisir, et celui-ci est particulièrement réussi, un vrai festival vu la pléthore de guests et plus d’1h20 de musique.

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Beyonce « LEMONADE » @@@@


Nul besoin de présentation, vous connaissez toutes et tous la reine Beyoncé, alors entrons directement dans le vif de sujet : LEMONADE. Comme pour Drake, l’arrivée de ce sixième album pour le mois d’Avril était secret de Polichinelle. La première secousse fut la diffusion en grande pompe du clip « Formation« , histoire de créer la surprise, suffisant pour relever son armée de fans derrière elle, la fameuse Beyhive. Une rythmique sèche et contemporaine signée Mike Will Made It qui rappelle « Flawless« , un texte co-écrit par les gamins de Rae Sremmurd, des images fortes qui évoquent le mouvement Black Lives Matter, l’esclavagisme, Katrina, un double doigts d’honneur très chic, le cocktail est explosif.

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Kanye West « The Life of Pablo » @@@½


Je veux vous parler du plus grand artiste rap de tous les temps, d’un album magnifique, de l’oeuvre de toute une vie, le pinacle d’une carrière, l’achèvement ultime après la construction d’une famille avec une femme vertueuse, de quelque chose d’absolument grandiose, qui fait battre notre coeur.
Ce n’est pas du tout l’objet de cette chronique.
Non en vrai, je vais plutôt parler d’un album conçu dans la précipitation dont on pouvait suivre les étapes de ce puzzle comme un programme de Twitter-réalité, et dont l’auteur est un homme avec un immense trou noir entre les fesses et un melon capable de provoquer une éclipse solaire, tout ça pour au final faire la quête pour les Illuminatis.

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Kendrick Lamar « untitled unmastered » @@@@


Sortir des albums de nulle part en prévenant une semaine maximum à l’avance, ou bien carrément sans prévenir du tout, commence à devenir une habitude dans l’industrie musicale. Mais l’effet de surprise est toujours réel. C’est le coup de poker que la structure Top Dawg Entertainment a tenté en livrant un mini-album de démos (ou ‘leftover’) de Kendrick Lamar, logiquement intitulé untitled unmastered. On peut voir ça aussi comme un cadeau suite à sa récompense du Grammy Award du meilleur album rap avec To Pimp a Butterfly.

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