The Game « Blood Moon: Year of the Wolf » [Deluxe Edition] @@


Ce sixième album de Game marque son retour dans le monde du rap indépendant, en fondant avec Stat Quo le label Blood Money Entertainment (et non pas Rolex Records suite au refus de la célèbre enseigne d’horlogerie). Donc beaucoup d’attentes autour de Blood Moon: Year of the Wolf.

D’entrée Game balance la sauce avec l’égotrip « Bigger Than Me« , un prétexte pour faire du name-dropping, comme d’hab. C’est du Chuck Taylor tout craché. Le solo suivant « F.U.N. » (pour ‘fuck you niggaz’) pareil, une prod très lourde aux synthés westcoast avant d’enchaîner sur le gros titre « Really » avec le casting all-star T.I., Soulja Boy, 2 Chainz et Yo Gotti (non, il n’y a pas d’intrus). C’est là que les choses commencent à se gâter. Ah non, pas maintenant ! Voilà qu’il commence ses imitations, ici, Game se prend pour Jeezy… Et sur « Fuck Your Feelings » (vec les faux-membres des Bloods Chris Brown et Lil Wayne) c’est Future qu’il imite. Rap game Nicolas Canteloup ! Quitte à s’autocaricaturer, Game caricature les figures actuelles…

C’est après que Game se perd totalement avec des instrumentaux insipides et ennuyeux (« The Purge » et « Trouble on my Mind » où le rappeur avec de l’attitude rate sa chance de s’illustrer), aux influences trap music marquées mais édulcorées. C’est à se demander si ce n’est pas un album de Tyga ou Kid Ink que l’on écoute. Entre des featurings parfois cher payés essaient de s’illustrer ses signatures Dubb et Skeme. Son single « Or Nah » (avec Problem, Eric Bellinger et Too Short) est néanmoins efficace, la preuve le morceau a eu droit à moult remixes. On apprendra qu’à la production de cet extrait se cache Dre (des Cool & Dre, pas le docteur), dans un style qui ressemble curieusement à du DJ Mustard (qui avait été cité dans la première ébauche de tracklisting), décidément…

L’album retrouve un léger intérêt vers la fin grâce aux prestations de Jeezy, Kevin Gates et Freddie Gibbs, ainsi que le très « Bloody Moon »  en bonus track tant sur le plan lyrics que beat (merci Nottz). Mais l’affaire loin d’être sauvée, la faute à une horde de no-names crédités pour des prods passables sans qu’aucun ne se démarque franchement. Pourquoi ne pas avoir été chercher des gros noms? Pour que ça ait au moins de la gueule! Tant qu’à faire, autant confier l’artwork de la couverture de Year of the Wolf  à un quidam sur Instagram. Ah, c’est réellement le cas…

Ce projet à mi-chemin entre un street-album et une compilation de label est nettement moins intéressant que ses dernières mixtapes (California Republic, OKE). Fouillis, confus, hautement passable, on ne sait pas trop dans quelle direction Game va, ni même quel flow il a, si ce n’est faire comme les autres. Il devra jouer son va-tout avec The Documentary 2 attendu en Janvier 2015 s’il compte se relancer… Avenir en pointillé.

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