Archives du mot-clé 2 Chainz

TDE « Black Panther : The Album » @@@@


Black Panther est assurément le gros carton cinéma de ce premier trimestre 2018 et il fallait un album qui puisse culminer dans les mêmes sphères que le film Marvel et tout ce qu’il représente. Si l’annonce de la prise en charge de ce projet par le label Top Dawg Entertainment s’est faite en tout début d’année, les travaux étaient déjà à un stade bien avancé puisqu’au mois d’août dernier, 50% du job était déjà fait, alors que l’équipe était en tournée pour défendre DAMN. C’est Ryan Coogler, le réalisateur de Black Panther, qui a approché Kendrick Lamar pour la confection de l’album du film. Meilleur choix pour les combats qu’il mène au sein de la culture hip-hop et son talent immense, Kung-fu Kenny redevenu King Kendrick a totalement rempli le contrat.

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migos « CULTURE II » @@½


Profitant d’un alignement des planètes favorable, les migos ont dominé l’année 2017 qui avait débuté avec la sortie de leur album CULTURE propulsée par leur single hautement addictif « Bad and Boujee« . 364 jours plus tard, les trois larrons d’Atlanta en t-shirts Versace n’ont pas laissé à son public le temps d’attendre, CULTURE II est déjà là, avec deux fois plus de migos.

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Jeezy « Pressure » @@@


Pour les nombreux d’entre vous qui ce 15 Décembre 2017 ont été terriblement déçus par Revival d’Eminem et le retour des N*E*R*D, il y avait moyen, au milieu de ce tumulte, de se rabattre sur la sortie de Pressure, nom de ce huitième album en major de (Young) Jeezy chez Def Jam. Avec une motivation intacte depuis plus d’une douzaine d’années, le rappeur d’Atlanta avait de quoi séduire grâce à son casting all-star. Ben pas de pot…

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Big Sean & Metro Boomin « Double or Nothing » @@½


Cadeau de Noël en avance : un album collaboratif avec le rappeur fraîchement platiné avec I Decided Big Sean et le hitmaker de l’année, le très prolifique Metro Boomin qui venait de produire Without Warning avec Offset et 21 Savage. Ça en avait tout l’air au départ, d’être un cadeau, hélas après deux écoutes, le bilan est : 2 fois quarante minutes de perdues.

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Statik Selektah « 8 » @@@@


Dix ans après Spell My Name Right, le beatmaker bostonite Statik Selektah a grimpé les échelons jusqu’à décrocher un deal de management avec Roc Nation pour cet épisode 8 (ShowOff Records), tout en restant chez Duck Down Records pour le support. Sans rien changer aux ingrédients de base de ses productions, cette signature a permis d’attirer des featurings pour le moins surprenants.

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CyHi the Prynce « No Dope on Sundays » @@@@½


Ce fut la stupeur générale lorsque CyHi the Prynce a balancé en 2015 le diss « Elephant in the Room« , s’en prenant aux personnalités de chez G.O.O.D. Music. Coup de bluff ou coup de pub? Le rappeur calmera vite les spéculations en déclarant qu’il s’agissait d’un titre à prendre au second degré, pour faire parler. Une plaisanterie? À moitié puisqu’il a claqué la porte de Def Jam pour différends artistiques. On comprend parfaitement la frustration de l’attente de la part de ce lyriciste hors-pair que Kanye West prenait par l’épaule et pour qui il a écrit de nombreux succès, pour Yeezus notamment. Novembre 2017 son premier album No Dope On Sundays sort enfin chez Sony, une semaine plus tard on apprendra que CyHi avait également quitté G.O.O.D. Music… tout en en faisant la promotion.

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DJ Khaled « Grateful » @@½


Ce mignon petit garçon barbotant dans un jacuzzi s’appelle Ahsad Khaled. Il n’a pas encore un an, il est déjà plus connu qu’Yves Duteil et a déjà plus profité de la vie que le fiston du Prince William. Et il est le producteur exécutif de Grateful, le nouvel album de papa DJ Khaled.

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2 Chainz « Pretty Girls 👍 TRΛP MUSIC » @@@@


2 Chainz est cet espèce de personnage amusant et exhubérant qui nous manque vite. Pourtant il n’a pas cessé d’être présent depuis B.O.A.T.S. 2 : l’album Collegrove en partenariat avec Lil Wayne, entre deux les mixtapes Trapavelli Tre et Daniel Son; Necklace Don, et tout plein de featurings qui coûtent 6 chiffres , même sur le dernier album des De La Soul ! Puis encore ces playlists sur Spotify nous préparant psychologiquement à Pretty Girls like Trap Music. Le stratagème de l’ex-Tity Boi des Disturbing Tha Peace a fonctionné au point de réclamer cette dose de trap.

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« Fast & Furious 8 – The Fate of the Furious : The Album » @½


Depuis le film 2 Fast 2 Furious, c’est devenu une tradition pour moi d’écouter les bandes originales de la saga Fast & Furious. Pas forcément de tous les commenter ou les chroniquer, c’est bêtement histoire de profiter de quelques exclusivités rap. La BO de 2F2F justement était laissée entre les mains de Ludacris et ses Disturbing Tha Peace, le souvenir était sympa (bien que le film réalisé par John Singleton soit le plus faiblard de cette série cinématographique), puis il y a eu le 3e volet Tokyo Drift, avec son remix de DJ Shadow et les Teriyaki Boys produit par les Neptunes, le 4e toujours avec les Neptunes et Pitbull, puis ceux d’après n’ont pas spécialement constitué d’intérêts majeurs à cause des infections d’EDM, même le Furious 7 avec l’énorme carton « See You Again » qui pleurait la disparition brutale de Paul Walker, passager dans un accident de la route (un vrai).

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Drake « More Life – A playlist by October firm » @@@@


Une chronique de Drake est toujours un très bon prétexte pour donner mon avis ultra-subjectif à son sujet. Vous le savez, dire du mal sur cette ancienne vedette du petit écran devenue rappeur popstar dont le succès et la gloire dépassent l’entendement si on se fie à ses records de streaming. Trop doux et fruité pour moi, trop de la flotte, je n’aime pas trop trop les boissons comme le Capri Sun.

Néanmoins sur le plan artistique, Drake a un truc, faut l’admettre, il a toujours LE truc pour rendre les gens accros à sa musique et ce projet -attendu cela va de soi vu comment il a fait poireauter son monde- a l’air de fort bien fonctionner. D’ailleurs moi-même je commence à douter au moment d’appuyer sur ‘play’, après avoir procrastiné des jours. Est-ce que je… euh ai peur d’apprécier More Life? Vais-je pouvoir tenir bon jusqu’au bout des 22 pistes? Ce n’est pas impossible. Croyez-vous qu’à la fin ça va changer mon avis sur Drake de manière positive, ne serait-ce qu’un millième de poil? Sûrement pas, je continue de lutter contre la fraude sous n’importe quelle forme.

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migos « C U L T U R E » @@@½


« Raindrop, droptop », vous connaissez déjà le refrain (yea). « Bad & Boujee » (‘boujee’ pour ‘bourgeois’, pas la bougie), single platine, Offset couplet/refrain de l’année, alors qu’on est qu’au début d’année (yea). Childish Gambino, merci pour la pub (YEA).

Nouveau phénomène (/*fait un dab*/), des phénomènes d’Atlanta, le trio Quavo, Offset et Takeoff, jeunes, Noirs et riches. migos, groupe influent, trap stars, trap music, dans la culture (SKUR SKUR).

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Dave East « Kairi Chanel » [mixtape] @@@½


Dave East, retenez bien le nom ce rappeur. Enfin, quand on parle de nom, ‘East’ n’est que celui d’artiste, qui représente le East Side d’Harlem, son vrai nom de famille étant Brewster. Celui qui aurait pu démarrer une carrière en NBA a préféré s’adonner à sa véritable passion, le rap, logique quand on a connu les débuts de mois difficile en écoutant Cam’Ron et les Dipset, mais aussi Notorious B.I.G., Nas, Raekwon et les Ruff Ryders. Dave était également proche de Chinx, un rappeur de l’entourage de French Montana assassiné l’an passé.

Laissant de côté les parquets des universités, Dave East se fait les dents en 2010 avec quelques mixtapes pendant quatre ans, avant d’être sérieusement repéré avec celle qui s’appelle Black Rose. C’est à ce moment-là que son nom se fait connaître, qu’il commence à devenir convoité. Le réputé DJ/producteur Statik Selektah l’invite sur Lucky 7 tandis que Nas cherche tout prix à le contacter, d’abord par le biais de son frère Jungle des Bravehearts, afin de le signer en premier sur son label Mass Appeal. Une fois le paraphe en bas des feuilles du contrat un jour de 2015, le buzz s’amplifie et l’harlémite balance Hate Me Now, avec NYC derrière lui pour le pousser et des guests prestigieux (Pusha T, Mack Wilds. Jadakiss…). Le titre de cette mixtape n’est pas sans rappeler le single de Nas datant de 1999. Les choses s’accélèrent un peu plus, XXL le photographie pour le trombinoscope de la promo des Freshmen 2016, Nas le place sur la soundtrack du film The Land Cette ascension franchit un nouveau palier puisque la veille de la sortie attendue de sa nouvelle mixtape Kairi Chanel le 30 Septembre dernier, Dave East, 28 ans, entre dans la cour des grands en signant un deal chez Def Jam. Un rêve devenu réalité pour lui.

Kairi Chanel est le nom que porte sa fille née cette année, ce qui va d’autant plus faire évoluer le garçon en matière d’épanouissement et responsabilités personnels, déjà que pour cette mixtape, Dave se base principalement sur son histoire personnelle. Le premier titre s’intitule « It Was Written », de nouveau une allusion à son mécène Nas en prenant l’intitulé de son second album paru en 1996. Dave évoque sur ce morceau les principes qu’on lui a inculqué dans sa jeunesse et cite cette rime « Got dreams Biggie featured me on Life After » qui en dit long sur son rêve de percer dans le rap, une réalité qu’il vit aujourd’hui. Cela s’entend dans son flow qu’il est parti de rien et dans ses textes avec quelle détermination il est prêt à tout pour réussir. Avec des productions signées Mr Authentic, Cardo ou Phonix Beats, cette tape digitale est de nature relativement hétérogène, un point fort comme un défaut démontrant l’aisance de Dave dans plusieurs styles de rap, aussi bien Eastcoast pur et dur (« Keira Chanel ») que crossover (« Slow Down »), en passant inévitablement par l’essai de chant à l’autotune (« Eyes On Me ») et la trap (« Can’t Ignore »). En fait, Kairi Chanelmarque vraiment la transition entre la rue et le mainstream, là où se situe très exactement Dave aujourd’hui.

Les guests témoignent bien de sa crédibilité dans la ville de New-York, que ce soient Fabolous ou son idole Cam’Ron(sur « S.D.E. »), même jusque Philadelphie, puisque le vilain garçon Beanie Sigel répond présent. Si la voix de Beans sur « The Real is Back » fait froid dans le dos, c’est parce qu’il a subi une ablation d’un poumon après avoir essuyé un tir de balles il y a deux ans. 2 Chainz et The Game participent aussi, chacun représentant son côté, Sud et Ouest respectivement, afin d’introniser Dave sur d’autres territoires. Tout lui réussit cette année pour Dave East, mais maintenant qu’il est parvenu à l’étape supérieure, la difficulté va se corser et c’est là qu’il va falloir tout prouver.

DJ Khaled « Major Key » @@@


Plutôt de faire des copier-coller depuis 4-5 albums déjà, parce que sa liste de contacts ne s’est jamais vraiment renouvelée, DJ Khaled a trouvé un hobby super chouette : devenir le roi de Snapchat. Entre séquences  ridicules et surréalistes assimilées à du second degré involontaires et conseils positifs comme touchants, notre patapouf préféré est devenue une sorte de JCVD du rap game. Ses clefs du bonheur et du succès sont devenus des gif, des memes, cultes. Et sa méthode Coué a visiblement bien fonctionné puisque Roc Nation le manage désormais et lui ouvre la clef des champs, en réalité augmenté comme sur la pochette. Son meilleur effort de gestion depuis Listenn… The Album et We The Best.

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Mistah F.A.B. « Son of a Pimp, part 2 » @@@@


Voici la suite que personne n’attendait de Son of a Pimp qui a fait connaître il y a onze ans ce cher Mistah FAB comme un représentant majeur de la Bay Area, mais sans doute que certains se rappellent mieux de notre ballplayer son Baydestrian en 2007 en plein boom du mouvement Hyphy. Depuis le rappeur d’Oakland n’a pas quitté le milieu, proposant sur le marché local plusieurs mixtapes par an pour ne pas perdre la main, et finalement nous sommes heureux de son retour sur les devants de la scène. Il arrive des come-backs comme ça qui font bien plaisir, et celui-ci est particulièrement réussi, un vrai festival vu la pléthore de guests et plus d’1h20 de musique.

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Chance the Rapper « The Coloring Book (Chance 3) » @@@@½


Alleluia. Voici venue la nouvelle offrande du Kid de Chicago, et je ne parle pas du chanteur soul BJ, mais d’un garçon surdoué qui, sans avoir publié un seul album à proprement parler, a démontré qu’il n’était pas là par un hasard du destin. Oui, aujourd’hui Chance the Rapper est simplement l’artiste rap indépendant le plus influent. Preuve en est, The Coloring Book (Chance 3), successeur de l’acclamé Acid Rap, a défié les prédictions probabilistes en devenant la première mixtape à figurer dans le Billboard américain uniquement grâce au streaming sur Apple Music qui en détenait l’exclusivité. Du jamais-vu. Et voilà qu’après des dizaines de millions d’écoutes plus tard, des commentateurs avisés confrontent cette troisième mixtape du rappeur chanceux avec The Life of Pablo. Mais au-delà des points communs stylistiques avec le portrait inachevé du pape Kanye, la comparaison est plus pertinente qu’elle en a l’air.

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