Archives du mot-clé Chuck Inglish

The Cool Kids « Special Edition Grand Master Deluxe » @@@@


En 2008, une connexion Detroit-Chicago a fait grand bruit dans le petit monde du rap indépendant avec The Bake Sale EP, le nom de ce duo dynamique : The Cool Kids. Leurs égotrips aux flows lents et leurs productions minimalistes revisitant des sonorités hip-hop old school en haute-définition ont fait sensation. Avec d’autres mixtapes en chemin, leur musique rap ultra-novatrice et hyper tendance ont amené leur hype au max. Bref, leur hipster-hop (comme on appelait ça) était le nec-plus-ultra.

Mais tout juste passé le fameux When Fish Rides Bicycles, leur premier album attendu de longue date (et c’est un doux euphémisme), les deux compères ne faisaient plus la paire. Une séparation douloureuse que j’ai vécu comme un terrible drame, exactement comme le porce ultra-violent des membres du Dogg Pound au début des années 2000. Mais comme Kurupt et Daz, Chuck Inglish et Sir Michael Rocks se sont rabibochés l’an dernier après avoir asséné des années qu’il ne serait jamais question d’une réunion. Ne jamais dire « jamais », c’est reparti pour un tour avec un second album au titre qui en jette, Special Edition Grand Master Deluxe. Et ça, c’est méga top.

Lire la suite The Cool Kids « Special Edition Grand Master Deluxe » @@@@

« The Good Book vol.2 » by The Alchemist & Budgie @@@@½


Les producteurs Budgie et Alchemist ont livré cet été le second volume de The Good Book. Ce double-album semi-instrumental agrémenté d’un casting 4 étoiles a été mon coup de coeur de l’été, avec 45 pistes (!) à écouter religieusement.

Lire la suite « The Good Book vol.2 » by The Alchemist & Budgie @@@@½

EV Zepplin (Blended Babies x Chuck Inglish) @@@½


Blended Babies, pour les résumer en quelques mots, est une doublette de producteurs (JP et Rich Gains) basés à Los Angeles. Ils sont reconnus pour leur travail avec Kid CuDi, Freddie Gibbs, Anderson .Paak avec qui ils sont sorti un EP l’an passé, les joyeux lurons des Lonely Island, et là donc Chuck Inglish  (Cool Kids s’il y a besoin de le rappeler) avec ce projet commun au nom bizarre EV Zepplin.

Lire la suite EV Zepplin (Blended Babies x Chuck Inglish) @@@½

Chuck Inglish « Everybody’s Big Brother » @@½


Après Convertibles, le rappeur-beatmaker Chuck Inglish négocie le passage souvent casse-gueule du second album avec Everybody’s Big Brother. Mais il le fait tellement au ralenti qu’il risque fort de se faire doubler à l’extérieur de ce fameux virage difficile.

Lire la suite Chuck Inglish « Everybody’s Big Brother » @@½

Onra « Fundamentals » @@@@


Sampler des standards du r&b qui ont écumé les charts et les playlistes de MTV entre la fin des années 80 et le début des années 2000 pour en faire un morceau de rap, c’est l’assurance d’un effet ‘coup de coeur’ immédiat. Des exemples parlants : « Poetic Justice » de Kendrick Lamar qui avait utilisé le slow « Anytime Anyplace » de Janet Jackson, « Bye Baby » de Nas ou plus récemment Big Sean avec « Play No Games« , tous deux samplant le groupe culte Guy, et j’en oublie probablement. Imaginez qu’on en fasse un album entier avec une touche « française » en prime, Onra l’a fait avec Fundamentals.

Lire la suite sur Now Playing Mag

Buggs tha Rocka « Scattered Thoughts of an American Poet » @@@½


Après  Matt Maddox et Kid Vishis, l’agence anglaise Urban Elite m’a contacté une nouvelle fois pour un rappeur encore inconnu chez nous. Buggs tha Rocka, c’est son surnom, est un rappeur new school au look old school qui nous arrive de Cincinnati et co-signé par Hi-Tek qui provient de cette même ville du Midwest. Il fait ses débuts en 2011 en commençant comme tout le monde par des mixtapes avant de rejoindre le groupe Gold Shoes dont le succès local lui permettra de monter sur quelques scènes (le fameux festival A3C notamment). C’est à partir de 2013 que Buggs  décide de débuter l’aventure en solitaire et de cette réflexion a donné ce premier essai Scattered Thoughts of an American Poet.

Lire la suite Buggs tha Rocka « Scattered Thoughts of an American Poet » @@@½

Sir Michael Rocks « Banco » @@@


Chuck Inglish a sorti son premier effort solo Convertibles, au tour de Sir Michael Rocks de se lancer avec un album pas loin d’être auto-produit. Un autre style, tout aussi cool.

Lire la suite Sir Michael Rocks « Banco » @@@

Asher Roth « RetroHash » @@@½


retrohash

On ne donnait pas trop cher de la peau de ce rookie rouquin fiché par XXL après la sortie de son album Asleep in the Bread Aisle chez SRC Records (filiale d’Universal) en 2009. Avec son style d’étudiant de fac, son album a été taxé trop vite de ‘frat-rap’ et malgré quelques tubes radio, on ne voyait pas comment ce rappeur de Morrisville en Pennsylvanie pouvait espérer continuer dans cette voie. Vraisemblablement que les choix artistiques de sa maison de disque pour rendre son rap plus mainstream a muselé son véritable potentiel artistique. Il est tout de même recueilli chez Def Jam pour poursuivre ses aventures en préparant un second album et en visitant les villes du monde pour des concerts. Mais le label rap historique le fait poireauter minablement pendant trois ans. Le truc classique : des extraits dévoilés aussitôt oubliés, des noms d’album qui changent d’une année à l’autre, des prédictions de sortie repoussées…

Alors il a fait un choix radical : il a ‘rebooté’ sa carrière. Au revoir les majors, bonjour la liberté. Il rejoint le label indépendant Federal Prism Records et enregistre une poignées de morceaux avec les Blended Babies. Dix tout ronds ont été gardés pour RetroHash, qui n’est autre que l’anagramme de son nom-prénom. En effet, sa musique n’a plus rien à voir avec ce qu’il faisait précédemment. On est loin du gamin issu de la middle-class qui se faisait les dents dans des battles de rap. Du rap on est passé au chant et ça surprend dès « Parties at the Disco » avec ZZ Ward, avant de rétropédaler avec une rythmique hip-hop sur « Dude » avec le nonchalant Curren$y. Asher et les Blended Babies ont mélangé tout plein de genres : le rap, le blues, le pop/folk comme le confirment le single « Pot of Gold« , « Keep Smoking » (feat Chuck Inglish) et « Fast Life » (feat Vic Mensa), avec une chouille de disco désertique comme l’excellent single « Tangerine Girl » et son refrain entêtant (loudoudou doudouuuuuu).

RetroHash est un album qui correspond bien à son auteur. Très coloré, il y en a pour tous les goûts, avec de possibles tubes à la clef (presque un comble). Les goûts et les couleurs, justement, feront que cette nouvelle approche ne conviendra pas à tous, toutefois Asher Roth s’est émancipé musicalement et il le démontre sans difficulté. Def Jam peut s’en mordre les doigts, le rappeur de « I Love College » a fait le bon choix. On est maintenant curieux de voir comment les choses vont évoluer.

Chuck Inglish « Convertibles » @@@@


Chuck-Inglish-Convertibles

Avec son EP auto-produit Droptops paru l’été dernier, le rappeur-producteur Chuck Inglish nous promettait de revenir pour les prochaines vacances, avec un peu d’avance. Comme le soleil en ce Printemps, Convertibles va émailler nos journées, un album que l’on préféra découvrir si possible en découvrable.

Lire la suite Chuck Inglish « Convertibles » @@@@

Mac Miller « Watching Movies with the Sound Off » [Deluxe edition] @@@½


Le responsable du meilleur démarrage dans les charts américains catégorie album indépendant avec Blue Slide Park négocie le virage compliqué du second album. Les auditeurs, qui l’attendaient au tournant, auraient pu croire à raison que Mac Miller s’orienterait vers des choix plus faciles et mainstream pour Watching Movies With The Sound Off (Rostrum Records). Mais en fait pas du tout. Le rappeur de Pittsburgh a pris le contre-pied et le rendu lui convient plutôt bien à condition d’avoir bu du café avant.

Lire la suite sur Now Playing Mag →

Pac Div « GMB » @@@½


Mibbs, Like et BeYoung des Pac Div ont réalisé il y a un an le saut dans le grand bain avec leur premier LP digital officiel The DiV, assurant à leur tour la relève du rap westcoast. 2012, le trio lance leur seconde salve, toujours en format numérique uniquement (dommage), frappé des lettres GMB, Gabe, Mike et Bryan. Pas de bouleversement dans leur style, la Pacific Division livre un disque sophomore prévisible mais qui réserve quelques petites surprises au niveau des invités.

Lire la suite Pac Div « GMB » @@@½

J Dilla « Rebirth of Detroit » @@@½


La sortie de ce nouvel album posthume de J Dilla sonne la fin d’un long imbroglio juridique et financier pour la famille du légendaire producteur de Detroit. Pour résumer, les droits de successions des productions de J Dilla étaient bloqués ce qui explique pourquoi depuis 2008 (depuis Jay Stay Paid on dira), aucun artiste proche du rappeur (que ce soit Erykah Badu, les Roots, Common, Madlib…) n’a pu profiter de nouveaux beats, à moins qu’ils en aient bénéficiés avant sa mort comme son frère cadet Illa J, Raekwon, MF Doom ou encore Q-Tip.

De plus, la famille Yancey croulaient sous les dettes. Car avant sa disparition Dilla, qui était comme vous le savez gravement malade, a cumulé de nombreuses factures de soins médicaux et de frais hôpitaliers. Résultat la famille, déjà en difficulté, ne voyaient pas les royalties de leur fils qui servaient à rembourser ces dettes. À cause de cette situation désespérée, ils n’ont pas eu d’autres choix que de revendre leur maison. Ce n’est qu’au début de l’année 2010 qu’un accord a pu être statué avec l’administrateur en charge des successions en fondant The J Dilla Foundation, laissant les droits d’utilisations du catalogue de J Dilla aux divers membres de sa famille, notamment sa mère Maureen ‘Ma Dukes’, qui s’est longtemps battue pour que son défunt fils puisse vivre à travers sa musique.

Lire la suite J Dilla « Rebirth of Detroit » @@@½

Sir Michael Rocks « Premier Politics » [mixtape] @@@@


Alors que le premier album des Cool Kids est enfin sorti durant l’été, le plus rappeur du duo, Mikey Rocks alias Sir Michael Rocks, sort un projet solo tout frais sous un format mixtape, Premier Politics. Les productions, assurées par son acolyte Chuck Inglish mais aussi Alchemist, sont assez loin de l’univers minimaliste et avant-gardiste des Cool Kids. Michael a eu droit à un habillage musical qui lui est spécifique (+ de sampling) et toujours très cool heureusement. Une carrière solo se profile-t-elle devant lui ?

Lire la suite Sir Michael Rocks « Premier Politics » [mixtape] @@@@

The Cool Kids « When Fish Ride Bicycles » @@@½


Le labeur des Cool Kids se concrétise enfin par un album annoncé depuis la mi-2008, When Fish Ride Bicycles. Un mini-événement en soi dans la sphère hip-hop indé catégorie ‘hipsters’. Place à la nouvelle génération de b-boys !

Commençons d’abord par faire connaissance avec ces Cool Kids : Chuck Inglish, beatmaker/rappeur, et Mikey Rocks a/k/a Sir Michael Rocks, MC. Chacun d’eux proviennent respectivement des suburbs de Chicago et Detroit, deux villes du Midwest américain les plus dynamiques sur la scène hip-hop américaine.

Ensuite continuons par comprendre ce que l’on entend par le mouvement ‘hipsters’. Visuellement ces rappeurs sont reconnaissables par leur code vestimentaire un poil ‘bobo’ comme on dirait chez nous : épaisses montures de lunettes, style skater ou jeans slims pour certains, couleurs flashys et fringues vintages recyclées des années 80 et 90, décennies durant lesquelles ont grandi cette génération de nerds (ou geeks si vous préférez) nourris au hip-hop boom-bap et mainstream du début des années 2000. Musicalement, deux tendances rap se profilent : la première très ancrée dans un hip-hop minimaliste, branché et rafraichissant; l’autre s’aventure dans des mélanges avec de l’électro ou du rock (Kid CuDi en est un exemple très parlant). Les Cool Kids s’inscrivent dans la tendance hip-hop ultra-moderne.

Il faut dire qu’ils en ont parcouru du chemin depuis le succès d’estime de leur EP The Bake Sale trois ans plus tôt. Des premières parties pour Jay-Z pendant sa tournée européenne de 2008, un EP, trois mixtapes,… tout ce chemin parcouru pour en arriver à When Fish Ride Bicycle. Leur style de rap s’identifie très rapidement avec « Rush Hour Traffic », « Boomin’ » et les singles « Bundle Up » et « Swimsuits » avec en featuring de choix Mayer Hawthorne. Derrière le micro, les flows se veulent flegmatiques, fluides et monocordes, comme si leurs lyrics étaient passés à bas volume et au ralentis. Côté son, les instrus alternent entre beats lourdement bassys et rythmiques accompagnées de mélodies synthétiques entêtantes et très stylées. Ce qui sort des enceintes est underground et frais à la fois.

Un des facteurs suscitant l’intérêt pour des artistes en devenir est la liste de guests qui y figurent. Pour When Fish Ride Bicycles, la guest-list est aussi variée que surprenante : Bun B, Ghostface Killah, Travis Barker qui alimente la batterie de « Sour Apple » et les rappeurs en herbe Chip the Ripper et Asher Roth qui se passent le mic sur « Roll Call ».

Ce premier album est parfaitement à l’image et la lifestyle des Cool Kids, mais probablement que leurs supporters de la première heure s’attendaient à quelque chose de mieux foutu et moins léger. Vous pourrez toujours vous pencher sur leur mixtapographie pour les découvrir sous dans leurs jours plus street.

Chronique écrite pour Now Playing Mag

Dom Kennedy « From the Westside with Love II » @@@@


Ça y est, je l’ai enfin fait. Quel retournement de veste. Qu’est-ce que j’ai bien pu faire vous devez sûrement vous demander : à cause (ou grâce à?) de Dom Kennedy, j’ai téléchargé légalement mon premier album sur iTunes. From the Westside with Love II y est dispo pour la modique somme de 5,99€ et c’était une façon pour moi de montrer mon soutien pour ce rappeur Westcoast. C’est aussi la première fois que je peux parler de rapport qualité/prix pour un LP.

Lire la suite Dom Kennedy « From the Westside with Love II » @@@@