Vince Staples « Big Fish Theory » @@@@


Après avoir mis le feu à la baraque avec l’EP Hell Can Wait, le jeune Vince Staples est revenu l’été 2015 pour évoquer dans une chaleur étouffante les souvenirs de la période estivale de 2006 (Summertime ’06). Le mois de juin caniculaire était un prélude pour nous préparer au retour de notre pompier-pyromane de Long Beach avec un des albums de cet été 2017, Big Fish Theory (ARTium Recordings/Black Smith/Def Jam). Mais pas très rap « rap » comme vous pourrez l’entendre, encore moins westcoast, le rappeur a négocié le virage du second album en driftant sur la voie de l’électro.

Pas de services de son mécène No ID, ni de Clams Casino ou DJ Dahi, Vince Staples a renouvelé la majeure partie des producteurs pour sélectionner des électroniciens qui se sont faits un nom : le californien Sophie, Sekoff ou encore l’australien Flume. Musicalement, l’esthétique possède les touches caractéristiques de ses précédents projet savec des choix de prods minimalistes et techniques à la fois, en somme ultra-modernes et dorénavant hybrides entre hip-hop et musique électronique, ce que l’on a pu entrevoir du single « Big Fish » (prod Christian Rich) avec Juicy J bien calé sur le hook en mode baller.

Nos enceintes crachent des flammes et les sonorités électro rafraîchissantes font office de douche salvatrice. D’où la métaphore du pompier-pyromane. Avec « Party People« , « Love Can Be » ou « Rain Come Down » (le refrain de Ty Dolla $ign se marie étonnement bien avec cette house) à fond les ballons, on se croirait dans festival estival avec jets d’eau. Hâte de voir ces chansons sur scène, en incluant la méga-bombe « Yeah Right » avec un couplet (de feu évidemment) de Kendrick Lamar. Ce genre d’avant-gardisme qui rappelle Timbaland ou les Neptunes à leurs débuts. On perçoit aussi des pointes de glitch placés par Sekoff comme sur « Alyssa Interlude« . Evidemment, certains sons (mais très peu car il n’y a que 12 titres dont 2 interludes) sont plus streets dans l’âme comme « SAMO » et le downtempo trap « 745« . Autrement Vince s’essaie sur des expérimentations électro comme l’uptempo anti-système « BagBak » et « Homage » qui fait beaucoup de vagues avec ses sonorités ‘aquatroniques’.

Le bonhomme est dans son élément quoi qu’il se passe et son flow s’adapte sur les beats pour un résultat optimal et en adoptant un champs lexical autour de la pêche (dommage que l’émission Thalassa ne soit plus). Vince Staples est dans son élément, entre feu et eau. Il semble avoir réalisé une bonne étude de risques. Et cette chère Kilo Kish qui signe de sa présence avec sa voix évanescente, et même A$AP Rocky ou Damon Albarn pour un choeur (celui de « Love Can Be« ), petit retour d’ascenseur suite à la participation du rappeur sur Humanz des Gorillaz.

Et puis c’est tout. Comment ça? C’est déjà fini? OK, des albums qui tournent autour de 40min. Big Fish Theory est minore dans cette fourchasse basse avec 36 minutes. Si on arrive à une estimation de 10minutes de textes rappés en cumulé sur cette durée, c’est déjà pas mal. Mais y a-t-il vraiment besoin de plus?

Au fait, si vous cherchez une idée de nom pour un poisson rouge…

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