Archives du mot-clé The Game

DJ Quik & Problem « Rosecrans » @@@@


L’an passé on s’était tous enjaillé sur Rosecrans, l’EP conjoint de DJ Quik et Problem. Les critiques étaient tellement bonnes et les réactions tellement positives que nos deux hommes basés à Compton nous ont promis une version longue, ce LP tant souhaité que voici, avec un filtre rose pour différencier la pochette de celle de l’EP. Bon il aura fallu attendre 2-3 jours que soit levée l’exclu Apple Music avant de disposer du double de morceaux sur les autres services de streaming, et nous en sommes heureux.

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The Game « 1992 » @@@½


Après trois albums documentaires sur le rap game, et même des soundtrack de documentaire, The Game se met à l’exercice de l’auto-biographie avec 1992, ce qui ne change pas trop de ce qu’il sait faire d’habitude en réalité, si ce n’est de parler à la première personne tout le temps. En 1992, une année qui restera gravé à jamais dans la mémoire des californiens, cet album nous redit exactement pourquoi.

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Dave East « Kairi Chanel » [mixtape] @@@½


Dave East, retenez bien le nom ce rappeur. Enfin, quand on parle de nom, ‘East’ n’est que celui d’artiste, qui représente le East Side d’Harlem, son vrai nom de famille étant Brewster. Celui qui aurait pu démarrer une carrière en NBA a préféré s’adonner à sa véritable passion, le rap, logique quand on a connu les débuts de mois difficile en écoutant Cam’Ron et les Dipset, mais aussi Notorious B.I.G., Nas, Raekwon et les Ruff Ryders. Dave était également proche de Chinx, un rappeur de l’entourage de French Montana assassiné l’an passé.

Laissant de côté les parquets des universités, Dave East se fait les dents en 2010 avec quelques mixtapes pendant quatre ans, avant d’être sérieusement repéré avec celle qui s’appelle Black Rose. C’est à ce moment-là que son nom se fait connaître, qu’il commence à devenir convoité. Le réputé DJ/producteur Statik Selektah l’invite sur Lucky 7 tandis que Nas cherche tout prix à le contacter, d’abord par le biais de son frère Jungle des Bravehearts, afin de le signer en premier sur son label Mass Appeal. Une fois le paraphe en bas des feuilles du contrat un jour de 2015, le buzz s’amplifie et l’harlémite balance Hate Me Now, avec NYC derrière lui pour le pousser et des guests prestigieux (Pusha T, Mack Wilds. Jadakiss…). Le titre de cette mixtape n’est pas sans rappeler le single de Nas datant de 1999. Les choses s’accélèrent un peu plus, XXL le photographie pour le trombinoscope de la promo des Freshmen 2016, Nas le place sur la soundtrack du film The Land Cette ascension franchit un nouveau palier puisque la veille de la sortie attendue de sa nouvelle mixtape Kairi Chanel le 30 Septembre dernier, Dave East, 28 ans, entre dans la cour des grands en signant un deal chez Def Jam. Un rêve devenu réalité pour lui.

Kairi Chanel est le nom que porte sa fille née cette année, ce qui va d’autant plus faire évoluer le garçon en matière d’épanouissement et responsabilités personnels, déjà que pour cette mixtape, Dave se base principalement sur son histoire personnelle. Le premier titre s’intitule « It Was Written », de nouveau une allusion à son mécène Nas en prenant l’intitulé de son second album paru en 1996. Dave évoque sur ce morceau les principes qu’on lui a inculqué dans sa jeunesse et cite cette rime « Got dreams Biggie featured me on Life After » qui en dit long sur son rêve de percer dans le rap, une réalité qu’il vit aujourd’hui. Cela s’entend dans son flow qu’il est parti de rien et dans ses textes avec quelle détermination il est prêt à tout pour réussir. Avec des productions signées Mr Authentic, Cardo ou Phonix Beats, cette tape digitale est de nature relativement hétérogène, un point fort comme un défaut démontrant l’aisance de Dave dans plusieurs styles de rap, aussi bien Eastcoast pur et dur (« Keira Chanel ») que crossover (« Slow Down »), en passant inévitablement par l’essai de chant à l’autotune (« Eyes On Me ») et la trap (« Can’t Ignore »). En fait, Kairi Chanelmarque vraiment la transition entre la rue et le mainstream, là où se situe très exactement Dave aujourd’hui.

Les guests témoignent bien de sa crédibilité dans la ville de New-York, que ce soient Fabolous ou son idole Cam’Ron(sur « S.D.E. »), même jusque Philadelphie, puisque le vilain garçon Beanie Sigel répond présent. Si la voix de Beans sur « The Real is Back » fait froid dans le dos, c’est parce qu’il a subi une ablation d’un poumon après avoir essuyé un tir de balles il y a deux ans. 2 Chainz et The Game participent aussi, chacun représentant son côté, Sud et Ouest respectivement, afin d’introniser Dave sur d’autres territoires. Tout lui réussit cette année pour Dave East, mais maintenant qu’il est parvenu à l’étape supérieure, la difficulté va se corser et c’est là qu’il va falloir tout prouver.

The Game « Streets of Compton » @@@½


En tout, The Game a sorti trois disques portant comme nom The Documentary. Pour faire les choses autrement, le rappeur de Compton s’est porté volontaire pour réaliser la soundtrack d’un… documentaire sur Compton. C’est ce qu’on appelle une mise en abysme non? Reste à savoir si ma question est une blague ou pas.

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Anderson .Paak « Malibu » @@@@½


Deux voies s’offrent à vous pour la chronique de Malibu d’Anderson .Paak :

lire l’article de @evidji pour Now Playing Mag dans laquelle j’ai rédigé la présentation du chanteur ;
– ou démarrer directement ma  review en cliquant sur le lien ci-dessous vous invitant à en savoir plus.

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The Game « The Documentary 2.5 » @@@@


The Game avais juré ceci : The Documentary 2 sortira en 2015. Il l’a fait, et il a sorti une semaine après le 2.5. Explication. Plutôt que de sortir un double-album, le rappeur de Compton a préféré le scinder en deux parties séparées avec une semaine d’intervalle. Stratégie commerciale ? Peu importe, l’idée n’est pas mauvaise. La crainte que l’on peut légitimement avoir avec cette seconde partie, c’est qu’elle ne contienne que des left-off de la première, or il s’avère que The Documentary 2.5 pèse autant que le 2, voire plus. Normal, avec 700 morceaux enregistrés (Game est un peu marseillais sur les bords), il était compliqué de se tromper.

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The Game « The Documentary 2 » @@@@


The Game avais juré ceci : The Documentary 2 sortira en 2015, soit dix ans après The Documentary « 1 ». Tout de suite les souvenirs fusent autour de ce premier et unique album chez G-Unit/Aftermath dirigé d’une main de maître par Dr Dre et sa dream-team de producteurs qui ont livré des instrus mi-West mi-East, sa kyrielle de name-dropping (plus d’une centaine), ses tueries inoxydables comme « Higher« , « How We Do » et « Dreams« , les refrains de 50 Cent et son histoire de membre des Bloods. Quelques jours après la sortie de The Documentary, Chuck Taylor était congédié du G Unit pour crime de lèse-majesté envers 50 Cent.

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« Compton » a soundtrack by Dr Dre @@@@½


Fin du suspens : Detox aura été un album mort-né. On avait évoqué sa trop longue gestation dans le tout premier numéro de Now Playing et pour être honnête, au fur et à mesure que le temps passait, on n’y croyait plus, et le docteur non plus semble-t-il. De ses propres mots, ce grand perfectionniste avouera pas plus tard que cet été ne pas avoir été satisfait de la quarantaine de morceaux enregistrés jusqu’alors pour ce qui était l’album rap le plus attendu, espéré et fantasmé de toute la planète entière durant ces dix dernières années. Tant d’années où la Californie est devenue un désert médical en quelque sorte. Dans le fond, Dr Dre n’a pas tort d’avoir provoqué cet avortement volontairement : nous aurions été déçus de toute manière. Si l’on s’en tient aux instrumentaux que l’on a pu entendre dans les publicités pour ses casques Beats et les deux singles « Kush » (finalement très bon) et l’impardonnable « I Need a Doctor », il était fort à parier que la déception aurait été au rendez-vous. Puis il y a eu l’arrivée de Kendrick Lamar chez Aftermath, la vente de Beats à Apple contre un chèque de neuf (9!) zéros…

Et il fallait quand même qu’un petit miracle se produise. Après tout, D’Angelo est bien parvenu à faire son grand retour après quinze longues années de patience donc tous les espoirs pouvaient être permis à ce niveau-là. Il fallait juste l’occasion idéale de se faire remarquer au bon endroit et au bout moment. Et cette occasion-là elle tombait à pic : le biopic Straight Outta Compton racontant sur grand écran l’histoire sulfureuse des N.W.A. Une super-production hollywoodienne mettant en scène le groupe le plus dangereux du monde vingt sept ans après la sortie de l’album qui a donné son nom au film et qui avait embrasé Los Angeles à l’époque. Les retrouvailles avec Ice Cube et DJ Yella, trente ans de souvenirs qui ressurgissent depuis ce ghetto de Compton qui les a vu grandir et exploser au grand public… Dr Dre ne pouvait pas rester sans rien faire face à ce moment quasi historique. Surtout que son deal avec Apple Music lui apportait un support immédiat pour sortir un nouveau projet d’envergure préparé dans le plus grand secret sur la plateforme de la Pomme, à la manière dont Beyoncé et Drake ont mis à disposition leurs derniers albums, c’est-à-dire avec un certain effet de surprise. Ce qui n’a pas manqué puisque rien, aucune info n’a filtré jusqu’à ce que Ice Cube vende la mèche dix jours avant la sortie officielle sur iTunes. Seize ans après 2001, sort le troisième album de Dr Dre, baptisé du nom de son berceau, Compton (écrit aussi Compton : a soundtrack by Dr Dre). Alleluia !

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The Game « Blood Moon: Year of the Wolf » [Deluxe Edition] @@


Ce sixième album de Game marque son retour dans le monde du rap indépendant, en fondant avec Stat Quo le label Blood Money Entertainment (et non pas Rolex Records suite au refus de la célèbre enseigne d’horlogerie). Donc beaucoup d’attentes autour de Blood Moon: Year of the Wolf.

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Jeezy « Seen it all: The autobiography » [deluxe] @@@½


Jeezy n’est plus tout jeune (‘young’), il cumule aujourd’hui plus de dix ans de carrière en tant que ‘trappeur’. Dix années, c’est un sacré cap de franchi, peu de rappeurs le passent avec une franche réussite. Mais l’ex-Boy N Da Hood est un type malin, qui calcule les risques, tout en restant fidèle à la trap music sans jamais dévier de cette trajectoire, un type qui garde son sang-froid de snowman face aux attaques reçues (anciennement Rick Ross, Freddie Gibbs,…). Avec Seen It All, notre trapstar montre qu’il est toujours dans le coup et n’est pas prêt de céder la place qu’il occupe.

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Tech N9ne « Something Else » (all access edition) @@@@½


2012 n’a pas été une année de tout repos pour Tech N9ne : une tournée partout dans le monde (faisant étape par Lyon et Paris) et pas moins de trois EP très bien cotés (Klusterfuk, E.B.A.H. et Boiling Point). Fatigué le rappeur de retour à Kansas City ? Diable non ! Il pète la forme ! A 41 ans, il sort un treizième album qui carbure du feu de Dieu.

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Rich Gang @½


Rich Gang est le nom de cette super-compilation regroupant les artistes Cash Money Records actuels ainsi que le roster de Young Money, son sous-label (ce terme est ambigü n’est-ce pas). Avec bien entendu leur son YMCMB actuel, c’est-à-dire de la soupe pop-rap industrielle bourrée d’émulsifiants, colorants et édulcorants.

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Tyga « Hotel California » @@


Ah Hotel California, cette chanson culte interprétée par les Eagles… On pourrait en discuter des heures mais ce n’est pas l’objet de cette chronique, mais du troisième album de Tyga, ce rappeur jeune, noir et riche, tatoué de la tête au pied, papa et propriétaire d’un site pornographique (aucune erreur ne s’est glissée dans le texte). Ce second album paraissant chez Young Money Entertainment met un terme à la recherche d’une once de talent chez lui.

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Game « Jesus Piece » [Deluxe Edition] @@@


Bien des gens se demanderont si Game s’est mis en tête d’écrire un album de rap chrétien, que nenni! Jesus Piece dépeint le chemin de croix d’un gangsta rappeur croyant, celles du pécheur Jayceon Taylor, un album qu’il dédie à son frère aîné disparu dans des circonstances tragiques. Pour réunir ses partisans à l’approche du 11 Décembre 2012, date de sortie de ce cinquième album (qui pour l’anecdote devait s’appeler un temps F.I.V.E.), Game a distribué des offrandes bénévolement tous les dimanches (Sunday Service), un acte de charité qui s’est révélé positif. Parallèlement à cela, le rappeur s’est offert de la promotion gratuite en réagissant aux propos de Shyne le roi Bélize, sans y voir un conflit entre convictions religieuses différentes. Un Amen à Interscope pour cette dernière Ostie.

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Xzibit « Napalm » @@@@


Comme vous j’ai fait de grands yeux ronds lorsque je me suis rendu compte que l’apparition du californien et ex-présentateur de Pimp My Ride Xzibit dans une pub pour la marque Skoda n’était pas une hallucination. Ceci coïncidait pas si étrangement avec la sortie de son septième album Napalm fin Octobre après six années d’absence.

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